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Un chapeau de ciel, Terry Pratchett


Résumé

La jeune bergère Tiphaine Patraque venait enfin de commencer son apprentissage de la sorcellerie. Mais en route chez sa professeure, elle est attaquée par un rucheur, un horrible parasite errant qui s’empare de votre esprit. Pour échapper à ce cauchemar, Tiphaine compte sur l’aide de ses anges gardiens, les petits hargneux bleus, les Nac Mac Feegles.

Et avec un peu de chance, Mémé Ciredutemps, la plus puissante des sorcières, sera de la partie…

 

Mon avis

On continue la série des Tiphaine Patraque, avec ce nouveau tome.

 

Notre jeune sorcière a maintenant onze ans et part en apprentissage loin du Causse. Bien évidemment, rien ne va être simple, surtout quand une entité millénaire se mêle de lui emprunter son corps…

 

Je commencerai par ce qui m’a le moins convaincue dans ce livre : l’intrigue. Ce n’est pas mauvais, mais je n’ai pas eu de grosses surprises, j’ai prévu tous les retournements et les dénouements à l’avance. Ce n’est pas déplaisant, mais comparé à certains autres livres de la série, j’ai trouvé ça un peu en dessous.

 

Par contre, là où Pratchett excelle toujours, c’est dans les personnages et la justesse de leurs sentiments. Je me suis beaucoup attachée à Tiphaine, c’est une adolescente intelligente, qui réfléchit beaucoup (trop, probablement, j’ai connu et je connais encore le même souci, le cerveau qui se fait des nœuds tout seul). Elle est capable, mais elle commet des erreurs, qui sont tout à fait logiques, car elle reste une enfant de onze ans un peu perdue.

C’est vraiment un beau personnage et j’ai hâte de voir comment elle va évoluer dans les livres suivants.

 

Je trouve que ses aventures éclairent en plus sous un jour nouveau la sorcellerie façon Disque-Monde. Pour moi, c’est l’un des livres où l’on se rend le plus compte des sacrifices qu’être une sorcière implique et du poids qui pèse sur leurs épaules.

On découvre aussi une nouvelle facette de Mémé Ciredutemps, vieille femme revêche, toute en contradiction, sorcière extrêmement puissante, mais aussi terriblement humaine. J’ai aimé le rôle de mentor qu’elle a pour Tiphaine et la relation qui se noue entre les deux.

 

Pour finir, j’ai quand même un coup de cœur pour les Nac Mac Feegle. Ils sont absolument hilarants, c’est un plaisir de les revoir, et là aussi, je me demande ce qu’ils nous réservent pour la suite.

Les Ch’tis hommes libres – Terry Pratchett

Résumé

Tiphaine Patraque, 9 ans, apprentie magicienne, part à la recherche de son petit frère, enlevé par la Reine des fées. Comme si elle n’avait pas assez de soucis à la ferme avec le monstre dans la rivière et un cavalier sans tête qui se balade dans le coin…

Tiphaine, armée d’une poêle à frire et d’un livre de magie emprunté à Mémé, demande de l’aide aux Nac Mac Feegle, des petits êtres hargneux à la peau bleue, virés du royaume des fées pour débauche et alcoolisme aigu. Que la fête commence !

 

Mon avis

Les Terry Pratchett que je n’ai pas encore lu ne sont pas nombreux, et la liste vient encore de diminuer ^^

 

Après m’être relu Carpe Jugulum cet été, j’ai eu envie de retrouver les Nac Mac Feegle, et j’ai donc enchaîné sur les Ch’tis hommes libres.

 

C’est un roman assez différent de ce que Pratchett peut faire d’ordinaire, car il est destiné à un public plus jeune (même si je pense qu’il est quand même assez ardu). On suit donc la jeune Tiphaine Patraque, neuf ans, qui découvre qu’elle est une sorcière.

Mais, son apprentissage prend un tour nouveau quand son petit frère est enlevé par la reine des fées et qu’elle doit faire alliance avec les Nac Mac Feegle pour le retrouver.

