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Relations entre personnages – La théorie « Kowal »

Aujourd’hui, nous allons parler écriture, et plus particulièrement relations entre les personnages.

J’aimerais vous faire découvrir une théorie découverte dans le podcast Writing Excuses.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Writing Excuses est un podcast en langue anglaise, animée par quatre auteurs : Brandon Sanderson, Howard Taylor, Dan Welles et Mary Robinette Kowal. Toutes les semaines depuis 14 ans maintenant (oui, je sais, une longévité impressionnante), ces quatre auteurs abordent en 15 minutes un sujet lié à l’écriture.

Dans un des épisodes, Mary Robinette Kowal a développé une théorie sur les relations entre les personnages.

Elle est issue de conseils que sa belle-mère a donné à son fils concernant sa vie sentimentale, et se résume de la manière qui suit : il existe 6 axes qui définissent la personnalité et au plus nos propres axes ressemblent à celui d’une autre personne, au mieux on va s’entendre.

Jusqu’ici, rien de révolutionnaire. La théorie est intéressante quand on l’applique en écriture. Plus on se ressemble et mieux on va s’entendre, mais l’inverse est vrai. On peut se rejoindre sur certains points et diverger sur d’autres. De ces différences vont justement naître les frictions et donc les conflits si chers à nos petits cœurs d’écrivains.

À noter que cette charte peut être appliquée pour de la romance, mais également pour les autres types de relations (amitié, rivalité, relations professionnelles…).

Voyons maintenant quels sont ces fameux six axes, les six « M », si l’on garde leur dénomination anglaise :

Mind / L’intelligence

Il s’agit d’avoir le même degré d’intelligence, mais aussi le même type.

Comme exemple, je citerai Mulder et Scully de la série X Files. Il est intuitif et ouvert au paranormal. Elle est scientifique et rationnelle. Beaucoup de conflits dans la série sont issus de la confrontation entre leurs deux manières d’aborder les choses.

Pour moi, l’intelligence regroupe aussi les centres d’intérêts : on s’entend toujours mieux avec des personnes qui écoutent la même musique, regardent les mêmes films et séries ou lisent les mêmes livres que nous.

Money / L’argent

Il n’est pas forcément question d’avoir la même quantité d’argent, mais d’avoir le même rapport à l’argent : quelle quantité on en veut, ce qu’on est prêt à faire pour en avoir, ce qu’on veut en faire…

Un exemple qui me vient en tête est celui de la série The Haunting of Hill House, où l’argent est une question centrale.

Sans spoiler, l’un des personnages a écrit un livre sur sa famille et a proposé de partager les dividendes avec ses frères et sœurs. Chacun a une réaction différente à ce sujet, entre ceux qui ont besoin de cet argent et ceux qui pourraient faire sans, mais aussi entre ceux qui sont prêts à l’accepter et ceux qui ne veulent pas en entendre parler. La famille est déjà dysfonctionnelle sans cela, mais cette question ajoute encore aux conflits déjà présents.

Morals / Les valeurs morales

Qu’est-ce qui est bien ?  Qu’est-ce qui est mal ? Qu’est-ce qu’on poursuit dans la vie ? Quel est le but de l’existence ?

Je pense que la fantasy fourmille d’exemples de personnages qui se rejoignent pour une même cause (la lutte contre le mal, souvent) ou s’opposent à ce sujet.

En littérature classique, on peut citer Les Misérables, avec Javert et Jean Valjean. Chacun de ses personnages a un code moral assez strict, qui entre en conflit avec celui de l’autre.

Manners / Les bonnes manières

Qu’est-ce qui est poli et qui ne l’est pas ? Comment se comporte-t-on en société ?

À noter que la moralité et les bonnes manières sont deux choses différentes. Le podcast cite comme exemple L’arme fatale : les deux protagonistes veulent la même chose (la poursuite de la vérité et le respect de la loi) mais s’opposent sur la manière de le faire.

Pour moi, cette opposition entre moralité et manière est l’un des ressorts des cops movies.

Monogamy / Monogamie

Il est question ici de savoir si les deux personnages attendent la même chose d’une relation.

