Quelques notes sur la médecine au XIXe

 

 

L’un de mes personnages de « Ceux du mercure » étant un médecin, j’ai jugé bon de me documenter un peu sur la profession vers 1890, histoire de savoir un peu où j’allais.

Attention, il ne s’agit en aucun cas d’un article exhaustif, plutôt d’une série de notes sur les aspects qui m’intéressaient. Toutes les contributions pour corriger  et/ou améliorer cet article sont les bienvenues.
 

  1. Découvertes au XIXe

 

Pas de date précise :

Création du diplôme de médecin, obligation de la dissection et de l’étude.

Début de l’obstétrique et des médecins accoucheurs.

Débuts de la psychiatrie.

 

Découvertes datées: 

1846: 1ères anesthésies (découverte du chloroforme en 1847)

1895, 1ères radioscopie.

1896 : 1ères mesure de la pression artérielle.

1885: 1ers vaccins contre la rage.

 

L’hygiénisme

À partir de 1850 : retour des bains publics.

1864 : Pasteur prouve l’existence des micro organismes, qui sont à l’origine des maladies.

Développement de l’hygiénisme : chirurgie propre, désinfection (utilisation du phénol pour désinfecter).

 

 

  1. Les grandes maladies du XIXe

 

Tuberculose (Appelé la « consomption ». également appelé Phtisie)

maladie contagieuse. Touche principalement les poumons, mais peut aussi toucher les os et les organes internes.

Bacille de Koch découvert en 1882, antibiotiques en 1920.

Jusque là, on traite par le grand air et les bains de soleil (importante des sanatorium).

 

Variole (ou petite vérole)

Maladie infectieuse très contagieuse. Se manifeste par une éruption de pustules. Potentiellement mortelle.

Pas de traitement. Vaccination à la fin du XIXe.

 

Choléra

Se traduit par de violentes diarrhées, avec déshydratation. Mort dans un cas sur deux.

Transmis majoritairement par les eaux souillées.

Plusieurs grandes épidémies en Europe au XIXe.

Pas de traitement au XIXe. On le combat, par contre, en améliorant l’hygiène dans les villes (notamment en développant les égouts).

 

Typhus

Fièvre aiguë, transmise souvent par les rongeurs, ou par de mauvaises conditions d’hygiène.

Vaccin découvert début XXe.

Idem que pour le choléra, on le combat en améliorant l’hygiène.

 

 

Diphtérie

Forme d’angine très virulente. Touche surtout les enfants (plus grande cause de mortalité infantile au XIXème).

Mortalité très élevée, si ce n’est pas traité à temps.

Serum antitoxique fin XIXe.

 

Rougeole

touche principalement les enfants. Propagé par la toux.

Dangereux pour les enfants en malnutrition, parce qu’elle les laissent vulnérables aux autres infections.

Pas de vaccin au XIXe.

 

Coqueluche

Infection respiratoire, sévère pour les enfants, longue (de 4 à 8 semaines).

Pas de traitement au XIXe.

 

Scarlatine

Maladie de peau. La peau prend une couleur rouge (d’où le nom).

Fièvre, angine,vomissement, erruptions cutanées.

Peut à terme déclencher du rhumatisme.

Maladie identifiée au XIXe.

 

La rage

transmis par morsure, attaque ensuite le cerveau et le système nerveux.

Dans un tiers des cas, paralysie. Dans presque tous les cas, mort du patient.

Vaccin en 1885.

pas de traitement.

 

La peste

Peste bubonique ou pulmonaire.

Transmise le plus souvent par morsure des rats.

Découverte du bacille responsable de la maladie fin XIXe, et création d’un traitement.

 

Grippe

Pas de grande pandémie au XIXe.

Maladie contagieuse, revient à un rythme saisonnier.

Peut être mortel pour les personnes affaiblies.

 

Syphilis

MST. Fait sortir des chancres (sortes de plaies) sur tout le corps. Peut dégénérer en neurosyphilis, entraînant la démence.

Avant 1870 : traitement se fait au mercure. Tue à peu près autant que la syphilis. Recherches, qui aboutissent à un traitement vers 1908.

 

Goutte

Acide urique se met dans les articulations.

Touche surtout les hommes, qui ont une alimentation déséquilibrée et un mode de vie sédentaire.

On le traite avec des cures au XIXe.

 

En vrac au XIXe

On diagnostique le diabète (dû à la suralimentation).

Toxicomanie, due aux nouvelles drogues.

Mortalité infantile très forte, baisse au cours du XIXe, notamment grâce aux progrès de la médecine et de l’hygiène.

 

Bon, et après ce tour d’horizon, je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis vachement contente de vivre au XXIe siècle.

 

 

 

  1. Médicaments

 

Alors là, grosse rigolade, vu que la plupart des traitements étaient presque aussi nocifs pour la maladie. La plupart des informations sont issues de l’excellent documentaire anglais « La pharmacie de Victoria », où un groupe de passionnés se sont amusés à reconstituer une pharmacie de l’époque victorienne.

N’importe qui pouvait ouvrir une pharmacie et on y vendait un peu de tout, à la fois des médicaments, des herbes, des produits pour les enfants et des détergents.

 

Quelques traitements en vrac :

Antimoine : en pommade pour atténuer la douleur.

Plomb (pour les biberons des enfants, par exemple) , mercure, arsenic (si, si, dans les crèmes et les papiers peints, pour donner une belle couleur verte)

Laudanum : dérivé d’opium.Prescrit pour soulager les douleurs et les diarrhées. Beaucoup utilisé par les classes les plus pauvres, car moins cher que le gin ou le vin.

Morphine, sirop d’opium (pour les gosses. Remarque au moins comme ça, ils devaient dormir)

Acide sulfurique pour les détergents.

 

Bon et puis quand même, quelques traitements un peu moins violents :

Confection d’hyacinthe : anti-vomissements et bon pour troubles intestinaux.

Diaprun Solutif : anti fièvre.

Feuille de Consoude officinale : antiseptique, anti-inflammatoire.

Huile de foie de morue : supplément nutritif traditionnellement donné aux enfants.

Poudre de cornachine : utilisée pour purger.

Poudre de guttete : anti épileptique.

Prelle (rumex) : propriétés astringentes. Utilisé pour nettoyer le sang et purifier l’organisme.

Sauge officinale : antiseptique puissant.

Vespetro : liqueur digestive à base de plante.

 

 IV. Les ustensiles

 Les tout premiers stéthoscopes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seringues 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Instruments chirurgicaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, une liste non exhaustive, qui sera peut-être complétée à l’avenir, au fil de mes recherches.

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One Response to Quelques notes sur la médecine au XIXe

  1. […] parlé de la médecine au XIXe dans un précédent article, dans le même ordre d’idée, voici une série de photos sur l’application de […]

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