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Blood Rites, Jim Butcher (Dresden Files 6)

Résumé

Harry Dresden est très surpris quand le vampire Thomas Raith vient lui demander un grand service : assister l’un de ses amis. Arturo, réalisateur de films X, pense être victime d’un sortilège qui touche les femmes de son entourage. Harry doit donc enquêter, mais réalise rapidement que cette affaire dépasse la simple histoire de vengeance, et que la cour blanche des vampires pourrait bien être impliquée…

 

Mon avis

On continue les Dresden files, avec passage en anglais, vu que la traduction française semble être interrompue.

Dommage, parce que ce tome confirme la qualité de cette série.

 

J’ai franchement passé un bon moment en compagnie de Harry. Comme pour les précédents tomes, on commence par une simple intrigue policière, qui va avoir des ramifications bien plus profondes.

C’est bien mené, sans temps morts. Il y a quelques raccourcis (genre un fax qui transmet mal et mange un nom crucial pour l’enquête…) mais rien qui m’ait fait hurler. Les rebondissements sont bien menés, il y a de grands moments d’action (notamment une descente contre un repaire de vampires).

Mine de rien, ce tome révèle pas mal de choses sur Harry, et surtout sur sa mère. Sans vouloir spoiler, il y a une grosse révélation, qui va changer beaucoup pour la suite à mon avis.

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Beyond heaving bosoms, Sarah Wendell et Candy Tan

 

 

Résumé

La romance… Personne n’admet en lire, et pourtant, c’est l’un des genres qui se vend le mieux. Alors qu’en est-il vraiment ?

À travers cet essai, Sarah Wendel et Candy Tan du site Smart Bitches, trashy books se livrent à un tour d’horizon de la romance et essayant d’analyser les différentes tendances de ce genre décrié par les critiques mais aimé des lecteurs.

 

 

Mon avis

Une fois n’est pas coutume, je ne vous propose pas la chronique d’un roman, mais plutôt d’un essai.

J’ai entendu parler de ce livre en écoutant un épisode Writing Excuses, où Mary Robinette Kowal le mentionnait en bien, en disant que pour les gens qui s’intéressent à la romance, c’est un livre très complet et drôle. Et Beyond heaving bosoms (que l’on pourrait traduire par « derrière des poitrines frémissantes) ne m’a déçue.

Je vais l’avouer tout de suite : la romance, ce n’est pas mon truc. Mais, la manière dont Mary Robinette Kowal a présenté le livre m’a donné envie d’y jeter un coup d’œil. Et puis, c’est vrai que la romance, c’est genre dont on prédit régulièrement la belle mort (à défaut de la petite. Ha ha.). Et pourtant, les romances sont toujours là, elles emplissent les étagères et le succès de certains sous-genres [comme la bit-lit] ne semble pas se démentir.

Donc, autant éviter de mourir idiote et rester sur des idées préconçues.

Des préjugés, il y en a beaucoup qui collent à la romance : sous-genre, mal écrit, véhiculant des clichés sexistes… C’est en partie vrai, mais les deux auteurs s’attachent à montrer que la romance est bien plus vaste que ça.

Moi qui n’y connaissais pas grand-chose, j’ai vu avoir un tour d’horizon de l’évolution du genre, depuis les années 70 jusqu’à maintenant. Les smart bitches ont accompli un gros travail de réflexion, visant à cataloguer les différents types de héros et d’héroïnes, les situations « types » qu’on retrouve dans la romance, les archétypes de relations et de décor à la romance. C’est très fouillé, il y a beaucoup d’exemples, ce qui fait que même un néophyte peut s’y retrouver.

Les auteurs ne mâchent pas leurs mots. Certaines choses les agacent au plus haut point [notamment la persistance du héros violeur] et elles ne se gênent pas pour le faire savoir et surtout démontrer pourquoi cet élément leur pose problème.

À l’inverse, elles sont ferventes défenseurs de la romance comme un genre à part entière, très riche et foisonnant, et je dois dire qu’après avoir lu cet essai, quelques-uns des titres cités vont probablement rejoint ma PAL.

Ce qui m’a aussi vraiment plu dans ce livre, c’est le style des Smart bitches : c’est drôle à lire. Elles sont crues, imagées, vachardes et ironiques, à se tordre de rire souvent. Franchement, rien que le style vaut le détour !

