Dédramatiser le premier jet

Aujourd’hui, j’inaugure ma chaîne Youtube avec une vidéo sur le thème de l’écriture du premier jet. 

 

 

Qu’est-ce que c’est, le 1er jet ? Tout simplement, la première version d’une histoire.  

C’est une étape importante, parce que c’est la première brique d’un projet, c’est très facile de se mettre une pression de dingue et de vouloir que tout soit parfait. 

 

Le 1er jet, pour moi, il a un seul mérite : c’est d’exister.  Ça ne va pas plus loin.  

C’est une ébauche qui permet de se sortir l’histoire de la tête. Il  va y avoir des choses qui seront bonnes, d’autres moyennes, d’autre qui ne vont pas marcher. Et ce n’est pas grave si ce n’est pas parfait. 

 

Parce qu’écrire une bonne histoire, c’est compliqué et ça implique de maîtriser beaucoup de paramètres différents (il faut une intrigue qui tienne la route, du rythme, de bonnes descriptions, des personnages fouillés, etc). Ecrire une histoire parfaite, c’est impossible à réaliser du premier coup.  

 

Et ça, tous les écrivains le savent :  écrire, c’est aussi réécrire.  Donc, pas la peine de se mettre la pression et de chercher la perfection immédiate.  

 

Donc, soyez bienveillants avec vous-même.  Ne vous jugez pas trop durement. Ne vous dépréciez pas. Même si vous doutez, même si vous avez l’impression que ce vous écrivez c’est de la merde, ne laissez pas court à ces pensées négatives.  Vous faites du mieux que vous pouvez à un instant T. 

 

Et je vous promets qu’une fois que vous aurez posé le mot « fin », vous vous sentirez plus léger et que vous aurez déjà accompli une bonne partie du travail (ne restera « plus que » les corrections, mais chut, on en reparle une autre fois ^^). 

 

 

 

Saintes ou pouliches, Isabelle Bricard

Résumé

« Nous les élevons comme des saintes, puis nous les livrons comme des pouliches », tel est, brièvement résumé par George Sand, le lot des jeunes filles au XIXe siècle.
Leur cadre de vie ? Parfois la famille, où l’on pratique la manière « douce », le plus souvent le couvent et le pensionnat où l’hygiène et la discipline ont de quoi étonner. Leur instruction ? Légère, puisque les bas-bleus sont immariables. La botanique est asexuée, la mythologie revue et corrigée ; on s’occupe avant tout des arts d’agrément, du maintien et du savoir-vivre, de la « science domestique ». Leur plaisir ? Les bains de mer, même si elles se baignent avec un corset et sur une plage strictement réservée aux femmes. Leur destinée ? Épouser une « moitié » qui a souvent le double de leur âge, mais conserve parfois l’attrait de l’inconnu. Et l’amour ?… « On finit toujours par aimer le père de ses enfants ! »
On suit les jeunes filles du pensionnat au premier bal, puis de la première entrevue avec leur prétendant jusqu’à leur nuit de noces. Rien de ce qui touche leur vie quotidienne n’est laissé dans l’ombre, depuis les coulisses de la beauté jusqu’à la ceinture de chasteté qui les préserve de l’onanisme. On découvre alors une éducation morale et religieuse incroyable et pleine de contradictions, puisque, après avoir répété à la pensionnaire « Priez », on ordonne à la débutante « Plaisez ».

 

Mon avis

J’avais mis ce livre sur ma liste de Noël, à la fois pour des recherches, mais aussi parce que le sujet m’intéressait beaucoup.

 

Je ne peux pas vraiment dire que j’ai adoré ma lecture – parce que le sujet est absolument glaçant – mais le livre est vraiment très intéressant.

 

D’abord, il est bien écrit et d’une plume fluide. Si vous lisez ou que vous avez lu des ouvrages historiques (notamment pour les études), vous savez que ce n’est pas le cas de tout le monde. Le livre est donc très agréable à lire et très fluide.

 

Le sous-titre de l’ouvrage est un peu trompeur car en réalité, on traite ici de l’éducation des filles de la bourgeoisie de 1815 à 1870 (on se rend compte que l’école selon Jules Ferry a changé pas mal la donne en matière d’éducation).

Le livre est divisé en chapitres qui traitent chacun un pan de l’éducation féminine : le couvent ou le pensionnat, l’éducation religieuse, les bals, la recherche d’un mari, la préparation du mariage, etc.

À chaque fois, l’auteur appuie son propos de nombreuses citations, issues d’ouvrages sur l’éducation de l’époque, mais aussi de mémoires d’anciennes pensionnaires, ou de correspondances privées.

C’est très riche et assez documenté.

 

Sur le contenu, comme je le disais, c’est glaçant. L’autrice décortique le système mis en place pour assurer que les jeunes filles tiendront bien leur rôle d’épouse et surtout de mère.

Tout est pensé pour les contrôler, pour s’assurer qu’elles ne dévient pas de la route tracée.