Cela marche pour la romance : l’un des deux peut vouloir s’engager, l’autre non. Mais cela fonctionne aussi pour d’autres types de relations : une personne qui pense être très amie avec une autre, alors que la personne en question considère la première comme une simple connaissance.

C’est le moteur principal de la pièce Couple ouvert à deux battants, de Dario Fo. Un mari et une femme qui ne s’entendent plus décident de rester ensemble, mais dans une relation libre. Seulement, si la femme a l’habitude que son mari ait des maîtresses, le mari n’est en réalité pas prêt à voir son épouse batifoler.

Un autre exemple me vient à l’esprit, c’est Littlefinger dans A Song of Ice and Fire de GRR Martin, amoureux de Catelyn Stark, alors qu’elle ne l’a jamais vu que comme un ami (au mieux un petit frère). Et ceux qui ont lu les livres ou vu la série savent à quel point cet amour incompris a façonné la personnalité de Littlefinger.

Marx Brothers / L’humour

Est-ce que les deux personnes rient de la même chose ?

Comme exemple, je prendrai bien la série Castle. Beckett et Castle ne rient vraiment des mêmes choses, et les blagues de l’écrivain ont tendance à agacer la policière.

A l’inverse, dans La Mallorée de David Eddings, on sait que Silk et Liselle s’entendent (et se plaisent mutuellement) parce qu’ils ont le même humour acerbe et caustique.

En conclusion

J’ai franchement beaucoup aimé cet épisode de Writing Excuses et je trouve que l’outil proposé ici est synthétique et utile.

Que ce soit pour savoir ce qui va rapprocher deux personnages ou au contraire, sur quoi ils vont s’opposer, cette théorie donne de bonnes pistes de réflexions pour permettre de créer des relations crédibles et pleines de sens.

6 vérités sur l’autoédition

Cela fait quelque temps que je vois des débats assez animés sur Twitter au sujet de l’édition, de ce qu’attend un éditeur, mais également au sujet de l’autoédition.

C’est un sujet qui me tient à cœur car si je suis publiée chez différents éditeurs pour des nouvelles (Bragelonne,  Etherval, Brins d’éternité, L’IvreBook…), et chez Au Loup pour une série de romans jeunesse, je suis aussi autoéditée depuis 2015.

J’ai en effet à mon actif deux séries : La Ligue des ténèbres (un feuilleton steampunk et geek) et Kerys (une comédie de steampunk lovecraftien).

Je me rends compte que même si on parle beaucoup plus volontiers de l’autoédition qu’il y a quelques années, certains pans restent assez méconnus. Je me permets donc d’ajouter ma pierre à l’édifice et de parler, attention, roulement de tambour, des vérités de l’autoédition !

1. Vous allez en baver

Si, si, autant l’accepter tout de suite : vous allez en baver, parce que c’est parfois le parcours du combattant.

Parce que si vous croyez qu’autoéditer consiste à charger votre fichier dans Amazon KDP et appuyer sur « publier », vous allez au-devant de grandes désillusions.

Je m’explique.

2. Ce n’est pas la solution de facilité

Je l’entends souvent : les auteurs autoédités sont des aigris qui ont été refusés par l’édition traditionnelle et qui choisissent la voie de la facilité en publiant eux-mêmes.

Je pense que c’est vrai pour certaines personnes et que, si un texte a été refusé par les ME, il faut se demander pourquoi et si l’on ne peut pas l’améliorer.

Après, de mon expérience, les autoédités publient surtout parce qu’ils ont des textes qui ne rentrent pas forcément dans les cases de l’édition traditionnelle, ou que c’est une histoire qui leur tient à cœur et dont ils veulent garder le contrôle.

Certains auteurs passent par l’autoédition car ils ne se reconnaissent pas dans le temps éditorial : à quoi bon attendre parfois des années une réponse, travailler des mois et des mois sur un roman, qui finalement n’aura une durée de vie que de quelques semaines dans les rayons des librairies, avant de sombrer dans les limbes de l’oubli ?

Le constat est aussi financier : dans un contexte économique où les droits d’auteurs fondent à vue d’œil, l’autoédition offre une rémunération bien plus conséquente que les pourcentages du circuit traditionnel.

