Ecrire un roman en 12 étapes (1ère partie)

Ecrire un roman, tout un programme me direz-vous. C’est un travail de longue haleine, avec ses bons moments et ses fichus quart d’heure. L’ampleur de la tâche peut rebuter ou faire peur, mais je pense que c’est une aventure qui vaut la peine d’être vécue.

C’est pourquoi je partage avec vous ma méthode de travail. Attention, je ne détiens pas la vérité absolue, loin de là. Je ne dis pas que ma méthode soit la seule et l’unique, et que tout le reste soit bon à jeter à la poubelle, non. C’est ma manière de travailler et pour moi ça marche, alors j’espère que cet article pourra vous aider.

 

Etape 1 : réfléchir

Oui, c’est bête à dire, mais le plan complet du roman ne jaillit pas tout de suite, comme ça, tout beau tout cuit. Cela me prend des mois pour élaborer tous les aspects d’un roman. En général, j’ai une idée, puis une deuxième, que j’arrive à relier à la première, et de fil en aiguille, le roman se dessine.

Je vous conseille de noter toutes les idées que vous aurez, soit dans un carnet, soit dans un fichier texte, afin de garder une trace (Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai une super idée, genre sur le coup de 3h du matin, et que j’ai tout oublié au réveil).

Etape 2 : Faire des recherches

Une fois que je sais à peu près où je vais (c’est-à-dire que j’ai déterminé le type d’histoire que je veux raconter, quelles seront les grandes lignes du scénario et qui seront les personnages principaux), je me mets à faire des recherches, afin d’alimenter l’univers, les personnages, le décor…

Les recherches, ça part dans tous les sens. Pour « Ceux du mercure », j’ai lu des bouquins sur la société à la Belle Epoque, sur l’anarchisme, sur la mode à la fin du XIXe et sur les allumeurs de réverbères. Sans parler des nombreux tableaux Pinterest que j’ai remplis…

La phase des recherches peut être extrêmement frustrante, car au final, sur la masse de données que vous consulterez, vous en utiliserez très peu pour votre roman. Mais bon, pour moi, les recherches sont une étape nécessaire, car elles permettent de donner de la réalité à un univers et ouvrent de nouvelles pistes pour le développement du scénario.

Etape 3 : Dessiner / faire des cartes

Non, ne vous sauvez pas, revenez ! Je suis sérieuse !

Quand je dis dessinez, je pense à dessiner des plans, des cartes, quelques éléments de décor. Croyez-moi, ça vous aidera à améliorer vos descriptions, notamment pour les scènes d’action.

Si vous avez un bon coup de crayon, je vous encourage à essayer de dessiner vos personnages. Personnellement, ça m’aide à « voir » le personnage : son physique, sa manière de se tenir…

Etape 4 : Élaborer le scénario

Je développe l’histoire en parallèle de mes recherches, au fur et à mesure que je définis mieux l’univers, les personnages, leurs motivations.

Je procède par étapes successives, un peu comme un croquis. D’abord les lignes générales (Situation initiale, ce qui change, les étapes clés et la situation finale). Puis, au fur et à mesure, je raffine l’histoire, je développe, j’ajoute des détails, des personnages…

Je sais que certains auteur n’aiment pas avoir de plan détaillé et préfèrent juste écrire à l’instinct. Personnellement, j’ai besoin de savoir exactement où va mon histoire avant de me lancer (En plus, ça m’évite de faire des conneries plus grosses que moi au niveau du scénario).

Etape 5 : Ecrire le premier jet

Une fois que j’ai mon plan, je me lance dans l’écriture. J’applique la technique dite de la « fuite en avant ». En gros, vous écrivez sans vous retourner.

Les avantages : cette technique permet d’établir assez rapidement un premier jet (Pour « Ceux du mercure », qui faisait environ 300 pages, Times New Roman 12, interligne 1.5, j’ai mis 3 mois pour écrire le 1er jet). De plus, vous évitez de cette manière le découragement et l’effet « non mais c’est nul, je ne suis qu’une merde qui ne mérite pas d’exister ».

Les inconvénients : Beaucoup de boulot de correction. Le 1er jet, c’est brut de décoffrage. Du coup, avant d’oser faire lire à mes lecteurs alphas, j’ai du travail.

Voilà, maintenant, vous avez votre premier jet, c’est tout beau tout neuf… et bourré de fautes. Commence maintenant l’étape fastidieuse des corrections et des réécritures.

Rendez-vous pour la suite des réjouissances dans les prochains articles : partie 2 et partie 3

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Ce billet a 4 commentaires

  1. Anna dit :

    Bonjour,

    Votre article m »aide beaucoup, cepedant je souhiaterais avoir des infosplus specifique que je ne trouve pas sur le net.

    Je souhiaterais savoir comme dans la redaction de texte a l’ecole, quels sont les etapes cles et d’environ combien de pages constitue chaque etapes approximativement. Une Introduction, contient quoi, le devellopement la conclusion. Mes idees sont clairs, tous est sur papiers, personnages lieux bref, je dirai que je suis prete a ecrire, cependant la structure d’ecriture me bloque.

    En esperant que vous puissiez m’aider.

    Bonne fin de journee.

    Anna

    1. Cat dit :

      Bonjour,
      Mon article s’adresse à ceux souhaitant écrire un roman et ne convient pas à un travail scolaire. Le mieux serait de chercher sur le net « comment écrire une dissertation », je pense que vous trouveriez des réponses plus appropriées.
      Bonne chance pour vos recherches et merci du passage sur ce blog.

  2. Maxence dit :

    Hello !

    J’avoue que tu te prépares beaucoup avant de te lancer dans un roman apparemment mais je pense que c’est ce qui manque à beaucoup de gens pour ne pas se décourager en cours de route. Bien se préparer, c’est visualiser son univers de façon plus nette avant de le concrétiser. Bon, tout le monde n’a pas besoin d’écrire tant de détails mais moi si.
    Et sinon, je confirme pour la « fuite en avant », c’est comme ça que j’ai participé au Nanowrimo l’année dernière et vraiment, ça marche. Après, j’avoue que la correction est ardue mais au moins, on a la matière !

    1. Cat dit :

      J’ai des amis qui au contraire de moi ne supportent pas d’avoir un plan détaillé, car ils ont l’impression que ça les bloque. Perso, ça m’aide à avancer, à planifier mon travail et surtout à ne pas me décourager.
      Par contre, pour le Nano de cette année, je suis partie à l’aventure sans plan, juste avec une vague idée de ce que je voulais. Par contre, je sais déjà que je vais devoir réécrire totalement au moins une moitié du roman lors de ma réécriture.

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