 

Je commencerai par ce que j’ai le moins aimé dans le roman : le rythme. Je l’ai trouvé assez décousu, l’histoire met un bon moment à se lancer, et j’ai eu l’impression de ne pas trop savoir où Pratchett voulait en venir.

 

Là où le roman est très bon, c’est sur les personnages. Tiphaine est une jeune fille futée, doté de première vue et de second sens. Elle réfléchit beaucoup, analyse. J’ai eu l’impression de voir une jeune mémé Ciredutemps (et la fin ne m’a pas contredite à ce sujet). J’ai vraiment aimé ce personnage, fort, mais avec ses faiblesses et ses angoisses. Tiphaine est maline, débrouillarde et on prend plaisir à la suivre.

Bonne surprise aussi de retrouver les Nac Mac Feegle, toujours aussi hauts en couleur. Leur dialecte a été simplifié par rapport à Carpe Jugulum, et c’est tant mieux, c’est plus simple à lire !

Mais pour moi, le personnage le plus marquant est celui de Mémé Patraque, personnage posthume, mais de très grande importance. Elle est vraiment géniale, et j’ai adoré la relation que Tiphaine et elle ont, je trouve que Pratchett a mis les mots sur ce qu’on peut ressentir pour une grand-mère (avec les bons moments, les mauvais, les souvenirs précieux et les regrets, les choses qu’on ne comprend qu’une fois qu’on a un peu grandi).

 

En résumé : encore un bon cru, je suivrai avec plaisir les aventures de la jeune Tiphaine.

Va t’en guerre – Terry Pratchett (Discworld 21)

 

Résumé

Une île a surgi entre Ankh-Morpok et le royaume de Klatch. Mais à qui appartient ce nouveau territoire ? La tension monte entre les deux peuples qui veulent se l’approprier. Les tentatives de négociation échouent, l’ambassadeur du Klatch est assassiné à son arrivée chez ses voisins. La guerre sera-t-elle la seule solution ? Le commissaire Vimaire tremble sous cette menace inédite et fera tout pour empêcher le conflit. Mais la folie s’est emparée des citoyens et des dirigeants d’Ankh-Morpork : haine, violence, meurtres… La peur de l’inconnu ? Vimaire est bien seul dans la tourmente. Enfin… il a toujours son équipe du Guet…

 

Mon avis

Un petit Pratchett, ça fait toujours plaisir et j’affectionne particulièrement les romans qui mettent en scène le guet d’Ankh-Morpok.

 

Ici, on commence comme un roman traditionnel du guet : avec un meurtre. Ou plutôt une tentative d’assassinat sur un dignitaire Klatchien. L’affaire pourrait en rester là, s’il n’y avait l’île de Leshp, mystérieusement surgie entre Ankh-Morpok et le Klatch et que les deux nations se disputent.

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La science du Disque-Monde, T2 (Terry Pratchett et Jack Cohen)

Résumé

 

Vous le savez désormais, notre univers est le produit fortuit d’une expérience concoctée par les mages du Disque-monde.

Bizarre, ce « Globe-monde » : il obéit à des règles de causalité et la magie n’y a pas cours. Mais un jour apparaît un primate qui croit au pouvoir des histoires. L’éveil de son regard imprègne le monde de motivations, de désirs et d’aspirations. De narrativium.

Un terrain d’invasion rêvé pour les elfes du Disque-monde… 

 

 

 

 

Mon avis

 

On se cultive en s’amusant, avec ce deuxième tome de la science du Disque-Monde.

 

J’avais bien aimé le premier tome, consacré plutôt à la physique et la naissance de l’univers. Celui-ci aborde plutôt l’évolution humaine, la naissance des sciences, des arts, ou la place de la religion et des croyances.

 

Comme pour le premier tome, les chapitres se divisent entre les aventures des mages sur le Globe-Monde et des chapitres scientifiques.

