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Escrime pour les écrivains : Raconter une bataille

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Comme je l’ai déjà dit dans mes précédents articles sur l’escrime pour les écrivains, j’ai une autre passion que l’écriture : l’escrime historique. Mon mari et moi pratiquons les AMHE (Arts martiaux historiques européens), discipline qui consiste à tenter de retrouver les techniques martiales d’époques. Nous travaillons sur des manuscrits italiens du XVIe siècle, mais quand l’occasion se présente, nous aimons expérimenter d’autres techniques.

Sous la direction de Gilles Martinez, de l’académie d’armes de Rochemaure, qui prépare un doctorat en archéologie expérimentale (Gilles Martinez qui m’a d’ailleurs aidée pour l’article sur le combat épée bouclier, encore merci à lui), nous avons participé à plusieurs expérimentations sur le combat en groupe au bouclier XIIIe siècle.

Nous nous sommes affrontés en groupes, au bouclier/lance et bouclier/épée une main. Cette expérience m’a appris beaucoup d’un point de vue martial, mais elle m’a permis aussi de réfléchir beaucoup à la manière dont se déroule un combat en groupe, et surtout comment on peut le raconter.

Parce que, ne le cachons pas, la bataille, c’est quelque chose qui revient assez souvent dans les romans des fantasy et que ce n’est pas forcément évident à raconter. Voici donc quelques trucs et astuces issus de la ma propre expérience.

Disclaimer : cette fiche est comme je l’ai signalée entièrement subjective, je ne prétends pas détenir une vérité absolue, je vous livre juste mon ressenti et mes analyses (mais bon, sachez quand même que je pratique les arts martiaux et l’écriture depuis plus de 15 ans, donc je ne suis pas une entière débutante). Je laisse donc de ce côté pour cette fois-ci la technique, pour plus vous parler de notions générales.

Notez également que je pars du principe que vous écrivez une scène de mêlée du point de vue de l’un, ou de plusieurs, des personnages, qui se trouve justement au cœur de combats. Je laisse de côté les points de vue plus « cinématographiques » (genre le général qui contemple la bataille et voit du coup les grands mouvements de troupes).

 

 

  1. Une mêlée, c’est le bazar

 

Pour moi qui aie plutôt l’expérience d’affrontements en un contre un, j’ai été assez désarçonnée dans les premiers assauts : ça tombe de tous les côtés. Vous combattez un adversaire, et hop, vous prenez un coup de lance en pleine tête parce que vous n’avez pas surveillé le bonhomme à votre gauche. Il faut faire attention à se protéger, à ne pas toucher les copains… Le stress monte, les gestes sont moins précis. Votre vision est limitée, vous ne voyez que très peu de choses au final. Il y a énormément de bruit (et encore, nous n’étions qu’une vingtaine, mais vingt mille, et nous n’avions pas les trompettes, tambours, cors et autres instruments qui accompagnaient souvent les armées).

Comme me l’a aussi fait remarqué Axis Mundi dans les commentaires, le terrain joue aussi beaucoup : l’herbe ça glisse, les pavés mouillés aussi. Le soleil aveugle rapidement, et ne parlons même pas des combats de nuit et de leur cruel manque de visibilité…

Bref, une bataille, c’est le bazar.

D’un point de vue martial, c’était une super expérience, car ça m’a forcée à être propre techniquement, à ne laisser aucune ouverture dans ma défense, sous peine de récolter un coup.

D’un point de vue d’écrivain, ça m’a ouvert des pistes sur la manière de raconter ça. Lorsqu’on est dans une mêlée, la perception du temps n’est pas la même. Un mouvement qui dure une fraction de seconde peut paraître ralenti. On éprouve tout le temps un sentiment d’urgence, il faut parer un coup, contre-attaquer, vérifier qu’on ne se fait pas contourner…

Lorsqu’on écrit une bataille, je pense qu’il faut garder à l’esprit cette idée d’urgence, ce rythme et le chaos qui règne, mais tout en restant compréhensible pour le lecteur (qui doit savoir ce qui arrive à qui, et à quel moment).

