Liste de lecture et de visionnage – Avril 2021

Bonjour à tous !

 

On se retrouve pour un bilan du mois d’avril 2021 !

 

Comme d’habitude, je vais vous dire ce que j’ai vu ou lu et je vais essayer d’en tirer des leçons d’écriture.

Vous aurez peut-être vu passer certaines des œuvres sur mes réseaux sociaux (tous les liens ici), voici maintenant le récapitulatif

 

 

Lecture

 

La Vérité, Terry Pratchett

 

Guillaume des Mots est le premier rédacteur en chef du premier vrai journal d’Ankh-Morpok. Son credo, c’est la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Surtout lorsque le Patricien est impliqué dans une affaire de meurtre et que l’enquête peut déclencher la guerre des médias ! Car face au Disque-Monde, les tabloïds se déchaînent et ne parlons même pas des syndicats. Guillaume a bien du mal à gérer son intégrité, sans compter qu’il a engagé comme photographe un vampire accro aux flashes qui hélas, le réduisent en cendres…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Oui, je sais, je relis encore un Terry Pratchett. Mais c’est pas de ma faute, c’est mes livres doudous ^^.

 

La Vérité est un de ses one-shot (même si on reverra les personnages apparaître dans d’autres romans, mais ils ne sont plus le focus).

Comme pour « Monnayé » ou « Timbré », j’apprécie de voir l’évolution du monde. Je trouve aussi que Pratchett est très fort pour décrire la naissance d’une nouvelle technique, et s’attarde bien à nous faire ressentir tous les changements qui en découlent.

 

Côté intrigue, c’est maîtrisé et plaisant à suivre, comme souvent chez Pratchett. J’ai l’impression de lire une mécanique bien huilée où les différents éléments s’imbriquent avec fluidité.

 

Sur ce tome, mention spéciale au duo Monsieur Lepingle et Monsieur Tulipe, qui arrivent à la fois à être flippants et …ain d’hilarants.

 

 

 

 

Guide de la fantasy et de la SF, de Karine Gobled

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Livre lu dans le cadre d’une vidéo, rendez-vous très bientôt sur la chaîne ^^

 

Il est vraiment chouette, très bien expliqué, à offrir à quelqu’un qui voudrait se lancer dans les littératures de l’imaginaire, ou à acheter pour vous si vous voulez approfondir votre culture.

 

 

La cour des hiboux

 

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

On continue la série des Batman en comics.

 

Celui-ci met en scène un ennemi mythique : la cour des hiboux.

Le comic est bien prenant, avec pas mal d’action, mais aussi un bon volet d’enquête et d’introspection.

 

Le découpage en épisodes est aussi super intéressant, parce que ça forme bien des jalons à l’histoire, tout en maintenant l’attention.

 

 

Buzz Mortel, de Tiphaine Levillain et Vincent Istria

 

Quand des influenceurs sont réunis sur une île paradisiaque pour tourner un live et que les corps commencent à tomber, le buzz n’est pas loin…

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Série lue sur Rocambole et qui m’a bien intéressée.

 

D’abord, c’est un « Whodunnit » (qui l’a fait en anglais), donc une intrigue policière avec son lot de cadavres et de rebondissements. J’aime bien ce genre et j’aime bien les huis clos, ça a un petit côté Agatha Christie, les selfies en plus.

 

Ensuite, je me suis prise au jeu de l’application. Un épisode était diffusé par jour, et chaque jour, les lecteurs pouvaient voter pour dire qui ils pensaient était le coupable.

C’était très plaisant et ludique de s’investir comme ça (et j’avais trouvé une partie de la réponse ^^)

 

 

Le crime de Pantin, Olivier Simon

 

 

Le 20 septembre 1869, à Pantin, près de Paris, un paysan découvre une fosse où sont enterrés une femme et ses cinq enfants, tous assassinés avec violence. Commence alors l’une des plus célèbres enquêtes du Second Empire.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Là aussi, une série Rocambole, courte, mais efficace.

 

On suit l’enquête à travers les yeux d’un jeune journaliste, désireux de faire ses preuves auprès de son père.

 

On a à la fois le côté enquête, même si assez rapidement, on a des éléments de réponses, mais aussi toute une peinture du monde du journalisme et du fait divers au XIXe siècle.

Moi qui suis amatrice d’histoire, ça m’a bien plu.

 

J’ai trouvé aussi la série intéressante parce qu’elle questionne la figure du monstre. Le tueur a des pulsions de violence, mais le héros aussi. Il est par ailleurs de plus en plus antipathique au fur et à mesure de la série. Je pense que c’est voulu, et ça marche parce que le format est court.

Mais c’est assez glaçant d’avoir comme ça cette plongée dans la noirceur et la violence.

 

 

 

 

 

 

Films

 

 

Le gardien invisible, de Fernando González Molina

 

Une policière formée au FBI retourne dans sa petite bourgade de Navarre pour mettre la main sur un tueur en série. Elle doit aussi y vaincre les démons de son passé.

