Critique « Le baron noir », Olivier Gechter

Résumé

Le Baron Noir, Olivier Gechter

Paris, 1864. La vieille Seconde République est toujours dirigée par le Président Bonaparte. La France domine l’industrie dans tous les domaines : depuis le début du siècle, ses dirigeables sillonnent les cieux, ses transports ferroviaires véhiculent les marchandises de ses usines et de ses colonies dans toute l’Europe. Antoine Lefort, jeune magnat des transports et fabriquant d’armes, est un des artisans de cette puissance.

Lorsqu’ un de ses plans ultra-secrets est volé au nez et à la barbe des autorités, il décide de tendre un piège à ces espions, à la solde d’une puissance étrangère. L’aide d’Albert le majordome, du jeune Clément Ader et surtout celle du Baron Noir, un mystérieux justicier en armure, ne sera pas de trop.

J’ai rencontré l’auteur lors du festival Zone Franche 2013 qui m’a accosté au grand cri de « Si vous aimez le XIXème, c’est par ici » et qui m’a présenté sa novella « Le baron noir ». Je me suis laissé tenter et je suis repartie avec le livre sous le bras, et je ne suis pas déçue de mon achat.

« Le baron noir : l’ombre du maître espion » est une uchronie fort sympathique à lire, qui dans la tonalité m’a rappelé « Les enchantements d’Ambremer » de Pierre Pevel (le côté magique en moins).

J’ai bien aimé l’univers mis en place, le souci du détail dans la description des machines et des inventions (et la vraisemblance de ces dernières). Pour l’instant, un certain nombre d’aspects sont simplement esquissés, je suis curieuse de voir comment ces ramifications vont être développées par la suite.

Le personnage principal est sympathique et plus nuancé qu’il n’y parait au premier abord (dandy coureur de jupon, mais aussi industriel, et inventeur de génie). L’action est menée tambour battant, dans la lignée de grands romans d’aventure et des feuilletons du début du XXème. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce côté volontairement rétro, aussi bien dans les personnages (Ah… le vilain espion, le savant fou et le héro en armure à vapeur… Que demander de plus) que dans le format (qui là aussi rappelle les feuilletons populaires).

La fin de cette novella laisse présager un développement en feuilleton, du moins je l’espère, car j’ai hâte de savoir la suite !

En résumé : une bonne découverte, une lecture agréable, vivement la suite.

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