La Routine de l’apocalypse

Que feriez-vous si anges et démons débarquaient un jour pour détruire la Terre? Comment survivre à ce monde dévasté? 

 

 

C’est à cette question qu’Isa et ses frères s’efforceront de répondre dans La Routine de l’apocalypse !

 

Je suis très heureuse que cette nouvelle figure au sommaire du dernier numéro de la revue Légende ! C’est une nouvelle que j’ai eu grand plaisir à écrire et qui rassemble des thèmes qui me sont chers : personnage féminin débrouillard, action et humour.

 

Pour la lire, et découvrir aussi les autres textes et articles, c’est par ici !

 

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, La Routine de l’apocalypse est aussi sélectionnée pour le tournoi des nouvellistes !

On souhaite bonne chance à Isa et à ses frangins, et que le meilleur gagne !

 

 

Lectures et visionnages -juillet 2021

Bonjour à tous !

 

On se retrouve pour une nouvelle liste de lecture et de visionnage

 

Livres

 

Le festin nu, William Burroughs

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Euh… La drogue, c’est mal .Non, sincèrement, je suis incapable de vous dire si j’ai aimé le livre ou pas, c’est bien trop bizarre pour ça.

Il n’y a pas d’histoire à proprement parlé, juste une succession de scènes plus hallucinées les unes que les autres. C’est assez dégueulasse par moment, absurde par d’autres. Résolument barré en tout cas.

À lire si vous avez envie de savoir ce qui se passe dans le cerveau d’un camé.

 

Retour à N’dau de Kij Johnson

 

Ce qu’on peut en tirer

Nouvelle découverte dans le hors-série Une Heure Lumière de 2020. J’avoue que je ne connaissais pas l’autrice et que j’ai découvert sa plume avec plaisir.

J’ai beaucoup aimé le mélange SF (avec ce monde colonisé par les humains) et fantasy (ça m’a beaucoup fait penser aux Mongols.

Je trouve aussi admirable d’arriver à caler des concepts étrangers dans un si court texte, d’arriver à les faire comprendre sans jamais vraiment les définir.

En tout cas, c’est une autrice dont je note le nom !

 

Delius, une chanson d’été de Sabrina Calvo

 

XIXe siècle. Un poète assassin sème la terreur autour du monde, ses victimes sacrifiées aux cours d’horribles rituels floraux. Sur ses traces, Bertrand Lacejambe, un botaniste excentrique et son fidèle Fenby, elficologue amateur. Aux portes de la folie et de la magie, ils vont devoir braver les dangers de Féerie pour dévoiler la terrible menace que fait peser le Diadème sur nos rêves.

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est un livre assez étrange, dont j’ai pas mal entendu parler. J’avoue qu’il m’a bien plu.

Le début est plaisant, mais assez décousu : on suit à la fois Lacejambe et Fenby (hommage et parodie affectueuse des duos de détectives à la Holmes et Watson), le compositeur Delius et le tueur aux fleurs.

Ça part dans tous les sens et puis petit à petit, le roman se structure pour converger vers le final.

J’ai trouvé l’univers très chouette, avec beaucoup de poésie et des images très frappantes. C’est aussi très joliment écrit sans jamais être lourd.

 

 

Une Parisienne à Lhassa, de Lalex Andrea

 

Quand Alexandra David-Neel atteint Lhassa en 1924, devant la 1ère femme occidentale à rejoindre la capitale du Tibet, les journaux de l’époque s’emballent : c’est un véritable exploit. Ce qu’on ignore encore, ce sont les trésors d’ingéniosité et de courage qu’elle a dû déployer pour réaliser une telle prouesse.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Série découverte sur Rocambole et qui est vraiment sympa.

Elle raconte une partie du voyage d’Alexandra, en compagnie de Yongden, un lama tibétain fils adoptif d’Alexandra. C’est très intéressant parce que ça permet d’appréhender la vie au Tibet à cette époque et parce que ça met en scène une femme d’exception.

Je pense vraiment me plonger dans les écrits d’Alexandra David Neel après ça.

 

 

 

 

Films

 

 

Unfriended, Levan Gabriadze

 

Une jeune lycéenne se suicide après qu’une vidéo compromettante sur elle ait été publiée sur Internet. Un an plus tard, six de ses amis se connectent, un soir, sur Skype. Mais une septième personne, inconnue des autres, se connecte également. Cet intrus se montre très vite sous un visage inquiétant et menace les six amis de tuer le premier qui se déconnectera. Peu à peu, les événements tragiques qui ont marqué la bande, un an plus tôt, refont surface et se montrent sous un nouveau jour.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Le concept du film est hyper intéressant, vu que tout se passe en ligne, et qu’on ne voit que les écrans. J’aime bien quand une œuvre suit son concept au bout.

La montée de la tension est assez bonne je trouve, et les mécanismes psychologiques sont bien fichus.

Par contre, j’ai trouvé le film un peu long. Il ne fait pourtant qu’1h20 mais j’ai eu l’impression qu’il était délayé pour atteindre cette longueur (celle minimum pour un long métrage, il me semble). Très franchement, je pense que le film aurait été plus percutant s’il avait été plus court.

Après, un autre problème que j’ai eu, c’est que les personnages ne sont pas hyper sympathiques dès le départ et que, ben ça ne va pas en s’arrangeant au fur et à mesure que le film progresse et qu’on découvre leurs petits secrets.

Je n’ai pas eu d’attachement pour eux et je n’ai pas ressenti de peur ou d’horreur à leur sort.

 

 

 

Dans les angles morts, de Robert Pulcini, Shari Springer Berman

 

Un couple de Manhattan s’installe dans un hameau historique de la vallée de l’Hudson. Ils vont bientôt découvrir l’histoire sombre qui a eu lieu dans leur nouvelle maison et qui fait étrangement écho à celle qu’ils sont en train de vivre…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Film regardé par hasard, parce que j’avais envie d’horreur et que le pitch me paraissait sympa. Malheureusement, je reste sur ma faim, mais j’en tire quand même des leçons d’écriture.

Le problème que j’ai eu, c’est que ça manque de liant. Il y a plein d’éléments qui pourraient être cool : l’ambiguïté sur la réalité des fantômes, le rôle du mari, celui de la gamine, mais rien n’est exploité.

On a plus une juxtaposition de scènes, un peu comme des passages obligés, que vraiment une histoire cohérente avec une progression.

C’est dommage, parce qu’il y avait vraiment de la matière à faire un truc très cool !

 

 

Midsommar, Ari Aster

 

Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu’une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé.
Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Que j’aime ce film ! Ça avait été une grosse claque au 1er visionnage et c’en est toujours une.

Côté écriture, il y a pas mal de leçons à en tirer.

Le film est long, lent, mais pas ennuyeux. Rien n’est anodin et beaucoup d’éléments sont disséminés tout au long du film et annoncent la fin.

Tout est très feutré, il n’y a pas de conflits ouverts, peu d’éclats. Les Hagra sont très polis et arrangeants, Christian esquive les confrontations et Dani se met en quatre pour aplanir les angles.

De tout ça, il résulte une tension permanente qui explose pour le final.

Le film est aussi hyper puissant niveau symbolique. Il y a bien sûr tout le côté païen et nordique, mais aussi beaucoup de symbolique au niveau du personnage de Dani.

Midsommar, c’est un film d’horreur païenne, mais c’est aussi le portrait d’une femme qui souffre et que personne n’écoute, à part une secte qui va l’embrigader.

Midsommar est aussi très ambigu avec certains personnages, notamment Pelle. Est-il amoureux de Dani et veut-il son bien ? Ou bien la manipule-t-il ?

Bref, un film à voir !

