Ressources

Escrime pour les écrivains : les armures

Dans ce billet, je ne vous parlerai pas d’épées ni de technique, mais je resterai dans le domaine des arts martiaux, et du Moyen-Âge, car nous allons parler d’armures.

 

Les armures, c’est génial.

Un personnage en armure, c’est le bien.

Un combat de personnages en armure, c’est la classe intégrale.

Avouons-le, quand on écrit de la fantasy, et surtout du médiéval fantastique, l’armure, c’est un peu un passage obligé.

 

 

 

 

Une armure, en quoi c’est fait ?

 

Il existe des armures en cuir, en tissus collés, en papier même, en bronze, mais le modèle qui je pense intéressera le plus les écrivains est celui en acier. Je laisse volontairement de côté les armures asiatiques pour ce billet, pour me concentrer sur la tradition occidentale.

 

Je commencerai par une typologie des armures. Attention, je vais vous donner ici des généralités, les grandes lignes en quelque sorte, mais il faut savoir que les évolutions ne sont jamais aussi nettes que ce qu’on voudrait bien croire, et que des périodes se chevauchent toujours.

 

 

Typologie des armures :

 

  • Les armures antiques

 

L’hoplite grec

Il s’agit d’un soldat armuré, dont l’équipement se compose d’un casque, d’une cuirasse, d’un bouclier et des cnémides (protège-tibias). L’ensemble est en général en bronze.

Si vous cherchez de l’iconographie à ce sujet, il y en a pléthore sur les vases grecs.

 

 

Le soldat romain

« Soldat romain » c’est vaste, vu que la domination romaine s’étend sur quelques siècles et que l’équipement du légionnaire a bien évidemment évolué. Cela dit, voici les principales pièces d’armures : un casque (galea), un plastron de plates (lorica segmentata), éventuellement une cotte de maille (même si les archéologues n’en ont retrouvé que quelques-unes et que ce genre de protection devait sûrement être anecdotique).

 

 

 

  • Le Haut Moyen-Âge (du Ve au XIe siècle)

 

À cette époque, l’armure de plate n’existe pas encore (elle apparaît plus tardivement). On porte pour se protéger la broigne : un plastron de cuir, sur lequel étaient attachées des mailles de fer. D’abord sans manche, elle évolue jusqu’à couvrir les épaules.

 

Pour se protéger la tête, on revêt le camail : sorte de coiffe en maille qui apparaît progressivement.

Crédit : http://www.jmebert.com

 

Vers 900, on commence à voir apparaître des casques ronds.

Crédit : http://www.jmebert.com

 

 

  • Moyen-Âge central (XIe, XIIe et XIIIe siècles)

 

À cette période, l’armure se développe pour devenir l’armure de plates ou harnois (armure complète) qui a marqué l’imaginaire collectif.

 

La broigne évolue pour devenir la cotte de maille. On y adjoint un plastron d’acier.

 

Côté tête, on voit apparaître des casques comme la cervelière ou le nasal, qui protègent le haut du crâne.

Crédit : http://www.jmebert.com

 

Le heaume devient plus courant à partir du XIIe siècle. Au départ, il n’est pas totalement enveloppant, il le devient au cours des siècles.

Crédit : http://www.jmebert.com

 

Autre modèle de casque : le bassinet.

Crédit : http://www.jmebert.com

 

Ou la salade

crédit : http://www.jmebert.com

 

Le gorgerin vient se placer autour du cou et protéger la gorge.

 

Pour les bras : on place aux épaules des spalières (plaques qui protègent les épaules)

Crédit : http://www.jmebert.com

 

puis des canons (protections d’avant-bras) et bien évidemment des gantelets.

Crédit : http://www.jmebert.com

 

Pour les jambes : apparaissent les jambières ou grèves (qui protègent les mollets et genoux), les tassettes (lames de métal qui descendent sur les cuisses) et les solerets (sortes de chaussures en lamelles articulées, qui protégeaient les pieds des cavaliers).

Crédit : http://www.jmebert.com

 

 

  • Fin du Moyen-Âge et Renaissance (XIVe à la fin du XVIe siècle)

 

Cette période voit l’essor des armes à feu, dont l’utilisation change la donne en combat et modifie petit à petit les armures.

 

De l’époque, on peut retenir les armures gothiques ou maximiliennes, caractérisées par leur style très ouvragé.

