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Blood Rites, Jim Butcher (Dresden Files 6)

Résumé

Harry Dresden est très surpris quand le vampire Thomas Raith vient lui demander un grand service : assister l’un de ses amis. Arturo, réalisateur de films X, pense être victime d’un sortilège qui touche les femmes de son entourage. Harry doit donc enquêter, mais réalise rapidement que cette affaire dépasse la simple histoire de vengeance, et que la cour blanche des vampires pourrait bien être impliquée…

 

Mon avis

On continue les Dresden files, avec passage en anglais, vu que la traduction française semble être interrompue.

Dommage, parce que ce tome confirme la qualité de cette série.

 

J’ai franchement passé un bon moment en compagnie de Harry. Comme pour les précédents tomes, on commence par une simple intrigue policière, qui va avoir des ramifications bien plus profondes.

C’est bien mené, sans temps morts. Il y a quelques raccourcis (genre un fax qui transmet mal et mange un nom crucial pour l’enquête…) mais rien qui m’ait fait hurler. Les rebondissements sont bien menés, il y a de grands moments d’action (notamment une descente contre un repaire de vampires).

Mine de rien, ce tome révèle pas mal de choses sur Harry, et surtout sur sa mère. Sans vouloir spoiler, il y a une grosse révélation, qui va changer beaucoup pour la suite à mon avis.

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Une étude en soie, Emma Jane Holloway

Résumé

Evelina Cooper, la nièce de Sherlock Holmes, s’apprête à vivre sa première saison dans la haute société londonienne. Mais quand de terribles meurtres secouent le manoir de son amie et hôte, la jeune femme se retrouve plongée au cœur d’un complot remettant en question le monopole des barons de la vapeur sur la ville. Une enquête à haut risque. D’autant qu’Evelina cache un dangereux secret et qu’elle ignore auquel de ses compagnons elle peut vraiment se fier : le beau et brillant aristocrate débauché qui fait battre son cœur ou son meilleur ami forain, qui ferait n’importe quoi pour elle.

 

Mon avis

Je dois avouer que je suis un peu embêtée pour écrire cette chronique, car je suis restée un peu sur ma faim avec ce roman. Il y a des aspects que j’ai trouvé assez moyens, et d’autres qui m’ont bien plu.

 

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Beyond heaving bosoms, Sarah Wendell et Candy Tan

 

 

Résumé

La romance… Personne n’admet en lire, et pourtant, c’est l’un des genres qui se vend le mieux. Alors qu’en est-il vraiment ?

À travers cet essai, Sarah Wendel et Candy Tan du site Smart Bitches, trashy books se livrent à un tour d’horizon de la romance et essayant d’analyser les différentes tendances de ce genre décrié par les critiques mais aimé des lecteurs.

 

 

Mon avis

Une fois n’est pas coutume, je ne vous propose pas la chronique d’un roman, mais plutôt d’un essai.

J’ai entendu parler de ce livre en écoutant un épisode Writing Excuses, où Mary Robinette Kowal le mentionnait en bien, en disant que pour les gens qui s’intéressent à la romance, c’est un livre très complet et drôle. Et Beyond heaving bosoms (que l’on pourrait traduire par « derrière des poitrines frémissantes) ne m’a déçue.

Je vais l’avouer tout de suite : la romance, ce n’est pas mon truc. Mais, la manière dont Mary Robinette Kowal a présenté le livre m’a donné envie d’y jeter un coup d’œil. Et puis, c’est vrai que la romance, c’est genre dont on prédit régulièrement la belle mort (à défaut de la petite. Ha ha.). Et pourtant, les romances sont toujours là, elles emplissent les étagères et le succès de certains sous-genres [comme la bit-lit] ne semble pas se démentir.

Donc, autant éviter de mourir idiote et rester sur des idées préconçues.

Des préjugés, il y en a beaucoup qui collent à la romance : sous-genre, mal écrit, véhiculant des clichés sexistes… C’est en partie vrai, mais les deux auteurs s’attachent à montrer que la romance est bien plus vaste que ça.

Moi qui n’y connaissais pas grand-chose, j’ai vu avoir un tour d’horizon de l’évolution du genre, depuis les années 70 jusqu’à maintenant. Les smart bitches ont accompli un gros travail de réflexion, visant à cataloguer les différents types de héros et d’héroïnes, les situations « types » qu’on retrouve dans la romance, les archétypes de relations et de décor à la romance. C’est très fouillé, il y a beaucoup d’exemples, ce qui fait que même un néophyte peut s’y retrouver.

Les auteurs ne mâchent pas leurs mots. Certaines choses les agacent au plus haut point [notamment la persistance du héros violeur] et elles ne se gênent pas pour le faire savoir et surtout démontrer pourquoi cet élément leur pose problème.

À l’inverse, elles sont ferventes défenseurs de la romance comme un genre à part entière, très riche et foisonnant, et je dois dire qu’après avoir lu cet essai, quelques-uns des titres cités vont probablement rejoint ma PAL.