 

 

Blood Red Sky de Peter Thorwarth

 

Lorsque des terroristes tentent de détourner leur vol, une femme voyageant avec son fils et atteinte d’une maladie mystérieuse est forcée de dévoiler un sombre secret.

 

Ce qu’on peut en tirer

Alors, ce film, c’est ce qui se passe quand on hybride deux genres : le huis clos aérien et l’attaque de vampire.

Ça fonctionne plutôt bien, il y a quelques passages où j’ai levé les yeux au ciel, des personnages qui m’ont agacée (le gamin et Eightball) mais j’apprécie l’originalité. J’apprécie d’autant plus qu’ici, le monstre est d’abord une héroïne plutôt qu’une menace.

Le film tient la route et n’a pas trop de longueurs (ce que je craignais) et arrive à rebondir.

Pas le film du siècle, mais à voir si vous aimez le mélange des genres.

 

 

 

Série

 

The alienist, saison 1, de Hossein Amini

 

 

Un tueur laisse derrière lui les corps mutilés d’enfants. Le Dr Laszlo Kreizler, spécialiste des maladies mentales, mène l’enquête épaulé de John Moore, illustrateur criminel, et Sara Howard, la première femme à faire son entrée dans l’univers très masculin de la police.

 

Ce qu’on peut en tirer

série que j’ai re-regardé avec mon frère et qui m’a toujours plu au 2ème visionnage.

Je trouve qu’elle a un bon équilibre entre le côté reconstitution et le côté enquête. On plonge dans un aspect méconnu et bien glauque du XIXe : la prostitution enfantine. C’est assez sombre, à réserver aux avertis.

 Malgré tout, j’ai trouvé qu’il y avait un ventre mou au milieu et que la série aurait peut-être gagné à être raccourcie d’un ou deux épisodes.

Je regrette aussi le traitement réservé à un personnage féminin. Sérieux, buter un personnage féminin pour toucher le héros, c’est usé jusqu’à la corde (et je pense qu’il y avait moyen de faire autrement !)

 

 

Hannibal, saison 1, Bryan Fuller

 

 

Ce qu’on peut en tirer

J’adore cette série et je pense qu’elle est parfaite, donc je ne suis vraiment pas objective : D

Il y a une maîtrise totale qui est phénoménale. Tout est pensé.

L’intrigue est prenante, elle arrive à être lente et contemplative, mais tout en étant extrêmement addictive. Il faut être attentifs aux détails, ils ont tous leur importance.

La psychologie des personnages est hyper fouillée, que ce soit Will ou Hannibal, ou même les personnages secondaires. C’est un régal de redécouvrir la série visionnage après visionnage et de découvrir de nouveaux détails au sujet des personnages.

La série est sombre, dérangeante, mais elle est aussi très belle. Même les scènes de meurtres et de buffet ont une certaine poésie. Si, si.

Hannibal a aussi un côté symbolique extrêmement travaillé : il y a des motifs récurrents, des mots qui portent des symboles. Et là où c’est brillant, c’est qu’on n’a pas besoin de voir tous ces symboles au 1er visionnage, mais que ça enrichit le 2ème, 3ème, ou 4ème visionnage (oui, je sais ^^)

 

En tout cas, on continue direct avec la saison 2

 

 

Trese, de Budjette Tan, Kajo Baldissimo

 

À Manille, les créatures mythiques du folklore philippin vivent cachées parmi les humains. Alexandra Trese fait face à un monde souterrain composé d’êtres surnaturels malveillants…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Anime regardé un peu par hasard un soir de désœuvrement, et c’était plutôt une bonne surprise.

C’est assez court : 6 épisodes d’une trentaine de minutes et ça laisse limite un goût de trop peu. J’espère qu’il y aura une saison 2 qui permettra d’approfondir des questions laissées en suspens.

Autrement, c’est hyper efficace : dès le 1er épisode, on est plongé dans ce Manille où vivent en marge des humains des créatures du folklore des Philipinnes. Le monde est bien présenté, cohérent et ça change vraiment du bestiaire européen auquel on est accoutumé.

Ce n’est pas révolutionnaire au niveau de l’intrigue, si vous êtes familiers de l’urban fantasy, vous allez très vite reconnaître des tropes.

Malgré tout, c’est bien ficelé, c’est cohérent, il y a une vraie progression de l’intrigue et de bons rebondissements.

Les personnages sont cool, et j’apprécie vraiment d’avoir comme héroïne une nana badass qui ne soit pas sexualisée.

L’animation est assez chouette, le design des personnages et des créatures est vraiment, vraiment cool. Franchement, ça m’a donné grave envie de lire le comic dont c’est issu et d’approfondir mes maigres connaissances sur les croyances et le folklore des Philippines. Donc j’ai envie de dire : pari gagné.

 

 

Assassination Classroom, de Makoto Uezu

 

Un extraterrestre destructeur qui menace la Terre devient professeur d’une classe dont les élèves ont pour mission de le supprimer.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Un anime recommandé par plusieurs amis, donc j’ai fini par sauter le pas et je ne regrette pas.

 

C’est très drôle, très bon au niveau du rythme et des rebondissements (même s’il y en a un ou deux qui m’ont laissée dubitative dans la saison 2).

 

Là où il y a vraiment des leçons d’écritures à glaner, c’est au niveau du casting de personnages.

Il y a beaucoup de personnages : une classe complète et chacun a ses spécificités, son design. Chacun arrive à être reconnaissable, donc ça, c’est vraiment un tour de force qui mérite qu’on s’y arrête.

 

La série est aussi assez fine sur le système scolaire et la pression qu’elle met aux élèves. Je l’ai trouvée juste niveau émotions et la fin m’a tiré ma petite larme, j’avoue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En vrac

 

On a regardé Le Passager n° 4. C’était prometteur, ça partait bien avec cette histoire de passager clandestin malgré lui sur un vol spatial. La bande-annonce promettait de la tension et des dilemmes moraux. Malheureusement, rien de tout cela et on s’est bien ennuyés.

 

J’ai testé la série The Mist, mais au bout de quelques épisodes, j’ai décroché : j’ai trouvé ça très long, assez prévisible et je ne me suis pas attachée aux personnages.

 

J’ai regardé avec une amie Monty Python Sacré Graal. Elle n’avait jamais vu ce classique et il fallait rattraper cette erreur !

Lecture et visionnage – juin 2021

Bonjour à tous !

 

On se retrouve pour une nouvelle liste de lecture et de visionnage pour le mois de juin.

 

C’est parti !

 

Livres

 

La chose, John W. Campbell

 

 

En Antarctique, quelque part. Enfoui sous la glace, aux abords d’un artefact aux allures de vaisseau spatial, des scientifiques découvrent un corps congelé — gisant là, sans doute, depuis des millions d’années. Un corps résolument inhumain. Résolument… autre. Le choix est alors fait de ramener la stupéfiante découverte à la station pour étude. Douvement, la gangue de glace autour de la créature commence à fondre, libérant peu à peu cette totale étrangeté à l’aspect terrifiant. Et les questions de traverser l’équipe de chercheurs : qu’est-ce que cette chose ? Comment est-elle arrivée là ? Et après tout, est-elle seulement morte ? N’ont-ils pas mis au jour la plus épouvantable des abominations — une horreur proprement cosmique ?

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Je suis une grande fan du film de Carpenter, qui est une adaptation de cette novella, aussi quand j’ai vu qu’elle était rééditée par Le Belial dans leur collection Une Heure lumière, j’ai foncé.