Crédit : http://www.jmebert.com

 

La forme du plastron change et devient plus incurvée (formant une sorte de pointe vers l’avant).

 

Côté casque, on voit apparaître le morion (le casque des conquistadors)

 

 ou la bourguignotte.

 

Sur la fin de la période, les armures tendent à se simplifier : les solerets disparaissent, les tassettes diminuent.

 

 

 

 

Cette chronologie est très généraliste. Mon but n’est pas d’être exhaustive, mais de vous donner les différents repères et de vous présenter les différentes pièces qu’on peut trouver.

Il faut savoir qu’il existe beaucoup de modèles d’armures différents : piéton, cavalier, chevau-léger, armure de joute, armure de siège… Rien ne vous empêche (bien au contraire) de poursuivre vos recherches sur le sujet qui vous intéresse.

 

 

Vous trouverez ici une frise qui résume les différentes évolutions et vous donnera une idée des différentes silhouettes.

 

 

Porter l’armure

 

Commençons déjà par tordre le cou à plusieurs mythes :

 

— On ne porte pas l’armure à même la peau.

C’est inconfortable, c’est froid, et ça pince. De plus, il faut une couche entre l’armure et le porteur pour dissiper les chocs, sinon, c’est le corps qui prend directement, et c’est précisément ce qu’on veut éviter.

On porte donc l’armure sur des vêtements rembourrés : gambisons (qui lui-même pouvait servir de protections aux piétons) ou buffletins, selon les époques.

On peut aussi porter de la maille en dessous, aux ouvertures de l’armure notamment, mais toujours avec une épaisseur pour amortir.

 

— On n’enfile pas son armure seul.

C’est très compliqué de mettre son armure complète seul (notamment pour boucler le plastron et mettre le casque), il vaut mieux avoir quelqu’un pour assister à la manœuvre.

D’autant plus que si votre personnage a assez d’argent pour se payer une armure complète, il peut aussi avoir un écuyer qui l’aide à la mettre.

 

Vous trouverez ici une illustration qui montre les différentes couches d’une armure de type XVe siècle. Comme vous le voyez, c’est assez complexe.

 

— Ça prend des heures de se mettre en armure

Sans s’enfiler aussi rapidement qu’un T-shirt, un écuyer compétent peut équiper son chevalier en à peu près un quart d’heure (comptez plutôt une demi-heure pour des personnes moins expérimentées).

 

Vous trouverez ici une vidéo qui montre l’habillage. Elle dure une vingtaine de minutes et le monsieur en armure prend son temps de montrer pas mal de choses.

 

 

 

 

Une armure, ça protège comment ?

 

Une armure, on ne la porte pas pour faire joli (enfin, des fois si, mais j’y reviendrai).

Une armure, ça sert avant tout à éviter de mourir au combat. À ce titre, la pièce principale de l’armure, celle que votre personnage doit à tout prix porter s’il ne veut pas mourir, c’est le casque.

On le voit très rarement dans les films et séries, parce qu’il faut qu’on puisse reconnaître les personnages, et avec un casque, c’est moins pratique. Les auteurs n’ont pas cette contrainte, donc mettez des casques à vos personnages !

(Note : prenez exemple sur le manga Berserk, dans les volumes consacrés à la troupe de mercenaires. Ils vont au combat avec leurs casques et de mémoire, ça sauve la vie à Guts dans une ou deux occasions).

 

 

Abordons maintenant le degré de résistance des armures, car je sais qu’il y a pas mal d’idées préconçues de ce côté-là.

 

D’un côté, on a l’armure version feuille de papier : le moindre coup suffit à la percer et à la déchirer. Franchement, croyez-vous que les humains se seraient embêtés à fabriquer et à porter des armures durant des siècles si elles étaient aussi peu efficaces ?

Ceux que j’ai interrogés et qui ont porté l’armure en combat témoignent que, avec le bon « rembourrage » en dessous de l’armure, on sent les coups, mais sans réelle douleur.

 

À l’inverse, il ne faut pas croire que les armures étaient absolument indestructibles. Même la plus couvrante des armures a des défauts où une arme peut toucher : sous le gorgerin, sous le casque, sous l’aisselle, au creux du coude, dans la paume de la main, à l’arrière des genoux, sur le pied et sur le fessard.

 

Un bon moyen de nuire à adversaire en armure est de taper un de ces points, ou de faire tomber l’adversaire, et de l’immobiliser au sol avec une clé par exemple.

