Les conteurs du Paris des merveilles

Vous avez maintenant pu découvrir en librairie Contes et récits du Paris des merveilles, et ma nouvelle « L’Urne de Râ ».

 

Avec cette superbe couverture de Coliandre !

 

Petit coup de projecteur maintenant sur les auteurs au sommaire.

 


 

Je pense qu’on ne présente plus Pierre Pevel, mais pour ceux qui ne le connaîtraient pas, sachez qu’il s’agit d’un auteur de fantasy français, réputé pour sa plume fluide, ses personnages attachants et pour ses univers originaux.

Il est l’auteur de la trilogie du Paris des merveilles (Les enchantements d’Ambremer, l’Elixir d’oubli et Le Royaume Immobile, à lire), mais aussi de la série des Lames du Cardinal (relecture des trois mousquetaires dans une France où humains et dragons cohabient), des Ombres de Wielstadt et de Haut Royaume.

 

C’est un auteur que j’aime beaucoup et que je vous encourage à lire !

 


 

Vous avez sûrement dû voir passer les interviews réalisées par Benjamin Lupu sur son site.

 

 

Vous pouvez également le suivre sur Facebook, Twitter ou Instagram.

 

Outre sa nouvelle dans l’anthologie, Benjamin Lupu est l’auteur d’une série de fantasy, Les Mystères de Kioshe.

Tirséa Mortevue est une magicienne misérable et aveugle qui vit dans les bas-fonds de Kioshe, ville baroque et cœur marchand du monde. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Il fut un temps où elle était promise à un bel avenir. Elle devait devenir rectrice de la prestigieuse Maison des curiosités. C’était avant d’en être chassée pour une raison mystérieuse. Quand son ancien maître fait appel à elle pour résoudre le meurtre d’un richissime marchand, elle y voit l’occasion de changer le cours de son destin. Jusqu’où la mènera cette soif de revanche ?

 

Retrouvez Les Mystères de Kioshe sur Amazon, Google play et Kobo

 


 

Sylvie Poulain a écrit avec Benjamin Lupu le bonus pour la saison 1, et va collaborer avec lui pour la saison 2 des mystères.

 

 

Vous pouvez suivre son actualité sur sa page facebook.

 


 

Et si vous avez aimé la nouvelle de Bénédicte Vizier, n’hésitez pas à la rejoindre sur Scribay ou à admirer ses œuvres sur Deviantart !

 

Élixirs de nouvelles steampunk – Delphine Schmitz

Résumé

Dans ce monde de vapeur et de rouages où science et magie se côtoient, vous rencontrerez des inventeurs plus loufoques les uns que les autres, parfois charmants, d’autres fois terrifiants. Vous découvrirez un appareil photographique qui n’en fait qu’à sa tête, un sous-marin en quête de créatures fabuleuses, un musée de cire où les statues prennent vie, le premier ordinateur de l’Histoire, et bien d’autres choses encore.

Au fur et à mesure de votre lecture, d’étranges liens entre les textes éveilleront votre intérêt. Vous ne pourrez vous empêcher de remarquer la présence fugace mais récurrente de mystérieux matériaux aux étonnants pouvoirs. Et si la dernière nouvelle vous livrait leur secret ?

Mon avis

J’ai rencontré Delphine Schmitz au cours d’une soirée Steampunk à laquelle nous participions toutes les deux à la bibliothèque des Riches Claires à Bruxelles. Elle avait présenté son recueil de nouvelles, qui m’avait mis la puce à l’oreille. Il a rejoint ma PAL quelques mois plus tard, et voici la chronique !

Ce recueil est, comme son titre l’indique, consacré au steampunk et il s’agit d’une sorte d’étude du genre. On garde le côté XIXe, mais les nouvelles sont de tonalités différentes : savant fou inoffensif ou au contraire sinistre, aventures en sous-marin, enquête avec une spirite, terrifiant tueur en série, il y en a pour tous les goûts.

Cette expérimentation est plaisante, il y a des nouvelles auxquelles j’ai plus accroché que d’autres : L’automate de maître Sigismond, Taxidermie et Télétempus. Petit coup de cœur pour la nouvelle Seuls le diable et moi (« Ptéranodon » et non « chauve-souris » !).

Élixirs de nouvelles steampunk pour n’être que ça : un simple recueil qui expérimente avec le steampunk. Mais, de nouvelle en nouvelle, des objets reviennent et on retrouve des personnages. La dernière nouvelle donne la clé pour comprendre le recueil et le pourquoi de certains événements.

C’est une très bonne idée, qui donne vraiment une cohérence à l’ensemble.

En conclusion : un recueil sympathique et bien ficelé, pour ceux qui auraient envie de découvrir les différentes facettes du steampunk.

Une incursion dans le Paris des Merveilles

Qu’elle est belle, cette couverture !