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est un polar à l’ambiance très noire d’assez bonne facture. Pas de grosses surprises dans le scénario, mais ça fait le taf.

Je regrette quand même quelques facilités et clichés (sérieux, je rêve d’un film ou d’une série, où il y aurait un tirage de tarot où on ne nous sort pas la Mort ou le Diable).

L’ambiance est par contre très réussie, avec une attention toute particulière aux personnages féminins (dans un genre plus volontiers masculin) et une atmosphère à la fois poisseuse et onirique.

 

 

Love and monsters, de Michael Matthews

Dans un monde post-apocalyptique envahi par les monstres, Joel tente le tout pour le tout pour rejoindre sa petite amie Aimee.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Regardé sur les recommandations de Julie Limoges, c’est un honnête divertissement.

 

Pas de grosses surprises dans le scénario, mais ça tient la route et ça fait le taf.

 

L’humour passe bien, les moments un peu plus émotions aussi, on ne s’ennuie pas au visionnage.

 

Je salue quand même le travail au niveau des monstres, qui sont assez chouettes (j’ai adoré l’escargot boulder !).

 

Si vous avez envie d’un petit film de divertissement, avec un côté feel good, foncez !

 

 

Le chant du loup, de Antoine Baudry

 

Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. À bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or.

Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique.

Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d’un engrenage incontrôlable.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Pour une fois qu’on a un bon thriller français, on ne va pas se priver ^^

 

J’ai moyennement accroché aux côtés plus émotionnels de l’œuvre, j’ai trouvé que c’était un peu lourd.

Par contre, les moments de tensions sont tops, surtout quand on réfléchit qu’il y a peu d’action : juste des gars dans un sous-marin.

Je pense que c’est lié au fait que le film ne nous prend pas par la main pour nous expliquer ce qui se passe et ce dont les personnages parlent : il faut suivre pour comprendre, et moi, ça m’a bien investie dans le film !

 

 

Les affamés, de Robin Aubert

 

Dans un Québec ravagé par des zombies, une poignée de personnes tente de survivre.

 

Ce qu’on peut en tirer

Bon, ce film est quand même un gros ovni.

 

Il a un mélange des genres assez détonnant : c’est à la fois une comédie noire, un film de survivants et un drame.

Il y a des moments où le mélange passe bien, et d’autres où j’ai trouvé que ça tombait à plat.

 

Reste que le film a une certaine poésie, avec des personnages assez attachants : ce sont des gens normaux, avec qui on arrive facilement à s’identifier. Il y a aussi un certain onirisme qui m’a bien plu.

 

Le scénario, par contre, est assez faiblard : en gros, les survivants avancent et croisent des zombies. L’histoire manque de tension et d’enjeux pour être vraiment captivante.

 

 

Space Sweepers, de Sung-hee Jo

 

2092, la Terre est presque devenue inhabitable, les riches se terrent en orbite, les pauvres vivotent. Lors d’une opération, une équipe de ferrailleurs de l’espace met la main sur un robot qui a l’apparence d’une petite fille et que tout le monde recherche. Ils décident de demander une rançon.

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est un film plutôt sympathique, qui pour moi a des qualités.

 

L’univers décrit est assez cool : on est en pleine dystopie, avec cette Terre polluée et ces humains qui tentent tant bien que mal de survivre. Ils sont harcelés à la fois par un système économique pourri et par des conditions de vie déplorables. Il y a un volet de critique sociale qui est assez intéressant et le film décrit bien les mécanismes qui entretiennent la pauvreté.

 

Le quatuor de personnages est franchement sympa. Chacun a sa personnalité bien marquée, son histoire, et on s’attache assez rapidement à eux. Les héros sont un peu bourrins, un peu bras cassés par moment, et si vous me suivez, vous savez que j’aime bien les héros pas dégourdis ^^.

 

Il y a aussi un mélange des genres qui est très, très intéressant : le film a des moments comiques, il a des passages d’action, mais aussi des moments plus dramatiques.

Sweet Home, dont je vous ai parlé il y a quelque temps, mêlant l’horreur pure, le grotesque et le drame, donc j’ai vraiment l’impression qu’il s’agit d’une marque de fabrique coréenne.

 

Malgré tout, des choses m’ont moins convaincue. Le scénario reste très convenu et j’ai eu l’impression qu’il suivait un chemin balisé. C’est un peu dommage, parce le film est du coup très prévisible (mon mari en a marre de regarder des films avec moi, vu que je devine les retournements ^^).

 

Le méchant est pour moi too much. L’acteur en fait des caisses et le personnage devient caricatural, et perd donc en efficacité.

Dommage, car il y avait matière à faire un méchant mémorable.

