Behemoth, Scott Westerfeld

Résumé :

Deryn est une jeune écossaise déguisée en garçon pour servir à bord du Leviathan, le plus grand souffleur d’hydrogène de l’armée britannique. Alek est le fils de l’archiduc François-Ferdinand assassiné, il est en fuite, poursuivi par les Allemands qui voudraient le tuer pour l’empêcher d’accéder au trône. Le Leviathan atteint finalement sa destination : Istanbul, lieu charnière du conflit qui se dessine. Anglais et Allemands tentent de rallier le sultan à leur cause, car qui aura l’appui des Turcs contrôlera la Méditerranée. Entre darwinistes, Clankers, Canon Tesla, Behemoth et révolte grondante, Alek et Deryn vont malgré eux se trouver plongés dans un nid d’intrigues. Ils devront se montrer malins pour réussir à survivre.

 

Mon avis

Deuxième tome de la série « Leviathan », Behemoth m’a fait passer un bon moment de lecture, sans constituer un coup de cœur absolu.

 

On retrouve nos jeunes héros là où on les avait laissés : à bord du Leviathan alors qu’il arrive à Constantinople. Alek parvient rapidement à s’enfuir et entre en contact avec les forces révolutionnaires opposées au sultan. Dylan, quant à elle, se retrouve à devoir jouer les espionnes et les forces d’intervention (et franchement, elle n’a pas grand-chose à envier à James Bond question efficacité).

 

J’ai beaucoup aimé la description d’Istanbul, je trouve que l’auteur parvient à faire exister cette ville cosmopolite où des dizaines de peuples se mélangent, il retranscrit bien l’ambiance bouillonnante de la révolution et arrive à respecter les grandes lignes de l’histoire (un bonus pour des lecteurs un peu plus âgés que le public cible, qui s’amuseront à repérer les références). Mais en même temps, il crée sa propre Istanbul, avec ses éléphants armés de canons, ses Clankers à l’image des divinités des différents peuples qu’ils gardent. À ce titre, je trouve que les illustrations sont vraiment un gros plus. Elles permettent vraiment de visualiser les machines, les décors baroques, l’ambiance des rues d’Istanbul.

 

Côté personnages, je trouve que Behemoth approfondit pas mal la psychologie des personnages principaux, notamment Deryn qui se révèle une femme d’action, tout en luttant contre des sentiments naissants pour Alek. L’introduction de Lilit, jeune anarchiste turque, va encore brouiller les pistes (Disons que la jeune fille en pince pour l’un des personnages, mais pas forcément celui auquel on pense).

Côté action, on est plutôt servis : évasion en fanfare du Léviathan, mission d’infiltration, batailles titanesques de clankers, du grand art. Mais j’ai trouvé par moment que l’action prenait un peu trop le pas sur l’émotion, notamment au niveau de la bataille finale, qui reste cantonnée à des échanges de coups entre ces grands méchas. Je suis un peu restée en dehors de cet affrontement, car j’ai trouvé que ça manquait un peu de consistance et d’émotion.

 

Malgré ce bémol, la fin est assez prenante, car elle ouvre pas mal de questions : le pape est mort, quelle est donc la valeur de la lettre d’Alek ? Que sont au juste les loris perspicaces du docteur Barlow ? Que va-t-il se passer quand Alek découvrira la vraie identité de « Dylan » ?

 

En conclusion : Un bon moment de lecture, une aventure haute en couleur et en dépaysement, dont j’attends la conclusion avec impatience.

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