 

C’est une novella assez dense, avec beaucoup de personnages, et j’ai eu du mal à m’y retrouver. Il y a des moments où c’est assez confus et où on ne comprend pas bien ce qui se passe (ou alors c’est moi qui suis vraiment crevée, ce qui est aussi une possibilité ^^)

 

Mais par contre, il y a deux aspects qui m’ont beaucoup plu.

Le premier, c’est cette lente montée de l’horreur et de la tension. Au fur et à mesure que la chose infecte animaux et humains, la paranoïa croit jusqu’au dénouement. C’est vraiment bien mené et on comprend en quoi cette novella est une des fondatrices de l’horreur SF.

Le deuxième, c’est les descriptions ciselées. En peu de mots, Campbell arrive à rendre une ambiance, décrire un lieu, ou un personnage à travers ses mimiques. Franchement, c’est bluffant et il y a vraiment des leçons à prendre de ce côté-là.

 

 

Encyclopédie du fantastique, Jacques Baudou

 

Ce qu’on peut en tirer

Un livre acheté pour la préparation d’une vidéo et que je recommande franchement si vous vous intéressez au fantastique et à son histoire. On a une présentation des thématiques les plus récurrentes et des monstres les plus connus ainsi qu’un historique du genre. Ma PAL a bien augmenté suite à la lecture de ce livre ^^

 

 

Yiu et Yiu Premières missions

 

En 2166, l’ère de l’apocalypse entre dans sa dernière phase, les Temps Derniers. Dans un monde envahi par les religions, dans une Jérusalem tentaculaire devenue le centre du monde, un dieu dévastateur est créé par un groupuscule religieux fanatique.

Un Antechrist artificiel, Yiu, une tueuse mercenaire à la solde du clergé, achève une mission en éliminant Shu Fat.

Sa dernière mission en cours, avant d’accepter de partir en chasse et d’éliminer le dieu naissant.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série de BD que j’aime vraiment beaucoup et que j’ai relu dans l’ordre chronologique de l’histoire (d’abord 1ères missions, puis la série mère).

 

Franchement, l’histoire est ouf. Pour le coup, le Spin off Premières mission apporte énormément à l’univers principal. C’est un des rares exemples que j’ai pu lire où la série dérivée apporte vraiment un complément. On approfondit l’univers et les personnages et c’est un régal.

 

C’est une série avec un univers qui est dingue, qui mélange SF, post-apo (encore que le monde ne s’est pas vraiment totalement écroulé. C’est juste bien entamé) et mysticisme religieux.

Que ce soit la série mère ou premières missions, le dessin est à tomber.

 

L’héroïne est une badass ultime, mais qui arrive à rester très touchante et humaine. Le personnage est très bien écrit et très complexe.

Je regrette un fan service un peu trop appuyé dans les premiers tomes, mais ça se calme par la suite.

 

La BD est dure à trouver : la série mère est encore en vente, par contre ce n’est pas le cas des premières missions (il me manque le tome sept, snif). Donc si vous les voyez en librairie, foncez !

 

Le dernier Héro, Terry Pratchett

 

 

C’est une légende vivante, le plus grand héros du Disque-monde. Il se souvient encore du temps de la grande aventure. Il se souvient du temps où les héros n’avaient pas à se soucier de clôtures ni de procès ni des contraintes de la civilisation. Il se souvient du temps où l’on ne se faisait pas enguirlander pour avoir abattu des dragons. Mais il ne se souvient pas toujours où il a rangé son dentier. Et c’est agaçant. Alors, à la tête de ses vieux (très vieux) compagnons de la Horde d’Argent, Cohen le Barbare s’est mis en marche pour sa dernière quête. À l’assaut de Cori Celesti, le Moyeu du Disque-monde, la montagne où résident les dieux. Il leur rapporte, lui le dernier héros, ce que le premier leur a volé. Avec les intérêts. On frémit. La fin du monde est proche. Va encore falloir s’y coller. Avec une pléiade de vedettes confirmées, de l’ineffable et calamiteux Rincevent au capitaine Carotte du Guet municipal d’Ankh-Morpork, et l’exceptionnelle participation de Léonard de Quirm, artiste et inventeur génial. Une aventure qui vous entraînera tout autour du Disque et jusqu’à la demeure des dieux…

 

Ce qu’on peut en tirer

J’adore Terry Pratchett. Oui, je sais, à ce stade, ce n’est plus une surprise ^^

 

J’aime ce roman pour deux raisons. La première, c’est les illustrations de Paul Kidby. Je trouve qu’il a merveilleusement réussi à rendre l’univers de Pratchett et à faire exister les personnages (j’adore son Rincevent).

 

La deuxième raison, c’est que c’est un roman que je trouve touchant. Les personnages sont hyper attachants, notamment Cohen et sa horde d’argent.

Ces barbares qui ont vieilli mais qui restent badass, c’est pour moi une parfaite métaphore de la fantasy old school, à base de barbares en pagnes. Ça a vieilli, le monde a changé, mais on l’aime toujours, par Crôm !

 

 

Tuning Wars, Céline Badaroux

 

 

Tuner des navettes spatiales dans une station au fin fond de l’univers ne fait pas toujours rentrer beaucoup d’argent. Alors quand la commande du siècle arrive, Dink, la licorne mécano, et Fluff, le kobold comptable, ne réalisent pas encore que tout va aller de mal en pis… peu importe la quantité de paillettes !

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une aventure assez dingue, un complet mélange des genres comme je les aime : on a une licorne de l’espace, des truands très méchants, une navette à retaper et un kobold comptable.

 

C’est drôle, survitaminé, l’écriture est un vrai régal. Si vous voulez un style familier, mais qui reste littéraire, je vous invite vraiment à découvrir cette série. Franchement, j’ai beaucoup aimé !

 

 

Les Evaporées, Cécile Duquenne

 

Dans un monde post-apocalyptique, le destin croisé de deux femmes. Milla est enceinte et voudrait devenir mémoire vivante comme sa mère avant elle. Nox est une chasseuse, avec pour mission de ramener les femmes enceintes au Bunker pour préserver l’avenir de l’humanité. Mais les envies de la première sauront-elles résister aux convictions de la deuxième ?

 

Ce qu’on peut en tirer

Quelle écriture ! C’est beau, c’est fluide, c’est poétique et sombre en même temps.

Franchement, j’admire le style de Cécile Duquenne et je trouve que ça illustre merveilleusement bien son histoire.

 

L’histoire en question m’a beaucoup plu. On a un côté très glauque et désespéré mais en même temps plein d’espoir et d’envie pour le futur.

Les personnages m’ont énormément touchée. Chacune a ses motivations, ses envies, ses doutes, ça entre en conflit mais aussi en résonance.

 

J’admire aussi cette façon de faire exister un univers en si peu de mots. On découvre comment le monde s’est reconstruit. On comprend l’organisation, les dangers qui guettent les personnages.

C’est très riche : il y a toute une réflexion sur l’identité, les choix, le rapport à la maternité et la pression sociale qu’on impose aux femmes.

 

La fin est absolument magnifique.

 

 

 

Films

 

Mad Max Fury Road, de George Miller

 

 

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Ce film est fou et franchement, il y a plein de leçons d’écriture à en tirer.

 

D’abord, c’est un film qui joue à fond la carte de son concept : du post apo démesuré. Tout est pensé pour mettre le spectateur en immersion dans cet univers : les décors, les costumes, les maquillages, et les véhicules bien sûr.

Il y a vraiment une attention aux détails et c’est bluffant.

 

C’est aussi un film qui joue pas mal sur le non-dit. On ne sait rien de l’histoire de Furiosa, ni de pourquoi elle aide les femmes d’Immortan Joe, à part un « pour la rédemption ». Pareil, on ignore tout de Max (enfin, si, on sait un peu ^^) et de ce qui a pu l’amener là.