 

 

Soul, de Pete Docter

 

Passionné de jazz et professeur de musique dans un collège, Joe Gardner a enfin l’opportunité de réaliser son rêve : jouer dans le meilleur club de jazz de New York. Mais un malencontreux faux pas le précipite dans le « Grand Avant » – un endroit fantastique où les nouvelles âmes acquièrent leur personnalité, leur caractère et leur spécificité avant d’être envoyées sur Terre. Bien décidé à retrouver sa vie, Joe fait équipe avec 22, une âme espiègle et pleine d’esprit, qui n’a jamais saisi l’intérêt de vivre une vie humaine. En essayant désespérément de montrer à 22 à quel point l’existence est formidable, Joe pourrait bien découvrir les réponses aux questions les plus importantes sur le sens de la vie.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est un beau film à différents niveaux.

 

L’animation est magnifique, j’ai franchement été bluffée par le niveau de détail, les ambiances, les couleurs. Tout est beau et on sent tout le travail de conception qu’il y a par-derrière.

 

C’est aussi un film qui porte la marque de fabrique de Pixar, donc niveau scénario, c’est du très solide. Les personnages sont bien caractérisés et tout de suite attachants, malgré leurs défauts. Le rythme est bon, avec de bons retournements de scénarios. Même s’il n’y a pas de grosses surprises dans le déroulé, c’est logique et bien mené.

 

C’est surtout un très beau film côté émotions. On mélange à la perfection l’humour, la poésie et le drame. Le message véhiculé — vivez votre vie pleinement — m’a beaucoup touchée.

Franchement, je le recommande !

 

 

 

 

Séries

 

 

Marco Polo, saison 1, de John Fusco

Une chronique des célèbres aventures de Marco Polo alors qu’il voyage à travers le monde. Seule sa pratique des arts martiaux lui permet de survivre à une époque où les trahisons politiques et les relations interdites sont légion.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Alors, la série s’appelle Marco Polo, mais très honnêtement, elle aurait dû s’appeler Kubilai Khan, parce que le Marco Polo en question ne sert à rien. Le personnage est très plat et assez falot, surtout comparé aux autres.

 

La série n’est pas exempte de défauts, il y a un côté un peu racoleur, surtout au niveau des scènes de sexe (comme dans Game of Throne, les créateurs ont dû se dire que les conversations politiques, ça allait être chiant, donc qu’il fallait mettre du cul).

 

Par contre, Marco Polo a des qualités.

Déjà au niveau de la reconstitution et des costumes. J’avoue que je bave à chaque scène et que ça m’a grave donné envie de me documenter sur la culture mongole.

 

Ensuite, si Marco Polo est transparent, les autres personnages eux sont bien travaillés.

On a une bonne galerie, et la série s’attache à bien montrer leurs caractères et leurs motivations. Ce n’est jamais tout noir ou tout blanc, ils font tous des choses que notre morale pourrait réprouver, mais on sait pourquoi ils le font. La série dépeint bien les allégeances qui existent, les valeurs en vigueur, et les dilemmes moraux auxquels les personnages sont confrontés.

 

La série a aussi soigné ses personnages féminins : entre l’impératrice Chabi, conseillère de son mari ; Mei Lin, la courtisane assassine, Kokachin, la princesse prisonnière qui rêve de liberté, ou la guerrière Kuthulun, il y a un bel éventail de femmes fortes et ça fait plaisir.

 

 

La disparue du Cecil Hotel de Joe Berlinger

 

 

Focus sur l’affaire Elisa Lam. En février 2013, le cadavre d’une canadienne d’origine hongkongaise est retrouvé dans un hôtel de Los Angeles. Son décès a été fortement médiatisé car il prend place au sein de l’hôtel Cecil, le dernier lieu connu pour Elizabeth Short (le Dahlia Noir) ou encore pour Goldie Osgood, la « femme au pigeon de Pershing Square ».

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Il s’agit ici d’une série de non-fiction, dans le genre des « True Crimes » que les Américains affectionnent.

 

J’avoue qu’au départ, ça ne me tentait pas vraiment, mais j’ai entendu Laura Fait genre en parler en bien et j’ai suivi ses recommandations ;

 

Je ne suis pas déçue, car la série est intéressante à plus d’un titre.

 

D’abord, c’est construit vraiment comme une intrigue policière, c’est hyper addictif. On se prend au jeu de suivre le déroulé de l’enquête et on a envie de connaître la résolution.

De ce côté-là, la série est maligne, parce qu’elle distille vraiment ses infos au compte-gouttes.

 

Après, c’est intéressant, parce que ça décortique à la fois l’enquête qui a eu lieu et l’emballement médiatique qui a suivi.

 

La série s’attarde sur les mécanismes à l’œuvre, c’est la fois glaçant et hyper intéressant.

 

Enfin, La disparue du Cecil Hotel a aussi un côté « meta » : finalement, on est comme ces détectives du net, on se prend de passion pour la disparition d’une femme.

 

Et à travers le documentaire, on nous aussi l’impression de la connaître, et on regrette son triste sort.

