L’enfant allemand, Camilla Lackberg

L'enfant allemand

Résumé

Erica Falck entreprend des recherches sur cette mère qu’elle regrette de ne pas avoir mieux connue et dont elle n’a jamais vraiment compris la froideur, et découvre, en fouillant son grenier, les carnets d’un journal intime et, enveloppée dans une petite brassière maculée de sang, une ancienne médaille ornée d’une croix gammée. Pourquoi sa mère, qui avait laissé si peu de choses, avait-elle conservé un tel objet ? Voulant en savoir plus, elle entre en contact avec un vieux professeur d’histoire à la retraite. L’homme a un comportement bizarre et se montre élusif. Deux jours plus tard, il est sauvagement assassiné… 

 

Mon avis

5e volume des enquêtes d’Erica Falck et du commissariat de Fjallbacka, cette fois, on plonge dans une aventure assez intime, où Erica apprend la vérité sur sa mère. Je suis assez partagée sur ce tome, d’un côté certains aspects ne m’ont pas convaincue, d’un autre, j’ai beaucoup aimé certaines choses.

 

On commence par le moins bon. Comme pour chaque tome, l’histoire mélange une intrigue policière avec la vie de tous les jours des personnages. Pour les autres tomes, ces passages du quotidien offrent une respiration dans l’intrigue, mais là, je n’ai pas accroché. J’avoue que les histoires de bébé d’Erica et les déboires d’Anna avec sa belle-fille adolescente ne m’ont guère enthousiasmée.

Du coup, sur la première moitié du livre, j’ai trouvé que l’intrigue peinait à démarrer et à être vraiment captivante. Ça s’améliore sur la fin, sans toutefois atteindre le rythme trépidant des autres tomes (une chose que j’aime bien dans cette série).

Je n’ai pas été surprise par le dénouement final, que j’avais vu venir un bon moment avant la fin (de toute manière, en procédant par élimination, on pouvait facilement deviner qui avait fait le coup).

 

Dans les bons points, j’ai beaucoup aimé tous les passages qui se passent en 44. La bande de jeunes est assez attachante (même pour Frans), j’ai bien aimé découvrir à travers leurs yeux la guerre et ses répercussions.

Les personnages sont bien campés, très nuancés. Que ce soit Axel, Frans, ou même Britta, ils ont une réelle profondeur. J’ai bien aimé que l’auteur ne prenne pas parti et montre que les « méchants » étaient capables de bonté, comme les « gentils » pouvaient commettre des actes répréhensibles.

J’ai aussi aimé que des personnages récurrents de la série parviennent à évoluer. Mellberg quitte un peu son rôle de bouffon pour montrer une vraie profondeur, j’ai été assez surprise et j’ai apprécié cette transformation.

 

En résumé

Un tome moins trépidant que les précédents, peut-être un peu convenu au niveau de l’histoire, mais servi par de bons personnages.

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