Certaines choses dans l’univers ne sont pas vraiment expliquées, et c’est au spectateur de découvrir et de comprendre leur fonctionnement.

J’aime bien quand on ne me prend pas par la main et quand on me laisse me faire mon idée. Surtout avec un univers aussi riche.

 

Ce film est aussi une leçon sur les scènes d’action. C’est le bordel, ça part dans tous les sens, mais ça reste lisible. Toujours.

Franchement, je réfléchis à une manière de transcrire ça sur le papier, parce que ça m’a bluffée.

 

Le film est aussi féministe, ce qui m’a bien plu je dois dire. Ça parle de femmes combattantes, d’esclaves qui décident de prendre leur liberté, d’objectification du corps des femmes mais aussi de matriarcat. C’est une excellente manière de parler de sujets actuels et de société, sous le prisme de l’imaginaire et du divertissement.

 

 

Split de N. Shyamalan

 

 

Kevin a manifesté 23 personnalités devant son psychiatre de longue date, le Dr Fletcher, mais il en reste une, immergée, qui commence à se matérialiser et à dominer toutes les autres. Contraint d’enlever trois adolescentes, dont la volontaire Casey, Kevin se bat pour survivre parmi tous ceux qui évoluent en lui-même…

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bon, c’est pas le film du siècle, mais il faut lui reconnaître qu’il est très efficace.

 

Pas de grosses surprises pour moi, cependant l’intrigue se déroule bien, sans temps mort. Il y a de bons rebondissements et une bonne utilisation du fusil de Tchekhov (dont je vous parlais ici pour un autre film )

 

Malgré tout, ça reste pour moi un produit manufacturé, sans réelle âme, qui vaut le détour surtout pour l’interprétation de James Mc Avoy, qui est vraiment très, très bon. Je pense que rien que pour lui, je regarderai Glass ^^.

 

 

Séries

 

Le serpent, Richard Warlow, Toby Finlay

 

L’histoire de l’escroc Charles Sobhraj et les tentatives remarquables du diplomate néerlandais Herman Knippenberg pour le traduire en justice. Se faisant passer pour un négociant en pierres précieuses, Charles Sobhraj et sa compagne Marie-Andrée Leclerc voyagent à travers la Thaïlande, le Népal et l’Inde entre 1975 et 1976, commettant sur leur passage une série de crimes sur le « Hippie Trail » asiatique.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’ai regardé la série un peu par hasard, parce que j’en avais plutôt entendu du bien, et j’ai vraiment passé un bon moment.

 

La construction rend Le Serpent assez addictif : l’histoire n’est pas linéaire mais avec des flashbacks et des flashforwards. Ça force à rester concentré et on se prend au jeu à essayer de reconstituer les faits.

 

Le personnage principal est à la fois fascinant et répugnant et je pense qu’on peut saluer le jeu d’acteur de Tahar Rahim.

J’aime aussi beaucoup Jenna Coleman et je trouve qu’elle rend le personnage de Marie-Andrée très trouble : est-elle coupable ou simplement effrayée par Charles ?

Par contre, il faut qu’on discute de son accent. Autant elle a un accent français crédible quand elle parle en anglais, mais quand elle parle en français, ça ne va pas du tout ^^

 

Autrement, la série est séduisante parce qu’elle a un côté tranche de vie. On plonge dans le Bangkok des années 70, il y a vraiment un soin minutieux apporté à la reconstitution qui permet de se plonger dans cette époque.

 

 

Snowpiercer (Saison 2)

 

Avec la Belle Alice arrimée au Transperceneige, M. Wilford entreprend de reprendre le contrôle de son train, mais Mel et Layton ne l’entendent pas de cette oreille.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Alors, j’avais beaucoup aimé la première saison, que j’avais trouvé très efficace et percutante, mais là avec la deuxième, je suis plus mitigée. Malgré tout, il y a des leçons d’écriture à en tirer.

 

La série reste très juste au niveau des thèmes : la liberté, le choix, la lutte contre la tyrannie. Ça reste fort, même si parfois ce n’est pas toujours très habile. Il y a des moments de grâce où ça marche bien et d’autres où c’est artificiel et où le propos est assené sans subtilité.

 

Le rythme est bancal. Là aussi, il y a des moments haletants (je pense notamment aux deux derniers épisodes) mais aussi pas mal d’endroits où on a l’impression que la série se perd. La 1ère saison était très nerveuse, et celle-ci s’égare.

 

Côté personnages, c’est un peu le même constat. On a des personnages qui sont vachement approfondis : Till, Audrey, Ruth par exemple, et d’autres qu’on a perdus en route (Mélanie qui est cruellement absente, Miles qui disparaît, l’ex de Till aussi).

Je note tout de même une attention aux personnages féminins, avec des figures fortes et diverses, qui prennent des décisions, les assument et n’hésitent pas à combattre de toutes les manières possibles.

 

Sur Wilford, je suis partagée. Là aussi, il y a des moments où ça passe bien et où toute la démesure et la monstruosité du personnage apparaissent. Et des moments où c’est juste too much.

 

Voilà, ce qui résume la saison, c’est le déséquilibre, avec des moments vraiment bien et d’autres très poussifs.

J’attends de voir quand même ce que donnera la saison 3 et s’ils réussiront à conclure la série de manière satisfaisante.

 

 

 

 

L’irréel : incroyables témoignages

 

 

À travers des reconstitutions glaçantes, des gens ordinaires partagent avec leurs proches les histoires terrifiantes qui les hantent.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bon, on ne va pas se cacher, c’est un peu tout pourri ^^

Le principe est simple : des gens qui racontent à leurs proches les événements surnaturels auxquels ils ont été confrontés. Pas de preuves apportées, pas de mise en doute, juste leur parole (mais au moins, on échappe aux chasseurs de fantômes hystériques avec leurs spirits box et leurs détecteurs de PVE).

 

Mais, la série est intéressante d’un point de vue d’écrivain, parce qu’elle offre un panel assez large de trucs bizarres : fantômes en tout genre, démons, possession, même des aliens.

C’est une bonne manière de trouver de nouvelles idées.

 

Il y a aussi des schémas narratifs qui reviennent : la victime est un enfant, issu d’un foyer dysfonctionnel (c’est hallucinant le nombre de pères absents et/ou violents. Ils sont confrontés à du surnaturel, et leur famille ne les croit pas.

Il y a toujours un moment dans l’histoire où ça s’améliore, avant d’empirer d’un coup et chaque épisode se termine d’une manière ouverte [en gros, rien n’est réglé].

 

Ce qui m’a frappée aussi, c’est que beaucoup de ces cas pourraient être expliqués par des raisons tout à fait rationnelles [trauma psychologique notamment]. C’est une piste à creuser, à mon humble avis, pour donner un peu plus de relief à tout ça.

Et moi en tout cas, j’aurais envoyé tout ce petit monde chez le psy ^^

 

En vrac

 

Plaisir coupable : mon mari et moi on aime bien les nanars, et on a trouvé un nanar de compet sur Netflix. League of Gods.

 

C’est vraiment un bon nanar, parce qu’on sent que ça a été fait avec sérieux et avec âme. On ne s’ennuie pas, ça part dans tous les sens, c’est complètement WTF. Les acteurs sont ou blasés, ou surjouent, les dialogues sont… particuliers. La VF est aux fraises. Bref, tous les éléments d’un bon nanar.

J’ai d’ailleurs fait un live tweet à ce sujet que vous pouvez retrouver ici 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures !!

 

Lecture et visionnage – mai 2021

Bonjour à tous !

 

On repart pour de nouvelles aventures en ce joli mois de mai.