 

 

Slasher, saison 3

 

 

Un an après un meurtre commis dans un immeuble, auquel ont assisté les habitants, le mystérieux tueur revient et sème de nouveau la mort.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

La série est assez intéressante, parce qu’elle mêle le genre du slasher et du whodunnit. Tout au long de la saison, on se prend au jeu à essayer de deviner qui est le Druide. Moi je suis contente : j’ai trouvé assez rapidement et j’avais raison ^^

 

Il y a donc un côté assez ludique à la saison, renforcé par sa construction : elle se déroule sur 24 h, avec à chaque fois des retours dans le passé qui permettent d’éclairer le présent. C’est assez bien fichu, sans perdre le spectateur.

 

Là où je suis plus mitigée, c’est sur la construction des personnages. Ils sont quand même tous assez clichés (le hipster, la cinglée des réseaux sociaux, le suprémaciste blanc) et j’ai trouvé que le côté de dénonciation des réseaux sociaux était un peu lourdingue.

 

Le côté gore est un peu too much pour moi aussi. Il y a des moments vraiment dégueulasses et je ne pense pas que cette outrance de violence et de sadisme serve vraiment le propos.

 

 

La cité invisible, de Carlos Saldanha

 

Un policier enquêtant sur un meurtre se retrouve pris dans une bataille entre le monde invisible et un royaume souterrain peuplé de créatures mythiques.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série d’urban fantasy qui se déroule au Brésil. Le pitch de départ m’a un peu rappelé celui de Heaven Forest d’Andréa Deslacs : un policier qui avec une enquête, découvre que les créatures qu’il pensait légendaires existent bel et bien.

 

C’est assez cool d’avoir du folklore et des traditions brésiliennes. Ça change du bestiaire européen et ça m’a forcée à faire quelques recherches pour savoir de quelles créatures on parlait ;

 

L’univers est donc intéressant, sombre et lumineux à la fois, un peu crasseux, mais non dénué de poésie, avec toujours en arrière plan, une omniprésence de la nature (Eric, le personnage principal est un policier environnemental).

Ça fait aussi plaisir d’avoir un casting qui ne soit pas tout blanc.

En fait, j’ai vraiment l’impression que l’univers de cette série reflète bien le Brésil.

 

Il y a une bonne galerie de personnages qui sont assez attachants (même si on a quand même envie de coller des baffes à Eric de temps en temps). Mention spéciale à Inès, personnage très puissant et très ambigu, qui m’a beaucoup plu.

 

Là où la série pêche, c’est malheureusement au niveau du scénario : c’est faiblard. On a un côté intrigue policière qui n’est pas exploité à fond. Un côté drame familial qui tombe à plat et une esquisse de guerre entre créatures magiques, qui là aussi ne délivre pas toutes ses promesses.

C’est dommage, parce que l’arène du récit est hyper cool.

 

Je verrai ce que ça donne à la saison 2, je pense.

 

 

Equinox, de Tea Lindeburg

 

Hantée par d’effroyables visions liées à la disparition de sa sœur avec ses camarades de classe 21 ans plus tôt, Astrid mène l’enquête et découvre une bien sombre vérité.

 

Ce qu’on peut en tirer

La série m’a bien plu pour son côté horreur folk (un peu dans la lignée de Midsommar ou Wicker Man). Je trouve que c’est une utilisation intelligente des mythologies nordiques, qui change pas mal de ce qu’on a l’habitude de voir.

La série se déroule à la fois dans le présent et le passé. Suivant les pas d’Astrid, on reconstitue peu à peu l’enchaînement des faits. C’est assez prenant et bien géré.

 

Par contre, j’ai trouvé que Equinox restait nébuleux sur certains points, notamment sur les parents des deux filles, sur l’histoire d’Astrid et d’Ida. La révélation sur l’identité réelle du Cyning est un peu tombée comme un cheveux sur la soupe.

La fin est quant à elle… un peu ésotérique ^^.

 

J’espère vraiment qu’il y aura une saison 2, qui permettrait d’approfondir l’univers et d’éclaircir les points qui restent en suspens.

 

 

Formula 1, de Sophie Tood

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Je n’aime pas vraiment la Formule 1. Ou plutôt, je n’aimais pas. Parce que la série m’a vraiment fait découvrir cet univers et toute sa complexité.

Côté écriture, cette série est une véritable leçon.

 

Elle est extrêmement efficace au niveau du montage du découpage. Elle remet de la narration dans les courses, elle sait faire monter le suspense. Elle sait montrer les enjeux d’une course. Et c’est hyper addictif.

 

La série est aussi très forte parce qu’elle nous montre certes le côté perfomance mécanique, mais elle s’attarde aussi à tout le côté humain. Et c’est aussi ça qui rend la série aussi captivante : on suit les pas des pilotes, mais aussi des chefs d’écurie et de leur staff. Ça parle de réussite, d’échecs, de récompenses et de trahison. C’est un microcosme dont on nous ouvre les portes.

 

 

Big Mouth, saison 4, de Nick Kroll

 

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’adore tellement cette série !

 

Elle est drôle, mais attention, il faut aimer l’humour trash, parce que ça envoie. Franchement, très souvent, j’éclate de rire sur un truc, en me disant que je n’étais clairement pas prête à voir ça.