 

En lisant ce livre, j’ai réalisé les progrès qui ont été faits : aujourd’hui, il tombe sous le sens que les filles doivent être scolarisées comme les garçons, et qu’elles ont vocation à avoir un métier et gagner leur vie, pas seulement à servir d’épouse et de mère.

Mais également, je me suis rendu compte du chemin qui reste encore à parcourir. La conclusion du livre, qui date pourtant de 1985 (l’année de naissance, hahahaha !), est encore férocement d’actualité.

 

On revient de loin, mais le combat continue !

Bilan 2020 et projets 2021

Ça y est, cette fichue année 2020 est terminée et on espère que 2021 sera un peu moins compliqué.

 

2020 a été une année très compliquée, difficile à gérer sur un plan émotionnel (le combo famille/travail/confinement a fait des dégâts) mais je sors la tête de l’eau, en ayant appris pas mal de choses sur moi-même et sur ce que je dois faire pour aller bien.

 

Mais malgré tout, j’ai réussi à avancer et, pour commencer, je vous proposer un retour sur mes objectifs et mes réalisations pour 2020 :

 

 

  • Aiden Jones

 

J’ai terminé les corrections du tome 2, Le Collegium. J’attends maintenant le retour de l’éditrice et une date de parution. Mais ça, ça dépend et cette foutue épidémie…

 

Le 1er jet du tome 3, Les Reines, est bouclé et je laisse reposer un peu avant de corriger.

 

 

Cette année a été belle pour Aiden Jones, vu que Encore une fois, merci au jury, merci à mon équipe de relecteurs, merci à la maison d’édition et merci aux lecteurs !

 

 

 

  • Dans les Coulisses de la Tédesplen

 

Il est enfin sorti ! Avec encore une superbe couverture de Sylvie Sabater.

 

Pour les distraits, il s’agit d’un livret bonus à ma série La Ligue des ténèbres, qui regroupe pour chaque épisode la couverture et des bonus.

 

Le livret, comme le reste de la série, est à retrouver chez Hydralune. Eh oui, il s’agit d’une des infos de l’année : La Ligue des ténèbres rejoint ses frères et sœurs kerysiens chez Hydralune !

 

 

  •  Prestige, Pouvoir et Pognon

 

C’est un roman de light fantasy, mettant en scène les gobelins en guerre économique contre les elfes.

Le premier jet a été écrit, comme pour Aiden Jones, je laisse reposer avant de corriger.

 

 

  • De murmures et d’ombres

 

Pour celui-là, je peux dire merci au confinement ^^

Vu que je n’avais pas grand-chose d’autre à faire, je me suis botté les fesses et j’ai enfin corrigé ce roman.

Pour les curieux, il est disponible en lecture sur Wattpad.

 

 

  •  Rhenna

 

La petite Rhenna est partie chez ses bêtas lecteurs, qui ont bien aimé cette romance space opera. Plus que quelques corrections et elle sera prête pour partir chez les éditeurs !

 

 

 Globalement, j’ai mené à bien les projets que je m’étais fixés, mais pour l’an prochain, j’ai envie de procéder différemment et de moins me mettre la pression.

 

Voici donc ce que j’ai prévu

 

 

  • Aiden Jones

 

Bien évidemment, terminer les corrections du tome 2 et commencer celles du tome 3. Le tome 1 ayant été couronné par un prix, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin ^^

 

  • De Fer et de Sang

 

Il s’agit de la suite de De Murmures et d’ombres, une partie est déjà écrite, un gros morceau reste à faire et j’ai vraiment envie de m’y atteler. Poster le tome 1 sur Wattpad m’a permis d’avoir des retours des lecteurs et pas mal de commentaires. J’avoue que ça m’a bien boostée et que ça m’a donner l’énergie et la passion pour me mettre à écrire cette suite.

Le temps est venu pour cette histoire de sortir de ma tête et de rencontrer les lecteurs.

 

  • Rhenna

 

Comme je l’ai dit plus que quelques corrections à faire, et ce roman pourra chercher une nouvelle maison d’édition.

 

 

 

  • Chaîne YouTube

 

Eh oui, ça y est, je me décide. Je lance début 2021 une chaîne YouTube, où je parlerai d’écriture. Alors, surveillez bien ça !

 

 

 

Voilà globalement les projets où je m’engage, sachant que pour le reste, je me laisse carte blanche en fonction de mes envies et de mon emploi du temps. Voici les possibilités :

 

— Pouvoir, prestige et Pognon : entamer les corrections et envoyer ça en bêta lecture

 

— La Corrosion des cieux : un mélange entre uchronie XIXe et horreur lovecraftienne. 1er jet à écrire

 

— Projet supersteam : nom de code pour une uchronie, toujours se passant au XIXe, mais mettant cette fois en scène des super héros. J’en suis pour l’instant à faire des recherches, défricher l’univers et l’histoire.

 

— La Perle d’ambre : premier tome d’une quadralogie YA. J’aimerais le relire et le peaufiner, avant de rebosser sur les tomes suivants (le tome 2 était écrit mais pas encore corrigé).