 

Vous commencez à connaître la recette : pour chaque livre lu, série ou film vus, j’essayerai d’en tirer quelques leçons d’écriture.

 

Prêts ? Alors c’est parti.

 

Livres

 

Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante (L’amie prodigieuse 3)

 

Alors que les événements de 1968 s’annoncent, que les mouvements féministes et protestataires s’organisent, Elena, diplômée de l’École normale supérieure de Pise, se retrouve au premier rang. Elle vient de publier un roman inspiré de ses amours de jeunesse qui rencontre un certain succès tout en faisant scandale. Lila, elle, a quitté son mari Stefano et travaille dur dans une usine où elle subit le harcèlement des hommes et découvre les débuts de la lutte prolétaire. Pour les deux jeunes femmes, comme pour l’Italie, c’est le début d’une période de grands bouleversements.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’ai eu du mal à finir ce livre, non pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il est très noir.

 

On retrouve Elena et Lila, devenues adultes et qui tentent de gérer leurs vies respectives. Et autant dire que c’est compliqué.

 

De cette série, j’aime le côté tranche de vie. Je trouve aussi que c’est une peinture très juste d’une époque et d’un pays. On voit vraiment l’évolution de la société italienne à travers le destin de ces deux jeunes femmes.

 

Par contre, le livre m’a paru long. Il y a de gros moments où il ne se passe rien et où on suit juste les errances d’Elena (qui m’a d’ailleurs profondément agacée par moments !). Comme je le disais aussi, le livre est hyper sombre, et on va dire que ce n’était pas forcément le moment pour moi de lire ça ^^. Enfin, bon, on apprend de ses erreurs.

 

Les suppliciées du Rhône, Coline Gatel

 

Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle.

Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ?

Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au cœur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges. Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà de ses limites.

 

Ce qu’on peut en tirer

Bon, pas plus joyeux que l’Amie Prodigieuse. Il faut croire que je n’apprendrais jamais la leçon ^^.

 

C’est un polar intéressant à plusieurs titres et qui pour moi vaut la lecture.

 

D’abord, on a une plongée dans ce Lyon de la fin du XIXe qui est habilement mis en scène. J’ai trouvé que c’était vraiment bien dosé, on a assez d’éléments pour bien s’imaginer la ville, sans que ce soit lourd. Tout le côté historique sur les débuts de la criminologie est vraiment intéressant aussi.

 

L’intrigue est bien menée : franchement, il y a de bons retournements, des fausses pistes, c’est bien joué et très prenant. Bravo de ce côté-là.

 

Là où le roman pêche pour moi, c’est sur les personnages. Je les ai trouvés assez caricaturaux et pas vraiment développés. C’est dommage, parce qu’il y a matière à avoir des personnages vraiment complets et poussés, mais ça reste trop à la surface des choses.

 

 

Va-t’en guerre, Terry Pratchett

 

Une île a surgi entre Ankh-Morpok et le royaume de Klatch. Mais à qui appartient ce nouveau territoire ? La tension monte entre les deux peuples qui veulent se l’approprier. Les tentatives de négociation échouent, l’ambassadeur du Klatch est assassiné à son arrivée chez ses voisins. La guerre sera-t-elle la seule solution ? Le commissaire Vimaire tremble sous cette menace inédite et fera tout pour empêcher le conflit. Mais la folie s’est emparée des citoyens et des dirigeants d’Ankh-Morpok : haine, violence, meurtres… La peur de l’inconnu ? Vimaire est bien seul dans la tourmente. Enfin, il a toujours son équipe du Guet…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Oui, je sais, un autre Terry Pratchett, mais que voulez-vous ^^

 

J’aime ce roman parce qu’il est hyper drôle. Je l’ai lu un certain nombre de fois, mais il me fait toujours mourir de rire. J’aime les clins d’œil à Lawrence d’Arabie, les mésaventures de Vimaire et du guet, et le trio Côlon/Chicard/Vétérini est juste tordant, et j’avoue que c’était ce qu’il me fallait.

 

Avec ce tome, je trouve qu’on passe un cran dans la psychologie de certains personnages. Vétérini arrive à être surpris (ce qui est rare) et on voit un peu plus comment il fonctionne. Et surtout, je me suis interrogée sur Carotte : à quel point est-il naïf et à quel point est-il calculateur ?

 

Le roman est aussi très fin sur les mécanismes de la marche à la guerre. Ça parle aussi de racisme ordinaire et de manipulation politique, le tout enrobé d’aventure et d’humour.

Du grand Pratchett.

 

 

Kappa Thêta Upsilon, de Nicolas Koch

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Série lue sur Rocambole et qui m’a bien plu.

On a à la fois une ambiance film noir, avec ce Chicago des années 30, des cultistes et du Cthulhu. Une série très efficace, à la plume ciselée.

 

 

Film

 

Dernier train pour Busan, de Sang-Ho Yeon

 

Alors qu’un virus inconnu transformant les gens en zombies se répand en Corée, les passagers d’un train vont devoir lutter pour leur survie

 

Ce qu’on peut en tirer

J’avais beaucoup entendu parler de ce film en bien et je pense que sa hype l’a desservi pour moi.

 

Ce n’est pas un mauvais film. C’est un bon film de zombie, efficace et rythmé. Il est bien prenant, même si on voit venir les retournements.

 

Côté personnages, je les ai trouvés un peu archétypaux : les lycéens, l’homme d’affaires qui néglige sa gamine, celui qui va chercher à trahir tout le monde pour sa survie.

Par contre, là aussi, c’est hyper maîtrisé et efficace.

 

Voilà, en résumé, c’est efficace, c’est bien mené, mais il m’a manqué quelque chose pour vraiment adorer ce film et m’enthousiasmer.

 

 

Army of the dead, Zack Snyder

 

Profitant d’une attaque de zombies à Las Vegas, un groupe de mercenaires fait le pari fou de s’aventurer dans la zone de quarantaine pour tenter le braquage le plus spectaculaire de tous les temps.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Sans le faire exprès, je suis dans une thématique Zombie ce mois-ci ^^

 

Le film a une arène du récit qui est très cool : un Las Vegas zombifié, avec à la fois des zombies lambdas, mais aussi des alphas bien plus intelligents et dangereux.

 

Il y a aussi un mélange des genres prometteurs : On a à la fois du survival horror zombie et un film de casse. C’est assez original et curieusement, ça passe bien.

 

Malheureusement, tout le reste du film est ultra prévisible. Pas de surprise dans le déroulé, on a des personnages assez archétypaux et on sait d’avance qui va mourir et quand.

C’est dommage d’avoir un pitch de départ hyper prometteur et de livrer quelque chose d’aussi convenu.

 

 

 

Séries

 

Jessica Jones (saison 3), de Melissa Rosenberg

 

Après la mort de sa mère, Jessica a coupé les ponts avec Trish. Celle-ci apprend à utiliser ses nouveaux pouvoirs et cherche un but à sa vie. Un événement traumatique va les rapprocher

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’avais bien aimé les deux premières saisons pour leurs personnages féminins riches et complexes et pour la justesse des sentiments dépeints, mais je les avais trouvées un peu longues.

 

Même constat pour cette saison 3 : les personnages sont hyper travaillés. Plein de failles et de contradictions, ils restent quand même attachants et la série s’attache bien à dépeindre leurs différentes motivations. De ce côté-là, rien à redire.

 

Par contre, au niveau du rythme, ça pêche. La série fait 13 épisodes et je pense qu’elle aurait été plus percutante avec 10 épisodes. Il faut au moins 2 épisodes pour que ça démarre vraiment, et le dernier est assez lent (même s’il offre une belle conclusion à la série).