 

 

Et vu que l’être humain est un petit animal taquin qui adore se chamailler avec ses semblables et briser os et crânes, on a rapidement trouvé la parade aux armures.

 

L’armure protège bien, mais les chocs répétés peuvent occasionner des contusions, des fractures, ou même un bon vieux KO technique. Mes experts m’indiquent que c’est une chose intéressante à savoir si on veut malmener un peu un personnage sans le tuer.

 

Les armures sont de qualités différentes, celles de qualité moindre peuvent être percées par des flèches ou carreaux d’arbalètes. Les armes contondantes servent aussi contre un combattant en armure : marteaux d’armes, masses ou haches d’armes, par exemple (note : ces armes appartiennent à la famille des armes d’hast).

 

Mais finalement, les armes les plus efficaces sont les armes à poudre, qui auront petit à petit raison des armures en combat.

 

 

La mobilité en armure

 

Là aussi, c’est un questionnement qui revient souvent et qui accompagné en général de l’image d’un chevalier qu’un treuil doit hisser sur son cheval.

C’était vrai pour les armures de tournois, mais globalement, les armures étaient conçues pour permettre une certaine mobilité. La preuve en image. 

 

 

 

Alors oui, une armure, c’est lourd. Un haubert de maille pèse entre 12 et 20 kg. Une armure de plate complète peut monter jusqu’à 30 kg (rarement plus de 35 kg). C’est un poids qui peut impressionner, mais qui n’est pas plus élevé que celui de l’équipement d’un pompier ou d’un militaire. Si vous ne me croyez pas, regardez la vidéo.

 

 

Le poids est en plus réparti sur tout le corps et non sur un seul point. Rien d’insurmontable pour quelqu’un d’un peu entraîné.

 

Je n’ai pas encore eu la chance de porter une armure (j’en rêve…), mais j’ai interrogé plusieurs personnes (reconstituteurs, batteurs d’armure et chercheurs) qui ont porté, ou portent l’armure régulièrement.

Ce qui ressort, c’est qu’une bonne armure, bien adaptée à la morphologie n’est pas inconfortable et ne gêne pas les mouvements.

Au début, se mouvoir est étrange. Puis, on s’habitue à marcher avec un poids supplémentaire. Avec de l’entraînement, on peut se relever assez rapidement, sans trop de mal.

La respiration dépend du casque qu’on porte. Mais là aussi, avec un peu d’expérience, on apprend à gérer son souffle.

 

 

Le statut social de l’armure

 

C’est quelque chose qu’on oublie parfois : une armure, ça coûtait cher et ça prenait du temps à réaliser.

 

L’armure complète est un objet réservé à une élite. Les combattants de base se protégeaient plutôt avec des gambisons, ou des armures de cuir, ou quelques pièces d’armure. Certaines pouvaient d’ailleurs parfois être payées par le suzerain.

 

L’armure servait à protéger, mais aussi à montrer le pouvoir du porteur (donc oui, des fois, on portait une armure pour faire joli). Si vous avez l’occasion d’aller à Paris, je vous conseille le musée des Invalides, qui a une impressionnante collection d’armures princières (au département des armes et armures anciennes, de mémoire), toutes plus magnifiques les unes que les autres. Elles valent le détour et montrent bien le faste des armures d’apparat.

 

Sinon, vous pouvez vous rabattre sur le livre Sous l’égide de Mars : Armures des princes d’Europe

 

 

Les armures féminines

 

J’aimerais ici aborder un point qui me semble assez important pour les auteurs de fantasy : le cas des armures féminines.

Enfin, ça risque d’être plutôt un coup de gueule qui va se résumer en quelques mots : par pitié, oubliez les bikinis en côté de maille et autres armures qui tiennent plus de la lingerie que d’une véritable protection !

 

Outre le côté hyper sexualisation, et le fait de réduire une combattante à un objet de désir masculin, les armures féminines telles qu’on peut les voir souvent en BD, jeux vidéo et autres me gênent profondément parce qu’elles ne sont pas crédibles.

Comme je l’ai dit plus haut, le but premier d’une armure, c’est de protéger. Alors courir à la bataille en soutif de métal, avec le ventre à l’air, c’est moyen quand même.

 

Ce billet de blog explique pourquoi les nichons en métal, c’est pas l’idée du siècle en terme de protection (article en anglais).

 

 

Pour ceux qui voudraient de l’inspiration pour des armures féminines qui restent crédibles tout en étant esthétiques, vous pouvez jeter un coup d’œil sur le site Babes in armor.