 

— La Collection : une anthologie d’histoires d’horreur qui me trotte dans la tête depuis un bon moment maintenant… Je réfléchis à la forme adéquate à lui donner.

 

 

En plus de tout ça, j’aimerais vraiment, mais alors vraiment, pouvoir refaire des salons. Ça me manque énormément.

 

Mais bon, on va croiser les doigts et espérer que 2021 se passe mieux !

 

En attendant, prenez soin de vous et de vos proches et à très bientôt, j’espère.

Aiden Jones lauréat du PAI 2019

C’est avec un immense bonheur que j’ai appris que mon roman Aiden Jones avait remporté le Prix des Auteurs inconnus 2019 !

 

 

Cela me touche énormément que ce roman soit consacré à un prix. Il me tient beaucoup à cœur, à la fois parce que je me suis attachée aux personnages, mais aussi parce qu’il porte des valeurs  humanistes qui me sont très chères. 

De constater que ces mêmes valeurs avaient trouvé un écho dans le jury me remplit de joie.

 

Je tiens à remercier toute l’équipe du PAI pour son travail, son investissement et sa gentillesse !

 

 

Merci à tous les lecteurs qui ont déjà lu Aiden Jones et l’ont fait connaître. Ce roman n’en serait pas là sans vous !

 

Pour ceux que cette aventure dans un Londres féérique tenteraient, rendez-vous sur le site des éditions Au Loup ou sur Amazon !

 

 

Aiden Jones est chasseur de critters, ces lutins, gnomes et autres pixies qui infestent encore les quartiers de Londres. Doté de pouvoirs magiques latents, il rêve d’entrer à son tour au Collegium qui forme les magiciens de la Reine Victoria.
La possibilité d’activer ses pouvoirs semble enfin à portée de main lorsqu’il apprend qu’une prime exceptionnelle sera accordée pour la capture d’un essaim de critters.
Sa quête le mène alors dans les beaux quartiers où il croise la route de Grace Fairchild, une jeune noble qui va lui proposer un pacte inattendu. Une rencontre qui le mènera peut-être plus loin encore que ce qu’il avait prévu…

Ecriture, mémoire d’un métier, Stephen King

 

 

Ce livre est assez étrange et inclassable par certains côtés.

 

Il s’agit certes d’un livre sur l’écriture, d’un essai sur le rapport à la création, mais aussi des mémoires d’un auteur qui tente de déterminer comment il en est venu à écrire.

 

Ce n’est pas du tout un manuel d’écriture, même si Stephen King y délivre un certain nombre de conseils (si vous cherchez un livre de technique pure, passez votre chemin).

 

La première partie est plutôt une sorte de mémoire. King y détaille ses souvenirs d’enfance et d’adolescence, puis explique son parcours d’écrivain à l’âge adulte.

C’est vraiment plaisant à lire, c’est assez drôle, touchant également. C’est un témoignage sur le temps passé (King est né en 1947).

On y apprend pas mal de choses sur sa vie, notamment qu’il vient d’un milieu plutôt modeste, qu’il a été élevé par une mère célibataire et qu’il a vraiment (mais alors vraiment) galéré au début de sa carrière.

Franchement, j’ai beaucoup aimé cette partie, on y trouve le talent de King pour conter les choses de la vie quotidienne.

 

La deuxième partie est plutôt consacrée à l’écriture proprement dite.

Il y a des généralités, notamment sur les corrections et le style (pas révolutionnaire, mais une piqûre de rappel de temps en temps ne fait pas de mal).

Il y a des choses qui ne concernent pas vraiment les auteurs français (notamment sur les fanzines et tout le système des agents, encore peu répandu en France).

 

Sur certaines choses, je ne me suis pas retrouvée : King conseille d’écrire le premier jet d’une traite (là ok) et ensuite de réduire tout ça au moment des corrections. Moi personnellement, j’ai toujours tendance à étoffer un peu ma 2ème version, probablement parce que j’écris le 1er jet très rapidement.

Bon après, je suis moins bavarde que King, qui est quand même spécialiste des pavés ^^.

 

Mais il y a d’autres choses qui m’ont plus parlé. 

L’un des conseils qui m’a le plus marquée, c’est « écrivez porte fermée, corrigez porte ouverte ». Ça correspond tout à fait à ma manière de travailler.

J’écris le 1er jet rapidement, comme je l’ai dit, et je le fais avant tout pour moi, pour me sortir l’histoire de la tête et la coucher sur le papier.

Quand je corrige par contre, je le fais déjà pour rendre l’histoire compréhensible, puis par la suite, en suivant l’avis de lecteurs extérieurs (merci, mes beta-lecteurs que je chéris).

J’aime beaucoup la maxime de King, parce qu’elle est percutante et parlante.

 

En résumé

Un livre que je conseille aux fans du maître, ou à ceux qui auraient envie de se frotter à un essai sur l’écriture.

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