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Vampire et fantômes japonais…

Ce mois-ci compte double !

 

J’ai le plaisir de vous annoncer deux nouvelles parutions.

 

  • Le vampire qui voulait devenir végétarien chez Nutty Sheep, dans leur anthologie Crappy Heroes.

 

 

Découvrez les aventures du comte Orlok dans sa quête pour devenir végétarien. Une nouvelle humoristique qui, je l’espère, saura vous faire rire.

 

Vous pouvez retrouver ce drôle de vampire en version numérique ou en version papier

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Neiges Éternelles, chez Fantasy Art and studies, dans leur anthologie sur le Japon.

 

Tamamo erre dans des montagnes enneigées, perdue, jusqu’à ce qu’elle découvre une auberge, les Neiges Éternelles, tenue par Yuki, une jeune femme solitaire. Mais cette paisible auberge cache bien des secrets…

 

Je retrouve avec joie Melle Sue (auteur de la couverture de Ceux du dehors), qui signe ici une superbe illustration.

 

Vous pouvez retrouver Neiges Éternelles en version numérique ou en version papier

 

 

 

 

 

 

Le nom Tamamo sera peut-être familier pour certains d’entre vous. Tamamo est déjà apparue dans une nouvelle éponyme, au sommaire de Brins d’Éternité.

 

 

Palimpsestes – Tome 1 : Impressionisme

Résumé

Paris, 1894 C’est l’effervescence au Louvre : le musée accueille la Pythie, une statue ramenée d’un site archéologique de Delphes. Alors que tous les yeux des visiteurs sont rivés sur la nouvelle œuvre, ceux de Samuel, un jeune gardien, se posent sur Clara, une étudiante en Arts, habituée des salles. Mais depuis l’inauguration de l’exposition, d’étranges événements forcent la rencontre de ces deux jeunes gens, nouvellement associés pour comprendre ce qu’il se trame dans les couloirs du Louvre et empêcher que Paris ne sombre, ensevelie sous les couches du Temps et de l’Histoire.

 

Mon avis

J’ai rencontré l’auteur aux Imaginales cette année, nous avons bien discuté, notamment de XIXe siècle et de mode, et elle m’a parlé de sa série. J’avoue que le principe de départ me parlait bien, alors je me suis lancée.

 

Je n’ai pas été déçue : Impressionnisme est un roman plein de fraîcheur. Moi qui ne suis pas trop romance, j’ai bien aimé la relation entre Clara et Samuel. Ils ont tous les deux beaucoup de charme, une bonne personnalité et on se plaît à les suivre.

J’ai aussi bien aimé la galerie de personnages qui gravitent autour d’eux et qui tentent de percer le mystère.

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The Witch, Robert Eggers

Aujourd’hui une fois n’est pas couture, je ne vous parle pas de livres, mais d’un film : The Witch (parfois orthographié The VVitch).

 

The Witch se situe en Nouvelle-Angleterre, vers 1630. On y suit une famille qui est expulsée de la communauté où elle vit, car le père est en conflit avec les figures religieuses, et qui part donc s’installer en pleine nature. La famille trouve un terrain en bordure d’une forêt et tente d’y construire une ferme pour vivre en autarcie. Malheureusement pour eux, tout ne se déroule pas comme prévu et une force obscure semble vivre dans les bois et les guetter.

 

Petit disclaimer pour commencer : si vous cherchez un film d’horreur avec de l’action, des litres d’hémoglobine et des jump scare, passez votre chemin, The Witch n’est pas fait pour vous.

Même s’il a été vendu et étiqueté comme film d’horreur, pour moi, ça n’en est pas vraiment un, c’est plus du fantastique (du bon fantastique, dirais-je même, mais j’y viens).

 

The Wich est le premier long métrage de Robert Eggers, qui a beaucoup étudié le folklore de la Nouvelle-Angleterre et les histoires de sorcières, et ça se sent.

Le film est une reconstitution minutieuse de la vie de fermiers puritains du XVIIe. Il y a une grosse attention portée aux costumes, aux intérieurs et aux objets du quotidien. Les personnages s’expriment en vieil anglais (ça surprend au début, mais on s’y fait) ; l’équipe du film a d’ailleurs travaillé sur beaucoup de documents d’époque pour arriver à retranscrire le langage et à le rendre vivant. Ça donne une ambiance vraiment immersive, avec parfois un côté documentaire.

Il y a aussi une très grosse attention portée à la lumière, avec des éclairages en clair-obscur, à la bougie ou à la lanterne. Là aussi, la lumière participe à l’ambiance étrange du film et fait clairement référence à la peinture flamande. C’est beau et c’est bien fait.