 

 

Les Irréguliers de Baker Street, de Thom Bidwell

 

 

Bienvenue dans le Londres du XIXe siècle, où les Irréguliers, un gang de jeunes marginaux, élucident des crimes surnaturels pour le compte du Dr Watson et de son mystérieux associé, Sherlock Holmes.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série qui a pas mal été critiquée et qui n’a pas bien marché (à tel point qu’elle n’aura pas de saison 2) mais moi j’ai trouvé qu’elle avait des qualités.

 

L’univers est cool. J’ai entendu pour la décrire le terme « historico-pop » et c’est tout à fait ça. C’est pop et complètement assumé, à la fois dans les décors, les costumes, les personnages le style.

Pour moi, ça marche, parce que la série suit un concept et n’en dévie pas.

 

Les personnages sont sympas. A la fois parce qu’ils sont plutôt bien campés (sans être révolutionnaires), qu’ils ont un rôle dans l’histoire et le jouent à fond. Mais aussi parce qu’ils sont attachants.

C’est aussi plaisant de voir que le lead de la bande est une jeune femme asiatique, plutôt que l’éternel jeune homme blanc, ça change agréablement ;

 

Là où ça bloque pour moi, c’est malheureusement au niveau de l’histoire. On commence avec un format Monster of the Week, pour dériver vers quelque chose de plus sériel. Mais du coup, j’ai trouvé qu’on restait sur notre faim et pas mal de choses ne sont pas exploitées à fond.

Dommage, parce qu’il y avait du potentiel.

 

 

 

En vrac

 

On a regardé Central Intelligence, avec The Rock. C’est un plaisir coupable : j’aime bien The Rock ^^. Le film est assez drôle et péchu, même s’il ne révolutionnera pas le genre et est plaisant grâce au cabotinage des acteurs.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci, rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures ^^

Liste de lecture et de visionnage – Avril 2021

Bonjour à tous !

 

On se retrouve pour un bilan du mois d’avril 2021 !

 

Comme d’habitude, je vais vous dire ce que j’ai vu ou lu et je vais essayer d’en tirer des leçons d’écriture.

Vous aurez peut-être vu passer certaines des œuvres sur mes réseaux sociaux (tous les liens ici), voici maintenant le récapitulatif

 

 

Lecture

 

La Vérité, Terry Pratchett

 

Guillaume des Mots est le premier rédacteur en chef du premier vrai journal d’Ankh-Morpok. Son credo, c’est la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Surtout lorsque le Patricien est impliqué dans une affaire de meurtre et que l’enquête peut déclencher la guerre des médias ! Car face au Disque-Monde, les tabloïds se déchaînent et ne parlons même pas des syndicats. Guillaume a bien du mal à gérer son intégrité, sans compter qu’il a engagé comme photographe un vampire accro aux flashes qui hélas, le réduisent en cendres…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Oui, je sais, je relis encore un Terry Pratchett. Mais c’est pas de ma faute, c’est mes livres doudous ^^.

 

La Vérité est un de ses one-shot (même si on reverra les personnages apparaître dans d’autres romans, mais ils ne sont plus le focus).

Comme pour « Monnayé » ou « Timbré », j’apprécie de voir l’évolution du monde. Je trouve aussi que Pratchett est très fort pour décrire la naissance d’une nouvelle technique, et s’attarde bien à nous faire ressentir tous les changements qui en découlent.

 

Côté intrigue, c’est maîtrisé et plaisant à suivre, comme souvent chez Pratchett. J’ai l’impression de lire une mécanique bien huilée où les différents éléments s’imbriquent avec fluidité.

 

Sur ce tome, mention spéciale au duo Monsieur Lepingle et Monsieur Tulipe, qui arrivent à la fois à être flippants et …ain d’hilarants.

 

 

 

 

Guide de la fantasy et de la SF, de Karine Gobled

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Livre lu dans le cadre d’une vidéo, rendez-vous très bientôt sur la chaîne ^^

 

Il est vraiment chouette, très bien expliqué, à offrir à quelqu’un qui voudrait se lancer dans les littératures de l’imaginaire, ou à acheter pour vous si vous voulez approfondir votre culture.

 

 

La cour des hiboux

 

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

On continue la série des Batman en comics.

 

Celui-ci met en scène un ennemi mythique : la cour des hiboux.

Le comic est bien prenant, avec pas mal d’action, mais aussi un bon volet d’enquête et d’introspection.

 

Le découpage en épisodes est aussi super intéressant, parce que ça forme bien des jalons à l’histoire, tout en maintenant l’attention.

 

 

Buzz Mortel, de Tiphaine Levillain et Vincent Istria

 

Quand des influenceurs sont réunis sur une île paradisiaque pour tourner un live et que les corps commencent à tomber, le buzz n’est pas loin…

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Série lue sur Rocambole et qui m’a bien intéressée.

 

D’abord, c’est un « Whodunnit » (qui l’a fait en anglais), donc une intrigue policière avec son lot de cadavres et de rebondissements. J’aime bien ce genre et j’aime bien les huis clos, ça a un petit côté Agatha Christie, les selfies en plus.

 

Ensuite, je me suis prise au jeu de l’application. Un épisode était diffusé par jour, et chaque jour, les lecteurs pouvaient voter pour dire qui ils pensaient était le coupable.

C’était très plaisant et ludique de s’investir comme ça (et j’avais trouvé une partie de la réponse ^^)

 

 

Le crime de Pantin, Olivier Simon

 

 

Le 20 septembre 1869, à Pantin, près de Paris, un paysan découvre une fosse où sont enterrés une femme et ses cinq enfants, tous assassinés avec violence. Commence alors l’une des plus célèbres enquêtes du Second Empire.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Là aussi, une série Rocambole, courte, mais efficace.

 

On suit l’enquête à travers les yeux d’un jeune journaliste, désireux de faire ses preuves auprès de son père.

 

On a à la fois le côté enquête, même si assez rapidement, on a des éléments de réponses, mais aussi toute une peinture du monde du journalisme et du fait divers au XIXe siècle.

Moi qui suis amatrice d’histoire, ça m’a bien plu.

 

J’ai trouvé aussi la série intéressante parce qu’elle questionne la figure du monstre. Le tueur a des pulsions de violence, mais le héros aussi. Il est par ailleurs de plus en plus antipathique au fur et à mesure de la série. Je pense que c’est voulu, et ça marche parce que le format est court.

Mais c’est assez glaçant d’avoir comme ça cette plongée dans la noirceur et la violence.

 

 

 

 

 

 

Films

 

 

Le gardien invisible, de Fernando González Molina

 

Une policière formée au FBI retourne dans sa petite bourgade de Navarre pour mettre la main sur un tueur en série. Elle doit aussi y vaincre les démons de son passé.

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est un polar à l’ambiance très noire d’assez bonne facture. Pas de grosses surprises dans le scénario, mais ça fait le taf.

Je regrette quand même quelques facilités et clichés (sérieux, je rêve d’un film ou d’une série, où il y aurait un tirage de tarot où on ne nous sort pas la Mort ou le Diable).

L’ambiance est par contre très réussie, avec une attention toute particulière aux personnages féminins (dans un genre plus volontiers masculin) et une atmosphère à la fois poisseuse et onirique.

 

 

Love and monsters, de Michael Matthews

Dans un monde post-apocalyptique envahi par les monstres, Joel tente le tout pour le tout pour rejoindre sa petite amie Aimee.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Regardé sur les recommandations de Julie Limoges, c’est un honnête divertissement.

 

Pas de grosses surprises dans le scénario, mais ça tient la route et ça fait le taf.

 

L’humour passe bien, les moments un peu plus émotions aussi, on ne s’ennuie pas au visionnage.

