Lectures et visionnages -juillet 2021

Bonjour à tous !

 

On se retrouve pour une nouvelle liste de lecture et de visionnage

 

Livres

 

Le festin nu, William Burroughs

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Euh… La drogue, c’est mal .Non, sincèrement, je suis incapable de vous dire si j’ai aimé le livre ou pas, c’est bien trop bizarre pour ça.

Il n’y a pas d’histoire à proprement parlé, juste une succession de scènes plus hallucinées les unes que les autres. C’est assez dégueulasse par moment, absurde par d’autres. Résolument barré en tout cas.

À lire si vous avez envie de savoir ce qui se passe dans le cerveau d’un camé.

 

Retour à N’dau de Kij Johnson

 

Ce qu’on peut en tirer

Nouvelle découverte dans le hors-série Une Heure Lumière de 2020. J’avoue que je ne connaissais pas l’autrice et que j’ai découvert sa plume avec plaisir.

J’ai beaucoup aimé le mélange SF (avec ce monde colonisé par les humains) et fantasy (ça m’a beaucoup fait penser aux Mongols.

Je trouve aussi admirable d’arriver à caler des concepts étrangers dans un si court texte, d’arriver à les faire comprendre sans jamais vraiment les définir.

En tout cas, c’est une autrice dont je note le nom !

 

Delius, une chanson d’été de Sabrina Calvo

 

XIXe siècle. Un poète assassin sème la terreur autour du monde, ses victimes sacrifiées aux cours d’horribles rituels floraux. Sur ses traces, Bertrand Lacejambe, un botaniste excentrique et son fidèle Fenby, elficologue amateur. Aux portes de la folie et de la magie, ils vont devoir braver les dangers de Féerie pour dévoiler la terrible menace que fait peser le Diadème sur nos rêves.

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est un livre assez étrange, dont j’ai pas mal entendu parler. J’avoue qu’il m’a bien plu.

Le début est plaisant, mais assez décousu : on suit à la fois Lacejambe et Fenby (hommage et parodie affectueuse des duos de détectives à la Holmes et Watson), le compositeur Delius et le tueur aux fleurs.

Ça part dans tous les sens et puis petit à petit, le roman se structure pour converger vers le final.

J’ai trouvé l’univers très chouette, avec beaucoup de poésie et des images très frappantes. C’est aussi très joliment écrit sans jamais être lourd.

 

 

Une Parisienne à Lhassa, de Lalex Andrea

 

Quand Alexandra David-Neel atteint Lhassa en 1924, devant la 1ère femme occidentale à rejoindre la capitale du Tibet, les journaux de l’époque s’emballent : c’est un véritable exploit. Ce qu’on ignore encore, ce sont les trésors d’ingéniosité et de courage qu’elle a dû déployer pour réaliser une telle prouesse.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Série découverte sur Rocambole et qui est vraiment sympa.

Elle raconte une partie du voyage d’Alexandra, en compagnie de Yongden, un lama tibétain fils adoptif d’Alexandra. C’est très intéressant parce que ça permet d’appréhender la vie au Tibet à cette époque et parce que ça met en scène une femme d’exception.

Je pense vraiment me plonger dans les écrits d’Alexandra David Neel après ça.

 

 

 

 

Films

 

 

Unfriended, Levan Gabriadze

 

Une jeune lycéenne se suicide après qu’une vidéo compromettante sur elle ait été publiée sur Internet. Un an plus tard, six de ses amis se connectent, un soir, sur Skype. Mais une septième personne, inconnue des autres, se connecte également. Cet intrus se montre très vite sous un visage inquiétant et menace les six amis de tuer le premier qui se déconnectera. Peu à peu, les événements tragiques qui ont marqué la bande, un an plus tôt, refont surface et se montrent sous un nouveau jour.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Le concept du film est hyper intéressant, vu que tout se passe en ligne, et qu’on ne voit que les écrans. J’aime bien quand une œuvre suit son concept au bout.

La montée de la tension est assez bonne je trouve, et les mécanismes psychologiques sont bien fichus.

Par contre, j’ai trouvé le film un peu long. Il ne fait pourtant qu’1h20 mais j’ai eu l’impression qu’il était délayé pour atteindre cette longueur (celle minimum pour un long métrage, il me semble). Très franchement, je pense que le film aurait été plus percutant s’il avait été plus court.