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Ferenusia (Les Outrepasseurs T4), Cindy Van Wilder

Résumé

 

Privé de la magie presque disparue, l’empire des Outrepasseurs se disloque de toutes parts. Seuls survivants dans cette débâcle, les Ferreux, des fés réduits à l’esclavage, s’échappent de leurs prisons. Soutenus par Ferenusia, un réseau clandestin, ils n’ont qu’un seul objectif : obtenir les mêmes droits que les humains, dans un monde qui ignore tout de leur existence. Mais leurs anciens maîtres sont prêts à tout pour protéger leurs secrets, quitte à éliminer le moindre témoin de leurs anciens forfaits…

 

Mon avis

 

J’avais beaucoup aimé la série des Outrepasseurs, de Cindy Van Wilder, avec un gros coup de coeur pour le tome 2. J’étais très contente d’apprendre que l’auteur se replongeait dans sa série pour un dernier tome. Malgré cet enthousiasme, je ressors partagée de ma lecture.

 

On va commencer par le positif : une plume toujours impeccable et agréable à lire. J’ai de plus apprécié de retrouver les personnages de la série, notamment Peter, même ce tome met plus l’accent sur Smokey et sur les ferreux. On ne va pas bouder son plaisir, j’ai aimé l’univers, et en découvrir une nouvelle facette fait toujours plaisir. J’ai aimé le fait qu’on voit vraiment les conséquences des actions du tome 3 et ce qu’il advient des Outrepasseurs et de leur empire. Une nouvelle fois, on retrouve la patte de Cindy Van Wilder et son habilité à parler de sujets graves, voire casse-gueule (notamment sur le genre l’identité sexuelle) toujours avec pudeur est justesse. La fin de ce tome est vraiment belle et donne chaud au coeur, c’est un bel hymne à la tolérance.

 

Malgré ces points positifs, je n’ai pas été autant emballée par Ferenusia que par le reste de la série. Je trouve que, comparé aux autres tomes, celui-ci manque d’ampleur et d’enjeux. Ferenusia souffre pour moi de l’absence d’un vrai antagoniste. Albane essaye, mais elle n’arrive pas à la cheville de Noble en matière de fourberie et de cruauté. Et après la reine des neiges et son armée, dur, dur d’être menaçant et de faire vibrer le lecteur. Ça manque aussi de conflit et de tension, tout se résout un peu trop facilement pour moi (j’espérais beaucoup du face à face entre Peter et Arnaut, et du retour de Noble). Ce tome introduit aussi de nouveaux personnages, notamment S. ou Kalinda, qui sont sympathiques, intéressants, mais peu exploités au final. D’autres personnages majeurs de la saga, comme Shirley, ou même Peter, passent au second plan et j’ai trouvé ça un peu dommage.

 

En résumé : je pense que c’est un tome à réserver aux fans de la saga, qui offre une conclusion assez émouvante au cycle, mais qui reste quand-même pour moi en dessous des précédents tomes.

Les neiges de l’éternel, Claire Krust

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Résumé

Dans un Japon féodal fantasmé, cinq personnages racontent à leur manière la déchéance d’une famille noble. Cinq récits brutaux qui voient éclore le désespoir d’une jeune fille, la folie d’un fantôme centenaire, les rêves d’une jolie courtisane, l’intrépidité d’un garçon inconscient et le désir de liberté d’un guérisseur. Le tout sous l’égide de l’hiver qui s’en revient encore.

 

Mon avis

Après avoir lu plutôt de bonnes critiques de ce livre, j’ai eu envie de tenter sa lecture. Je ne suis pas déçue, même si je dois avouer que ce n’est pas un franc coup de cœur.

 

Tout d’abord, pour prévenir ceux qui s’attendraient à un roman, il s’agit en fait de cinq histoires séparées, qui sont plus ou moins liées. On retrouve certains personnages d’une époque à une autre, avec pour toile de fond le destin d’une famille et l’hiver, omniprésent.

J’ai trouvé que cette structure était à la fois la force et la faiblesse de l’œuvre.

C’est très intéressant, car l’auteur peint le destin tragique d’une famille noble, qui passe en quelques décennies de la noblesse à la déchéance. Les histoires se répondent, les personnages se font écho. J’ai bien aimé la structure non linéaire, avec les allers-retours entre les époques, le jeu de piste qui se dessine.

Mais par moment, j’ai trouvé la structure assez frustrante. Il y a des questions auxquelles le lecteur n’a pas de réponse : qu’est-il advenu de Yuki après son départ ? Qui est le père de son enfant ? Qu’est devenu Shota ? Pourquoi a-t-il quitté la demeure familiale ? Que va devenir Akira ?

Je comprends que l’auteur veuille garder une part de mystère, mais j’ai trouvé ça très, très frustrant de ne pas pouvoir aller au fond des choses.

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