Structurer un roman – Les recherches

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Avant dernière étape pour établir un plan : les recherches.

 

Pour rappel, nous avons commencé par trouver une idée qui plaise vraiment et qui tienne la route, nous l’avons laissé tranquillement mûrir, laissé l’histoire se développer, avant d’établir le plan proprement dit.

 

 

 

Quatrième partie : faire des recherches

 

 

Cette phase est souvent parallèle à la phase 3, voire à la phase 2.

 

Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de faire des recherches ! D’une part, ça évite de raconter des conneries, d’autre part, ça va donner une vraie richesse à votre histoire, vous ouvrir des portes auxquelles vous n’auriez pas pensé.

 

Les recherches peuvent être de plusieurs types :

 

Recherches générales : sur le pays où l’on écrit, sur la période, sur tout élément dont on va parler dans l’histoire et qui va avoir une importance.

Si vous écrivez sur le monde réel, que ce soit de l’historique ou du contemporain, c’est vraiment un passage obligé.

Mais même si vous créez un monde de toute pièce, faire des recherches sur des cultures, des pratiques ou des lieux qui ont existé va vous permettre de nourrir votre univers et de lui donner plus de crédibilité.

 

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Allez les mages ! Terry Pratchett

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Résumé

Pour continuer à toucher une importante dotation, l’Université Invisible doit mettre sur pied une équipe de Foule ta balle. Or, le Foule ta balle, ou fouteballe à Ankh-Morpork, est un jeu de rue, dangereux et aux règles floues. Dans le même temps, un nouvel employé est arrivé au service de l’Université : le premier gobelin habitant la cité. Un lourd secret semble l’entourer.

Mon avis

En période de crise et de grosse fatigue, je me tourne souvent vers mes auteurs favoris, dont Terry Pratchett fait partie. Direction Ankh Morpok et l’Université de l’Invisible, qui s’essaye au foot, tandis que dans les cuisines, on s’agite…

J’ai passé un bon moment avec ce Pratchett (comme avec les autres, dirais-je), même si Allez les mages n’est pas mon préféré de la série.

Il y a quelques éléments qui m’ont un peu dérangée. L’histoire met un bon moment à se mettre en place, et vers le milieu du livre, je me suis sincèrement demandée où il voulait en venir.

La structure a aussi un air de déjà vu : on avait eu le livre sur la Poste, sur la monnaie, on a celui sur le foot. Il y a des passages obligés : le Patricien qui démontre une nouvelle fois à quel point il est au-dessus de la mêlée, le Bibliothécaire fait des siennes, la magie s’en mêle.

Dans le genre déjà vu, le personnage de Juliette m’a beaucoup rappelé celui de Christine ou de Tawnee.

Malgré ces quelques réserves, j’ai passé un bon moment avec ce livre, déjà parce que même si effectivement il y a des redites, Pratchett est suffisamment habile pour que le charme opère quand même. On retrouve avec plaisir Ridculle, Vétérini et tous les autres.

Il y a aussi quelques nouvelles têtes, notamment Daingue et Glenda, et pour moi, ça a été vraiment l’atout charme du livre.

J’ai beaucoup aimé la relation entre Glenda et Daingue, très pudique et très touchante. Et quand on connaît la véritable identité de Daingue, on se dit que Pratchett est vraiment doué pour réussir à nous vendre une romance mignonne avec ce genre de personnage.

J’ai aussi vraiment aimé le fait que Pratchett approfondisse l’univers du Disque-monde en nous laissant voir la vie des domestiques à l’UI. C’est un peu l’envers du décor, avec ses petites gens qui ont tous leurs rêves et leurs aspirations.

La représentation du foot est assez bien vue, notamment au niveau des supporters. Franchement, on connaît tous un Dédé, ou un Peter. Et on connaît tous un Trevor, avec un ballon improbable vissé aux pieds.

Il y a aussi quelques moments de bravoure : Cogite qui arrête une guerre magique entre deux archichanceliers, le patricien bourré, Glenda et son concours de regard contre Dame Margolotta, le nain Pepe qui s’occupe du fameux Dédé,… Ma préférence va quand même au passage où le Xérès prend le contrôle de Glenda. Épique…

En résumé : pas mon Pratchett préféré, mais un bon moment de lecture quand même.

Raison et sentiments, Jane Austen

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Résumé

Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale étriquée et à l’hypocrisie feutrée.
L’aînée, Elinor, a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s’éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de cœur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, incapable de masquer ses sentiments. Jusqu’au jour où Willoughby disparaît..

 

 

Mon avis

J’ai lu il y a peu Orgueil et Préjugés, que j’ai adoré, je poursuis ici la lecture des œuvres de Jane Austen.

Sans égaler le coup de cœur d’Orgueil et Préjugés, j’ai passé un bon moment en compagnie d’Elinor et Marianne.

