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La répétition ou l’amour puni, Jean Anouilh

Résumé

Le comte Tigre est fameux dans le Tout-Paris pour le faste de ses fêtes et pour sa personnalité enjouée. Dans son château, en compagnie de sa femme Éliane, de sa maîtresse Hortense et de quelques amis, il s’apprête à jouer La Double Inconstance de Marivaux.

La répétition prend une tournure inattendue à cause de Lucille, jeune femme employée au château, dont le comte Tigre semble épris…

 

 

 

 

Mon avis

 

J’avais découvert cette pièce en compagnie de ma mère, par l’adaptation de Bernard Murat en 1986, filmée pour les besoins de la télé.

Aujourd’hui, j’ai relu cette pièce dans le cadre de recherches pour un roman, et je la trouve toujours aussi noire et fascinante.

 

La Répétition, c’est l’histoire d’une galerie de personnages. Il y a le comte et la comtesse, passionnés par le mode de vie des aristocrates d’avant la révolution, qu’ils tentent de reproduire à coup de fêtes grandioses et de frivolité.

Leur mariage, comme celui des anciens nobles, est une union de raison. Ils s’autorisent donc chacun des infidélités : la preuve, la maîtresse du comte et l’amant de la comtesse vivent au château. On se demande d’ailleurs qu’Éliane peut trouver à Villebosse, tant il est stupide et lourd.

Le comte est de ces hommes qui n’a que pour ambition de faire de sa vie une fête réussie, et qui, selon les dires de sa femme, considère la frivolité comme quelque chose de très sérieux.

Il y a aussi Héro, ami d’enfance du comte, qui se noie dans l’alcool et commente tout avec un cynisme total.

 

L’arrivée de Lucile, jeune fille en apparence innocente mais qui se révèle plutôt sage et pas dupe pour un sou des manigances de la noblesse, va faire exploser tout ce petit monde d’artifice.

Le comte tombe amoureux d’elle, chose que sa femme a du mal à supporter. Les maîtresses, elle tolère, mais l’amour, c’est ridicule.

Sa présence ravive de profondes blessures chez Hero, et cristallise la jalousie ou le désir des autres.

 

Les portraits sont au vitriol. Derrière les façades joyeuses, tout le monde est envieux, désabusé ou désespéré. C’est très noir, mais extrêmement fin au niveau des relations, de l’amour et du mensonge.

 

La répétition ou l’amour puni, c’est aussi une histoire d’amour, celle du comte et de Lucille, ou comment un cynique se demande s’il n’aurait pas une chance de rédemption et de recommencer une nouvelle vie.

C’est aussi une histoire de trahison et de vengeance, celle d’un ami bafoué des années auparavant.

 

Une très grande pièce, extrêmement fouillée et travaillée, dont la richesse des personnages n’a d’égal que la noirceur de ses thèmes.

Le tour de l’univers en 10 puissance – 43 secondes

Résumé

Sareth est Pharaon sur une planète perdue à l’extrémité d’un bras de la Voie lactée. Alors qu’il y fait régner un despotisme pur et dur, il est accidentellement téléporté au centre de la galaxie. Perdu, Sareth va se réfugier dans une bibliothèque de la ville pour tenter de comprendre ce qui lui arrive. Mais sur le point de découvrir le sens de la vie, celui-ci disparaît sous ses yeux…

 

Mon avis

J’ai entendu parler de ce livre sur Twitter et FB, une de mes amies l’a lu et aimé, alors je me suis lancée, et je ne suis pas déçue de ma lecture.

 

C’est un livre de SF méchamment barré, dans la lignée de H2G2. Si vous n’aimez pas les aventures déjantées, les personnages hauts en couleur et l’humour décalé, passez votre chemin. Mais, si vous aimez l’absurde, alors ce livre devrait vous parler.

 

On suit donc Sareth et sa petite bande à la recherche du sens de la vie, jusque-là conservé dans une bibliothèque, qui vient de disparaître. Le groupe va donc sillonner l’univers pour retrouver ce sens de la vie, et ce voyage va les amener à des rencontres plus bizarres les unes que les autres.

On ne s’ennuie donc pas avec ce roman, structuré comme un road trip. Les héros vont de péripéties en péripéties, ça s’enchaîne sans temps morts.

J’aurais presque aimé que l’auteur prenne parfois un peu plus son temps pour planter le décor, et nous laisser une occasion de souffler, mais autrement, je ne me suis vraiment pas ennuyée.

 

J’ai beaucoup aimé les clins d’œil disséminés partout dans le texte, moi qui suis fan de SF, ça m’a bien fait rire.