 

La série est également top au niveau de l’écriture des personnages. Ils sont tous attachants à leur manière, ils ont leurs qualités, leurs défauts et même quand ils font des erreurs, on comprend pourquoi.

J’aime aussi le fait que la série nous fasse rire avec eux, plutôt que totalement à leur dépends. Elle n’est jamais totalement gratuite dans son humour ou inutilement vacharde (un truc qui me dérange un peu dans Rick et Morty par exemple).

 

Si le thème général de Big Mouth reste la puberté (il y a un épisode absolument magique sur les règles), cette saison aborde aussi le thème de l’anxiété et de la dépression.

Si vous en souffrez, franchement, regardez-là, ça fait du bien et on se sent moi seul (moi aussi je suis souvent harcelée par Tito le moustique de l’anxiété, et je vais chercher mon crapaud de la gratitude ^^). Je trouve que la série parle de thèmes compliqués avec intelligence, sans jugement de valeur. Un de mes coups de cœur !

 

 

 

En vrac

 

 

On a aussi regardé The Old Guard, film fantastique d’action honnête. J’aime toujours bien voir Charlize Theron botter des culs, le film est un honnête divertissement, mais sans plus.

 

J’ai regardé Vaiana, auquel j’ai moyennement accroché. Il est magnifique dans l’animation, mais je ne me suis pas attachée plus que ça aux personnages et j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup, beaucoup trop de chansons.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci ! On se retrouve le mois prochain pour de nouvelles découvertes ! 

Faut-il commencer par écrire avec une série longue

Une vaste question à laquelle je m’efforce de répondre dans cette vidéo :

 

 

 

Malgré le titre un peu putaclic (my bad ^^) j’essaye de développer le propos et surtout, je le rappelle encore et encore, si vous avez d’écrire votre série en 14 tomes, faites le !

 

Je suis la preuve vivante que c’est possible de continuer sa carrière d’écrivaine malgré ça !

 

Quoi qu’il se passe, restez positifs et ayez confiance en vous et en vos capacités d’apprentissage. L’écriture c’est ça : on ne cesse jamais d’apprendre. 

Lire pour écrire

Bonjour à tous !

 

Sur la chaîne, on parle lecture et pourquoi c’est hyper important pour l’écriture

 

 

 

Moi je lis énormément. Tous les soirs ou presque (oui, même quand je rentre de soirée à 3h du mat ^^)

 

J’ai besoin de lire, parce que ça me détend, ça me fait voyager, mais aussi parce que ça nourrit mon imaginaire; 

 

Pour écrire bien, il faut pour moi connaître le genre dans lequel on écrit., et ça passe par la lecture. 

 

Croyez-moi, n’ayez pas peur de vous « contaminer » en lisant dans le genre où vous voulez écrire. Au contraire, votre créative n’en sera que boostée !

 

 

Lecture et visionnage – Avril 2021

Bonjour à tous !

 

On repart pour un nouveau mois de lecture et de visionnage

 

Je pense que vous commencez à connaître le principe : je liste ce que j’ai pu lire ou voir au cours du moins et j’essaye d’en tirer des leçons d’écriture.

 

Vous avez déjà pu retrouver certaines des œuvres sur mes réseaux sociaux si vous me suivez (sinon, c’est par ici).

 

C’est parti pour le bilan du mois de mars !

 

 

Lecture

 

 

White Knight, de Sean Murphy

 

 

Dans un monde où Batman est allé trop loin, le Joker doit sauver Gotham ! Le Joker, ce maniaque, ce tueur, celui que l’on surnomme le Clown Prince du Crime… si Batman, le Chevalier Noir, sombre du côté obscur, pourquoi le Joker ne pourrait-il pas sortir de sa psychose et devenir le Chevalier Blanc ? C’est ce qui arrive après qu’un traitement inédit a guéri le Joker et le fait redevenir Jack Napier : un nouveau candidat à la mairie de Gotham !

 

Ce qu’on peut en tirer

On se refait les Gotham et la trilogie de Nolan, donc je tape aussi dans mes comics ^^

Celui-ci est particulier, parce qu’il est autant sur le Joker que sur Batman. Leurs personnalités sont ainsi mises en opposition, la folie de l’un questionne la violence de l’autre.

Le comics interroge sérieusement la question du vigilantisme et de l’impact qu’elle va avoir, à la fois sur la ville et sur la psychologie des super héros.

J’ai beaucoup aimé le traitement d’Harley Quinn dans ce tome : très ambiguë, car on ne sait jamais si elle est vraiment libérée de l’emprise du Joker.

 

 

L’hypnotiseur, Lars Kepler

 

Dans une maison de la banlieue de Stockholm, une famille est sauvagement assassinée. Seul un garçon échappe au massacre, mais il navigue entre la vie et la mort, inconscient. L’inspecteur Joona Linna décide alors de recourir à un hypnotiseur pour pénétrer le subconscient du garçon et tenter de revoir le carnage à travers ses yeux…

 

Ce qu’on peut en tirer

Avis mitigé sur ce roman. Je n’ai pas trop aimé les personnages, à part l’inspecteur Joona Linna, qui est assez sympathique, j’ai eu envie de mettre des baffes aux autres.