 

 

  1. Malgré tout, un combat de groupe obéit à certaines règles

 

Une fois passées les premières reprises, je trouve qu’on s’habitue au côté chaotique de la mêlée et qu’on découvre un avantage au combat en groupe : on n’est pas tout seul. Il y a toujours un camarade pour défendre un côté, surveiller les angles morts…

Le groupe où j’ai combattu avait peu d’expérience, nous nous connaissions, mais n’avions jamais vraiment combattu ensemble. Du coup, il nous a fallu un peu de temps pour nous habituer à prendre, et surtout garder des positions. En face de nous se trouvaient les élèves de Gilles Martinez, un groupe qui lui avait l’habitude des formations et maîtrisait bien mieux les différentes manœuvres. Autant vous dire qu’on s’est fait laminer une paire de fois (notamment une mémorable où ils étaient en infériorité numérique et ont quand même proprement éclaté nos lignes. Je peux vous dire que ça fait drôle).

Ce qui m’amène à dire que l’aspect chaotique de la mêlée sera nuancé par le degré d’expérience de votre/vos protagonistes : si votre personnage est un jeune fermier sorti de sa cambrousse, il ne connaîtra pas les manœuvres et le travail en groupe. À l’inverse, si vous écrivez sur un soldat de métier, il aura une vision beaucoup plus claire du champ de bataille. À vous de décider où vous placez le curseur.

 

 

  1. L’importance de l’entraînement et de la préparation

 

C’est un corollaire du précédent point : les groupes efficaces en combat sont ceux qui ont de l’entraînement, de la préparation et un bon équipement.

Pour bien décrire votre bataille, il faut déterminer le degré de préparation. Une bataille rangée préparée de longue date ne sera pas la même chose qu’une embuscade en forêt.

De la même manière, dans un combat en groupe, le chef joue un rôle crucial. Vous savez, le cliché du chef qui galvanise les troupes par sa simple présence et les pousse à se dépasser pour combattre ? Eh bien, je pense de plus en plus que ce n’est pas totalement un cliché…

Comme je l’ai dit, le groupe dans lequel j’ai combattu était composé de personnes possédant toutes une petite expérience martiale, mais n’ayant pas l’habitude de travailler ensemble, ou des mouvements de groupe. Nous étions parfois (bon d’accord, souvent) désorganisés. À un moment, Gilles, l’organisateur des tests, est venu combattre avec nous et a joué le rôle du chef. Sa présence a changé beaucoup de chose. Avec quelqu’un d’expérimenté pour nous guider, les mouvements sont devenus plus fluides, les lignes se tenaient mieux, nous nous replacions avec plus d’efficacité et de rapidité.

Réfléchissez à l’organisation de votre groupe. Y a-t-il un chef ? Est-il compétent ? Va-t-il mourir dans la bataille ?

 

 

  1. Le degré de violence

 

Lors d’un combat de groupe, on prend des coups. Point à la ligne, il n’y a pas à discuter.

Comme en duel, en fait, la moindre erreur d’inattention est sanctionnée. Et en plus, ça tombe de plusieurs côtés à la fois. Même si on est bien protégé, il reste toujours des zones un peu moins couvertes. Et même avec des protections, les coups peuvent faire mal. Pour moi, aucune chance de sortir de ce genre d’affrontement totalement indemne.

Note annexe : attention tout de même à ne pas en faire trop. Des expériences ont été menées à ce sujet, qui ont révélé qu’un gambison arrête plutôt bien les coups de taille. La maille protège bien des coups de taille et des coups d’estoc. Quand aux armures, si on pouvait les détruire aussi facilement que ce qu’on voit dans les films, je pense que les humains ne se seraient pas embêtés à les fabriquer et les porter durant des siècles. Ceux que le sujet intéresse peuvent consulter mon article sur les clichés à éviter, et sur le combat à l’épée et au bouclier.

Ceux qui ne veut pas dire que participer à une bataille signe forcément l’arrêt de mort et qu’il faut à tout prix mutiler ses personnages, non.

Généralement, surtout si on se place dans un contexte fantasy, on ne va pas combattre à poil, mais avec un minimum d’équipement. Sans aller jusqu’à l’armure complète, les soldats étaient un peu équipés (casques, jambières, boucliers, vestes rembourrées, plastrons).