 

Je commencerai par ce qui m’a moins plu dans ce roman. D’abord, il y a beaucoup de personnages. Vraiment beaucoup. J’ai eu un peu de mal à m’y retrouver, à savoir qui était qui.

J’ai trouvé ensuite que le rythme faiblissait par moment, et j’ai eu du mal à savoir où l’histoire voulait en venir.

 

Malgré tout, je me suis prise d’affection pour les deux sœurs au caractère si différent. Entre la fougueuse Marianne et la sage Elinor, on observe toute une palette de réactions. J’ai aimé le fait qu’elles évoluent toutes les deux, que Marianne apprenne à ne pas se laisser dicter sa conduite par son impulsivité, et qu’Elinor trouve enfin le bonheur.

On retrouve aussi des thématiques similaires à Orgueil et préjugés : l’hypocrisie de la société, l’importance du mariage, le fait que le véritable amour, celui qui dure, se construit et n’est pas le résultat d’un banal coup de foudre.

 

Comme pour les autres œuvres de Jane Austen, on se régale avec sa plume acérée, et sa manière de dépeindre la bonne société, avec ses conventions, ses manies et ses travers.

En résumé : un bon moment de lecture, qui confirme mon idée de continuer à découvrir Jane Austen !

Structurer un roman – raffiner le plan

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Nous abordons maintenant la troisième étape de ma méthode pour structurer un roman : le plan proprement dit.

 

Pour rappel, la première étape consiste à trouver une idée pour laquelle on s’enthousiasme vraiment et qui a du potentiel. La deuxième consiste à brainstormer tout ça, et à définir les grandes lignes de l’histoire.

Voyons maintenant de quoi il retourne.

 

 

Troisième partie : Raffiner le plan

 

Je suis une architecte : j’établis un déroulé précis de mon histoire, je découpe en chapitres, en scènes… J’ai besoin de savoir où je vais avant de commencer à écrire.

Si vous êtes plutôt du genre jardinier (et que vous avez quand même suivi cette série d’articles jusque-là, merci à vous ^^), vous pouvez sauter cette étape.

La plupart des jardiniers que je connais ont simplement besoin de connaître les grandes lignes de l’histoire et les personnages principaux pour pouvoir écrire.

 

 

Pour ceux qui auraient besoin d’un plan, voici quelques trucs afin de raffiner la structure brute qu’on a obtenue en un joli scénario qui tient la route.

 

— Identifier les grands évènements de l’histoire : les moments où il se passe un truc vraiment important, qui change le cours des choses. Ce sont les points clés de votre récit.

Pensez à ces évènements comme les grandes jonctions, ou des jalons.

 

— Réfléchir à la manière dont on va progresser entre ces différents jalons : qu’est-ce qui se passe qui fait qu’on arrive d’un point A à un point B ? Cherchez la logique, les causes et les conséquences pour avoir un enchaînement optimal.

J’insiste beaucoup sur ce point : il faut qu’il y ait une raison pour qu’on arrive à cet évènement marquant, sinon, ça paraîtra artificiel à la lecture (ou même au moment de l’écriture).

 

— Réfléchir à l’arc des personnages. Chaque personnage va connaître une évolution, et très souvent, leur évolution va être liée à celle de l’histoire.

Même chose que plus haut, ce qui leur arrive, ce qu’ils ressentent, leur évolution, tout ceci doit avoir des causes, et des conséquences.

 

À ce stade, la méthode flocon fonctionne pas mal pour moi, et je vous conseille d’y jeter un coup d’œil.

 

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Challenge « La roue du temps », tome 14 : A memory of light

 

 

Résumé

Tarmon Gaidon, la dernière bataille, a commencé. Les armées andoriennes, menées par Elayne et celles de la tour blanche, commandées par Egwene, se préparent à affronter les ténèbres, tandis que Mat peine à convaincre Tuon et l’empire Seanchan de la nécessité de se battre. Partout les fronts explosent, tandis que Rand se prépare à sa plus grande bataille…

 

 

 

 

 

Mon avis

ça est, c’est terminé. J’ai fini la saga de la Roue du temps avec ce dernier tome, A memory of light.

Je dois avouer que j’ai vraiment, vraiment eu du mal à accrocher au début de ce tome-là. C’est peut-être dû à la fatigue, au fait que je l’ai lu en anglais, mais jusqu’à la moitié, j’ai eu l’impression que l’intrigue faisait du surplace et que l’auteur (ou les auteurs, plutôt), tentaient de faire monter la sauce de manière artificielle.

Les personnages font des erreurs qui m’ont semblé assez absurdes, il n’y en a pas pour rattraper l’autre, ça perd son temps dans des discussions stériles, bref, c’était long.

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