Entries by Cat

Un peu de lecture

Bonjour à tous

 

Dans le cadre du confinement, j’ai décidé de faire une promo sur mes livres en numérique. Vous les trouverez donc à 0.99 € sur toutes les plateformes de téléchargement.

 

Vous trouverez les liens ici pour la Ligue des ténèbres

 

 

Et les liens ici pour Kerys. 

 

 

Vous vous le souhaitez, vous pouvez commander Kerys directement sur le site Hydralune (où le reste du catalogue est également en promotion !)

 

Et si vous aimez les nouvelles, sachez qu’Etherval (où j’ai publié plusieurs textes) propose ses revues numériques à 1€ pièce.

 

 

Si vous connaissez déjà La Ligue et Kerys, je vous remercie pour votre fidélité ! Puis, je vous invite à me retrouver sur Wattpad où je suis en train de publier De Murmures et d’ombres, une nouvelle aventure fantasy !

 

Bonne lecture à tous à et très bientôt j’espère !

Mécomptes de fées – Terry Pratchett

Résumé

Une mission de tout repos pour trois sorcières de haut vol (Air Balai) : empêcher les épousailles d’une servante et d’un prince. Pas de quoi impressionner Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail. Oui, mais : 1. Ça se passe à l’étranger (beurk !), dans la cité lointaine de Genua. 2. Que faire d’une baguette magique de seconde main qui ne sait que transformer les choses en citrouille ? 3. Comment s’opposer au pouvoir irrésistible des contes s’ils sont manipulés par la redoutable « bonne fée » Lilith ? N’est-ce pas le merveilleux destin d’une servante que d’épouser le prince ? Comme celui des mères-grands de se faire dévorer par le loup ? Tel n’est pourtant pas l’avis de madame Gogol, la sorcière vaudou des marais de Genua. « enco an piti zassiette di gombo, ma chè ? »

 

Mon avis

J’ai une affection toute particulière pour les Terry Pratchett mettant en scène les sorcières. Je trouve qu’il a vraiment réussi à dépeindre des femmes fortes, importantes dans leur communauté, mais chacune avec leurs défauts et les choix qu’elles doivent porter.

J’aime beaucoup Mécomptes de fées parce qu’il ajoute à cela une parodie des contes de fées.

 

On retrouve donc Mémé Ciredutemps, qui se retrouve à devoir aller à Genua avec Nounou et Magrat, alors qu’on leur a bien spécifié de ne pas y aller.

 

Toute la première partie qui raconte leur voyage est absolument truculente. J’ai lu ce livre plusieurs fois, mais à chaque lecture je ris autant. Nains, vampires et toréadors n’ont qu’à bien se tenir et surtout, à ne pas sous-estimer les petites vieilles.

Ils vont également croiser nombre de personnages de contes de fées : le grand méchant loup, le petit chaperon rouge, Cendrillon. C’est assez drôle de repérer les clins d’œil et de voir comment les contes de fées s’articulent avec les pouvoirs des sorcières.

 

Le roman prend un tour plus sombre lors de l’arrivée à Genua, quand entre véritablement en scène Lady Lilith, qui a un lien tout particulier avec Mémé Ciredutemps.

Les contes sont ici pervertis par Lady Lilith, qui veut faire de Genua une cité où tout le monde est heureux, qu’il le veuille ou non.

Le personnage est assez glaçant, parce qu’elle est persuadée d’être la bonne sorcière et d’agir pour le mieux. J’ai beaucoup aimé la confrontation entre sa vision et celle de Mémé, et la manière dont chacune utilise son pouvoir.

Tout le passage au bal est à la fois hilarant (car les sorcières tentent d’infiltrer un bal masqué) et absolument épique.

 

Genua est aussi très réussie : plutôt que d’avoir une ville typique de conte de fées, Pratchett la métisse avec des influences Louisianaises. Certains personnages parlent une sorte de créole, on pratique le vaudou, les habitants aiment faire la fête et Nounou découvre le rhum et les bananes.