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux connaissent déjà la bonne nouvelle, pour les autres, j’ai l’immense bonheur de vous annoncer la parution d’une de mes nouvelles dans Contes et Récits du Paris des Merveilles.

L’ouvrage est paru chez Bragelonne, sous la direction de Pierre Pevel.

Vous pourrez donc retrouver une nouvelle inédite de Pierre Pevel, ainsi que quatre nouvelles de Benjamin Lupu, Sylvie Poulain, Bénédicte Vizier et moi-même.

Ma nouvelle s’intitule « L’Urne de Râ », elle raconte les aventures de Gabrielle, une jeune fille de bonne famille qui dérange un voleur lors d’une exposition au Louvre. Aidée de sa gouvernante, Mademoiselle Suzanne, une ancienne mage qui a tourné le dos à la magie, Gabrielle va mener l’enquête pour savoir ce que voulait ce mystérieux voleur.

Si vous voulez retrouver ce texte, ainsi que les autres nouvelles (qui sont vraiment chouettes !), rendez-vous en librairie ou sur Amazon, Fnac ou Google play !

Bonne lecture !

Catherine Loiseau

Relations entre personnages – La théorie « Kowal »

Aujourd’hui, nous allons parler écriture, et plus particulièrement relations entre les personnages.

J’aimerais vous faire découvrir une théorie découverte dans le podcast Writing Excuses.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Writing Excuses est un podcast en langue anglaise, animée par quatre auteurs : Brandon Sanderson, Howard Taylor, Dan Welles et Mary Robinette Kowal. Toutes les semaines depuis 14 ans maintenant (oui, je sais, une longévité impressionnante), ces quatre auteurs abordent en 15 minutes un sujet lié à l’écriture.

Dans un des épisodes, Mary Robinette Kowal a développé une théorie sur les relations entre les personnages.

Elle est issue de conseils que sa belle-mère a donné à son fils concernant sa vie sentimentale, et se résume de la manière qui suit : il existe 6 axes qui définissent la personnalité et au plus nos propres axes ressemblent à celui d’une autre personne, au mieux on va s’entendre.

Jusqu’ici, rien de révolutionnaire. La théorie est intéressante quand on l’applique en écriture. Plus on se ressemble et mieux on va s’entendre, mais l’inverse est vrai. On peut se rejoindre sur certains points et diverger sur d’autres. De ces différences vont justement naître les frictions et donc les conflits si chers à nos petits cœurs d’écrivains.

À noter que cette charte peut être appliquée pour de la romance, mais également pour les autres types de relations (amitié, rivalité, relations professionnelles…).

Voyons maintenant quels sont ces fameux six axes, les six « M », si l’on garde leur dénomination anglaise :

Mind / L’intelligence

Il s’agit d’avoir le même degré d’intelligence, mais aussi le même type.

Comme exemple, je citerai Mulder et Scully de la série X Files. Il est intuitif et ouvert au paranormal. Elle est scientifique et rationnelle. Beaucoup de conflits dans la série sont issus de la confrontation entre leurs deux manières d’aborder les choses.

Pour moi, l’intelligence regroupe aussi les centres d’intérêts : on s’entend toujours mieux avec des personnes qui écoutent la même musique, regardent les mêmes films et séries ou lisent les mêmes livres que nous.

Money / L’argent

Il n’est pas forcément question d’avoir la même quantité d’argent, mais d’avoir le même rapport à l’argent : quelle quantité on en veut, ce qu’on est prêt à faire pour en avoir, ce qu’on veut en faire…

Un exemple qui me vient en tête est celui de la série The Haunting of Hill House, où l’argent est une question centrale.

Sans spoiler, l’un des personnages a écrit un livre sur sa famille et a proposé de partager les dividendes avec ses frères et sœurs. Chacun a une réaction différente à ce sujet, entre ceux qui ont besoin de cet argent et ceux qui pourraient faire sans, mais aussi entre ceux qui sont prêts à l’accepter et ceux qui ne veulent pas en entendre parler. La famille est déjà dysfonctionnelle sans cela, mais cette question ajoute encore aux conflits déjà présents.

Morals / Les valeurs morales

Qu’est-ce qui est bien ?  Qu’est-ce qui est mal ? Qu’est-ce qu’on poursuit dans la vie ? Quel est le but de l’existence ?

Je pense que la fantasy fourmille d’exemples de personnages qui se rejoignent pour une même cause (la lutte contre le mal, souvent) ou s’opposent à ce sujet.

En littérature classique, on peut citer Les Misérables, avec Javert et Jean Valjean. Chacun de ses personnages a un code moral assez strict, qui entre en conflit avec celui de l’autre.

Manners / Les bonnes manières

Qu’est-ce qui est poli et qui ne l’est pas ? Comment se comporte-t-on en société ?

