Equoid, Charles Stross

Résumé : Bob Howard est un agent secret, mais d’un genre particulier. Il travaille à la Laverie Centrale, une organisation chargée d’empêcher des horreurs à la Lovecraft de nous envahir. Cette fois, Bob est envoyé dans la campagne anglaise pour investiguer de curieux événements survenus près d’une ferme équestre.

 

Mon avis : Ah… Ça fait tellement plaisir de retrouver Bob Howard et la Laverie ! (même si c’est n’est que pour le temps d’une novella).

 

Cette fois, direction la campagne anglaise et un mystérieux haras qui abrite de bien curieux « chevaux » (pas le genre Mon petit poney, vous pouvez me croire). Depuis Pratchett, on savait que les licornes n’étaient pas gentilles, mais Equoid le confirme. Les licornes de Charles Stross ne sont pas de mignons chevaux au pelage soyeux, mais des créatures qui donnent tout leur sens au mot « abomination ».

J’avais quelques craintes au début de ma lecture, au sujet du mélange entre licornes et mythes lovecraftien, craintes infondées car, comme pour le reste de la série de la Laverie, Charles Stross parvient à réutiliser des mythes connus et à totalement se les approprier.

 

Equoid répond aussi à une question que je me posais depuis un moment : quid de Lovecraft dans l’univers de la Laverie ? La novella répond à une partie des questions, oui, Lovecraft savait des choses, et a même affronté certaines abominations. On en sait également un peu plus sur la place de ses écrits dans cet univers.

 

Côté histoire, on retrouve le même mélange d’enquête, de bureaucratie et d’action, le tout saupoudré d’humour noir. La fin est douce-amère (comme presque tous les romans et nouvelles de cet univers). Oui, les « méchants » sont vaincus, mais le prix à payer est élevé (on ne badine pas impunément avec des horreurs d’un autre monde).

 

Je pense que cette novella est une bonne introduction à l’univers de la Laverie Centrale. Pour les aficionados (dont je fais partie), ben que du bon, et un excellent moyen de patienter jusqu’à la sortie du 5e tome (the Rhesus Chart, prévu pour juillet 2014), et en attendant, je vais me relire « The Fuller memorandum ».

 

En conclusion : une très bonne novella qui confirme mon coup de cœur pour cette série. 

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