Pour La Ligue des ténèbres, je tenais à garder le contrôle de mon projet. Je savais que c’était un projet atypique et j’avais envie de le mener à bien. Saut de l’ange dans le monde de l’autoédition, donc. Youpi, agitez les pompons d’encouragement !

À ce stade, je savais que ce serait du boulot, mais je ne réalisais pas à quel point.

Dans l’édition traditionnelle, votre éditeur emploie un correcteur (pour le fond et la forme), il s’occupe de la maquette de votre livre, de sélectionner et payer un artiste pour la couverture. Il gère la préparation des ebooks et le tirage papier. Il prend en charge la diffusion, la relation avec les librairies, avec les festivals. Il assure la communication.

Dans l’autoédition, tout ça, c’est à votre charge.

3. Soyez honnête avec vous-même

Une des grosses difficultés de l’autoédition est pour moi l’autoévaluation.

Dans l’édition traditionnelle, vous travaillez avec un correcteur qui s’occupe de relire votre texte et votre éditeur vous dit quand un texte est prêt à être publié. Il y a donc une validation extérieure.

Dans l’autoédition, cette lourde charge vous revient.

Comment décider qu’un texte est prêt à être publié et qu’on a été jusqu’au bout des corrections ? Que c’est le meilleur texte que vous puissiez proposer à vos lecteurs ?

Il n’existe pas de réponse parfaite à ces questions, chaque auteur doit se connaître suffisamment pour en juger et doit considérer son œuvre avec honnêteté : sans mégalomanie excessive mais sans laisser non plus libre cours à son syndrome de l’imposteur.

Croyez-moi, quand vous avez la tête dans le guidon, céder à un excès ou à un autre est très aisé.

4. Soyez bon en communication

On l’entend souvent qu’il faut être bon en communication pour s’autoéditer efficacement, et pour le coup, c’est vrai.

Il faut maîtriser au minimum les outils de communication (Facebook, Twitter, Instagram et autres, il faut avoir un site ou un blog). Il ne faut pas hésiter à se mettre en avant, à démarcher de parfaits inconnus, que ce soit sur Internet ou dans la vie réelle.

Mais pas de panique : ça s’apprend. On peut se former sur le tas ou au contact d’autres personnes, ou suivre des formations (j’en ai vu passer quelques-unes sur les bases du marketing et l’utilisation des réseaux sociaux).

Alors, on ne va pas se leurrer, c’est plus simple pour certaines personnes que pour d’autres. Ayant un caractère introverti, c’est dur pour moi de me mettre en avant et de prendre contact avec des gens que je ne connais pas du tout pour leur proposer mes livres. Le jeu en vaut pourtant la chandelle et on apprend rapidement à passer outre l’inconfort.

Je me permets également d’insister sur un point essentiel : la politesse.

C’est très facile d’être malpoli sur le net, surtout avec les idiots. Rappelez-vous, soyez polis, même avec les cons. Je sais, ça fait mal, des fois le clavier démange. Mais une engueulade virtuelle ne vous apportera qu’un moment passager de satisfaction et risque au contraire de ternir durablement votre image.

Un des meilleurs conseils que j’aie pu lire à ce sujet vient du livre Write Publish Repeat et disait en substance que, sur le net, il fallait se comporter comme si on était invités chez des gens qu’on ne connaissait pas et donc rester poli, même si on n’était pas d’accord.

5. Sachez vous entourer

S’il y a vraiment une chose que cette aventure m’a apprise, c’est qu’il ne faut pas rester seule.

Revenons au point 2 et regardez toutes les tâches que vous allez devoir accomplir. Dites-vous que vous ne pourrez pas tout faire bien tout seul : il va falloir trouver des personnes qui pourront vous aider.

C’est suite à ce constat que des amis auteurs et moi avons créé le collectif Hydralune.

Nous sommes un regroupement d’auteurs, similaire à une association, et qui a le fonctionnement d’une maison d’édition : les œuvres passent par un comité de lecture avant d’être validées, nous avons des correcteurs/trices attitrés/ées, nous avons une charte graphique et une maquette commune, nous vendons via le même site internet. Nous louons des stands ensemble dans les salons du livre. La particularité est que chaque auteur reste propriétaire de ses droits et responsable de l’exploitation de ses œuvres

Chaque membre a des compétences (communication, gestion du site internet, création de la maquette, relecture…) qui sont mises en commun.