À noter que la moralité et les bonnes manières sont deux choses différentes. Le podcast cite comme exemple L’arme fatale : les deux protagonistes veulent la même chose (la poursuite de la vérité et le respect de la loi) mais s’opposent sur la manière de le faire.

Pour moi, cette opposition entre moralité et manière est l’un des ressorts des cops movies.

Monogamy / Monogamie

Il est question ici de savoir si les deux personnages attendent la même chose d’une relation.

Cela marche pour la romance : l’un des deux peut vouloir s’engager, l’autre non. Mais cela fonctionne aussi pour d’autres types de relations : une personne qui pense être très amie avec une autre, alors que la personne en question considère la première comme une simple connaissance.

C’est le moteur principal de la pièce Couple ouvert à deux battants, de Dario Fo. Un mari et une femme qui ne s’entendent plus décident de rester ensemble, mais dans une relation libre. Seulement, si la femme a l’habitude que son mari ait des maîtresses, le mari n’est en réalité pas prêt à voir son épouse batifoler.

Un autre exemple me vient à l’esprit, c’est Littlefinger dans A Song of Ice and Fire de GRR Martin, amoureux de Catelyn Stark, alors qu’elle ne l’a jamais vu que comme un ami (au mieux un petit frère). Et ceux qui ont lu les livres ou vu la série savent à quel point cet amour incompris a façonné la personnalité de Littlefinger.

Marx Brothers / L’humour

Est-ce que les deux personnes rient de la même chose ?

Comme exemple, je prendrai bien la série Castle. Beckett et Castle ne rient vraiment des mêmes choses, et les blagues de l’écrivain ont tendance à agacer la policière.

A l’inverse, dans La Mallorée de David Eddings, on sait que Silk et Liselle s’entendent (et se plaisent mutuellement) parce qu’ils ont le même humour acerbe et caustique.

En conclusion

J’ai franchement beaucoup aimé cet épisode de Writing Excuses et je trouve que l’outil proposé ici est synthétique et utile.

Que ce soit pour savoir ce qui va rapprocher deux personnages ou au contraire, sur quoi ils vont s’opposer, cette théorie donne de bonnes pistes de réflexions pour permettre de créer des relations crédibles et pleines de sens.

Accros du roc

Résumé

Suzanne est une jeune étudiante discrète. Si discrète qu’elle devient très souvent invisible.
Un beau jour, la Mort aux Rats vient la chercher : son grand-père, la Mort en personne, vient d’avoir une petite crise existentielle et a délaissé ses affaires courantes. Suzanne doit assurer l’intérim. Pendant ce temps-là, un jeune barde débarque en ville, accompagné d’une étrange guitare.
Le premier concert — illégal — est un feu d’artifice : le premier Groupe de rocs du Disque-Monde vient de se créer et fait un sacré remue-ménage à Ankh-Morpork ! Mais cette guitare met le barde en danger de mort, et Suzanne devra intervenir… Roc and troll, quand tu nous tiens !

Mon avis

Oui, je sais, encore un Terry Pratchett. Mais que voulez-vous, j’aime tellement les romans du Disque-Monde qu’il faut que je les relise régulièrement.

C’est au tour d’Accros du roc, qui met pour la première fois en scène Suzanne, petite fille de la Mort.

J’aime beaucoup ce personnage, jeune fille élevée dans l’amour de la logique et des études et qui découvre sa filiation pour le moins… encombrante. Suzanne est forte, mais en même temps touchante, j’aime beaucoup la relation qu’elle a avec la Mort (« tu as les genoux cagneux ! »).

Ce dernier (on ne reviendra pas dessus ^^) aussi a énormément évolué depuis ses premières apparitions. Il apparaît ici presque humain, tiraillé entre le devoir et la volonté de faire évoluer les choses.

Sa crise de conscience en tout cas met Suzanne dans la panade, et offre au lecteur des moments à la fois savoureux et riches en émotion.

 Parallèlement, se continue l’exploration des Arts. Après le cinéma dans les Zinzins d’Olive Oued, Pratchett s’attaque ici à la musique, et plus particulièrement au rock, grâce à un barde qui tombe sous l’emprise d’une guitare enchantée.

À partir de là, le Disque-monde découvre le rock, et tout le monde est touché par le sortilège. Notamment les mages. J’avoue que les passages avec le Doyen et sa bande sont parmi les plus réussis du livre. C’est tellement bien vu dans les réactions (comme souvent chez Pratchett).

Il y a aussi beaucoup de clins d’œil, que ce soit avec les titres des chansons, les noms des groupes et des personnages. J’en ai repéré pas mal, mais je pense ne pas tout avoir.

À ce titre, la couverture de Simonetti est vraiment réussie.

Le tome met un petit moment à démarrer, le temps que les lignes narratives convergent, mais le final est vraiment très bon. Carrément explosif !