Entries by Cat

L’Hiverrier – Terry Pratchett

Miyards !!

Résumé

Miyards ! Quand l’esprit de l’hiver tombe amoureux de vous, il ne faut pas s’étonner si vous attrapez froid – surtout quand il ne cesse de vous offrir des icebergs en guise de fleurs, de vous déclarer sa flamme par des avalanches et de vous couvrir de flocons ! Pour les habitants du Disque-Monde, mais aussi pour Tiphaine, une apprentie sorcière de 13 ans, il est grand temps que cela cesse ! Il faut que le printemps revienne… Heureusement, les facétieux Nac mac Feegle, les ch’tits hommes libres, sont là pour aider Tiphaine – ou pas…

Mon avis

On continue dans la série des Tiphaine Patraque. Cette fois, notre jeune sorcière a 13 ans et attire malencontreusement sur elle l’attention de l’Hiverrier, personnification du froid et de l’hiver.

On retrouve ce qui fait le charme de cette série. L’humour d’abord, avec les Nac Mac Feegle toujours très en forme. Cette fois-ci, ils sont alliés à Horace, un fromage bleu des Causses assez particulier (ça fait sens dans le contexte, je vous le promets).

Nounou Ogg, Mémé Ciredutemps et Toi, chaton adopté par cette dernière, refont quelques apparitions bienvenues.

La série est toujours aussi fine sur la psychologie des personnages. À travers les yeux de Tiphaine, on observe de nouvelles facettes de Mémé Ciredutemps, de Nounou Ogg, mais aussi on voit évoluer Annagramma et les autres sorcières. Les jeunes filles apprennent leur métier, découvrent ce qu’être une sorcière de village signifie, certaines se découvrent des talents insoupçonnés, d’autres vont devoir recourir à des artifices (j’ai adoré l’histoire du Pipo !).

Tiphaine évolue beaucoup. 13 ans, c’est l’âge où les hormones commencent à s’affoler et tout n’est pas simple, surtout quand le garçon qui ne l’intéresse pas et qui n’est pas son petit ami va honteusement voir les aquarelles d’une autre fille (là aussi, ça fait sens dans le contexte ^^).

On ajoute à ça la gestion de l’Hiverrier. Toutes les filles (ou les garçons, ne soyons pas sexistes) qui ont déjà eu affaire à un admirateur/trice collant/e pourront se retrouver dans les mésaventures de Tiphaine et de l’Hiverrier. Là aussi, c’est bien vu et très subtil.

Un reproche que je ferai à ce tome, c’est le rythme, que j’ai parfois trouvé un peu mou, comme si l’histoire ne savait pas trop où elle allait.

La fin est par contre très jolie, avec beaucoup de poésie.

En dédicace à Cultura V2

Ce samedi 09 février 2019, retrouvez moi en dédicace à Cultura à Villeneuve d’Ascq !

Je serai présente de 14 h à 18h pour dédicacer La Ligue des ténèbres et Kerys !

Hâte d’y être et de vous y retrouver !

Alice isn’t dead, Joseph Fink

Il y a quelque temps déjà, je vous parlais sur le site Hydralune du podcast Alice isn’t dead 

 

La troisième et dernière saison s’est terminée cet été, l’occasion pour moi de vous reparler de ce petit bijou.

 

Alice isn’t dead, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un podcast en anglais, créé par Joseph Fink, qui a déjà officié sur une autre série, Welcome to night vale, dont je vous parlais ici.

 

Le podcast est composé de trois saisons de 10 épisodes, qui durent chacun une trentaine de minutes. Cela vous fait donc quelques heures d’écoute.

 

Alice isn’t dead raconte l’histoire d’une jeune femme (dont on ne connaîtra le nom qu’à la fin de la première saison), lancée sur les routes des USA, au volant de son camion et qui cherche Alice, sa femme disparue qu’elle a longtemps cru morte. Mais voilà, comme l’indique le titre, Alice n’est pas morte et la narratrice cherche à la retrouver et surtout à savoir pourquoi elle a disparu comme ça du jour au lendemain.

 

La narration est particulière : la narratrice parle dans la radio de son camion et raconte à la fois ce qu’elle vit, ce qu’elle a découvert, mais aussi ses souvenirs de sa vie avec Alice.

Cela donne quelque chose de très planant, assez onirique par moment (l’héroïne a tendance à partir parfois dans de grands monologues rêveurs sur la condition humaine, ce que c’est d’aimer, ou d’être libre).

