L’enfant maudit, JK Rowling

Résumé

 

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.

Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis

Après les Animaux fantastiques, c’est double dose de Harry Potter cette année, avec le texte de cette pièce.

Je replonge donc avec grand plaisir dans l’univers de Harry Potter.

On retrouve Ron, Hermione et Harry, mais à l’âge adulte, confrontés à leur responsabilité de parents, mais aussi avec une résurgence des mangemorts, qui en vingt ans n’ont pas disparu. Ça fait plaisir de retrouver ces personnages, même si certains manquent à l’appel : on ne voit que peu Ron, au final. Hagrid, Luna ou Neville sont complètement absents. C’est un peu dommage, je trouve.

La pièce introduit aussi de nouveaux personnages, Delphini Diggory, Albus, le dernier fils d’Harry et Scorpius, celui de Draco Malfoy. Ces deux-là, contrairement à leurs pères, vont devenir amis.

Albus a hérité de pas mal de traits de caractère de Harry, ce qui veut dire que j’ai parfois eu envie de lui mettre des tartes (au papa aussi, d’ailleurs, comme quoi, on vieillit, mais on ne change pas totalement).

J’ai vraiment aimé Scorpius, qui est absolument adorable, touchant et drôle. Bref, un vrai coup de cœur ! (au fait, suis-je la seule à me dire qu’il y a entre Albus et Scorpius quelque chose qui dépasse un peu la simple amitié ?)

La pièce commence avec des rumeurs d’un retour de Voldemort, et avec les premières années d’Albus et Scorpius à Poudlard. Les deux ont bien du mal à s’intégrer, le premier parce qu’il est nommé à Serpentard et a du mal avec la magie, contrairement à Harry. Le deuxième parce que des rumeurs courent sur son compte : il serait le fils de Voldemort.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette partie-là, je trouvais que ça allait trop vite, qu’on n’avait pas vraiment le temps de poser les choses.

J’ai nettement plus accroché dès l’instant où l’histoire se complique : quand le ministère de la magie met la main sur un retour de temps qui permet de remonter plusieurs années dans le passé.

Albus et Scorpius se mettent en tête de rétablir l’une des erreurs du passé : sauver Cedric Diggory, tué par Voldemort. Sauf que bien évidemment, ça ne va pas se passer comme il l’ont prévu. Je craignais que ces retours dans le temps soient ennuyeux et prévisibles. Pas du tout en fait. Ils permettent de revoir certains personnages de la série (Cédric, Rogue…) et de jouer un peu avec l’idée des futurs alternatifs (dont un craint particulièrement…).

Là-dessus s’ajoute l’histoire avec l’enfant de Voldemort, dont bon, j’ai deviné l’identité assez rapidement.

Le personnage arrive quand même à être touchant, fou mais touchant. J’ai beaucoup aimé la confrontation du dernier acte, riche en action mais aussi en émotion.

Côté écriture, on sent la patte de Rowling. C’est fluide, le vocabulaire est riche, les dialogues sont enlevés et il y a beaucoup d’humour.

J’aimerais beaucoup suivre de nouvelles aventures d’Albus et Scorpius, et finalement, le seul gros reproche que je ferai à cette pièce, c’est qu’elle a un goût de trop peu !

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