De ma propre expérience, on apprend assez rapidement à utiliser les protections pour limiter l’impact des coups : présenter plutôt le haut du crâne, protégé par le casque, que le visage découvert, garder son bouclier bien contre soi…

Par contre, si vous envoyez vos personnages au cœur d’une mêlée sans équipement ni rien… euh, on va dire que j’espère pour eux qu’ils courent vite, ou qu’ils ont de bons pouvoirs magiques. Et surtout, par pitié, oubliez le personnage qui jette son casque et qui, cheveux aux vents, va dégommer de l’orque (ou toute autre bestiole tendance chaotique mauvaise).

La question du gore : les blessures par armes blanches c’est sale. Celles par armes contondantes encore plus. À vous de déterminer, en fonction de la tonalité de votre histoire à quel point vous allez décrire précisément les blessures qui surviennent au cours du combat.

 

 

  1. Les héros meurent rapidement

 

Grosse déconvenue pour moi, qui ait plutôt un tempérament de fonceuse, les héros meurent rapidement. Vous pouvez foncer sur l’ennemi et peut-être percer ses lignes, mais il y a de fortes chances que vous restiez sur le carreau (j’ai essayé en GN et j’ai trépassé. J’ai essayé en combat bouclier/épée et j’ai pris des coups)

Dans une bataille, la meilleure garantie de survie réside dans la cohésion du groupe. Comprenez que tant que vous restez à portée de vos camarades, ils peuvent vous protéger. Celui qui s’amuse à jouer les héros et à foncer tout seul sur les ennemis risque de connaître une existence aussi mouvementée que brève.

Ce qui ne signifie pas que vous deviez renoncer à toute action d’éclat. Bien au contraire. Pour moi, les actions d’éclat représentent l’articulation d’un combat. Ce sont les moments marquants, c’est pour ça que le lecteur va lire la bataille, parce qu’il est attaché aux personnages et qu’il a envie de voir ce qu’ils vont faire.

Ces actions héroïques doivent être plausibles, sous peine de détruire la suspension d’incrédulité et de faire décrocher le lecteur. Elles doivent aussi être préparées en amont par le déroulement du combat.

 

 

En conclusion

J’espère que ces quelques notes vous auront aidé.

J’encourage tous les écrivains à tester au moins une fois dans leur vie un combat en groupe. Le plus simple (et le moins dangereux) serait une mêlée de GN (jeux de rôle grandeur nature, qui se pratique avec des épées en mousse). Vous verrez, ça change la perspective.

 

Si on résume, avant d’écrire un combat de groupe, voici quelques points à vérifier :

— Qui sont les protagonistes par les yeux desquels vous allez raconter le déroulement des événements ?

— Ont-ils de l’expérience martiale ? Ont-ils déjà combattu dans un groupe ? Vont-ils combattre avec des gens qu’ils connaissent ou avec des inconnus ?

— Le groupe est-il organisé ? S’attend-il à l’attaque ? Quel est son degré de préparation ?

— Quel est le degré de réalisme que vous êtes prêts à intégrer au niveau de la violence et des blessures ?

— Quelles seront les actions d’éclat et les moments marquants de la bataille ? Comment allez-vous les amener pour que le lecteur ne se dise pas que c’est complètement irréaliste et tiré par les cheveux ?

 

 

Si vous avez d’autres suggestions, vos propres trucs, des éléments que vous aimez retrouver dans les batailles et dont je n’ai pas parlé ici, n’hésitez pas à m’en faire part, je suis preneuse !

En attendant, bonne écriture !

Writing excuses : Introduction au concept de genre

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Writing Excuses revient pour une 11ème saison !

La dernière saison avait constitué une masterclass géante, abordant tous les mois un aspect différent de l’écriture d’un roman. Cette année, l’équipe de Writing excuses s’attaque aux différents genres élémentaux. 

Chaque mois sera organisé en leçon, avec à chaque fois des épisodes traitant d’un genre donné, et un épisode « libre », sur un sujet donné. 

On commence par le premier mois de cette master class : l’introduction au concept de genre. 

