Le dragon Griaule, Lucius Shepard

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Résumé :

Griaule est un dragon, mais pas ceux auxquels vous êtes habitués, non. Griaule est pétrifié depuis des millénaires, depuis qu’il a perdu un combat contre un sorcier. Sa silhouette titanesque fait maintenant partie du paysage, des arbres et arbustes ont poussé sur ses flancs et ses ailes. On pourrait croire Griaule mort, mais en réalité, son ombre s’étend sur les humains vivant à ses côtés et son influence néfaste se fait toujours sentir.

 

Mon avis :

Je remercie d’abord mon ami Hardkey pour avoir profité de l’une de mes incursions parisiennes pour me prêter ce livre (et alourdir ainsi une valise déjà bien pesante). Bonne découverte pour moi que ce « Dragon Griaule ».

 

Le roman se compose en réalité de plusieurs nouvelles assez longues (l’homme qui peignit le dragon Griaule, la fille du chasseur d’écailles, le père des pierres, la maison du menteur, l’écaille de Taborin, et le crâne). Chacun de ces récits traite de personnages différents, mais garde en toile de fond le dragon Griaule, et surtout, son influence sur les êtres humains qui vivent à ses côtés.

 

C’est là pour moi la première originalité de ce livre : renouveler la figure du dragon. On les connaissait monstres cracheurs de feu, gardiens de trésor, voici donc le dragon pétrifié, devenu part du paysage, mais dont l’esprit n’est pas mort et continue de manipuler les humains.

 

Ce parti pris donne une tonalité unique aux textes, certes, il est question d’un dragon (et donc de fantastique), mais les nouvelles se concentrent surtout sur les personnages, leurs motivations, leurs vies… L’existence est décrite de manière très réaliste, presque sociale par certains moments. Au final, ça donne un curieux mélange, entre magie et réalisme, qui m’a rappelé certains auteurs sud-américains (comme Garcia Lorca ou Silvina Occampo). Ce livre sort définitivement des sentiers battus et se révèle très prenant à lire.

 

Si je devais choisir une nouvelle favorite dans ce recueil, ce serait « le père des pierres » ou « la maison du menteur », pour l’intrigue pleine de rebondissements et les personnages à la fois pleins de fêlures, mais tellement humains.

 

En résumé : Une bonne découverte, une livre de fantasy qui sort vraiment de l’ordinaire. Je pense me pencher sur « Le calice du dragon », du coup. 

 

Plus d’infos sur le site de l’éditeur

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