 

Les armures SF

 

Pour avoir fait, et porté en GN, une armure de sœur de bataille de Warhammer 40k, je peux le dire : les armures version SF, ça envoie.

 

A peu près 6 mois de boulot…

 

Pas de grosses différences avec la structure d’une armure de plates pour moi, sauf qu’on épice tout ça avec des réacteurs et de l’armement lourd par exemple.

 

Je pense que pour des raisons de crédibilité il faut quand même limiter ce genre d’armures. Soyons réalistes (si, si, même avec des aliens et des vaisseaux), ce type de protection relève de la haute technologie et ne doit pas vraiment être accessible au commun des mortels.

En plus, d’un point de vue narratif, réserver ces armures, faire que votre héros doive combattre et se dépasser pour l’avoir, ça ajoute quand même du piquant et peut donner une bonne dynamique.

 

En conclusion, j’espère avoir été suffisamment claire et vous avoir aidé.

 

 

Je remercie pour la rédaction de cet article :

 

Gilles Martinez, de l’académie d’armes de Rochemaure (Qui m’avait déjà été pour mon article sur le combat épée et bouclier)

Jean-Marc Réchignac, batteur d’armures (Qui a fabriqué la plupart des armures en photo dans cet article).

Daniel Jacquet, docteur en histoire, université de Genève (Que vous avez pu admirer dans ces superbes vidéos)

Comment trouver le temps d’écrire ?

trouver-temps

Difficile avec le quotidien de se ménager du temps pour écrire.

 

On court après les minutes, il y a toujours un imprévu qui nous tombe sur le coin de la figure et qui remet tout en cause. Je partage donc avec vous quelques méthodes pour écrire qui ont fait leurs preuves.

 

 

 

Méthode 1 : se bloquer une plage

 

Regardez votre emploi du temps et déterminez à quel moment vous êtes le plus susceptible d’être tranquille. Bloquez ensuite cette plage horaire, ce sera votre temps dédié à l’écriture.

 

Cette plage pourra être plus ou moins longue, en fonction du temps dont vous disposez et surtout du temps où vous pourrez être le plus efficace. Je sais qu’il me faut minimum une demi-heure si je veux pouvoir avancer sur quelque chose, mais qu’au-delà d’une heure et demi, ma concentration commence à vaciller.

 

Déterminez ce qui marche le mieux pour vous, trouvez-vous un coin au calme et lancez-vous. Écrivez/relisez/corrigez à fond durant ce laps de temps, il est fait pour ça.

 

 

Les plus

 

― Vous créez ainsi un espace « sécurisé », où vous savez que vous pourrez avancer sur vos projets. C’est du temps dédié, qui n’appartient qu’à vous et vos personnages.

 

― Le fait de savoir à l’avance qu’à un instant T vous allez pouvoir écrire permet de préparer à l’avance la session d’écriture (on réfléchit à son plan, on se met en condition) et donc, pour moi, limite le risque de blocage.

 

 

Les moins

 

― C’est parfois compliqué de maintenir une plage horaire fixe, surtout quand le quotidien s’en mêle (personne n’est à l’abri d’un imprévu).

 

― Cette méthode implique en plus que l’entourage joue vraiment le jeu, que votre conjoint, vos enfants, ou autre ne vous dérangent pas durant ce temps.

 

 

 

Méthode 2 : Écrire en fractionné

 

Autrement nommé « voler du temps ».

Le principe est simple : ayez toujours avec vous un carnet, un téléphone avec Evernote ou toute autre application vous permettant d’écrire, votre ordinateur portable. Personnellement, j’aime bien Google Drive, parce que la synchronisation entre les différents appareils se fait facilement, que le correcteur n’est pas trop débile, et qu’on peut travailler hors connexion.

 

 

Apprenez à écrire partout, sur un coin de table dans un café, dans les transports en commun…

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter Rachel Fleurotte (sur Twitter ou via son site) : elle a écrit une grande partie de sa saga La septième prophétie dans le bus pour aller au travail.

 

 

Alors oui, c’est difficile à mettre en place, il faut un peu d’entraînement pour arriver à se mettre en condition d’écrire en quelques minutes. Mais une fois qu’on s’y est habitué, ça devient un réflexe.

Profitez du moindre instant libre pour écrire, même si c’est seulement trois lignes ou quelques mots.

