Comment trouver le temps d’écrire ?

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Difficile avec le quotidien de se ménager du temps pour écrire.

 

On court après les minutes, il y a toujours un imprévu qui nous tombe sur le coin de la figure et qui remet tout en cause. Je partage donc avec vous quelques méthodes pour écrire qui ont fait leurs preuves.

 

 

 

Méthode 1 : se bloquer une plage

 

Regardez votre emploi du temps et déterminez à quel moment vous êtes le plus susceptible d’être tranquille. Bloquez ensuite cette plage horaire, ce sera votre temps dédié à l’écriture.

 

Cette plage pourra être plus ou moins longue, en fonction du temps dont vous disposez et surtout du temps où vous pourrez être le plus efficace. Je sais qu’il me faut minimum une demi-heure si je veux pouvoir avancer sur quelque chose, mais qu’au-delà d’une heure et demi, ma concentration commence à vaciller.

 

Déterminez ce qui marche le mieux pour vous, trouvez-vous un coin au calme et lancez-vous. Écrivez/relisez/corrigez à fond durant ce laps de temps, il est fait pour ça.

 

 

Les plus

 

― Vous créez ainsi un espace « sécurisé », où vous savez que vous pourrez avancer sur vos projets. C’est du temps dédié, qui n’appartient qu’à vous et vos personnages.

 

― Le fait de savoir à l’avance qu’à un instant T vous allez pouvoir écrire permet de préparer à l’avance la session d’écriture (on réfléchit à son plan, on se met en condition) et donc, pour moi, limite le risque de blocage.

 

 

Les moins

 

― C’est parfois compliqué de maintenir une plage horaire fixe, surtout quand le quotidien s’en mêle (personne n’est à l’abri d’un imprévu).

 

― Cette méthode implique en plus que l’entourage joue vraiment le jeu, que votre conjoint, vos enfants, ou autre ne vous dérangent pas durant ce temps.

 

 

 

Méthode 2 : Écrire en fractionné

 

Autrement nommé « voler du temps ».

Le principe est simple : ayez toujours avec vous un carnet, un téléphone avec Evernote ou toute autre application vous permettant d’écrire, votre ordinateur portable. Personnellement, j’aime bien Google Drive, parce que la synchronisation entre les différents appareils se fait facilement, que le correcteur n’est pas trop débile, et qu’on peut travailler hors connexion.

 

 

Apprenez à écrire partout, sur un coin de table dans un café, dans les transports en commun…

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter Rachel Fleurotte (sur Twitter ou via son site) : elle a écrit une grande partie de sa saga La septième prophétie dans le bus pour aller au travail.

 

 

Alors oui, c’est difficile à mettre en place, il faut un peu d’entraînement pour arriver à se mettre en condition d’écrire en quelques minutes. Mais une fois qu’on s’y est habitué, ça devient un réflexe.

Profitez du moindre instant libre pour écrire, même si c’est seulement trois lignes ou quelques mots.

 

 

Note annexe : c’est dans ce genre de circonstances que je trouve que les Word Wars sont efficaces. Les word wars, qu’est-ce que c’est ? En résumé, c’est un petit défi qu’on se lance : écrire le maximum de mots en un temps donné. On peut le faire seul, ou à plusieurs.

 

 

Les plus

 

― Petit bout par petit bout, on avance mine de rien. Les petites rivières font les grands ruisseaux, comme on dit.

 

― Cette méthode est plus simple à appliquer quand le quotidien devient un peu chaotique. Dès qu’on a un moment de libre, hop, une petite session d’écriture.

 

― Prendre l’habitude d’écrire en fractionné force aussi à toujours garder ses idées d’écriture dans un coin de sa tête et apprend à se plonger dans l’écriture assez rapidement et sans tergiverser.

 

 

Les moins

 

― C’est une bonne méthode quand on va écrire un premier jet, à condition de ne pas être regardant sur la qualité du premier jet en question, car écrire par épisodes comme ça favorise les erreurs de continuité, de scénario… Cette méthode implique en outre qu’on sache vraiment où l’on va, de peur de se perdre.

 

― C’est un technique qui fonctionne quand on relit de courts passages, mais qui est plus compliqué pour une relecture plus vaste (parce qu’on n’a pas le temps de vraiment se plonger dans l’œuvre pour en voir les tenants et les aboutissants).

