Writing excuses : Introduction au concept de genre

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Writing Excuses revient pour une 11ème saison !

La dernière saison avait constitué une masterclass géante, abordant tous les mois un aspect différent de l’écriture d’un roman. Cette année, l’équipe de Writing excuses s’attaque aux différents genres élémentaux. 

Chaque mois sera organisé en leçon, avec à chaque fois des épisodes traitant d’un genre donné, et un épisode « libre », sur un sujet donné. 

On commence par le premier mois de cette master class : l’introduction au concept de genre. 

 

Épisode 1 : une introduction aux différents genres

Les genres : pour beaucoup, c’est la fantasy, la SF…, les différents rayons qu’on trouve dans une librairie. Pour les auteurs, c’est un concept plus vaste, qui inclut des notions fines, comme le sens de l’émerveillement et le mystère. C’est ce qu’on va trouver dans les livres, mais pas dans les rayons (il y a un rayon fantasy, mais pas de rayon fantasy avec une touche de réalisme, ou fantasy polar…). Une histoire n’est jamais une seule chose. Ex. Avengers, c’est à la fois un film de super héros et un film d’ensemble de personnages.

Les genres qui seront traités : L’émerveillement, les idées, l’aventure, l’horreur, le mystère, le thriller, l’humour, les relations, le drama, les problèmes, les ensembles de personnages.

 

Exercice : Prendre l’histoire sur laquelle on travaille, identifier le genre principal et l’émotion principale.

 

 

Épisode 2 : comment bien profiter d’une conférence d’écriture ?

Rencontre avec Kathy Chung, qui anime des conventions consacrées à l’écriture depuis des années.

À la différence d’une convention classique, qui est plus à destination des fans, la conférence d’écriture est juste pour les auteurs.

Quelques trucs avant d’aller en convention :

― Penser à prendre de quoi écrire.

― Si vous êtes plutôt du genre introverti, préparez-vous mentalement : vous allez voir du monde.

― Les bons plans : les repas et le bar, vu que c’est là où on peut discuter et se faire des contacts.

 

 

Épisode 3 : les strates de genres

Les auteurs utilisent différents genres, sous forme de strates (ex. pour Mary Kowal, son T2 est une histoire d’espionnage, déguisé en romance à la Austen). Ils utilisent souvent un genre différent du genre principal pour les histoires annexes, pour donner un peu de consistance à un personnage secondaire.

L’une des difficultés avec l’utilisation de différents genres : garder une cohérence pour l’œuvre complète.

 

Exercice : reprendre ce sur quoi on travaille et introduire une émotion contraire, qui servira de contraste à l’émotion principale qu’on veut mettre en place.

 

 

Épisode 4 : les lois de Newton de l’écriture

 

Un objet en mouvement tend à rester en mouvement/un écrivain qui écrit tend à écrire le lendemain.

L’écriture a de l’inertie. C’est dur de se mettre en route, il y a un certain poids, mais une fois qu’on s’est mis en route, l’énergie de l’écriture permet d’avancer beaucoup plus rapidement.

Les trucs des auteurs

― Écrire tous les jours.

― Si on reprend après une longue interruption, faire comme si on retournait au sport après une blessure, on commence doucement, mais régulièrement, et on monte le niveau.

― Si on a un temps limité, faire un travail préparatoire, se concentrer sur ce qu’on va écrire, se préparer… Réfléchir, toujours garder ses histoires dans un coin de sa tête.

 

Mouvement = force x Masse x Temps x Accélération/Compte de mot = Motivation x temps x Concentration

Être motivé ne suffit pas, il faut de la concentration et du temps. L’inverse est vrai, si on est concentré, mais pas hyper motivé par le projet sur lequel on bosse, on va procastriner.

Les trucs des auteurs :

― Couper Internet et toutes les distractions.

― Se fixer un temps d’écriture avec un timer

― Write or Die, qui allume l’écran en rouge si on n’écrit pas assez vite.

 

L’action est égale à la réaction/Quand on écrit, les mots ont un effet sur nous.

Écrire a un effet sur nous. On peut se dépasser, mais ça a un prix. Penser à se ménager.

Mais, tous les mots qu’on écrit ont une importance, car ils servent à nous améliorer. Le but d’un écrivain, ce n’est pas finir un, deux, ou cent livres, mais s’améliorer en tant qu’écrivain.

 

Exercice : écrire sur un serial killer d’artiste, qui tue des artistes pour faire monter la valeur de leurs œuvres.

 

 

Épisode 5 : Écrire pour un jeu de rôle

 

Rencontre avec trois éditrices de jeux de rôle, qui détaillent ce qu’elles attendent dans un jeu de rôle et dans les livres publiés à côté.

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