Si je devais émettre un bémol, ce serait au niveau de la faction de l’ebook en lui-même. En effet, une partie des notes de bas de page ne fonctionne pas, et les illustrations et schémas ne sont pas lisibles (et impossibles de zoomer avec la liseuse…).

En conclusion : un très bon essai, ludique et fouillé, à recommander à tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, à la romance.

Au bonheur des dames, Emile Zola

 

Résumé

 

Denise, une jeune Normande, orpheline et chargée de ses deux frères, vient chercher du travail à Paris dans la boutique de son oncle, un marchand de tissus. Mais, rue de la Michodière, les petits commerçants sont tous exsangues, comme dévorés par le Bonheur des Dames, le grand « magasin de nouveautés » d’Octave Mouret et c’est là, dans cet univers sans pitié, que Denise trouve du travail. Cependant, dès le premier jour, son regard raisonnable et sage croise les yeux « couleur de vieil or » du grand patron ambitieux…

 

Mon avis

 

Ça faisait un moment que je me disais qu’il fallait que je lise ce classique, c’est désormais chose faite.

J’avais dû lire L’Assommoir à l’école, qui ne m’avait pas laissé un bon souvenir, mais j’ai bien aimé Le Bonheur des dames.

J’ai apprécié le côté journalistique de l’œuvre. Zola décrit avec minutie tous les mécanismes de l’opposition entre l’ancien commerce, celui des petites boutiques, et le nouveau, celui des grands magasins.

C’est brillant, très bien raconté, presque haletant, et surtout, extrêmement moderne. À travers les manigances de Mouret, le propriétaire du Bonheur des dames, on voit naître les magasins tels qu’on les connaît aujourd’hui, avec la mise en scène des marchandises, les articles en tête de gondole et les opérations promotionnelles.

 

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Crocodile on the sand bank, Elizabeth Peters

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Résumé

Amelia Peabody est Anglaise, vieille fille pourvue d’un tempérament volcanique, et passionnée par l’Égypte et ses antiquités. En voyage à Rome, elle sauve Evelyn, jeune fille de bonne famille, récemment déshéritée par son oncle. En compagnie d’Evelyn qu’elle a embauchée comme dame de compagnie, Amelia se rend en Égypte. Leur chemin croise celui des frères Emerson. Si le cadet se révèle charmant, l’aîné horripile Amelia. Mais un plus grand danger que l’agacement la guette, sous la forme d’une mystérieuse momie, qui semble revenue des morts…

 

Mon avis

Si vous avez aimé la Momie de Stephen Summers, ou la série du Protectorat de l’Ombrelle de Gail Carriger, ce roman est fait pour vous.

 

On y retrouve tous les éléments qui font le charme de ces deux œuvres : l’exotisme de l’Égypte à la fin du XIXe, des mystères ancestraux, une héroïne à la forte personnalité, de l’action, de l’aventure et de l’humour.

 

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King’s game Extreme, Nobuaki Kanazawa

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Résumé

Après un transfert dans une autre école, l’unique survivant de la classe de seconde B espère retrouver une vie normale. Ayant tout d’abord peur de se faire à nouveau des amis, traumatisé par son expérience passée, il commence peu à peu à oublier le jeu du Roi et sympathise avec ses nouveaux camarades. Cependant, le cauchemar recommence une nouvelle fois et l’un des élèves, Natsuko Honda, va devenir un véritable démon. Le rescapé va devoir se battre pour gagner la confiance de ses condisciples et ainsi les sauver.

 

Mon avis

Pour ce tome, on retrouve Nobuaki, traumatisé par les événements du premier tome et qui tente tant bien que mal de se reconstruire. Mais alors qu’il commence à s’adapter à sa nouvelle classe, un SMS retentit à minuit pile. Le cauchemar recommence.

 

Je craignais vraiment qu’il y ait un effet de redite avec ce tome, vu que la structure est la même que dans le tome 1 : une classe de 32 élèves prisonnière dans le jeu du roi. Mais au final, l’auteur parvient à garder le suspense et à surprendre.

 

Les gages sont au départ les mêmes que dans le premier tome, mais présenté de manière différente, ce qui fait que la résolution n’est pas du tout la même que dans le tome 1 (Je ne peux vous en dire plus sans spoiler).

Certains gages sont vraiment machiavéliques, parce qu’ils requièrent la coopération des joueurs et arrivent à un point de l’histoire où tout ce petit monde a abandonné la coopération et est passé à la trahison (le gage des doigts, brrrr).

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