Lasser, un privé sur le Nil, Sylvie Miller et Philippe Ward

Lasser

Résumé :

1935, Le Caire. Jean-Philippe Lasser, détective privé de seconde zone, hante le bar de l’hôtel où il a posé ses valises et ses bureaux, en attendant le coup qui rapportera gros. Pour le moment, il ne décroche que des petites affaires, celles que tous ses confrères ont refusées… La dernière en date pourrait bien changer la donne : la déesse Isis en personne vient lui demander de retrouver le très convoité manuscrit de Thot. Or, si l’opportunité peut le rendre plein aux as, elle peut aussi le laisser sur le carreau. Malgré ses réticences, il n’est pas en mesure de refuser dans cette Égypte pharaonique où les dieux marchent parmi les hommes, quand les premiers ordonnent, les seconds obéissent. Délaissant son précieux seize ans d’âge, il se lance dans une succession d’enquêtes rocambolesques qui le verra peut-être devenir le seul, l’unique, détective des dieux !

 

Mon avis :

J’avais entendu parler de cette série en bien sur la blogosphère, du coup, je me suis lancée dans cette lecture, et je ne suis pas déçue.

 

Lasser évolue dans une Égypte uchronique, où les dieux marchent toujours parmi les hommes et montrent une fâcheuse tendance à leur pourrir la vie ou à les entraîner dans des histoires pas possible. L’univers est sympathique, très typé film noir (ce qui n’est pas pour me déplaire), avec de bonnes références à la mythologie, mais aussi à la littérature et même à la vie politique contemporaine (disons qu’un petit homme agité de tics en prend pour son grade).

 

Ce premier tome est en réalité composé d’une série d’affaires où les dieux font appel au savoir-faire de Lasser. J’ai trouvé les premières intrigues un peu rapides, on a à peine le temps de se poser pour découvrir l’univers, les personnages, tout s’enchaîne très vite (trop vite à mon goût). Ce défaut disparaît dans les dernières nouvelles, plus développées et mieux maîtrisées au niveau du rythme à mon avis.

 

Ce qui fait le charme de Lasser, c’est l’ambiance polar noir, avec ce détective de seconde zone amateur de whisky, qui parvient toujours à se mettre dans des situations pas possible et se fait tabasser au moins une fois par épisode. Lasser est assisté par une galerie de personnages assez hauts en couleur, entre la secrétaire débrouillarde, le chat bavard, l’indicateur sphinx, il y en a pour tous les goûts.

 

La narration est pleine d’humour, fourmille de références et de clins d’œil, c’est très agréable à lire.

 

En résumé : une uchronie vraiment sympathique et originale, des dieux égyptiens et du polar noir, je lirai la suite avec plaisir.

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