Critique « L’alliage de la justice », Brandon Sanderson

Lecture en VO (The alloy of law)  

The alloy of law

 

Résumé

Cinq cent ans ont passé. Kelsier, Vin, Elend et les autres font désormais partis de l’Histoire – ou de la religion. Les chemins de fer côtoient les canaux, les rues sont éclairées à l’électricité et les premiers gratte-ciel partent à l’assaut des nuages. Mais les anciennes magies allomantique et férochimique existent toujours. Un outil précieux pour les hommes et femmes courageux qui tentent de faire régner la justice dans les terres sauvages qu’on appelle les Rocailles. Après vingt ans là-bas et une récente tragédie, Wax Ladrian est de retour à la métropole d’Elendel. À la tête d’une Maison noble, il doit ranger ses pistolets pour assumer de nouveaux devoirs. Ou du moins le croit-il. Car les demeures et les rues élégantes de la ville pourraient bien s’avérer plus dangereuses encore que les plaines poussiéreuses des Rocailles…

 

Mon avis

J’avais absolument adoré la trilogie des Fils de brume (qui reste une référence en matière de fantasy pour moi), j’aime beaucoup ce que fait Brandon Sanderson dans le podcast Writing excuses (Cf. mes résumés), alors je me suis laissée tenter. Et puis, ça faisait un moment que je n’avais pas lu de bouquin en anglais.

 

On retrouve l’univers des fils de brume, mais cinq cent ans ont passé, et le monde a des allures de western : chemins de fers, villes corrompues, étendues sauvages, révolvers et gardiens de la loi. J’ai bien aimé cette atmosphère très « conquête de l’ouest », mélangée à de la magie. Car on retrouve le système magique de Sanderson, basée sur les métaux, avec quelques différences notoires quand même. D’abord, il n’existe plus de fils de brume, qui peuvent utiliser tous les métaux à la fois, mais par contre, on trouve des individus capables d’utiliser à la fois l’allomancie et la féruchimie (Wax et Wayne, les deux personnages principaux sont de ce lot).

 

Comme l’annonçait la conclusion de la trilogie « Fils de brume », les humains ont également découvert d’autres métaux aux propriétés, ma foi, intéressantes (ralentir le temps, par exemple). Pour ceux qui comme moi on lu et aimé les « fils de brume », on retrouve le soin méticuleux apporté à la description de la magie et de ses règles. Car c’est l’un des partis pris de Brandon Sanderson : la magie doit avoir des règles et les personnages doivent s’y plier. Et vu que monsieur est un petit malin et qu’il adore jouer à ses lecteurs, s’il explique une règle particulière de la magie, attendez-vous à ce qu’elle ait une importance dans l’histoire.

 

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages, car ils ne sont jamais tout blancs ou tout noirs. Chacun à ses fêlures (avoir causé la mort de sa femme pour Wax…). Même le « méchant » de l’histoire a ses raisons pour agir comme il le fait et possède une certaine dimension tragique. Ajoutez à cela des dialogues vifs et souvent drôles, notamment quand Wax et son ami Wayne se chamaillent comme un vieux couple (J’ai d’ailleurs à ce titre un petit faible pour Wayne).

 

L’histoire commence doucement, les trois premiers chapitres servent d’exposition, et puis on est plongé dans un rythme d’action trépidant, tout à fait digne d’un western. La fin est un gros cliffhanger, qui m’aurait fait hurler de frustration si je ne savais pas qu’une suite était actuellement en préparation.

 

Je regrette un peu que pour l’instant, « L’alliage de la justice » n’ait pas la dimension épique des « fils de brume », mais quelque chose me dit que ça viendra. En tout cas, ce livre confirme pour moi le talent de Brandon Sanderson.

 

En conclusion :

Une bonne lecture, à la fois divertissante par l’histoire et bluffante par la complexité de l’univers et du système magique mis en place. Je pense que les fans des « fils de brume » se retrouveront dans ce livre, pour les autres, tentez quand même la lecture, vous passerez un bon moment. 

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