Après, un autre problème que j’ai eu, c’est que les personnages ne sont pas hyper sympathiques dès le départ et que, ben ça ne va pas en s’arrangeant au fur et à mesure que le film progresse et qu’on découvre leurs petits secrets.

Je n’ai pas eu d’attachement pour eux et je n’ai pas ressenti de peur ou d’horreur à leur sort.

 

 

 

Dans les angles morts, de Robert Pulcini, Shari Springer Berman

 

Un couple de Manhattan s’installe dans un hameau historique de la vallée de l’Hudson. Ils vont bientôt découvrir l’histoire sombre qui a eu lieu dans leur nouvelle maison et qui fait étrangement écho à celle qu’ils sont en train de vivre…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Film regardé par hasard, parce que j’avais envie d’horreur et que le pitch me paraissait sympa. Malheureusement, je reste sur ma faim, mais j’en tire quand même des leçons d’écriture.

Le problème que j’ai eu, c’est que ça manque de liant. Il y a plein d’éléments qui pourraient être cool : l’ambiguïté sur la réalité des fantômes, le rôle du mari, celui de la gamine, mais rien n’est exploité.

On a plus une juxtaposition de scènes, un peu comme des passages obligés, que vraiment une histoire cohérente avec une progression.

C’est dommage, parce qu’il y avait vraiment de la matière à faire un truc très cool !

 

 

Midsommar, Ari Aster

 

Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu’une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé.
Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Que j’aime ce film ! Ça avait été une grosse claque au 1er visionnage et c’en est toujours une.

Côté écriture, il y a pas mal de leçons à en tirer.

Le film est long, lent, mais pas ennuyeux. Rien n’est anodin et beaucoup d’éléments sont disséminés tout au long du film et annoncent la fin.

Tout est très feutré, il n’y a pas de conflits ouverts, peu d’éclats. Les Hagra sont très polis et arrangeants, Christian esquive les confrontations et Dani se met en quatre pour aplanir les angles.

De tout ça, il résulte une tension permanente qui explose pour le final.

Le film est aussi hyper puissant niveau symbolique. Il y a bien sûr tout le côté païen et nordique, mais aussi beaucoup de symbolique au niveau du personnage de Dani.

Midsommar, c’est un film d’horreur païenne, mais c’est aussi le portrait d’une femme qui souffre et que personne n’écoute, à part une secte qui va l’embrigader.

Midsommar est aussi très ambigu avec certains personnages, notamment Pelle. Est-il amoureux de Dani et veut-il son bien ? Ou bien la manipule-t-il ?

Bref, un film à voir !

 

 

Blood Red Sky de Peter Thorwarth

 

Lorsque des terroristes tentent de détourner leur vol, une femme voyageant avec son fils et atteinte d’une maladie mystérieuse est forcée de dévoiler un sombre secret.

 

Ce qu’on peut en tirer

Alors, ce film, c’est ce qui se passe quand on hybride deux genres : le huis clos aérien et l’attaque de vampire.

Ça fonctionne plutôt bien, il y a quelques passages où j’ai levé les yeux au ciel, des personnages qui m’ont agacée (le gamin et Eightball) mais j’apprécie l’originalité. J’apprécie d’autant plus qu’ici, le monstre est d’abord une héroïne plutôt qu’une menace.

Le film tient la route et n’a pas trop de longueurs (ce que je craignais) et arrive à rebondir.

Pas le film du siècle, mais à voir si vous aimez le mélange des genres.

 

 

 

Série

 

The alienist, saison 1, de Hossein Amini

 

 

Un tueur laisse derrière lui les corps mutilés d’enfants. Le Dr Laszlo Kreizler, spécialiste des maladies mentales, mène l’enquête épaulé de John Moore, illustrateur criminel, et Sara Howard, la première femme à faire son entrée dans l’univers très masculin de la police.

 

Ce qu’on peut en tirer

série que j’ai re-regardé avec mon frère et qui m’a toujours plu au 2ème visionnage.

Je trouve qu’elle a un bon équilibre entre le côté reconstitution et le côté enquête. On plonge dans un aspect méconnu et bien glauque du XIXe : la prostitution enfantine. C’est assez sombre, à réserver aux avertis.

 Malgré tout, j’ai trouvé qu’il y avait un ventre mou au milieu et que la série aurait peut-être gagné à être raccourcie d’un ou deux épisodes.

Je regrette aussi le traitement réservé à un personnage féminin. Sérieux, buter un personnage féminin pour toucher le héros, c’est usé jusqu’à la corde (et je pense qu’il y avait moyen de faire autrement !)