 

Épisode 1 : une introduction aux différents genres

Les genres : pour beaucoup, c’est la fantasy, la SF…, les différents rayons qu’on trouve dans une librairie. Pour les auteurs, c’est un concept plus vaste, qui inclut des notions fines, comme le sens de l’émerveillement et le mystère. C’est ce qu’on va trouver dans les livres, mais pas dans les rayons (il y a un rayon fantasy, mais pas de rayon fantasy avec une touche de réalisme, ou fantasy polar…). Une histoire n’est jamais une seule chose. Ex. Avengers, c’est à la fois un film de super héros et un film d’ensemble de personnages.

Les genres qui seront traités : L’émerveillement, les idées, l’aventure, l’horreur, le mystère, le thriller, l’humour, les relations, le drama, les problèmes, les ensembles de personnages.

 

Exercice : Prendre l’histoire sur laquelle on travaille, identifier le genre principal et l’émotion principale.

 

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Writing excuses : le processus de soumission à un éditeur

 

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Contrairement aux autres saisons, cette saison de Writing excuses sera une master class d’écriture géante. Il y aura de la théorie et des exercices à faire, pour tous ceux qui veulent progresser en écriture.

 

Chaque mois sera consacré à un sujet, il y aura deux épisodes de théorie, un épisode d’exercice, et un épisode hors sujet.

 

On termine cette saison 10 avec le processus de soumission aux éditeurs. 

 

 

 

Épisode 49 : Qu’est-ce que je fais avec ce machin maintenant ?

 

Établir une liste d’éditeurs, et toujours soumettre son manuscrit d’abord au haut de la liste.

Ne pas prendre les lettres de rejet personnellement, ou comme un jugement de valeur. Pour savoir ce qu’on vaut, demander à ses bêtas lecteurs.

Pour sélectionner un éditeur, se demander : combien ils payent ? Quel public va-t-on toucher ? Est-on enthousiasmé par cet éditeur ?

 

Exercice : lister ce qu’on a écrit, et rechercher des histoires similaires, et voir chez qui ces histoires sont publiées.

 

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Writing excuses, les corrections

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Contrairement aux autres saisons, cette saison de Writing excuses sera une master class d’écriture géante. Il y aura de la théorie et des exercices à faire, pour tous ceux qui veulent progresser en écriture.

 

Chaque mois sera consacré à un sujet, il y aura deux épisodes de théorie, un épisode d’exercice, et un épisode hors sujet.

 

On attaque maintenant le sujet épineux des corrections

 

 

Épisode 44 : comment est-ce que je répare ce qui est cassé ?

 

Reprendre son histoire, et se demander pour commencer si l’histoire tient la route, si les personnages sont agréables, si la fin est satisfaisante… On se concentre sur la structure, pas sur le phrasé.

On peut relire le livre, noter ses propres réactions. Si notre propre histoire nous barbe, ou ne nous paraît pas crédible, il y a peu de chances pour que le lecteur l’apprécie.

Ne pas hésiter à faire appel à des bêtas lecteurs. Leur demander ce qu’ils pensent tout au long du texte.

Si on a pris des notes au fur et à mesure de l’écriture, on repart des notes qu’on a prises.

Ne pas hésiter à retourner l’histoire dans tous les sens, à mettre en couleur les interventions des différents personnages, ça peut permettre de voir ce qui cloche.

 

Exercice

Choisir 6 couleurs, une pour les 5 sens, une pour le mouvement, et colorer le manuscrit sur lequel on travaille, pour voir l’équilibre entre les différents sens et le mouvement.

 

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Writing excuses : les fins

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Contrairement aux autres saisons, cette saison de Writing excuses sera une master class d’écriture géante. Il y aura de la théorie et des exercices à faire, pour tous ceux qui veulent progresser en écriture.

 

Chaque mois sera consacré à un sujet, il y aura deux épisodes de théorie, un épisode d’exercice, et un épisode hors sujet.

 

Ce mois-ci, on parle de la fin d’un roman. 

 

Épisode 40 : quelle est la différence entre s’arrêter et écrire une fin ?

 

S’arrêter : stopper, mais ça risque de ne pas être très satisfaisant.

Écrire une fin : répondre aux questions et aux promesses qu’on a lancées.