 

Je salue quand même le travail au niveau des monstres, qui sont assez chouettes (j’ai adoré l’escargot boulder !).

 

Si vous avez envie d’un petit film de divertissement, avec un côté feel good, foncez !

 

 

Le chant du loup, de Antoine Baudry

 

Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. À bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or.

Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique.

Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d’un engrenage incontrôlable.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Pour une fois qu’on a un bon thriller français, on ne va pas se priver ^^

 

J’ai moyennement accroché aux côtés plus émotionnels de l’œuvre, j’ai trouvé que c’était un peu lourd.

Par contre, les moments de tensions sont tops, surtout quand on réfléchit qu’il y a peu d’action : juste des gars dans un sous-marin.

Je pense que c’est lié au fait que le film ne nous prend pas par la main pour nous expliquer ce qui se passe et ce dont les personnages parlent : il faut suivre pour comprendre, et moi, ça m’a bien investie dans le film !

 

 

Les affamés, de Robin Aubert

 

Dans un Québec ravagé par des zombies, une poignée de personnes tente de survivre.

 

Ce qu’on peut en tirer

Bon, ce film est quand même un gros ovni.

 

Il a un mélange des genres assez détonnant : c’est à la fois une comédie noire, un film de survivants et un drame.

Il y a des moments où le mélange passe bien, et d’autres où j’ai trouvé que ça tombait à plat.

 

Reste que le film a une certaine poésie, avec des personnages assez attachants : ce sont des gens normaux, avec qui on arrive facilement à s’identifier. Il y a aussi un certain onirisme qui m’a bien plu.

 

Le scénario, par contre, est assez faiblard : en gros, les survivants avancent et croisent des zombies. L’histoire manque de tension et d’enjeux pour être vraiment captivante.

 

 

Space Sweepers, de Sung-hee Jo

 

2092, la Terre est presque devenue inhabitable, les riches se terrent en orbite, les pauvres vivotent. Lors d’une opération, une équipe de ferrailleurs de l’espace met la main sur un robot qui a l’apparence d’une petite fille et que tout le monde recherche. Ils décident de demander une rançon.

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est un film plutôt sympathique, qui pour moi a des qualités.

 

L’univers décrit est assez cool : on est en pleine dystopie, avec cette Terre polluée et ces humains qui tentent tant bien que mal de survivre. Ils sont harcelés à la fois par un système économique pourri et par des conditions de vie déplorables. Il y a un volet de critique sociale qui est assez intéressant et le film décrit bien les mécanismes qui entretiennent la pauvreté.

 

Le quatuor de personnages est franchement sympa. Chacun a sa personnalité bien marquée, son histoire, et on s’attache assez rapidement à eux. Les héros sont un peu bourrins, un peu bras cassés par moment, et si vous me suivez, vous savez que j’aime bien les héros pas dégourdis ^^.

 

Il y a aussi un mélange des genres qui est très, très intéressant : le film a des moments comiques, il a des passages d’action, mais aussi des moments plus dramatiques.

Sweet Home, dont je vous ai parlé il y a quelque temps, mêlant l’horreur pure, le grotesque et le drame, donc j’ai vraiment l’impression qu’il s’agit d’une marque de fabrique coréenne.

 

Malgré tout, des choses m’ont moins convaincue. Le scénario reste très convenu et j’ai eu l’impression qu’il suivait un chemin balisé. C’est un peu dommage, parce le film est du coup très prévisible (mon mari en a marre de regarder des films avec moi, vu que je devine les retournements ^^).

 

Le méchant est pour moi too much. L’acteur en fait des caisses et le personnage devient caricatural, et perd donc en efficacité.

Dommage, car il y avait matière à faire un méchant mémorable.

 

 

Soul, de Pete Docter

 

Passionné de jazz et professeur de musique dans un collège, Joe Gardner a enfin l’opportunité de réaliser son rêve : jouer dans le meilleur club de jazz de New York. Mais un malencontreux faux pas le précipite dans le « Grand Avant » – un endroit fantastique où les nouvelles âmes acquièrent leur personnalité, leur caractère et leur spécificité avant d’être envoyées sur Terre. Bien décidé à retrouver sa vie, Joe fait équipe avec 22, une âme espiègle et pleine d’esprit, qui n’a jamais saisi l’intérêt de vivre une vie humaine. En essayant désespérément de montrer à 22 à quel point l’existence est formidable, Joe pourrait bien découvrir les réponses aux questions les plus importantes sur le sens de la vie.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est un beau film à différents niveaux.

 

L’animation est magnifique, j’ai franchement été bluffée par le niveau de détail, les ambiances, les couleurs. Tout est beau et on sent tout le travail de conception qu’il y a par-derrière.

 

C’est aussi un film qui porte la marque de fabrique de Pixar, donc niveau scénario, c’est du très solide. Les personnages sont bien caractérisés et tout de suite attachants, malgré leurs défauts. Le rythme est bon, avec de bons retournements de scénarios. Même s’il n’y a pas de grosses surprises dans le déroulé, c’est logique et bien mené.

 

C’est surtout un très beau film côté émotions. On mélange à la perfection l’humour, la poésie et le drame. Le message véhiculé — vivez votre vie pleinement — m’a beaucoup touchée.

Franchement, je le recommande !

 

 

 

 

Séries

 

 

Marco Polo, saison 1, de John Fusco

Une chronique des célèbres aventures de Marco Polo alors qu’il voyage à travers le monde. Seule sa pratique des arts martiaux lui permet de survivre à une époque où les trahisons politiques et les relations interdites sont légion.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Alors, la série s’appelle Marco Polo, mais très honnêtement, elle aurait dû s’appeler Kubilai Khan, parce que le Marco Polo en question ne sert à rien. Le personnage est très plat et assez falot, surtout comparé aux autres.

 

La série n’est pas exempte de défauts, il y a un côté un peu racoleur, surtout au niveau des scènes de sexe (comme dans Game of Throne, les créateurs ont dû se dire que les conversations politiques, ça allait être chiant, donc qu’il fallait mettre du cul).

 

Par contre, Marco Polo a des qualités.

Déjà au niveau de la reconstitution et des costumes. J’avoue que je bave à chaque scène et que ça m’a grave donné envie de me documenter sur la culture mongole.

 

Ensuite, si Marco Polo est transparent, les autres personnages eux sont bien travaillés.

On a une bonne galerie, et la série s’attache à bien montrer leurs caractères et leurs motivations. Ce n’est jamais tout noir ou tout blanc, ils font tous des choses que notre morale pourrait réprouver, mais on sait pourquoi ils le font. La série dépeint bien les allégeances qui existent, les valeurs en vigueur, et les dilemmes moraux auxquels les personnages sont confrontés.

 

La série a aussi soigné ses personnages féminins : entre l’impératrice Chabi, conseillère de son mari ; Mei Lin, la courtisane assassine, Kokachin, la princesse prisonnière qui rêve de liberté, ou la guerrière Kuthulun, il y a un bel éventail de femmes fortes et ça fait plaisir.

 

 

La disparue du Cecil Hotel de Joe Berlinger

 

 

Focus sur l’affaire Elisa Lam. En février 2013, le cadavre d’une canadienne d’origine hongkongaise est retrouvé dans un hôtel de Los Angeles. Son décès a été fortement médiatisé car il prend place au sein de l’hôtel Cecil, le dernier lieu connu pour Elizabeth Short (le Dahlia Noir) ou encore pour Goldie Osgood, la « femme au pigeon de Pershing Square ».

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Il s’agit ici d’une série de non-fiction, dans le genre des « True Crimes » que les Américains affectionnent.