Il y a certaines choses qui m’ont paru un peu abusées, voire tirées par les cheveux. Très franchement, j’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois.

Là où le roman est bon, c’est sur son rythme. Ça s’enchaîne bien, c’est très addictif et la narration jongle avec habilité entre les différents points de vue.

 

L’ancre Noire, de Tina Bartoli

 

Clémence, qui rêve de devenir écrivaine, gagne un concours organisé par une célèbre maison d’édition : à la clé, trois semaines de coaching dans la propriété d’un célèbre auteur. Mais sa joie se transforme bientôt en inquiétude, quand elle découvre le mystérieux manoir et son propriétaire…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série assez étrange, mais dans le bon sens du terme.

On commence comme un huis clos, avec des éléments d’enquête policière, pour aller plus vers le thriller dans les saisons 2 et 3. Le glissement est logique dans l’histoire, et ça m’a bien accrochée.

J’ai aussi aimé les personnages, notamment Octave que j’ai trouvé très touchant.

 

 

Les chats de hasard, d’Anny Duperey

 

 

Titi a choisi de vivre avec moi. C’est un petit chat gris, à la tête ronde, au regard doré et au poil court et laineux. De la race des chartreux. Doux, intelligent, rassurant, Titi, en plus d’être beau, a toutes les qualités. Compagnon à l’affection sans faille, Titi m’aime telle que je suis. Avec lui, je m’abandonne, sans peur, ni jeu ni séduction. Il est le premier de mes chats de hasard.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est un très beau livre, sur les chats, mais pas que.

Ça parle de création, de deuil, de vies et de choix. C’est vraiment très bien écrit, très fluide et très juste dans les sentiments.

 

 

Films

 

House of the devil, de Tye West

 

 

Samantha est étudiante et a besoin d’argent. Elle accepte donc une offre de babysitting pour le moins étrange et se retrouve donc dans une gigantesque maison victorienne ayant comme propriétaire un vieux couple étrange avec des plans particuliers pour célébrer un événement rare : une éclipse lunaire qui aura lieu plus tard dans la nuit. Ayant désespérément besoin d’argent, Samantha accepte de rester en leur compagnie même lorsqu’elle se rend compte qu’il n’y a pas de bébé…

 

Ce qu’on peut en tirer

J’ai eu un peu de mal avec ce film, je crois que je n’étais pas vraiment son public cible.

En fait, il a été réalisé en 2009, mais il imite parfaitement les films des années 70/80, à tel point que mon mari a vraiment cru qu’il datait de cette période.

Techniquement, c’est impressionnant, on sent tout le travail qu’il y a derrière et tout l’hommage que le réalisateur a voulu rendre à ces films.

Malheureusement pour moi, le rythme est trop lent : le film dure 1 h 30 et on va dire que ça commence à vraiment bouger 20 minutes avant la fin.

Je retiens tout de même un « midpoint » assez bien fichu (le midpoint, pour rappel, c’est le basculement à mi-parcours, qui permet d’augmenter les enjeux de l’histoire) et une bonne montée de la tension à la fin.

 

 

Hush, de Mike Flanaghan

Une écrivaine sourde et muette se retrouve séquestrée dans son chalet par un tueur aussi sadique que déterminé…

 

Ce qu’on peut en tirer

J’aime beaucoup Mike Flanagan notamment pour sa série The Haunting (si vous ne l’avez pas vue, foncez !) alors j’ai décidé d’essayer de rattraper mon retard sur sa filmographie.

Hush est un bon thriller, servi par une héroïne vraiment badass. Franchement, le personnage de Maddie est top. Elle est sourde et muette, certes, en position de faiblesse, oui, mais ça ne veut pas dire qu’elle est faible. Tout au long du film, elle n’a de cesse d’essayer de trouver des solutions pour se sortir de ce traquenard.

Le film est d’ailleurs articulé autour d’une recette simple : soit elle réussit ce qu’elle entreprend, mais se retrouve confrontée à un autre problème qu’elle doit gérer ; soit elle échoue et doit assumer les conséquences et rebondir.

C’est un film prenant que je vous recommande !

 

 

Extinction, de Ben Young

 

Un père hanté par l’idée de perdre sa famille voit son pire cauchemar se réaliser quand une puissance destructrice venue d’une autre planète débarque sur Terre. Alors qu’il lutte pour leur survie, il se découvre une force inconnue pour protéger sa famille du danger.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Clairement pas le film du siècle, malgré un twist central plutôt bien amené et bien fichu. Le twist est bon car surprenant, mais logique dans le déroulement de l’histoire. Seulement, il intervient au milieu du film et il ne se passe plus grand-chose après.