Comment trouver le temps d’écrire ?

trouver-temps

Difficile avec le quotidien de se ménager du temps pour écrire.

 

On court après les minutes, il y a toujours un imprévu qui nous tombe sur le coin de la figure et qui remet tout en cause. Je partage donc avec vous quelques méthodes pour écrire qui ont fait leurs preuves.

 

 

 

Méthode 1 : se bloquer une plage

 

Regardez votre emploi du temps et déterminez à quel moment vous êtes le plus susceptible d’être tranquille. Bloquez ensuite cette plage horaire, ce sera votre temps dédié à l’écriture.

 

Cette plage pourra être plus ou moins longue, en fonction du temps dont vous disposez et surtout du temps où vous pourrez être le plus efficace. Je sais qu’il me faut minimum une demi-heure si je veux pouvoir avancer sur quelque chose, mais qu’au-delà d’une heure et demi, ma concentration commence à vaciller.

 

Déterminez ce qui marche le mieux pour vous, trouvez-vous un coin au calme et lancez-vous. Écrivez/relisez/corrigez à fond durant ce laps de temps, il est fait pour ça.

 

 

Les plus

 

― Vous créez ainsi un espace « sécurisé », où vous savez que vous pourrez avancer sur vos projets. C’est du temps dédié, qui n’appartient qu’à vous et vos personnages.

 

― Le fait de savoir à l’avance qu’à un instant T vous allez pouvoir écrire permet de préparer à l’avance la session d’écriture (on réfléchit à son plan, on se met en condition) et donc, pour moi, limite le risque de blocage.

 

 

Les moins

 

― C’est parfois compliqué de maintenir une plage horaire fixe, surtout quand le quotidien s’en mêle (personne n’est à l’abri d’un imprévu).

 

― Cette méthode implique en plus que l’entourage joue vraiment le jeu, que votre conjoint, vos enfants, ou autre ne vous dérangent pas durant ce temps.

 

 

 

Méthode 2 : Écrire en fractionné

 

Autrement nommé « voler du temps ».

Le principe est simple : ayez toujours avec vous un carnet, un téléphone avec Evernote ou toute autre application vous permettant d’écrire, votre ordinateur portable. Personnellement, j’aime bien Google Drive, parce que la synchronisation entre les différents appareils se fait facilement, que le correcteur n’est pas trop débile, et qu’on peut travailler hors connexion.

 

 

Apprenez à écrire partout, sur un coin de table dans un café, dans les transports en commun…

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter Rachel Fleurotte (sur Twitter ou via son site) : elle a écrit une grande partie de sa saga La septième prophétie dans le bus pour aller au travail.

 

 

Alors oui, c’est difficile à mettre en place, il faut un peu d’entraînement pour arriver à se mettre en condition d’écrire en quelques minutes. Mais une fois qu’on s’y est habitué, ça devient un réflexe.

Profitez du moindre instant libre pour écrire, même si c’est seulement trois lignes ou quelques mots.

 

 

Note annexe : c’est dans ce genre de circonstances que je trouve que les Word Wars sont efficaces. Les word wars, qu’est-ce que c’est ? En résumé, c’est un petit défi qu’on se lance : écrire le maximum de mots en un temps donné. On peut le faire seul, ou à plusieurs.

 

 

Les plus

 

― Petit bout par petit bout, on avance mine de rien. Les petites rivières font les grands ruisseaux, comme on dit.

 

― Cette méthode est plus simple à appliquer quand le quotidien devient un peu chaotique. Dès qu’on a un moment de libre, hop, une petite session d’écriture.

 

― Prendre l’habitude d’écrire en fractionné force aussi à toujours garder ses idées d’écriture dans un coin de sa tête et apprend à se plonger dans l’écriture assez rapidement et sans tergiverser.

 

 

Les moins

 

― C’est une bonne méthode quand on va écrire un premier jet, à condition de ne pas être regardant sur la qualité du premier jet en question, car écrire par épisodes comme ça favorise les erreurs de continuité, de scénario… Cette méthode implique en outre qu’on sache vraiment où l’on va, de peur de se perdre.

 

― C’est un technique qui fonctionne quand on relit de courts passages, mais qui est plus compliqué pour une relecture plus vaste (parce qu’on n’a pas le temps de vraiment se plonger dans l’œuvre pour en voir les tenants et les aboutissants).

 

― Cela peut être très frustrant de ne travailler que petit bout par petit bout : on ne se voit pas vraiment avancer, des fois, on doit s’interrompre alors qu’on commençait vraiment à avoir un bon feeling à propos d’une scène.