 

 

Hannibal, saison 1, Bryan Fuller

 

 

Ce qu’on peut en tirer

J’adore cette série et je pense qu’elle est parfaite, donc je ne suis vraiment pas objective : D

Il y a une maîtrise totale qui est phénoménale. Tout est pensé.

L’intrigue est prenante, elle arrive à être lente et contemplative, mais tout en étant extrêmement addictive. Il faut être attentifs aux détails, ils ont tous leur importance.

La psychologie des personnages est hyper fouillée, que ce soit Will ou Hannibal, ou même les personnages secondaires. C’est un régal de redécouvrir la série visionnage après visionnage et de découvrir de nouveaux détails au sujet des personnages.

La série est sombre, dérangeante, mais elle est aussi très belle. Même les scènes de meurtres et de buffet ont une certaine poésie. Si, si.

Hannibal a aussi un côté symbolique extrêmement travaillé : il y a des motifs récurrents, des mots qui portent des symboles. Et là où c’est brillant, c’est qu’on n’a pas besoin de voir tous ces symboles au 1er visionnage, mais que ça enrichit le 2ème, 3ème, ou 4ème visionnage (oui, je sais ^^)

 

En tout cas, on continue direct avec la saison 2

 

 

Trese, de Budjette Tan, Kajo Baldissimo

 

À Manille, les créatures mythiques du folklore philippin vivent cachées parmi les humains. Alexandra Trese fait face à un monde souterrain composé d’êtres surnaturels malveillants…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Anime regardé un peu par hasard un soir de désœuvrement, et c’était plutôt une bonne surprise.

C’est assez court : 6 épisodes d’une trentaine de minutes et ça laisse limite un goût de trop peu. J’espère qu’il y aura une saison 2 qui permettra d’approfondir des questions laissées en suspens.

Autrement, c’est hyper efficace : dès le 1er épisode, on est plongé dans ce Manille où vivent en marge des humains des créatures du folklore des Philipinnes. Le monde est bien présenté, cohérent et ça change vraiment du bestiaire européen auquel on est accoutumé.

Ce n’est pas révolutionnaire au niveau de l’intrigue, si vous êtes familiers de l’urban fantasy, vous allez très vite reconnaître des tropes.

Malgré tout, c’est bien ficelé, c’est cohérent, il y a une vraie progression de l’intrigue et de bons rebondissements.

Les personnages sont cool, et j’apprécie vraiment d’avoir comme héroïne une nana badass qui ne soit pas sexualisée.

L’animation est assez chouette, le design des personnages et des créatures est vraiment, vraiment cool. Franchement, ça m’a donné grave envie de lire le comic dont c’est issu et d’approfondir mes maigres connaissances sur les croyances et le folklore des Philippines. Donc j’ai envie de dire : pari gagné.

 

 

Assassination Classroom, de Makoto Uezu

 

Un extraterrestre destructeur qui menace la Terre devient professeur d’une classe dont les élèves ont pour mission de le supprimer.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Un anime recommandé par plusieurs amis, donc j’ai fini par sauter le pas et je ne regrette pas.

 

C’est très drôle, très bon au niveau du rythme et des rebondissements (même s’il y en a un ou deux qui m’ont laissée dubitative dans la saison 2).

 

Là où il y a vraiment des leçons d’écritures à glaner, c’est au niveau du casting de personnages.

Il y a beaucoup de personnages : une classe complète et chacun a ses spécificités, son design. Chacun arrive à être reconnaissable, donc ça, c’est vraiment un tour de force qui mérite qu’on s’y arrête.

 

La série est aussi assez fine sur le système scolaire et la pression qu’elle met aux élèves. Je l’ai trouvée juste niveau émotions et la fin m’a tiré ma petite larme, j’avoue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En vrac

 

On a regardé Le Passager n° 4. C’était prometteur, ça partait bien avec cette histoire de passager clandestin malgré lui sur un vol spatial. La bande-annonce promettait de la tension et des dilemmes moraux. Malheureusement, rien de tout cela et on s’est bien ennuyés.

 

J’ai testé la série The Mist, mais au bout de quelques épisodes, j’ai décroché : j’ai trouvé ça très long, assez prévisible et je ne me suis pas attachée aux personnages.

 

J’ai regardé avec une amie Monty Python Sacré Graal. Elle n’avait jamais vu ce classique et il fallait rattraper cette erreur !

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