Les enfers virtuels, Iain M. Banks

Résumé

Veppers est l’homme le plus puissant et le plus corrompu de son système stellaire, le Sichultien, dans l’Amas de Ruprine. Lededje est son esclave, marquée à vie par une intaille, tatouage fractal qui lui a été infligé à la suite de la banqueroute de son père. Sur Ubruater, les dettes sont familiales, et c’est ainsi que Lededje a perdu la liberté. Alors qu’elle tente de s’enfuir, elle blesse Veppers qui la tue. Mais avec la Culture, rien n’est jamais simple. Ni définitif. Et Lededje, qui tient à se venger de Veppers, se trouve engagée dans un voyage à travers la Galaxie sur fond de ce qui peut devenir une guerre dans le Réel. Une extension regrettable de la guerre dans le Virtuel qui oppose depuis des décennies les tenants des Enfers Virtuels et leurs opposants. La Culture n’a pas encore officiellement pris parti pour l’un ou l’autre camp. Mais elle n’aime ni l’idée des Enfers Virtuels ni la perspective d’une Guerre dans le Réel. Et la vendetta de Lededje pourrait bien avoir sa place dans ses projets.

Merci à Noosfere pour le résumé !

Mon avis

Premier contact avec l’univers de la Culture, cette immense civilisation développée par l’écrivain Iain M. Banks (récemment décédé).

Alors, je commencerai par les choses qui m’ont un peu dérangée au cours de cette lecture. D’abord, une tendance (propre à la SF), à balancer des noms et des concepts, pour ne les expliquer que plus tard. Ensuite, une intrigue qui part un peu dans tous les sens par moment. Puis, quelques personnages que j’ai trouvé trop peu fouillés à mon goût (Yime par exemple).

Ces quelques détails mis à part, ce livre m’a beaucoup plu, notamment parce que j’ai adoré l’univers développé. La Culture, c’est une gigantesque baffe : une civilisation immense, complexe, qui nous ressemble par certains côtés et nous est totalement étrangère par d’autres. Cet univers, c’est des milliers de races, des humains, des panhumains, des aliènes, des IA, c’est des centaines de mondes, réels ou virtuels.

Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à me repérer entre tous ces personnages, entre les différents lieux et les histoires mises en place. Mais au fur et à mesure qu’on progresse dans l’intrigue, les différentes pièces se mettent en place et finissent par se rejoindre pour un final époustouflant. La vengeance de Lededje va finalement servir la cause des anti-enfer, Veppers, qui au départ ne semblait être qu’un pourri (particulièrement détestable), se révèle être la clé de voûte des différentes lignes de l’histoire.

J’ai beaucoup aimé toute la réflexion mise en place autour de ces fameux enfers virtuels, et des conflits qu’ils suscitent. J’ai absolument adoré les Mentaux de la Culture, je trouve que c’est une idée absolument géniale (et je suis fan des noms des vaisseaux. « sens dans la démence, esprit dans la folie », « moi je compte », « en dehors des contraintes morales habituelles »).

En résumé : Une lecture fort agréable, la découverte d’un univers formidable, je n’en ai pas fini avec la Culture, c’est une certitude !

Laisser un commentaire