J’ai eu aussi du mal avec les personnages, qui sont assez pénibles, notamment les enfants. Sérieux, je sais que les gosses ne réagissent pas comme les adultes, mais c’est pas une raison pour les écrire ultra débiles !

 

 

La Forêt, de Jason Sada

Une jeune américaine enquête sur la disparition mystérieuse de sa sœur jumelle. Elle est bientôt amenée à entrer dans la forêt d’Aokigahara, au Japon, celle où les gens partent finir leurs vies…

 

 Ce qu’on peut en tirer

 

Bon, j’aime beaucoup Nathalie Dormer et le pitch était alléchant, mais le film est pas ouf. J’ai l’impression qu’il y a plein de bonnes idées qui ne sont pas concrétisées.

Ça met une éternité à démarrer et quand la tension monte un peu, ben le film est fini. C’est dommage car il y aurait eu moyen d’aller vachement plus loin dans l’horreur et surtout dans la psychologie.

Même constat pour les personnages, ils sont esquissés, mais pas vraiment concrétisés, alors que là aussi, il y avait matière à creuser. Le décor n’est lui non plus pas exploité à fond : à aucun moment on ne ressent le côté oppressant de la forêt.

Bref, de ce visionnage, je tire une leçon : quand on a un concept, on le pousse à fond et on y va franco !

 

 

Under the shadow, de Babak Anvari

 

 

Téhéran, 1988. Shideh, mariée et mère d’une petite fille, va débuter une école de médecine. Son mari est appelé au front durant la Guerre entre l’Iran et l’Irak. Shideh se retrouve alors seule avec sa fille. Mais bien vite celle-ci commence à avoir un comportement troublant et semble malade. La mère se demande alors si sa fille n’est pas possédée par un esprit…

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est rare d’avoir un film d’horreur iranien, je n’ai pas souvenir d’en avoir vu.

Under the Shadow est intéressant d’un point de vue historique, car il traite d’une période dont j’ai entendu parler mais que je connais mal. Il commence avec un côté tranche de vie, car on voit beaucoup le quotidien de ces habitants frappés par la guerre.

J’ai trouvé le film un peu long, il met un bon moment à se mettre en place, et je me suis parfois demandé où il allait. Il est aussi pas très clair sur certains points : qu’est-il arrivé au mari ? Au gamin muet ? C’est quoi cette histoire de boule magique qu’il a donnée à la petite fille ? Je sens qu’il y a une dimension symbolique dans le film, comme dans His House dont je vous ai déjà parlé, mais j’avoue que c’est peu clair.

C’est un peu déroutant, mais pour avoir vu quelques films iraniens, j’ai l’impression que c’est une manière de raconter propre à ce pays.

Le personnage de Shideh, la mère, est assez réussi. On sent bien tout le poids des traditions, de son passé et des conventions sociales.

 

 

The Block Island sound, de Matthew Mc Manus

 

 

Une force mystérieuse, qui se cache au large des côtes de Block Island, influence le comportement des habitants et de la faune. Des poissons morts se tassent sur le rivage, des oiseaux tombent du ciel, et un pêcheur, Tom Lynch n’est plus le même depuis des semaines. Sa famille tente de comprendre qu’elle peut bien être la cause à tous ces événements…

 

Ce qu’on peut en tirer

Le film est lent et assez contemplatif, ce qui n’est pas gênant en soi, mais j’ai trouvé que le rythme restait un peu plat. On n’a pas vraiment de montée de l’horreur et de la tension, comme je l’espérais.

Les personnages sont plutôt pas mal et échappent aux écueils du genre, parce qu’on nous fait bien sentir, malgré les épreuves, l’attachement que le frère et la sœur ont.

La fin est un peu ésotérique, mais quelque part, elle est dans la lignée du film et de ses thématiques.

Je note aussi un travail intéressant sur le son, pour faire percevoir l’étrangeté. Je pense que ça aurait pu être plus poussé quand même.

 

 

 

Série

 

 

Snowpiercer, saison 1, de Josh Friedman, Graeme Manson

 

Sept ans après que le monde soit devenu une vaste étendue glacée, les survivants ont trouvé refuge dans un train en perpétuel mouvement. Composé de 1001 wagons, l’engin fait le tour du globe à toute vitesse. À bord, la guerre des classes, l’injustice sociale et la politique interne sèment le trouble.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’avais lu la BD à la fac il y a… quelques temps maintenant et je l’avais beaucoup aimé. J’avais moins accroché au film, donc j’ai regardé la série sans trop en attendre grand-chose. J’avoue que j’ai bien aimé. On retrouve l’aspect de critique sociale et d’étude des mœurs qui m’avait plu dans la BD.

Globalement, le rythme est bon, même si je déplore quelques facilités : on n’a notamment pas l’impression que le train fait 1001 wagons de long, vu qu’on tourne toujours autour des mêmes lieux et des mêmes personnes et qu’il y a des fois de gros coups du hasard ou des évasions un peu fumeuses.