Mais petit à petit, l’histoire émerge : par touches successives, on en apprend plus sur Alice, sur Bay and creek shipping, ses mystérieux employeurs. On découvre le Thistle man, terrifiant antagoniste pas tout à fait humain. On comprend qu’Alice n’est pas la seule à avoir disparu, et que nombreux sont ceux qui se volatilisent le long des autoroutes des États-Unis.

J’aime beaucoup ce mode de narration, qui implique qu’on soit attentif à tout et qu’on reconstruise par nous-mêmes une partie du puzzle.

 

La première saison est axée sur la disparition d’Alice et sa recherche, sans spoiler, le final change vraiment la donne, et les deux saisons suivantes prennent des allures de thriller, avec mystères et conspirations à la clé.

Alice isn’t dead joue sur l’imagerie des grands espaces américains et sur les codes du road trip, mais réussi à créer aussi sa propre mythologie. Outre le Thistle man, on croise aussi les mystérieux oracles, au détour d’un dinner ou d’une station-service. La mystérieuse organisation Praxis revient aussi à intervalles réguliers, et ne révélera ses secrets que dans la saison 3.

Le rythme est bon, même si on garde une certaine lenteur qui convient bien au thème et au mode de narration, le podcast est très addictif. J’ai quand même trouvé que certains épisodes de la saison 3 étaient un peu plus mous, mais la série se rattrape amplement avec un combat final explosif et un épilogue plein de douceur, de rires et de larmes.

 

J’ai aussi aimé Alice isn’t dead pour ses personnages et son émotion. La narratrice est une femme en proie à des angoisses chroniques, elle est touchante dans sa fragilité et sa peine et pourtant, elle sait faire preuve d’un courage immense. Bien que terrifiée, elle se bat toujours. J’ai vraiment beaucoup aimé cette femme, et l’interprétation de Jasika Nicole y est pour beaucoup, j’ai vibré, espéré, ri et souffert avec elle.

À côté, on trouve Sylvia, adolescente fugueuse dont la mère a trouvé la mort le long d’une autoroute et qui depuis fuit la vérité qu’elle a découvert. D’apparence rugueuse, Sylvia est elle aussi très courageuse, débrouillarde et drôle. Son sort m’a vraiment émue.

La relation entre Alice et son épouse est aussi très touchante. Leur amour est profond et pourtant, les deux font des choix qui peuvent blesser l’autre. Une grosse partie de la série est axée sur la disparition, les mensonges et comment faire pour pardonner ou se faire pardonner.

 

Côté émotions, il y en a une autre qui n’est pas en reste : c’est la peur. Alice isn’t dead a une ambiance très inquiétante, assez souvent lourde, avec une angoisse insidieuse, qui explose par moments.

Les confrontations avec le Thistle man sont réellement flippantes (mention spéciale à l’épisode Nothing to see). Et il existe d’autres créatures et d’autres endroits qui sont également terrifiants : les épisodes Charlatan, Mouth of the water et Three night at the old motel m’ont vraiment filé les chocottes.

 

À noter qu’en octobre 2018, le roman Alice isn’t dead est paru. Joseph Fink a assuré qu’il s’agissait d’une réécriture de l’histoire, mais j’avoue que pour le moment, je ne sais pas si je vais le lire, car le podcast est tellement bon que j’ai peur d’être déçue. À voir si le roman explicite certaines choses, notamment sur les actions de Sylvia dans la saison 3. Je me laisserai peut-être tenter à l’occasion.

 

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir ce podcast. Franchement, je le recommande, c’est une bonne histoire, originale et addictive !

Les gobelins sont de retour !

C’est l’une des bonnes nouvelles de ce début d’année : mes gobelins font leur retour chez Etherval !

Illustration de Yanis Cardin
Illustration de Yanis cardin

Pour ceux qui me suivraient depuis un moment déjà, les gobelins sont déjà apparus dans deux nouvelles : Grakaash, conquérant des étoiles (parue chez Studio Babel) et Les jeux de la glace (parue chez Etherval).

A chaque fois, nos vaillants gobelins ont dû lutter contre les manigances des vils et sournois elfes, qui tentaient de leur mettre des bâtons dans les roues.

Cette fois, les gobelins sont de retour chez Etherval, dans la nouvelle Un bon gobelin. Vous pourrez les retrouver au printemps, dans le numéro Intestat, sur le thème de l’héritage !

Yanis Cardin, toujours ^^

J’ai vraiment hâte de vous faire découvrir les nouvelles aventures de Yorgl, qui cette fois, sera aux prises avec un cadeau empoisonné des elfes !