 

― Cela peut être très frustrant de ne travailler que petit bout par petit bout : on ne se voit pas vraiment avancer, des fois, on doit s’interrompre alors qu’on commençait vraiment à avoir un bon feeling à propos d’une scène.

 

 

 

Méthode 3 : le marathon/le défi

 

Fixez-vous un objectif, une deadline, et lancez-vous.

 

Ce peut-être pour un gros défi comme le Nanowrimo (rappel : défi qui a lieu tous les mois de novembre et qui consiste à écrire un roman de 50 000 mots en un mois). Mais vous pouvez aussi vous lancer sur des défis plus courts : écrire, relire et corriger une nouvelle sur un mois, ou la même chose pour un roman, mais pour six mois.

 

L’intérêt du défi est qu’il est ponctuel : pour le tenir, vous allez sûrement devoir cravacher, sacrifier quelques loisirs peut-être, mais ce n’est que pour un laps de temps donné (une journée, une semaine, un mois…).

 

De mon expérience, c’est mieux de le faire à plusieurs (ou alors d’avoir des groupies qui vous soutiennent), parce qu’on se motive plus de cette manière et qu’on peut s’épauler en cas de coups durs.

 

 

Les plus

 

― On avance vraiment durant un défi, on peut abattre une quantité phénoménale de travail.

 

― Quand on a un quotidien un peu erratique, c’est plus simple de se bloquer une période donnée. On peut préparer le défi en amont, ou s’arranger pour le faire durant des vacances par exemple, et une fois que c’est fini, on reprend un rythme plus normal.

 

 

Les moins

 

― Un défi peut se révéler très fatigant et usant pour les nerfs. Mine de rien, ça colle une certaine pression (c’est pourquoi j’insiste particulièrement sur le fait qu’il vaut mieux ne pas le faire seul).

 

― Comme pour la méthode 1, cette technique implique un minimum de soutien de son entourage.

 

― Comme je l’ai dit, avec cette méthode, on avance bien, mais attention tout de même à ne pas bâcler son travail. On aura tendance à vouloir avancer à tout prix, parfois au détriment de la qualité (c’est pourquoi je ne recommanderai pas cette méthode pour des corrections finales, par exemple).

 

 

 

Et vous, quelles sont vos méthodes pour vous dégager du temps pour écrire ?

 

 

Deadline (Feed T2), Mira Grant

Résumé

 

La Vérité ne restera pas enterrée… les morts non plus.

Shaun Mason part à la dérive. Il a tout perdu, et l’homme de terrain qui taquinait le mort-vivant au petit déjeuner n’a plus le goût de rien, si ce n’est celui de la vengeance. Lorsqu’une chercheuse rebelle du CCPM lui demande son aide, une horde de zombies affamés sur les talons, Shaun découvre, effaré, la véritable étendue du complot que sa sœur et lui avaient mis au jour. Les implications à l’échelle médicale autant qu’humaine dépassent tout ce qu’ils avaient imaginé. Le virus n’a jamais frappé au hasard et le temps presse : il lui faut démasquer les responsables dans l’ombre avant qu’un second Jour des Morts balaie les survivants…

 

 

Mon avis

 

J’avais beaucoup aimé le tome 1 pour son mélange entre post-apo zombie et investigation journalistique, et son univers post Jour des Morts très fouillé. J’ai replongé avec plaisir dans cette série.

 

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Maplecroft, Cherie Priest

Résumé

Fall River, 1894. Lizzie Borden a été acquittée du meurtre de son père et de sa belle-mère, sauvagement tués à coups de hache. Elle et sa sœur aînée Emma se sont retranchées dans une grande maison, Maplecroft.

Lizzie Borden a été acquittée, mais elle est bien coupable de ce crime, bien qu’elle ait eu de très bonnes raisons de tuer les choses qu’étaient devenues les Borden. Et ce mal insidieux rôde toujours à Fall River…

 

Mon avis

 

J’avais entendu parler de ce livre par Cherie Priest elle-même, lors d’un podcast consacré à l’horreur lovecraftienne. Je l’ai donc mis sur ma liste de Noël et le voici donc maintenant en critique sur ce blog.