 

 

Note annexe : c’est dans ce genre de circonstances que je trouve que les Word Wars sont efficaces. Les word wars, qu’est-ce que c’est ? En résumé, c’est un petit défi qu’on se lance : écrire le maximum de mots en un temps donné. On peut le faire seul, ou à plusieurs.

 

 

Les plus

 

― Petit bout par petit bout, on avance mine de rien. Les petites rivières font les grands ruisseaux, comme on dit.

 

― Cette méthode est plus simple à appliquer quand le quotidien devient un peu chaotique. Dès qu’on a un moment de libre, hop, une petite session d’écriture.

 

― Prendre l’habitude d’écrire en fractionné force aussi à toujours garder ses idées d’écriture dans un coin de sa tête et apprend à se plonger dans l’écriture assez rapidement et sans tergiverser.

 

 

Les moins

 

― C’est une bonne méthode quand on va écrire un premier jet, à condition de ne pas être regardant sur la qualité du premier jet en question, car écrire par épisodes comme ça favorise les erreurs de continuité, de scénario… Cette méthode implique en outre qu’on sache vraiment où l’on va, de peur de se perdre.

 

― C’est un technique qui fonctionne quand on relit de courts passages, mais qui est plus compliqué pour une relecture plus vaste (parce qu’on n’a pas le temps de vraiment se plonger dans l’œuvre pour en voir les tenants et les aboutissants).

 

― Cela peut être très frustrant de ne travailler que petit bout par petit bout : on ne se voit pas vraiment avancer, des fois, on doit s’interrompre alors qu’on commençait vraiment à avoir un bon feeling à propos d’une scène.

 

 

 

Méthode 3 : le marathon/le défi

 

Fixez-vous un objectif, une deadline, et lancez-vous.

 

Ce peut-être pour un gros défi comme le Nanowrimo (rappel : défi qui a lieu tous les mois de novembre et qui consiste à écrire un roman de 50 000 mots en un mois). Mais vous pouvez aussi vous lancer sur des défis plus courts : écrire, relire et corriger une nouvelle sur un mois, ou la même chose pour un roman, mais pour six mois.

 

L’intérêt du défi est qu’il est ponctuel : pour le tenir, vous allez sûrement devoir cravacher, sacrifier quelques loisirs peut-être, mais ce n’est que pour un laps de temps donné (une journée, une semaine, un mois…).

 

De mon expérience, c’est mieux de le faire à plusieurs (ou alors d’avoir des groupies qui vous soutiennent), parce qu’on se motive plus de cette manière et qu’on peut s’épauler en cas de coups durs.

 

 

Les plus

 

― On avance vraiment durant un défi, on peut abattre une quantité phénoménale de travail.

 

― Quand on a un quotidien un peu erratique, c’est plus simple de se bloquer une période donnée. On peut préparer le défi en amont, ou s’arranger pour le faire durant des vacances par exemple, et une fois que c’est fini, on reprend un rythme plus normal.

 

 

Les moins

 

― Un défi peut se révéler très fatigant et usant pour les nerfs. Mine de rien, ça colle une certaine pression (c’est pourquoi j’insiste particulièrement sur le fait qu’il vaut mieux ne pas le faire seul).

 

― Comme pour la méthode 1, cette technique implique un minimum de soutien de son entourage.

 

― Comme je l’ai dit, avec cette méthode, on avance bien, mais attention tout de même à ne pas bâcler son travail. On aura tendance à vouloir avancer à tout prix, parfois au détriment de la qualité (c’est pourquoi je ne recommanderai pas cette méthode pour des corrections finales, par exemple).

 

 

 

Et vous, quelles sont vos méthodes pour vous dégager du temps pour écrire ?

 

 

Structurer un roman – Relire

structure-5

ça y est, vous avez trouvé une idée qui vous plaît, vous l’avez laissé mûrir, vous avez établi un plan, et fait des recherches, il ne vous reste plus qu’une seule chose à faire :

 

 

Cinquième partie : relire

 

 

 

Là aussi, cette étape peut être sautée pour ceux qui écrivent sans plan. Pour ceux qui auraient pondu un joli scénario, il s’agit de la dernière étape.

 

Relisez votre plan en vous posant les questions suivantes :

 

Est-ce que l’histoire vous motive toujours 

Soyez objectif. Si vous vous dites « mouais, bof », prenez un peu de temps pour réfléchir, pour reprendre des forces, il y a peut-être un peu d’effet ras-le-bol. Mais si après ça, la réponse est toujours « bof », je ne vous conseille pas de vous lancer dans l’écriture.

