La Longue Terre, Terry Pratchett et Stephen Baxter

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Résumé :

Depuis le jour du Passage, tout a changé. Chaque humain peut construire un Passeur : un dispositif alimenté par une pomme de terre, qui lui permet d’accéder alors une infinité de Terres parallèles : la Longue Terre. Josué Valienté est un cas particulier, pour lui, pas besoin de dispositif, il est un Passeur né. Recruté par Lobsang, intelligence artificielle proclamant être la réincarnation d’un réparateur tibétain de mobylette, et par la mystérieuse Black Corporation, Josué entreprend alors un voyage aux confins de la Longue Terre.

 

Mon avis :

En grande fan de Terry Pratchett, je ne pouvais pas laisser passer cet ouvrage, d’autant plus que j’avais pas mal entendu parler de Stephen Baxter, et que j’avais envie de découvrir cet auteur.

 

Pour moi, le cocktail Pratchett/Baxter passe plutôt bien. Sur une idée apparemment loufoque (en gros, des circuits alimentés par une patate permettant de passer d’une Terre à l’autre), les deux auteurs construisent un livre très riche, qui foisonne de détails.

Ne vous attendez pas à une intrigue haletante (mis à part le retournement de fin qui achève le livre sur bon cliffhanger), La Longue Terre a plutôt le rythme d’une balade. On suit Josué et Lobsang à travers leur périple. On découvre avec eux de nouvelles espèces (elfes chasseurs et trolls chanteurs), les merveilles et les bizarreries des différents mondes. S’entrecroisent avec ce récit les points de vue d’autres personnages : Monica l’agent de police, Helen la pionnière, des témoignages d’autres Passeurs nés comme Josué, qui permettent de découvrir d’autres aspects de la Longue Terre.

J’ai beaucoup aimé la manière dont l’intrigue cheminait, prenant son temps, nous révélant des dizaines d’anecdotes. Je trouve que le concept des Terres parallèles est très bien exploité, car les auteurs nous donnent à voir les différentes réactions de l’humanité à ces nouveaux territoires inexplorés, et creusent en profondeur les impacts sur la société, la politique, l’économie. La fin apporte d’ailleurs une nouvelle dimension aux problématiques soulevées et j’ai hâte de voir de quoi il retourne dans le 2ème tome.

 

Je ne connais pas assez Stephen Baxter pour juger de son influence, mais on retrouve très clairement la patte de Terry Pratchett dans les pointes d’humour, et surtout dans la manière de donner vie aux personnages en leur attribuant de petites manies, une histoire personnelle assez déjantée, une manière de réagir aux aléas de la vie (mention spéciale aux sœurs ayant élevé Josué, franchement, je les adore).

 

En conclusion : un bon roman, original et intelligent, dont j’attends le tome 2 avec impatience. 

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