 

Côté personnages, on retrouve le trio formé par Magrat, Nounou et Mémé (alias la pucelle, la mère et… l’autre). Lilith est haïssable et effrayante, Madame Gogol, la sorcière vaudoue est un personnage qui commence comme une caricature, mais qui révèle beaucoup de subtilités. Mon petit chouchou sur ce tome, c’est Gredin, le chat de Nounou, qui va jouer un rôle à la fois important et inattendu. Un des grands moments du livre.

 

En résumé : un de mes pratchett préférés, que je ne me lasse pas de relire.

De murmures et d’ombres

Bonjour à tous

 

J’ai décidé de réactiver mon compte Wattpad et d’y publier le roman sur lequel je travaille : De murmures et d’ombres.

 

 

Pour Louve la changebête, c’était une mission de routine : entrer dans le quartier gémeau pour dérober des grenats et ressortir ni vu ni connu. C’était sans compter sur le cadavre.
Pourchassée par les gémeaux, Louve trouve refuge chez les modeleuses, qui sont bien embêtée par cette encombrante invitée surprise. D’autant plus qu’autour d’elle, les corps commencent à s’empiler.
Qui a intérêt à faire accuser Louve? Pourquoi tous ces morts?
Dans une cité sous tension, où les fragiles alliances commencent à voler en éclats, Louve, aidée d’Aliska la vampire et de Rêvelune la modeleuse, devra faire la lumière sur ce qui se trame.

 

 

Lire De Murmures et d’ombres sur Wattpad

 

C’est une histoire importante pour moi, un roman de fantasy commencé il y a plus de 10 ans. C’est grâce à cette histoire que j’ai rencontré des amis d’écriture qui m’ont vraiment aidé à progresser (Rainette, Rachel Fleurotte, Hardkey, Cerise, et toute la bande de l’AE ^^).

 

Aujourd’hui, j’ai vraiment envie de mettre un point final à ce projet et je vous livre donc la dernière version en date. N’hésitez pas à lire et me faire vos retours !

 

 

 

Pourquoi j’écris tous les jours

Depuis un moment sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, je vois passer des discussions concernant le rythme d’écriture. Certains stipulent qu’il faut écrire tous les jours, d’autres sont contre cette méthode ou ne s’y reconnaissent pas. Pour ma part, j’appartiens à la première catégorie : dans la mesure du possible, j’écris tous les jours.

 

Aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi je m’astreins à cette discipline.

 

Quand je dis que j’écris tous les jours, ça implique de l’écriture pure (premier jet d’un roman ou d’une nouvelle), mais également tout le travail de réécriture et de corrections.

 

Cette méthode du travail quotidien comporte pour moi plus d’avantages que d’inconvénients.

 

Je vais ici employer une comparaison entre l’écriture et le sport. Écrire, c’est compliqué (ne nous leurrons pas, ça réclame de l’énergie et de la concentration).

Pour moi, le démarrage est souvent le moment le plus difficile. Une fois que je suis lancée, ça va beaucoup mieux. Pour le sport, c’est la même chose. Lors de l’échauffement, ça fait mal partout, le corps se réveille, on crache un peu ses poumons. Une fois que la machine est amorcée, la suite est plus simple.

Ce démarrage, il est encore pire quand on est froid depuis un moment, quand on ne s’est pas entraîné depuis des jours, voire des semaines. Si, si, vous savez, quand vous sortez de quinze jours d’orgie alimentaire après les fêtes de fin d’année et que vous décidez d’aller décrasser tout ça à la salle de sport.

Cette sensation diminue quand on pratique régulièrement pour le sport, et c’est la même chose pour l’écriture. En écrivant tous les jours, les démarrages sont moins difficiles et je retrouve beaucoup plus rapidement l’état d’esprit et la concentration nécessaire.

 

 

Écrire tous les jours a un autre effet bénéfique : les projets avancent plus vite. C’est mathématique, si vous écrivez une page tous les jours, vous avancerez plus que si vous écrivez trois pages par semaine, ou dix pages par mois.

Là aussi, ça permet de garder la motivation sur les projets. En écrivant quotidiennement, je vois mes projets avancer et j’évite l’écueil de mi-parcours, le « c’est trop nul ce que j’ai écrit » ou « ce début est dix fois trop long » (oui, si ça fait six mois que vous écrivez et que vous n’êtes qu’au quart de votre histoire, ça va vous sembler long, alors que le lecteur qui va lire tout ça dans la foulée n’aura pas la même impression). Ça me permet donc de me plonger dans un projet et de garder une cohérence de travail.