Nous utilisons beaucoup le bénévolat, mais payons certains intervenants, notamment les artistes pour les couvertures. À titre personnel, je sais que si un jour je dégage assez de bénéfices, je chercherai un/e correcteur/trice professionnel/les pour les relectures, et quelqu’un qui s’y connaisse bien en fabrication d’ebook (parce que c’est chronophage !).

Il faut néanmoins se dire que pour autoéditer, il faut un pécule de départ.

6. L’autoédition coûte de l’argent

On a trop tendance à croire que l’autoédition ne coûte rien et c’est faux.

Même si vous publiez en numérique uniquement, vous devrez payer votre illustrateur, ou les photos que vous allez utiliser pour la couverture (même si des sites comme Shutterstock offrent des banques d’images à des prix réduits, il faut quand même mettre la main au portefeuille).

Si vous choisissez un tirage papier, il faudra avancer les fonds pour le financer.

Vous aurez également des frais annexes : hébergement du site internet, impression de marque-pages, de flyers, d’un roll-up, matériel pour les salons (une nappe, des porte-livres…).

Si vous voulez participer à des salons, l’inscription est très souvent payante, et les prix peuvent grimper très très vite pour les gros événements. Il faut de plus se rendre sur place et s’y loger. Il faut prévoir un budget nourriture, bref, tous les frais annexes qui peuvent rapidement plomber un budget.

C’est un constat bassement matériel mais qu’il faut garder en tête : si vous voulez vous autoéditer, il faudra un petit pécule de départ.

J’espère vous avoir éclairés avec cet article.

L’autoédition est pour moi une formidable aventure, avec de bons moments et de fichus quarts d’heures, mais je ne regrette aucunement de m’être lancée, car j’ai énormément appris, que ce soit tant en écriture qu’en management.

Et puis, pour rien au monde je ne renoncerai à la proximité avec mes lecteurs !

Into the woods – John Yorke

Comprendre comment les mécanismes narratifs et les histoires fonctionnent ou pourquoi certains personnages nous touchent plus que d’autres est important pour moi. On ne peut pas bien écrire si on ne comprend pas ce qu’on fait, on ne peut pas se renouveler si on ne fait pas attention aux schémas qu’on utilise, aux archétypes et aux clichés qu’on emploie.

Dans cette optique, j’essaye d’écouter des podcasts sur l’écriture (Writing Excuses en tête) ou de lire des livres sur le sujet. Après les classiques (Truby et Lavandier), sur les conseils de mon mari, j’ai attaqué Into the woods de John Yorke

L’auteur est anglais (ça change de la pléthore d’auteurs américains qui ont écrit sur le sujet, avec plus ou moins de bonheur). Il a travaillé beaucoup pour la télé, notamment pour la BBC. Vu son CV, pas d’inquiétude, il sait de quoi il parle.

Son livre n’est pas un manuel de scénario (même s’il donne beaucoup de conseils à ce sujet), mais plutôt une réflexion sur les histoires en général : pourquoi les écrit-on ? À quelles règles obéissent-elles ? Que peut-on en déduire ?

Si vous cherchez un manuel d’écriture, je ne vous conseille pas la lecture : c’est de la théorie beaucoup plus que de la pratique. L’ouvrage est ardu à lire, avec beaucoup de références et de notes de bas de page (qui d’ailleurs sont reportées en fin d’ouvrage au lieu d’être justement en bas de la page. Pas très pratique pour les consulter).

Malgré tout, il vaut vraiment le coup qu’on s’y accroche et certaines idées développées dans le livre ont trouvé un fort écho chez moi.

John Yorke prend en effet à contrepied la théorie des trois actes qu’on voit souvent fleurir dans le cinéma américain. Pour lui, cette structure existe, mais elle est tellement vague qu’on peut l’appliquer à tout. Il préfère y substituer sa théorie des 5 actes, dérivées du théâtre classique (notamment Shakespeare), du monomythe de Campbell et de pas mal d’autres dramaturges (à noter que sa théorie des 5 actes s’applique à la structure présentée par Truby).