Cette fois, les mages ont fort à faire, car ils se retrouvent face aux elfes, qui espèrent utiliser les peurs et les croyances de l’humanité. En tentant de contrer les elfes, les mages vont rencontrer de bien prestigieux inventeurs et artistes. Dont un très fameux auteur de théâtre anglais.

C’est comme toujours drôle et bien écrit, on s’amuse à suivre les aventures des mages et à retrouver Ridculle, Cogite, Rincevent et tous les autres.

 

Les chapitres scientifiques répondent aux péripéties des mages. Comme pour le tome 1, je les ai trouvés bien écrits et très accessibles. C’est de la bonne vulgarisation, qui permet de vraiment comprendre les tenants et les aboutissants d’une situation. Et qui va augmenter le nombre de livres que j’ai à lire pour me cultiver…

 

En résumé : une nouvelle fois, le cocktail gagnant entre réflexion et humour.

Allez les mages ! Terry Pratchett

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Résumé

Pour continuer à toucher une importante dotation, l’Université Invisible doit mettre sur pied une équipe de Foule ta balle. Or, le Foule ta balle, ou fouteballe à Ankh-Morpork, est un jeu de rue, dangereux et aux règles floues. Dans le même temps, un nouvel employé est arrivé au service de l’Université : le premier gobelin habitant la cité. Un lourd secret semble l’entourer.

Mon avis

En période de crise et de grosse fatigue, je me tourne souvent vers mes auteurs favoris, dont Terry Pratchett fait partie. Direction Ankh Morpok et l’Université de l’Invisible, qui s’essaye au foot, tandis que dans les cuisines, on s’agite…

J’ai passé un bon moment avec ce Pratchett (comme avec les autres, dirais-je), même si Allez les mages n’est pas mon préféré de la série.

Il y a quelques éléments qui m’ont un peu dérangée. L’histoire met un bon moment à se mettre en place, et vers le milieu du livre, je me suis sincèrement demandée où il voulait en venir.

La structure a aussi un air de déjà vu : on avait eu le livre sur la Poste, sur la monnaie, on a celui sur le foot. Il y a des passages obligés : le Patricien qui démontre une nouvelle fois à quel point il est au-dessus de la mêlée, le Bibliothécaire fait des siennes, la magie s’en mêle.

Dans le genre déjà vu, le personnage de Juliette m’a beaucoup rappelé celui de Christine ou de Tawnee.

Malgré ces quelques réserves, j’ai passé un bon moment avec ce livre, déjà parce que même si effectivement il y a des redites, Pratchett est suffisamment habile pour que le charme opère quand même. On retrouve avec plaisir Ridculle, Vétérini et tous les autres.

Il y a aussi quelques nouvelles têtes, notamment Daingue et Glenda, et pour moi, ça a été vraiment l’atout charme du livre.

J’ai beaucoup aimé la relation entre Glenda et Daingue, très pudique et très touchante. Et quand on connaît la véritable identité de Daingue, on se dit que Pratchett est vraiment doué pour réussir à nous vendre une romance mignonne avec ce genre de personnage.

J’ai aussi vraiment aimé le fait que Pratchett approfondisse l’univers du Disque-monde en nous laissant voir la vie des domestiques à l’UI. C’est un peu l’envers du décor, avec ses petites gens qui ont tous leurs rêves et leurs aspirations.

La représentation du foot est assez bien vue, notamment au niveau des supporters. Franchement, on connaît tous un Dédé, ou un Peter. Et on connaît tous un Trevor, avec un ballon improbable vissé aux pieds.

Il y a aussi quelques moments de bravoure : Cogite qui arrête une guerre magique entre deux archichanceliers, le patricien bourré, Glenda et son concours de regard contre Dame Margolotta, le nain Pepe qui s’occupe du fameux Dédé,… Ma préférence va quand même au passage où le Xérès prend le contrôle de Glenda. Épique…

En résumé : pas mon Pratchett préféré, mais un bon moment de lecture quand même.