La différence entre la fin d’une nouvelle et d’un roman. Mary Kowal fait une analogie entre regarder les clips d’une compétition de gym (on s’attend à ce que ça commence quand la gymnaste entame sa séquence, et ça finit sur le dernier mouvement) et regarder la compet au complet (où on s’attend à voir l’échauffement, la préparation, avoir l’histoire de l’athlète et que ça finisse après sa séquence, quand on sait si elle a gagné ou pas.

Étude de la fin de Harry Potter et de pourquoi elle a divisé les fans.

 

Exercice : prendre un de ses romans, et écrire une fin à la Harry Potter, qui dit ce que sont devenus les personnages. Puis, revenir en arrière, retirer cette fin, réécrire un épilogue dans le présent mais qui permette au lecteur de se projeter dans le futur et d’imaginer ce que les personnages vont devenir.

 

 

Épisode 41 : Le compas moral d’un personnage

 

Au départ, la fantasy utilise beaucoup de personnages manichéens, mais au fil des ans, des personnages plus gris sont arrivés. Pour commencer, il faut déterminer où se situe le personnage : plutôt bon ou plutôt mauvais ? Veut-on nuancer ? Veut-on rester dans une opposition classique ?

Comment écrire un bon personnage avec des nuances de gris ? Comment le faire changer ?

Il faut réfléchir aux raisons pour que les personnages fassent des choses discutables (alors que c’est plutôt un gentil), ou des choses morales (alors que c’est plutôt un méchant). Les personnages sont confrontés à des choix, qui vont les changer.

Pour changer un personnage, on commence par de petites choses, où il se dit « non, c’est pas si grave », et qui vont préparer les changements plus profonds.

 

Exercice : prendre le personnage le plus moral et le mettre dans une situation qui le mette en danger, écrire ce qui vient.

 

 

Épisode 42 : comment est-ce que je relie ça ensemble ?

 

Comment sait-on que la fin n’est pas bonne ? Comment fait-on pour réparer ça ?

On sait que la fin n’est pas satisfaisante, parce qu’elle ne répond pas à toutes les questions, qu’elle laisse une sensation de non-satiété, parce que les lecteurs le font remarquer.

Pour réparer ça : regarder si on répond bien à toutes les questions suscitées dans le livre. Réfléchir à l’enchaînement des scènes de fin.

 

Comment faire pour une fin triste ?

Une fin triste se prépare : le héros prend des décisions qui vont amener à la fin. Une fin triste marche, si le héros gagne quand même quelque chose au passage, mais perd beaucoup (ex. Il bat le méchant, sauve les gens, mais perd l’amour de sa vie).

 

Exercice : prendre le texte sur lequel on travaille. Voir le 1er et le dernier paragraphe, et voir s’il y a des images qui se retrouvent, si les deux entrent en résonnance.

 

 

Épisode 43 : questions et réponses sur les fins

 

Pourquoi plus de nouvelles que de romans finissent sur une note tragique ?

Une nouvelle est plus courte, et la fin aura plus de résonnance.

 

Comme empêche-t-on une fin d’être trop prévisible ?

Que la fin soit prévisible n’est pas forcément une mauvaise chose, car on joue sur l’effet d’attente du lecteur. On peut surprendre le lecteur avec l’intensité de l’émotion

 

Comment écrire la fin d’un one-shot, mais en laissant de la place pour une suite, si on a envie ?

Établir que le monde est plus large que ce qu’on a vu dans le roman. Faire comprendre au lecteur que le/les personnage/s ont d’autres intérêts que ce qu’on a exploré dans le 1er tome. Laisser des questions non résolues.

 

Comment éviter l’info dump à la fin d’un livre ?

Réfléchir au moment où l’intrigue est vraiment résolue. S’arrêter là. Si on a le besoin d’expliquer la fin avec ça, c’est qu’elle était mal préparée.

 

Comment savoir si la fin est satisfaisante ou pas ?

Malheureusement, c’est dur à savoir seul. Il vaut mieux confier à un bêta lecteur de confiance.

 

Quelle différence entre la 1ère et la dernière ligne ?

Les 1ères lignes servent à « vendre » le livre, à accrocher le lecteur. La dernière doit résumer le livre, et éventuellement, donner envie de lire la suite.

C’est bien de faire un parallèle entre la 1ère et la dernière ligne.