 

 

La méthode a cependant quelques inconvénients et contraintes.

 

Ce n’est pas facile de se bloquer une plage horaire tous les jours, j’en ai bien conscience (je pense à ceux qui ont un travail chargé ou une vie de famille prenante, genre enfants en bas âge). Après, les jours où je travaille, j’arrive à me ménager 15 ou 30 minutes pour écrire (ça implique de déconnecter Facebook, Instagram et autres pour éviter les tentations). Je pense que c’est faisable, surtout si l’entourage joue un peu le jeu et vous donne un petit coup de pouce.

Cherchez aussi les heures où vous êtes le plus efficace : le matin ? Le midi ? Tard le soir ?

 

Un autre inconvénient de cette méthode est que, vu qu’on est sur des plages plus courtes, il faut être capable de se mobiliser rapidement sur son projet. J’ai cette capacité à pouvoir me concentrer rapidement, je l’ai travaillée et affûtée au fil des ans. J’arrive aussi à faire abstraction du bruit et des distractions ambiantes pour me concentrer (pratique pour écrire dans les transports en commun).

 

J’ai conscience que tout le monde ne fonctionne pas comme moi. Malgré tout, se contraindre sur de courtes périodes est difficile au début, mais on prend le pli. Et ça force à l’efficacité, notamment sur les passages où on bloque. Quand ça ne veut pas, je me donne un temps donné pour écrire cette saloperie de scène qui me pose problème (tant pis si c’est pas terrible, on corrigera après).

 

Si vous manquez vraiment de temps ou que vous n’avez pas l’énergie d’écrire, vous pouvez fractionner votre travail. Genre, corriger une scène au lieu d’un chapitre. Relire l’orthographe d’un passage. Brainstormer sur une nouvelle… Le tout est de faire quelque chose tous les jours en lien avec l’écriture.

 

Il faut néanmoins garder quelque chose en tête : cette méthode a quand même tendance à éclater le travail. On fait des petits bouts tous les jours, mais des fois, pour les passages vraiment longs et compliqués à écrire, ça ne fonctionne pas : il faut des plages plus longues.

C’est aussi trèèèèèès frustrant de devoir s’arrêter d’écrire parce qu’on est arrivé à sa station de train ou son arrêt de bus, alors qu’on était bien parti dans son histoire et qu’on était content de ce qu’on écrivait.

 

 

 

En résumé, c’est une méthode que je conseille si vous pensez pouvoir être régulier et pouvoir vous organiser. Si la simple idée de n’avoir qu’un quart d’heure pour écrire vous donne des boutons (parce qu’il vous faut 15 minutes pour vous chauffer avant d’y aller, par exemple), ne vous forcez pas et ne vous faites pas de mal.

 

Pour ceux qui voudraient tenter l’aventure, voici quelques conseils :

 

— Déterminez la période de la journée à laquelle vous êtes le plus efficace.

Dans la mesure du possible, bloquez-la. N’hésitez pas à expliquer à votre entourage l’importance que cela a pour vous.

 

 

 

— Choisissez un format sur lequel vous préférez écrire

Carnet, tablette, ordinateur, téléphone, parchemin… Le tout est de trouver ce qui vous va le mieux.

Si vous aussi vous prenez les transports en commun et avez envie de rentabiliser les retards de la SNCF, RATP ou autres, voici un article sur l’art d’écrire dans les transports.

 

 

—  Préparez votre projet

Je vois d’ici les jardiniers s’enfuir en hurlant. Revenez ! Je ne parle pas forcément d’établir un plan pour son roman ou sa nouvelle. Mais déjà de savoir si vous êtes plutôt en phase d’écriture, ou plutôt de correction. Ne pas prévoir d’écrire dans le bus une scène dont vous savez qu’elle va nécessiter des recherches par exemple.