Ce que j’ai préféré, c’est les personnages et l’attention portée à leurs motivations. La série établit bien les buts de chacun, mais aussi leurs valeurs morales, qui expliquent leurs réactions et leurs décisions. Snowpiercer fait aussi la part belle aux rôles féminins, avec en tête Mélanie Cavill. J’ai beaucoup aimé ce personnage très ambigu et je trouve que la série (et l’interprétation de Jennifer Connelly) rend bien tous les dilemmes auxquels elle est confrontée.

En tout cas, on va enchaîner avec la saison 2 très vite.

 

 

Tribes of Europa, de Philip Koch

 

 

En 2070, trois frères et sœurs luttent pour leur survie dans une Europe meurtrie, fracturée en plusieurs micro-États après une mystérieuse catastrophe mondiale. Chacune des tribus souhaite dominer l’ensemble du continent européen.

 

Ce qu’on peut en tirer

Pas totalement hypée par cette série, annoncée comme la révolution. J’avoue que j’ai trouvé l’intrigue très prévisible, comme si on enchaînait des passages obligés plutôt que de chercher une vraie originalité.

Il reste que sans être renversant, ça fait le taf. Les personnages sont pas mal, on sent qu’il y a de la construction de l’univers et du background, donc oui, ça se laisse voir.

J’ai quand même bien aimé le personnage de Lord Varvara, une femme qui s’est fait une place dans une société hyper violente et masculine. À travers elle, il y a une ébauche de critique de la masculinité toxique, qui malheureusement n’est pas assez poussée.

À voir ce que la série donnera au long terme, je pense lui laisser encore 1 saison pour me convaincre.

 

Zone blanche, saison 2, Mathieu Missoffe, Antonin Martin-Hilbert

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’avais bien aimé la saison 1 pour son ambiance et ses personnages originaux. On continue sur la même lancée. La photo est toujours superbe, la série mêle avec habilité les éléments fantastiques. J’aime beaucoup cette atmosphère à la fois onirique et très ancrée dans le quotidien, avec la vie de ce village.

La série n’est pas parfaite : certains personnages sont un peu tête à claques, il y a des détours et au contraire des moments où c’est presque trop rapide. Malgré tout, ça reste prenant, la série distille bien ses indices, ça donne envie de savoir la suite. J’espère vraiment qu’il y aura une saison 3, parce que j’ai vraiment envie d’en savoir plus sur cette créature des bois et sur les mystères de Villefranche.

 

Ghoul, de Patrick Graham

 

Dans une Inde futuriste et totalitaire, une nouvelle interrogatrice arrive dans un centre de détention secret et découvre que certains des terroristes qui s’y trouvent ne sont pas de ce monde.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bonne surprise que cette mini-série dégottée sur Netlix. Elle est courte, 3 épisodes de 45 minutes. Le rythme est bon, elle ne perd pas son temps en détours inutiles.

Ghoul arrive aussi à poser ses éléments rapidement : on comprend tout de suite le contexte : une Inde futuriste qui a viré dans le totalitarisme, et ses enjeux : Nida, tiraillée entre sa loyauté envers son pays et sa culpabilité vis-à-vis de son père.

On est sur un huis clos à l’ambiance poisseuse, toute l’action ou presque se déroule dans un centre d’interrogation, où l’on découvre très vite que les prisonniers sont torturés et exécutés. Il y a à la fois l’horreur de la ghoul, qui vient chercher vengeance et l’horreur bien réelle de la dictature. Le revirement de Nida est peut-être un peu rapide (on a envie de lui dire, quand elle découvre la vérité : non mais tu t’en doutais un peu quand même ?).

La fin de la série est bien, parce qu’elle boucle la métaphore. Finalement, ce sont les méthodes totalitaires et brutales qui ont créé la goule, comme elles ont créé les activistes qu’elles combattent.

 

 

En vrac

 

J’ai re-regardé la saison 1 de Code Lyoko. C’est mon moment Madeleine de Proust, j’avoue. Sans être renversante, car elle reste très répétitive, la série a plutôt bien vieilli niveau animation. Je suis aussi agréablement surprise des personnages, qui sont bien écrits et très attachants.

 

On a aussi regardé Le manoir, comédie d’horreur française. Le scénario est pas ouf, mais l’humour fonctionne assez bien. Pas inoubliable, mais bien pour un dimanche soir.

 

 

On a tenté The OA, mais ni moi ni mon mari n’avons accroché à l’intrigue et aux personnages.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci ! Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures ^^

Don’t Breathe, ou le bon équilibre des forces.

Comment bien équilibrer les forces et faiblesses de ses personnages ?

 

Comment faire pour qu’ils aient des compétences, mais aussi des faiblesses, sans que ça paraisse artificiel? 

Comment créer un bon antagoniste qui donne du fil à retordre aux protagonistes? 

 

Tant de questions que les écrivains se posent, et il se trouve que j’ai découvert des éléments de réponse dans le film Don’t Breathe, dont je vous livre ici mon analyse. 

 

 

 

Comme d’habitude, attention aux spoilers, et bon visionnage !

 

 

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