Noce d’éternité, Aude Reco

noces

Résumé

Angleterre, année 1890… Ellen Covert vit dans un manoir victorien sujet à d’étranges manifestations : empreintes de pas mouillés, robe de mariée qui saigne,… L’atmosphère se charge de mystère jusqu’au jour où le corps de son futur époux est retrouvé mort au matin de ses noces. En dépit des conventions, Ellen enquête sur le mystère de la demeure et sur celui qui entoure sa propre personne. Dépourvue de droits, elle se heurte aux secrets de son père et à la mort mystérieuse d’une esclave. Perdue entre intimes convictions et troubles, elle s’apercevra que le plus grand danger ne vient pas d’où elle pense…

 

Mon avis

Je suis le twitter et le blog d’Aude Reco depuis un moment, et j’avoue qu’elle piqué ma curiosité en parlant de cette novella : ambiance gothique, robe de mariée qui saigne, et pour couronner le tout, une couverture splendide, j’avoue, je me suis laissée tentée.

 

Je ne suis pas déçue à ma lecture. On entre tout de suite dans l’ambiance victorienne pesante de ce manoir. J’ai beaucoup aimé l’ambiance feutrée très anglaise, les secrets qu’on devine, le jeu entre le maître de maison et ses domestiques.

 

J’ai trouvé que la novella reprenait bien les codes du roman gothique : une jeune héroïne qui se retrouve confrontée au surnaturel, des lieux inquiétants, des secrets enfouis. « Noces d’éternité » pourrait sombrer dans le cliché, mais je trouve que l’auteur a réussi à donner de la modernité, notamment en faisant bien sentir à quel point Ellen est prisonnière de sa condition de femme et combien elle dépend du bon vouloir de son père.

 

Contrairement aux personnages des romans gothiques d’époque, Ellen n’est pas naïve et faible. Elle est certes inexpérimentée, mais elle n’hésite pas à braver les interdits pour trouver des réponses. Quitte à en payer le prix fort, d’ailleurs (bon sang, quel final).

J’ai bien aimé aussi le personnage du père, qui est d’abord présenté comme un homme aimant, très attaché à sa fille, avant de révéler de plus sombres facettes de sa personnalité. Au final, on se demande si ce n’est pas lui le vrai méchant de l’histoire.

 

Seul petit bémol, j’ai trouvé que la relation entre Ellen et Bathémy était un peu trop rapide. J’aurais aimé un peu plus de développement, là, ça m’a paru un peu expédié.

 

En résumé : une bonne découverte, une novella qui renouvelle bien le genre.

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