Pour ma part, j’ai une petite technique qui marche bien. J’écris sur mon téléphone sur Gdrive, et je prépare la veille la scène que je vais écrire en notant les premières phrases, histoire d’amorcer la pompe pour le lendemain. C’est beaucoup plus facile pour moi de me mettre dans le bain comme ça.

 

—  Ne vous mettez pas la pression

Si vous ratez une journée parce que vous êtes trop crevé, ce n’est pas grave. Si vous n’écrivez qu’une dizaine de mots, ce n’est pas grave. Si votre premier jet vous semble nul, ce n’est pas grave.

Vous avez écrit, même si ce n’est qu’un petit peu. Vous avez gardé votre roman, votre nouvelle, votre projet avec vous, dans un coin de votre tête. Et ça, c’est déjà bien.

Il y a des jours avec, où on arrive à se dégager une heure à midi et où on aligne les mots et qu’on sait que c’est bon niveau histoire et niveau style. Et il y a les jours sans.

L’important, c’est de ne pas se décourager et de ne pas se dire qu’on est nul.

 

 

 

J’espère que cet article vous a intéressés et aura (peut-être) suscité des vocations. À bientôt pour un nouveau billet sur l’écriture !

La dernière colonie, John Scalzi

 

Résumé

Je m’appelle John Perry. J’ai quatre-vingt-huit ans, dont soixante-quinze passés sur Terre, six dans les Forces de défense coloniale et bientôt huit comme colon sur la planète où je vis avec ma femme Jane, ex-lieutenant des Brigades fantômes, et ma fille adoptive Zoé. Ce monde, nous le quittons demain pour nous en aller fonder la nouvelle colonie de Roanoke. Étrange colonie, Roanoke, condamnée à l’isolement, un pion dans le jeu que mène l’arrogante Union coloniale contre les quatre cent douze espèces extraterrestres du Conclave. L’enjeu ? La survie d’une communauté de pionniers, mais aussi l’avenir de l’espèce humaine dans la Galaxie.

Mon avis

J’avais bien aimé le premier tome de cette série et beaucoup le deuxième, on repart pour le troisième tome, qui reprend le héros du premier : John Perry.

Suite aux événements de Brigades Fantômes, Jane Sagan a pris sa retraite et a épousé John. Ensemble, ils ont adopté Zoé, la fille du traître Charles Boutin, et tout ce petit monde coule des jours heureux sur une nouvelle colonie.

Mais le répit est de courte durée : la famille est recrutée pour superviser une nouvelle colonie humaine : Roanoke.

Sans spoiler l’un des twists de l’histoire, disons que cette aventure ne va pas être de tout repos et que John va réaliser très vite qu’en plus des dangers de la colonisation, ils vont devoir affronter ceux de la politique.

Le début est un peu long, mais c’est une critique que j’avais déjà fait pour les tomes précédents. Il faut le temps que l’intrigue s’installe, qu’on présente les nouveaux personnages ainsi que les enjeux de cette colonisation.

Une fois que l’intrigue est lancée par contre, ça s’enchaîne bien et sans temps mort. On découvre en même temps que Perry à quel  point lui et ses colons sont dans la panade. Le jeu de l’UC se dévoile petit à petit et c’est une véritable course contre la montre pour survivre.

L’univers s’approfondit un peu plus avec ce tome, qui explore vraiment les magouilles de l’UC ainsi que le rôle du Conclave (dont l’existence a été dévoilée dans le tome 2).

On découvre aussi Zoé, qui est ici une adolescente et qui doit gérer à la fois le stress de la colonisation et celui d’être une sorte de déesse vivante pour les Obins. Elle s’en tire plutôt bien et est assez équilibrée, sûrement grâce à ses parents adoptifs. Leur relation est très juste et touchante en tout cas.

Dans les nouveaux venus, j’ai beaucoup aimé Savitri, secrétaire de John Perry, à la fois caustique et hyper efficace, j’espère qu’on la reverra.

La fin ouvre de nouvelles possibilités sur la série, quelques questions pour moi restent en suspens (notamment l’histoire des bestioles sur la planète qui boulottent les colons) et j’ai hâte de voir comment ça va évoluer.

Prochaine lecture donc, Zoé, qui raconte une partie des événements du point de vue de la fille adoptive de John !