Critique « Le dragon des arcanes » Pierre Pevel

4ème de couverture

Le dragon des arcanes

 

Paris brûle-t-il ? On pourrait le croire, si l’avenir funeste dont Sœur Béatrice a eu un aperçu prophétique se réalise. Déjà un dragon a survolé Paris et est passé à l’attaque. Face à lui, un homme a péri dans un dernier acte de bravoure et de sacrifice : Almadès, le maître d armes espagnol des Lames du Cardinal. La bande de Lafargue est en deuil et la colère appelle la vengeance. L’action reprend très vite ses droits. Agnès et Ballardieu veulent en savoir plus sur la vision de Béatrice et la menace qui pèse sur la capitale. Direction : le Mont Saint-Michel, repaire des Châtelaines, où Béatrice est cloîtrée…

 

Dernier tome de la trilogie « Les lames du cardinal », « Le Dragon des arcanes » conclut avec brio cette série que j’ai adoré

(Pour info, ma critique des Lames du cardinal et de L’alchimiste des ombres)

 

On reprend l’action là où on l’avait laissée dans le tome 2 (A savoir sur un beau cliffhanger) et le lecteur est plongé directement dans une série de péripétie. Pierre Pevel ne lui laisse que le temps de souffler avant de le réembarquer dans la conclusion finale de cette aventure.

 

La plume de l’auteur fait toujours des merveilles, travaillée mais jamais lourde, avec des dialogues vifs, des descriptions émaillées de petits détails historiques et des scènes d’action menées avec brio.

 

J’ai trouvé ce tome plus sombre que les précédents, à la fois parce qu’il y a des morts (je ne dirai pas lesquels pour ne pas spoiler), mais également parce que les personnages sont confrontés à leurs passés, à des choix douloureux. Ils doutent, ils souffrent et certains devront sacrifier beaucoup.

A ce titre, « Le Dragon des arcanes » a répondu à certaines de mes interrogations concernant les personnages, notamment au sujet d’Agnès dont on découvre ici le véritable destin (et quel destin !). Je regrette juste qu’on n’en sache pas plus sur le passé de certains personnages, notamment Saint Lucq (mystérieux jusqu’au bout) et Leprat.

 

Le roman est très rythmé, assez porté sur l’action, avec une bataille finale magnifique, mélange de combat épique contre un dragon (non, je ne spoile pas, vu le titre du roman, vous deviez vous en douter) et de combats de rue haletants. Et connaissant la propension de Pierre Pevel à maltraiter ses personnages (ceux qui ont lu Wielstadt comprendront), le suspense et l’inquiétude sont maintenus jusqu’au bout.

 

En résumé : un beau final pour une belle série. La fin est douce-amère car malgré la victoire, les sacrifices auront été nombreux, et parce qu’on quitte à regret cette troupe de bretteurs à laquelle on s’est attachée. 

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