 

Le roman prend comme point de départ l’affaire Lizzie Borden, une très célèbre affaire de la fin du XIXe jamais vraiment élucidée. Lizzie Borden a bien existé et a effectivement été accusée du meurtre de son père et de sa belle-mère. Il y a eu un procès, au cours duquel elle a été acquittée. Après cela, elle et sa sœur se sont retranchées dans une maison qu’elles avaient fait construire : Maplecroft.

 

Sur cette base historique, Cherie Priest a créé une histoire d’horreur victorienne et lovecraftienne : Lizzie Borden a bien tué ses parents à coup de hache, mais parce qu’une force inconnue les avait contaminés et transformés en une sorte de monstre aquatique.

C’est original et plutôt bien ficelé.

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Structurer un roman – Relire

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ça y est, vous avez trouvé une idée qui vous plaît, vous l’avez laissé mûrir, vous avez établi un plan, et fait des recherches, il ne vous reste plus qu’une seule chose à faire :

 

 

Cinquième partie : relire

 

 

 

Là aussi, cette étape peut être sautée pour ceux qui écrivent sans plan. Pour ceux qui auraient pondu un joli scénario, il s’agit de la dernière étape.

 

Relisez votre plan en vous posant les questions suivantes :

 

Est-ce que l’histoire vous motive toujours 

Soyez objectif. Si vous vous dites « mouais, bof », prenez un peu de temps pour réfléchir, pour reprendre des forces, il y a peut-être un peu d’effet ras-le-bol. Mais si après ça, la réponse est toujours « bof », je ne vous conseille pas de vous lancer dans l’écriture.

 

Est-ce que vous pouvez toujours identifier les grandes lignes ?

N’hésitez pas à demander un avis extérieur. Est-ce qu’une personne qui lit votre synopsis pourra vous dire de quoi parle l’histoire et grosso modo, ce qu’il se passe ?

 

Est-ce que le déroulé vous semble logique ?

Pareil, soyez un peu critique avec votre plan, et demandez à un bêta lecteur de vous relire tout ça et de vous signaler les moments où il trouve que ce n’est pas logique.

 

Est-ce que chaque personnage a quelque chose à faire tout au long du roman ?

Parce qu’il n’y a rien de pire qu’un personnage qui passe son temps à se tourner les pouces à ne rien faire ^^

 

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La science du Disque-Monde, T2 (Terry Pratchett et Jack Cohen)

Résumé

 

Vous le savez désormais, notre univers est le produit fortuit d’une expérience concoctée par les mages du Disque-monde.

Bizarre, ce « Globe-monde » : il obéit à des règles de causalité et la magie n’y a pas cours. Mais un jour apparaît un primate qui croit au pouvoir des histoires. L’éveil de son regard imprègne le monde de motivations, de désirs et d’aspirations. De narrativium.

Un terrain d’invasion rêvé pour les elfes du Disque-monde… 

 

 

 

 

Mon avis

 

On se cultive en s’amusant, avec ce deuxième tome de la science du Disque-Monde.

 

J’avais bien aimé le premier tome, consacré plutôt à la physique et la naissance de l’univers. Celui-ci aborde plutôt l’évolution humaine, la naissance des sciences, des arts, ou la place de la religion et des croyances.

 

Comme pour le premier tome, les chapitres se divisent entre les aventures des mages sur le Globe-Monde et des chapitres scientifiques.

Cette fois, les mages ont fort à faire, car ils se retrouvent face aux elfes, qui espèrent utiliser les peurs et les croyances de l’humanité. En tentant de contrer les elfes, les mages vont rencontrer de bien prestigieux inventeurs et artistes. Dont un très fameux auteur de théâtre anglais.

C’est comme toujours drôle et bien écrit, on s’amuse à suivre les aventures des mages et à retrouver Ridculle, Cogite, Rincevent et tous les autres.

 

Les chapitres scientifiques répondent aux péripéties des mages. Comme pour le tome 1, je les ai trouvés bien écrits et très accessibles. C’est de la bonne vulgarisation, qui permet de vraiment comprendre les tenants et les aboutissants d’une situation. Et qui va augmenter le nombre de livres que j’ai à lire pour me cultiver…

 

En résumé : une nouvelle fois, le cocktail gagnant entre réflexion et humour.