Ce qui m’a aussi vraiment plu dans ce livre, c’est le style des Smart bitches : c’est drôle à lire. Elles sont crues, imagées, vachardes et ironiques, à se tordre de rire souvent. Franchement, rien que le style vaut le détour !

Si je devais émettre un bémol, ce serait au niveau de la faction de l’ebook en lui-même. En effet, une partie des notes de bas de page ne fonctionne pas, et les illustrations et schémas ne sont pas lisibles (et impossibles de zoomer avec la liseuse…).

En conclusion : un très bon essai, ludique et fouillé, à recommander à tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, à la romance.

La répétition ou l’amour puni, Jean Anouilh

Résumé

Le comte Tigre est fameux dans le Tout-Paris pour le faste de ses fêtes et pour sa personnalité enjouée. Dans son château, en compagnie de sa femme Éliane, de sa maîtresse Hortense et de quelques amis, il s’apprête à jouer La Double Inconstance de Marivaux.

La répétition prend une tournure inattendue à cause de Lucille, jeune femme employée au château, dont le comte Tigre semble épris…

 

 

 

 

Mon avis

 

J’avais découvert cette pièce en compagnie de ma mère, par l’adaptation de Bernard Murat en 1986, filmée pour les besoins de la télé.

Aujourd’hui, j’ai relu cette pièce dans le cadre de recherches pour un roman, et je la trouve toujours aussi noire et fascinante.

 

La Répétition, c’est l’histoire d’une galerie de personnages. Il y a le comte et la comtesse, passionnés par le mode de vie des aristocrates d’avant la révolution, qu’ils tentent de reproduire à coup de fêtes grandioses et de frivolité.

Leur mariage, comme celui des anciens nobles, est une union de raison. Ils s’autorisent donc chacun des infidélités : la preuve, la maîtresse du comte et l’amant de la comtesse vivent au château. On se demande d’ailleurs qu’Éliane peut trouver à Villebosse, tant il est stupide et lourd.

Le comte est de ces hommes qui n’a que pour ambition de faire de sa vie une fête réussie, et qui, selon les dires de sa femme, considère la frivolité comme quelque chose de très sérieux.

Il y a aussi Héro, ami d’enfance du comte, qui se noie dans l’alcool et commente tout avec un cynisme total.

 

L’arrivée de Lucile, jeune fille en apparence innocente mais qui se révèle plutôt sage et pas dupe pour un sou des manigances de la noblesse, va faire exploser tout ce petit monde d’artifice.

Le comte tombe amoureux d’elle, chose que sa femme a du mal à supporter. Les maîtresses, elle tolère, mais l’amour, c’est ridicule.

Sa présence ravive de profondes blessures chez Hero, et cristallise la jalousie ou le désir des autres.

 

Les portraits sont au vitriol. Derrière les façades joyeuses, tout le monde est envieux, désabusé ou désespéré. C’est très noir, mais extrêmement fin au niveau des relations, de l’amour et du mensonge.

 

La répétition ou l’amour puni, c’est aussi une histoire d’amour, celle du comte et de Lucille, ou comment un cynique se demande s’il n’aurait pas une chance de rédemption et de recommencer une nouvelle vie.

C’est aussi une histoire de trahison et de vengeance, celle d’un ami bafoué des années auparavant.

 

Une très grande pièce, extrêmement fouillée et travaillée, dont la richesse des personnages n’a d’égal que la noirceur de ses thèmes.

Le tour de l’univers en 10 puissance – 43 secondes

Résumé

Sareth est Pharaon sur une planète perdue à l’extrémité d’un bras de la Voie lactée. Alors qu’il y fait régner un despotisme pur et dur, il est accidentellement téléporté au centre de la galaxie. Perdu, Sareth va se réfugier dans une bibliothèque de la ville pour tenter de comprendre ce qui lui arrive. Mais sur le point de découvrir le sens de la vie, celui-ci disparaît sous ses yeux…

 

Mon avis

J’ai entendu parler de ce livre sur Twitter et FB, une de mes amies l’a lu et aimé, alors je me suis lancée, et je ne suis pas déçue de ma lecture.

 

C’est un livre de SF méchamment barré, dans la lignée de H2G2. Si vous n’aimez pas les aventures déjantées, les personnages hauts en couleur et l’humour décalé, passez votre chemin. Mais, si vous aimez l’absurde, alors ce livre devrait vous parler.

 

On suit donc Sareth et sa petite bande à la recherche du sens de la vie, jusque-là conservé dans une bibliothèque, qui vient de disparaître. Le groupe va donc sillonner l’univers pour retrouver ce sens de la vie, et ce voyage va les amener à des rencontres plus bizarres les unes que les autres.

On ne s’ennuie donc pas avec ce roman, structuré comme un road trip. Les héros vont de péripéties en péripéties, ça s’enchaîne sans temps morts.

J’aurais presque aimé que l’auteur prenne parfois un peu plus son temps pour planter le décor, et nous laisser une occasion de souffler, mais autrement, je ne me suis vraiment pas ennuyée.

 

J’ai beaucoup aimé les clins d’œil disséminés partout dans le texte, moi qui suis fan de SF, ça m’a bien fait rire.