 

J’avoue qu’au départ, ça ne me tentait pas vraiment, mais j’ai entendu Laura Fait genre en parler en bien et j’ai suivi ses recommandations ;

 

Je ne suis pas déçue, car la série est intéressante à plus d’un titre.

 

D’abord, c’est construit vraiment comme une intrigue policière, c’est hyper addictif. On se prend au jeu de suivre le déroulé de l’enquête et on a envie de connaître la résolution.

De ce côté-là, la série est maligne, parce qu’elle distille vraiment ses infos au compte-gouttes.

 

Après, c’est intéressant, parce que ça décortique à la fois l’enquête qui a eu lieu et l’emballement médiatique qui a suivi.

 

La série s’attarde sur les mécanismes à l’œuvre, c’est la fois glaçant et hyper intéressant.

 

Enfin, La disparue du Cecil Hotel a aussi un côté « meta » : finalement, on est comme ces détectives du net, on se prend de passion pour la disparition d’une femme.

 

Et à travers le documentaire, on nous aussi l’impression de la connaître, et on regrette son triste sort.

 

 

Slasher, saison 3

 

 

Un an après un meurtre commis dans un immeuble, auquel ont assisté les habitants, le mystérieux tueur revient et sème de nouveau la mort.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

La série est assez intéressante, parce qu’elle mêle le genre du slasher et du whodunnit. Tout au long de la saison, on se prend au jeu à essayer de deviner qui est le Druide. Moi je suis contente : j’ai trouvé assez rapidement et j’avais raison ^^

 

Il y a donc un côté assez ludique à la saison, renforcé par sa construction : elle se déroule sur 24 h, avec à chaque fois des retours dans le passé qui permettent d’éclairer le présent. C’est assez bien fichu, sans perdre le spectateur.

 

Là où je suis plus mitigée, c’est sur la construction des personnages. Ils sont quand même tous assez clichés (le hipster, la cinglée des réseaux sociaux, le suprémaciste blanc) et j’ai trouvé que le côté de dénonciation des réseaux sociaux était un peu lourdingue.

 

Le côté gore est un peu too much pour moi aussi. Il y a des moments vraiment dégueulasses et je ne pense pas que cette outrance de violence et de sadisme serve vraiment le propos.

 

 

La cité invisible, de Carlos Saldanha

 

Un policier enquêtant sur un meurtre se retrouve pris dans une bataille entre le monde invisible et un royaume souterrain peuplé de créatures mythiques.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série d’urban fantasy qui se déroule au Brésil. Le pitch de départ m’a un peu rappelé celui de Heaven Forest d’Andréa Deslacs : un policier qui avec une enquête, découvre que les créatures qu’il pensait légendaires existent bel et bien.

 

C’est assez cool d’avoir du folklore et des traditions brésiliennes. Ça change du bestiaire européen et ça m’a forcée à faire quelques recherches pour savoir de quelles créatures on parlait ;

 

L’univers est donc intéressant, sombre et lumineux à la fois, un peu crasseux, mais non dénué de poésie, avec toujours en arrière plan, une omniprésence de la nature (Eric, le personnage principal est un policier environnemental).

Ça fait aussi plaisir d’avoir un casting qui ne soit pas tout blanc.

En fait, j’ai vraiment l’impression que l’univers de cette série reflète bien le Brésil.

 

Il y a une bonne galerie de personnages qui sont assez attachants (même si on a quand même envie de coller des baffes à Eric de temps en temps). Mention spéciale à Inès, personnage très puissant et très ambigu, qui m’a beaucoup plu.

 

Là où la série pêche, c’est malheureusement au niveau du scénario : c’est faiblard. On a un côté intrigue policière qui n’est pas exploité à fond. Un côté drame familial qui tombe à plat et une esquisse de guerre entre créatures magiques, qui là aussi ne délivre pas toutes ses promesses.

C’est dommage, parce que l’arène du récit est hyper cool.

 

Je verrai ce que ça donne à la saison 2, je pense.

 

 

Equinox, de Tea Lindeburg

 

Hantée par d’effroyables visions liées à la disparition de sa sœur avec ses camarades de classe 21 ans plus tôt, Astrid mène l’enquête et découvre une bien sombre vérité.

 

Ce qu’on peut en tirer

La série m’a bien plu pour son côté horreur folk (un peu dans la lignée de Midsommar ou Wicker Man). Je trouve que c’est une utilisation intelligente des mythologies nordiques, qui change pas mal de ce qu’on a l’habitude de voir.

La série se déroule à la fois dans le présent et le passé. Suivant les pas d’Astrid, on reconstitue peu à peu l’enchaînement des faits. C’est assez prenant et bien géré.

 

Par contre, j’ai trouvé que Equinox restait nébuleux sur certains points, notamment sur les parents des deux filles, sur l’histoire d’Astrid et d’Ida. La révélation sur l’identité réelle du Cyning est un peu tombée comme un cheveux sur la soupe.

La fin est quant à elle… un peu ésotérique ^^.

 

J’espère vraiment qu’il y aura une saison 2, qui permettrait d’approfondir l’univers et d’éclaircir les points qui restent en suspens.

 

 

Formula 1, de Sophie Tood

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Je n’aime pas vraiment la Formule 1. Ou plutôt, je n’aimais pas. Parce que la série m’a vraiment fait découvrir cet univers et toute sa complexité.

Côté écriture, cette série est une véritable leçon.

 

Elle est extrêmement efficace au niveau du montage du découpage. Elle remet de la narration dans les courses, elle sait faire monter le suspense. Elle sait montrer les enjeux d’une course. Et c’est hyper addictif.

 

La série est aussi très forte parce qu’elle nous montre certes le côté perfomance mécanique, mais elle s’attarde aussi à tout le côté humain. Et c’est aussi ça qui rend la série aussi captivante : on suit les pas des pilotes, mais aussi des chefs d’écurie et de leur staff. Ça parle de réussite, d’échecs, de récompenses et de trahison. C’est un microcosme dont on nous ouvre les portes.

 

 

Big Mouth, saison 4, de Nick Kroll

 

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’adore tellement cette série !

 

Elle est drôle, mais attention, il faut aimer l’humour trash, parce que ça envoie. Franchement, très souvent, j’éclate de rire sur un truc, en me disant que je n’étais clairement pas prête à voir ça.

 

La série est également top au niveau de l’écriture des personnages. Ils sont tous attachants à leur manière, ils ont leurs qualités, leurs défauts et même quand ils font des erreurs, on comprend pourquoi.

J’aime aussi le fait que la série nous fasse rire avec eux, plutôt que totalement à leur dépends. Elle n’est jamais totalement gratuite dans son humour ou inutilement vacharde (un truc qui me dérange un peu dans Rick et Morty par exemple).

 

Si le thème général de Big Mouth reste la puberté (il y a un épisode absolument magique sur les règles), cette saison aborde aussi le thème de l’anxiété et de la dépression.

Si vous en souffrez, franchement, regardez-là, ça fait du bien et on se sent moi seul (moi aussi je suis souvent harcelée par Tito le moustique de l’anxiété, et je vais chercher mon crapaud de la gratitude ^^). Je trouve que la série parle de thèmes compliqués avec intelligence, sans jugement de valeur. Un de mes coups de cœur !

 

 

 

En vrac

 

 

On a aussi regardé The Old Guard, film fantastique d’action honnête. J’aime toujours bien voir Charlize Theron botter des culs, le film est un honnête divertissement, mais sans plus.

 

J’ai regardé Vaiana, auquel j’ai moyennement accroché. Il est magnifique dans l’animation, mais je ne me suis pas attachée plus que ça aux personnages et j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup, beaucoup trop de chansons.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci ! On se retrouve le mois prochain pour de nouvelles découvertes ! 

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