The annihilation score, Charles Stross

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Résumé

Rien ne va plus pour Mo. Angleton est mort, Bob et elle vivent séparés depuis que le violon blanc a tenté de prendre le contrôle de Mo pour tuer Bob, sa couverture de la Laverie est exposée… Cerise sur le gâteau, une épidémie de super pouvoirs se déclenche en Angleterre. Mo est chargée de gérer un département qui doit mettre sur pied la première équipe de super héros officiels. Compliqué, surtout quand les deux assistantes qu’on lui assigne ne sont autres que Mhari et Ramona, et surtout quand les supervillains s’agitent…

 

Mon avis

Grosse nouveauté pour ce tome-ci : il est narré du point de vue de Mo, la compagne de Bob. Le changement n’est pas déplaisant, car on retrouver l’humour décapant qui fait le charme de la série (on comprend pourquoi Mo et Bob ont fini ensemble, ils ont tous les deux une franche tendance au sarcasme). Mais bon, je regrette un peu qu’on ne voie pas plus Bob (mon petit doigt me dit que ce sera pour la prochaine fois).

 

Je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce tome. Sans détrôner The Fuller memorandum, qui reste mon préféré, The annihilation score se classe en deuxième place de mon top 3 de cette série.

 

On reprend l’histoire un peu avant la fin de The Rhesus Chart, avec l’annonce de la mort d’Angleton et la rupture entre Bob et Mo. À partir de là, pas de répit pour Mo. Sa couverture est exposée et elle se retrouve à devoir mettre sur pied une équipe de super héros et à gérer l’apparition de pouvoirs paranormaux dans la population britannique. Bien évidemment, ceci étant l’univers de la Laverie, ça ne se fait pas sans mal.

J’ai beaucoup aimé le traitement des super héros, et le décalage entre l’univers des comics et la réalité. Moi qui travaille pour l’administration française, je me suis retrouvée dans cet imbroglio de commissions, compétences croisées et guerres de territoires que doit affronter Mo. Comme pour le reste de la série, cet aspect fait très réaliste. Si un jour nous devions avoir des super héros et qu’une équipe nationale devait être montée, ça se passerait pareil.

 

À cet axe des super héros s’en greffent deux autres. Le premier est le combat de Mo contre son violon. L’instrument, baptisé du doux nom de Lecter (on se demande bien pourquoi) est sentient et plutôt du genre assoiffé de sang. On se doutait déjà qu’il y avait un truc de louche avec Lecter, mais préparez-vous à de grosses révélations à son sujet (petit indice pour les fans d’auteurs lovecraftiens, on parle de Carcossa et de Cassilda ^^).

L’autre axe développé concerne la vie sentimentale de Mo, ses tracas avec Bob et ses sentiments pour Jim, aka Officer Friendly. J’ai un peu moins accroché à cette partie, d’une part parce que je n’approuve pas toutes les actions de Mo (qui peut être assez garce par certains côtés), d’autre part parce que c’est assez triste de voir ces deux personnages-là se séparer et dériver chacun de leur côté.

 

Côté intrigue, c’est bien ficelé, même s’il reste quelques zones d’ombre (notamment au niveau de la létalité du syndrome K, du pouvoir d’invisibilité de Mo, et du rôle exact d’Officer Friendly). L’intrigue met un peu de temps à démarrer, mais au final, s’enchaîne bien. Le final est vraiment époustouflant, la dernière ligne du roman donne envie de crier « la suite ! ».

J’ai aussi beaucoup aimé toutes les petites références aux tomes passés de la série : le maquillage Pale Grace, le retour Ramona, puis de Mhari. C’est rigolo de voir que certains éléments trouvent ici leur pleine utilisation.

 

En résumé : un très bon tome, bien ficelé et haletant. J’ai hâte de savoir la suite.

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