 

Est-ce que vous pouvez toujours identifier les grandes lignes ?

N’hésitez pas à demander un avis extérieur. Est-ce qu’une personne qui lit votre synopsis pourra vous dire de quoi parle l’histoire et grosso modo, ce qu’il se passe ?

 

Est-ce que le déroulé vous semble logique ?

Pareil, soyez un peu critique avec votre plan, et demandez à un bêta lecteur de vous relire tout ça et de vous signaler les moments où il trouve que ce n’est pas logique.

 

Est-ce que chaque personnage a quelque chose à faire tout au long du roman ?

Parce qu’il n’y a rien de pire qu’un personnage qui passe son temps à se tourner les pouces à ne rien faire ^^

 

Read more…

Structurer un roman – Les recherches

structure-4

Avant dernière étape pour établir un plan : les recherches.

 

Pour rappel, nous avons commencé par trouver une idée qui plaise vraiment et qui tienne la route, nous l’avons laissé tranquillement mûrir, laissé l’histoire se développer, avant d’établir le plan proprement dit.

 

 

 

Quatrième partie : faire des recherches

 

 

Cette phase est souvent parallèle à la phase 3, voire à la phase 2.

 

Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de faire des recherches ! D’une part, ça évite de raconter des conneries, d’autre part, ça va donner une vraie richesse à votre histoire, vous ouvrir des portes auxquelles vous n’auriez pas pensé.

 

Les recherches peuvent être de plusieurs types :

 

Recherches générales : sur le pays où l’on écrit, sur la période, sur tout élément dont on va parler dans l’histoire et qui va avoir une importance.

Si vous écrivez sur le monde réel, que ce soit de l’historique ou du contemporain, c’est vraiment un passage obligé.

Mais même si vous créez un monde de toute pièce, faire des recherches sur des cultures, des pratiques ou des lieux qui ont existé va vous permettre de nourrir votre univers et de lui donner plus de crédibilité.

 

Read more…

Structurer un roman – raffiner le plan

structure-3

Nous abordons maintenant la troisième étape de ma méthode pour structurer un roman : le plan proprement dit.

 

Pour rappel, la première étape consiste à trouver une idée pour laquelle on s’enthousiasme vraiment et qui a du potentiel. La deuxième consiste à brainstormer tout ça, et à définir les grandes lignes de l’histoire.

Voyons maintenant de quoi il retourne.

 

 

Troisième partie : Raffiner le plan

 

Je suis une architecte : j’établis un déroulé précis de mon histoire, je découpe en chapitres, en scènes… J’ai besoin de savoir où je vais avant de commencer à écrire.

Si vous êtes plutôt du genre jardinier (et que vous avez quand même suivi cette série d’articles jusque-là, merci à vous ^^), vous pouvez sauter cette étape.

La plupart des jardiniers que je connais ont simplement besoin de connaître les grandes lignes de l’histoire et les personnages principaux pour pouvoir écrire.

 

 

Pour ceux qui auraient besoin d’un plan, voici quelques trucs afin de raffiner la structure brute qu’on a obtenue en un joli scénario qui tient la route.

 

— Identifier les grands évènements de l’histoire : les moments où il se passe un truc vraiment important, qui change le cours des choses. Ce sont les points clés de votre récit.

Pensez à ces évènements comme les grandes jonctions, ou des jalons.

 

— Réfléchir à la manière dont on va progresser entre ces différents jalons : qu’est-ce qui se passe qui fait qu’on arrive d’un point A à un point B ? Cherchez la logique, les causes et les conséquences pour avoir un enchaînement optimal.

J’insiste beaucoup sur ce point : il faut qu’il y ait une raison pour qu’on arrive à cet évènement marquant, sinon, ça paraîtra artificiel à la lecture (ou même au moment de l’écriture).

 

— Réfléchir à l’arc des personnages. Chaque personnage va connaître une évolution, et très souvent, leur évolution va être liée à celle de l’histoire.

Même chose que plus haut, ce qui leur arrive, ce qu’ils ressentent, leur évolution, tout ceci doit avoir des causes, et des conséquences.

 

À ce stade, la méthode flocon fonctionne pas mal pour moi, et je vous conseille d’y jeter un coup d’œil.

 

Read more…

essay | My Sitemap