 

 

 

Méthode 3 : le marathon/le défi

 

Fixez-vous un objectif, une deadline, et lancez-vous.

 

Ce peut-être pour un gros défi comme le Nanowrimo (rappel : défi qui a lieu tous les mois de novembre et qui consiste à écrire un roman de 50 000 mots en un mois). Mais vous pouvez aussi vous lancer sur des défis plus courts : écrire, relire et corriger une nouvelle sur un mois, ou la même chose pour un roman, mais pour six mois.

 

L’intérêt du défi est qu’il est ponctuel : pour le tenir, vous allez sûrement devoir cravacher, sacrifier quelques loisirs peut-être, mais ce n’est que pour un laps de temps donné (une journée, une semaine, un mois…).

 

De mon expérience, c’est mieux de le faire à plusieurs (ou alors d’avoir des groupies qui vous soutiennent), parce qu’on se motive plus de cette manière et qu’on peut s’épauler en cas de coups durs.

 

 

Les plus

 

― On avance vraiment durant un défi, on peut abattre une quantité phénoménale de travail.

 

― Quand on a un quotidien un peu erratique, c’est plus simple de se bloquer une période donnée. On peut préparer le défi en amont, ou s’arranger pour le faire durant des vacances par exemple, et une fois que c’est fini, on reprend un rythme plus normal.

 

 

Les moins

 

― Un défi peut se révéler très fatigant et usant pour les nerfs. Mine de rien, ça colle une certaine pression (c’est pourquoi j’insiste particulièrement sur le fait qu’il vaut mieux ne pas le faire seul).

 

― Comme pour la méthode 1, cette technique implique un minimum de soutien de son entourage.

 

― Comme je l’ai dit, avec cette méthode, on avance bien, mais attention tout de même à ne pas bâcler son travail. On aura tendance à vouloir avancer à tout prix, parfois au détriment de la qualité (c’est pourquoi je ne recommanderai pas cette méthode pour des corrections finales, par exemple).

 

 

 

Et vous, quelles sont vos méthodes pour vous dégager du temps pour écrire ?

 

 

Deadline (Feed T2), Mira Grant

Résumé

 

La Vérité ne restera pas enterrée… les morts non plus.

Shaun Mason part à la dérive. Il a tout perdu, et l’homme de terrain qui taquinait le mort-vivant au petit déjeuner n’a plus le goût de rien, si ce n’est celui de la vengeance. Lorsqu’une chercheuse rebelle du CCPM lui demande son aide, une horde de zombies affamés sur les talons, Shaun découvre, effaré, la véritable étendue du complot que sa sœur et lui avaient mis au jour. Les implications à l’échelle médicale autant qu’humaine dépassent tout ce qu’ils avaient imaginé. Le virus n’a jamais frappé au hasard et le temps presse : il lui faut démasquer les responsables dans l’ombre avant qu’un second Jour des Morts balaie les survivants…

 

 

Mon avis

 

J’avais beaucoup aimé le tome 1 pour son mélange entre post-apo zombie et investigation journalistique, et son univers post Jour des Morts très fouillé. J’ai replongé avec plaisir dans cette série.

 

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Maplecroft, Cherie Priest

Résumé

Fall River, 1894. Lizzie Borden a été acquittée du meurtre de son père et de sa belle-mère, sauvagement tués à coups de hache. Elle et sa sœur aînée Emma se sont retranchées dans une grande maison, Maplecroft.

Lizzie Borden a été acquittée, mais elle est bien coupable de ce crime, bien qu’elle ait eu de très bonnes raisons de tuer les choses qu’étaient devenues les Borden. Et ce mal insidieux rôde toujours à Fall River…

 

Mon avis

 

J’avais entendu parler de ce livre par Cherie Priest elle-même, lors d’un podcast consacré à l’horreur lovecraftienne. Je l’ai donc mis sur ma liste de Noël et le voici donc maintenant en critique sur ce blog.

 

Le roman prend comme point de départ l’affaire Lizzie Borden, une très célèbre affaire de la fin du XIXe jamais vraiment élucidée. Lizzie Borden a bien existé et a effectivement été accusée du meurtre de son père et de sa belle-mère. Il y a eu un procès, au cours duquel elle a été acquittée. Après cela, elle et sa sœur se sont retranchées dans une maison qu’elles avaient fait construire : Maplecroft.

 

Sur cette base historique, Cherie Priest a créé une histoire d’horreur victorienne et lovecraftienne : Lizzie Borden a bien tué ses parents à coup de hache, mais parce qu’une force inconnue les avait contaminés et transformés en une sorte de monstre aquatique.

C’est original et plutôt bien ficelé.

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