Bilan 2018 et projets 2019

Je commence ce billet par vous souhaiter une bonne année 2019 à tous. Qu’elle vous apporte tout ce dont vous pourriez rêver.

C’est désormais l’heure du bilan pour moi, alors que 2018 se termine. Une nouvelle fois, cela aura été une année très chargée, avec de nombreux salons (Atrebatia en février, Vapeurs et contes de fées en avril, les Imaginales en mai, les Halliennales en octobre, le Salon Fantastique et le Salon du livre de Loos en novembre, et Uchronicité en décembre). Je termine l’année épuisée, mais heureuse de ces salons, des lecteurs rencontrés et de l’avancée de mes projets.

Retour sur mes objectifs pour 2018

— Publier Ceux du dehors

C’est chose faite ! Ceux du dehors, tome 2 de Kerys, est paru en juin chez Hydralune.

Admirez ces deux beaux bébés…

— Travailler sur une intégrale illustrée de la Ligue des ténèbres

Je travaille encore dessus. Il y a du boulot, mais je sais maintenant où je vais à ce sujet. Attendez-vous à un appel à financement participatif début 2020.

En attendant, je rappelle que les trois saisons sont disponibles en numérique et en papier !

— Terminer Myriade

Le premier jet du roman a été écrit et corrigé. Le roman a été relu par mes bêta-lecteurs, ne reste maintenant plus qu’à retravailler tout ça…

Un peu d’inspiration…

— Une novella de fantasy victorienne jeunesse

Aiden Jones est finalement devenu un roman, le premier d’une trilogie. Le manuscrit est parti tenter sa chance chez les éditeurs, on croise les doigts !

Le décor de la série Aiden Jones, mais ça manque de féériques et de critters, tout ça.

— Réécrire des nouvelles

J’ai écrit 4 nouvelles, dont 2 ont trouvé preneur !

Avec des illustrations de Melle Sue, auteur de la couverture de Ceux du dehors

— Projets annexes

Si j’ai eu le temps de finaliser Rhenna, les Efenters restent pour l’instant dans les méandres de mon disque dur.


Beaucoup de choses qui ont avancé et du coup, plein de projets pour 2019.

Projets 2019

— Publier Celles dont le nom fait frémir

Dernier tome de la trilogie Kerys, Celles dont le nom fait frémir est en cours de correction. Publication prévue pour octobre 2019, avec Melle Sue à la couverture.

Et pour patienter, je vous réserve une petite surprise pour début 2019…

Un extrait de ce sur quoi je travaille en ce moment…

— Corriger Myriade

J’ai récupéré les commentaires de mes bêta lecteurs, il ne reste « plus qu’à » corriger tout ça pour envoi à des éditeurs. Vu que le bébé pèse 150 000 mots, ça risque de m’occuper une partie de l’année.

Un peu d’inspiration…

— Intégrale illustrée de La Ligue des ténèbres

J’ai encore du boulot dessus, sur les bonus, la maquette et les goodies.
J’espère pouvoir vous tenir au courant de l’avancée.

Pour patienter, voici l’une de mes couvertures préférées !

— Terminer le premier jet des Brumes de Neïbula

Il s’agit d’un projet, commencé il y a près de dix ans (dit comme ça, ça pique >< ). Je l’avais retravaillé il y a cinq ans, j’en ai repris la trame cet été. Il faut maintenant que j’écrive tout ça !

En attendant, un autre de mes dessins de l’époque.

— Retravailler « Du coin de l’œil »

Il s’agit d’une novella écrite pour l’appel à texte de Noir d’Absinthe sur le thème « Folie et Absinthe ». La novella n’avait pas séduit le comité de lecture, je réfléchis à la retravailler et peut-être à expérimenter pour l’occasion une écriture non linéaire.

Là aussi, un peu d’inspiration…

— Refaire le Nanowrimo

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est National Novel Writing Month, un défi où on se donne 1 mois pour écrire un roman. J’ai fait le Nano « officiel » trois ans (2013, 2014 et 2015) et ça me retenterait bien de le faire (à voir si ça collera avec mon emploi du temps surchargé).

Dans tous les cas, je compte bien refaire le Camp Nanowrimo en juillet, qui m’avait bien plu.

Encore une année bien occupée qui s’annonce, pour rester au courant de l’avancée de ces différents projets, n’hésitez pas à me suivre sur Facebook, Twitter ou Instagram, à vous abonner à ce site ou à ma newsletter.