À travers une foule d’exemples, Yorke montre que les œuvres les plus percutantes s’articulent en cinq parties. On va essayer de résumer ça simplement :

— Acte 1 : l’exposition, le personnage n’a pas de connaissance et se trouve confronté à ce manque de connaissance. Il s’éveille à la fin de l’acte.

— Acte 2 : Les doutes, que le personnage doit surmonter pour s’éveiller à la connaissance et l’accepter.

— Acte 3 : Il expérimente avec cette nouvelle connaissance et subit (ou provoque) un événement qui va changer la donne.

— Acte 4 : Les conséquences de ce changement, le personnage doute de nouveau et touche le fond.

— Acte 5 : renouveau, le personnage accepte la connaissance et renaît.

Yorke insiste particulièrement sur le milieu. Pour lui, dans une bonne histoire, il s’y trouve donc un retournement, qui permet de rebondir et de se réorienter pour la fin.

C’est une théorie qui, comme toutes les théories peut être contestée. Seulement, il y a effectivement beaucoup d’exemples de cette structure qui fonctionnent et dans différents médias (films, séries, romans, pièces de théâtre…). Je l’ai déjà croisée, formulée différemment, notamment dans certains épisodes de Writing excuses (notamment cet épisode)

J’ai de plus réalisé, en lisant le livre, que c’est quelque chose que j’ai fait assez naturellement pour certaines histoires (dans ma trilogie de Kerys, les trois tomes ont chacun un retournement à peu près au milieu, qui donne de nouveaux enjeux à l’histoire. Mes lecteurs sauront de quoi je parle ^^).

Allez, les lecteurs ! Dites-moi quel est le retournement dans ce tome ^^

Je pense aussi à tous ces auteurs avec qui j’ai pu échanger sur les forums et les réseaux sociaux. Très souvent, le milieu d’une histoire pose problème, c’est le ventre mou. On sent que quelque chose ne va pas, n’est pas assez dynamique et je pense que ce livre peut apporter des pistes de réponses.

Donc oui, il y a matière à réflexion et j’avoue que la manière organique de construire les histoires développées par Yorke m’a beaucoup parlé. Bien plus que tout ce que j’avais pu lire à ce sujet.

Cette théorie est le cœur de l’ouvrage et pour moi la partie la plus intéressante. Ce passage est très dense, complexe à lire. Je pense qu’il méritera plusieurs relectures pour pouvoir se l’approprier.

Outre ces cinq actes, Yorke développe aussi d’autres théories, notamment sur le rythme, les personnages et le dialogue.

J’ai trouvé cette partie-là un peu moins percutante. Non pas qu’elle soit inintéressante et qu’il n’y ai pas des choses à glaner de ce côté-là. Mais elle est plus orientée écriture pour le cinéma ou la télévision (Yorke parle beaucoup des contraintes de ces médias et de l’influence qu’elles ont sur l’écriture). C’est moins universel que ses théories sur la structure et moins parlant pour un auteur ou une autrice.

Voilà en résumé, un livre que je conseille vraiment aux auteurs qui ont envie d’aller plus loin. C’est un livre exigeant, qui suscitera sûrement plus de questions qu’il n’apportera de réponses, mais n’est-ce pas l’essence de l’écriture, toujours se demander « et si » ?

Bilan 2017 et projets 2018

L’année 2017 s’est terminée et 2018 se profile, c’est l’heure du bilan et des bonnes résolutions !

 

 

L’année 2017 a pour moi été très remplie. Sur le plan personnel, mon mari et moi avons acheté une maison, avec tout ce que ça comporte de paperasses, coup de stress, tracas, emballage, déballage et travaux d’installation. Mais nous sommes maintenant installés dans notre petit cocon !

 

Côté écriture, j’avais prévu pour 2017 :

 

— Mettre le point final à la Ligue des ténèbres

 

C’est chose faite ! La saison 3 a été publiée début novembre. Elle est disponible d’ailleurs en numérique sur les plateformes habituelles (Amazon, Fnac, Kobo et Google play) et en papier sur ma boutique ! (L’une des nouveautés de cette année, d’ailleurs).

 

La version papier Amazon sera d’ailleurs très bientôt disponible.

 

 

— Terminer les corrections de Ceux du dehors et avancer sur Celles dont le nom fait frémir

 

Ah, Kerys… Mon nouveau bébé qui m’a bien occupée au cours de cette année 2017.

 

Ceux du mercure, le premier tome est paru en septembre chez Hydralune ! (Disponible en numérique et en papier).

 

Nouvelles de Kerys, situé dans le même univers, est quant à lui paru en juin, toujours chez Hydralune (Là aussi, disponible en papier et gratuitement en numérique !).

 

Pour Ceux du dehors, le tome 2 de Kerys, les corrections sont presque achevées (j’attends encore la relecture orthographe grammaire sur les derniers chapitres). Puis, on pourra attaquer la maquette pour la publication !

 

Celles dont le nom fait frémir, le tome 3, est parti à la bêta lecture chez Hydralune !

 

 

— Écrire le premier jet de Myriade

 

Il s’agit d’un projet de dark fantasy assez ambitieux et complexe (5 histoires entremêlées). J’ai terminé d’écrire le 1er jet en septembre !

 

 

— Faire évoluer ce site

 

J’ai ouvert récemment une boutique sur laquelle vous pouvez commander La Ligue des ténèbres. Pour le reste, je n’ai pas trop eu le temps d’y retravailler…

 

Une année bien remplie, donc…

 

 

Projets pour 2018

 

— Publier Ceux du dehors

 

Si tout se passe bien et que j’avance comme je veux, le tome 2 de Kerys, Ceux du dehors, devrait sortir en juin 2018.

 

— Travailler sur une intégrale illustrée de la Ligue des ténèbres

 

C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis un petit moment déjà : regrouper les trois saisons de la Ligue dans une belle intégrale avec les superbes couvertures de la Ligue des ténèbres.

 

Affaire à suivre…

 

 

— Terminer Myriade

 

J’aimerais cette année relire et retravailler ce roman et le faire partir en bêta lecture. Il y a du boulot, mais on y croit.

 

 

— Une novella de fantasy victorienne jeunesse

 

C’est un projet qui m’est tombé dessus alors que je travaillais sur un appel à texte sur le thème de la fantasy victorienne : l’histoire d’un jeune garçon dans un Londres alternatif qui chasse les créatures féériques pour vivre, et qui va découvrir quelque chose d’inconnu dans les souterrains de Londres.

Initialement, le texte devait être une nouvelle, mais l’univers et les personnages me plaisent bien et l’histoire a suffisamment de potentiel pour être développée en quelque chose de plus consistant.

 

 

— Réécrire des nouvelles

 

Depuis que j’ai terminé d’écrire la Ligue des ténèbres, je n’ai presque plus touché au format court. J’ai bien envie de m’y remettre un peu !

 

— Projets annexes

 

Si j’ai le temps et l’énergie, j’essayerai d’avancer sur Rhenna, tome 1 d’une trilogie mêlant romance et space opera. J’ai déjà écrit le 1er jet, il faudra que je retravaille tout ça et que je réfléchisse à la suite.

 

Sinon, j’essayerai peut-être de me pencher sur les Efenters, une quadralogie jeunesse. Le 1er tome est écrit et corrigé, le 2e écrit pour un premier jet, mais va nécessiter pas mal de corrections.

 

On verra lequel de ces bébés j’ai envie de reprendre…

 

 

 

Voilà ! Encore une année bien occupée en perspective ^^

Ecrire dans les transports en commun

Comme j’en parlais dans un précédent article, il n’est pas toujours facile de trouver du temps pour écrire, surtout au quotidien.

 

En septembre dernier, j’ai changé de travail et donc repris les transports en commun. Vu que je n’aime pas être inactive, j’ai décidé de mettre à profit ce temps pour écrire. Ça a été un peu dur au début, mais j’arrive à m’y tenir, et maintenant, ça fait partie de ma routine journalière.

 

Rachel Fleurotte, qui coécrit cet article, écrit dans le bus depuis des années. Sa série La 7ème prophétie a en partie été rédigée dans le bus.

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Nous avons toutes les deux des méthodes différentes : j’écris sur téléphone, elle sur papier, alors voici nos trucs et astuces. (Note : pour cet article, j’écris en normal, et Rachel en italique)

 

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