Ecrire un roman en 12 étapes (2ème partie)

La semaine dernière, je vous parlais de l’élaboration du scénario et de l’écriture du premier jet. Reprenons où nous nous étions arrêtés. Vous avez donc un roman tout beau, tout neuf, qui ne demande qu’à être corrigé et réécrit.

Commençons tout de suite par une petite mise au point : vous ne vous en tirerez pas sans faire de corrections. J’ai longtemps pensé qu’une simple relecture pour l’histoire et une pour la forme suffirait. C’est faux, c’est loin de suffire. Si vous écrire quelque chose de correct, il va falloir remettre sur le métier votre ouvrage.

 

Etape 6 : Relire / corriger

En général, je relis une première fois comme ça, je réécris les parties qui ont besoin et corrige les fautes.

Puis, je passe le texte sous le logiciel Antidote. Un mot sur ce logiciel : c’est une aide précieuse pour les écrivains. Certes, il est cher (autour de 120 €), mais c’est un investissement qui en vaut la peine. Antidote permet de corriger fautes de grammaire, d’orthographe et de typographie. Ses prismes permettent de détecter les verbes faibles, les répétions, les tournures impersonnelles, les participes présents, les adverbes (en gros, tout ce qui peut plomber le style d’un texte).

Alors vous me direz qu’avec un peu d’entraînement, on arrive à trouver ça tout seul. Oui, je ne le nie pas, mais c’est plus rapide avec Antidote (et pour ceux qui jonglent entre boulot, vie de famille et tâches ménagères, un gain de temps est toujours appréciable).

Etape 7 : Confier à des relecteurs

Soyez fort, parce qu’arrive l’épreuve du feu : vous allez faire lire votre texte à d’autres personnes.

La solution de facilité, c’est de la faire lire à quelqu’un de votre entourage, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure idée. Quelqu’un de proche aura moins d’objectivité sur votre texte. Personnellement, je pense qu’il est mieux de faire relire un roman par un autre écrivain,  qui sera plus à même de vous corriger.

Bon alors c’est bien beau, mais un relecteur, on trouve ça où ? Personnellement, je vous conseillerai de vous inscrire sur un forum d’écriture. Il y en a de très bien, Cocyclics est assez réputé. Personnellement, je traîne sur l’Atelier d’écriture, petit forum à l’ambiance sympa et aux correcteurs efficaces.

Note : attention, relire un roman prend du temps et demande un investissement. Ne vous attendez pas à ce que les lecteurs se jettent tout de suite sur votre prose. Vous aurez plus de chance qu’on vienne vous lire si vous commentez les textes des autres et que vous vous faites connaître (en bien) sur le forum. Ne désespérez pas si des lecteurs commencent à vous suivre et vous lâchent en route (tout le monde a sa vie et ses projets).

Personnellement, j’ai plusieurs relecteurs sur ce forum qui m’aident pour mes textes et à qui je rends la pareille (Rachel, auteur de la 7ème prophétie, Milivice…).

Que demander à ces lecteurs : de corriger l’orthographe, d’être impitoyable sur la grammaire ou les lourdeurs de style, de vous flinguer impitoyablement en cas de faiblesse scénaristique, d’erreur grotesque ou de personnage agissant au contraire de ce qu’on a établi pour lui. Le boulot de vos lecteurs est de dire ce qui va, ce qui leur plait, mais aussi (et surtout) ce qui coince et qu’il faut améliorer.

Note : comment gérer la critique ? C’est pas toujours évident de bien prendre une critique, on a toujours l’impression qu’on ne vaut rien, qu’on est nul. Il faut éliminer ses pensées négatives et se dire que a) Ce n’est pas grave, le texte est perfectible, c’est d’ailleurs pour ça qu’on a demandé une relecture, b) La critique vise le texte, pas la valeur ou les compétences de l’écrivain, c) Vous n’êtes pas obligé de prendre en compte toutes les remarques et les suggestions de vos lecteurs, vous restez maître de votre texte (enfin, sachez quand même que si plusieurs de vos lecteurs vous reprochent la même chose, ils ont probablement raison).

Sachez tout de même que vous risquez de tomber sur de sinistres personnages (ou trolls) qui n’auront de cesse de vous démolir. Petit indice : dès l’instant où la personne n’a que du négatif à vous dire, ou qu’elle commence à vous attaquer en tant que personne (genre « quand je vois ce texte, j’ai l’impression que c’est un gamin de dix ans qui l’a écrit), bref, dès cet instant ignorez totalement les commentaires de ce malotrus ! (J’insiste, ce genre de personnes ne veut que vous détruire et vous ôter l’envie d’écrire).

Voilà, voilà, cette phase prend un certain temps (comme je l’ai dit, vos relecteurs ont une vie et même si votre texte est brillant, ils ne peuvent passer 8h par jour dessus). Au bout de quelques mois de patience, vous récupérez un manuscrit bien bariolé et annoté, grâce à vos gentils lecteurs.

Les choses sérieuses peuvent commencer.

La préquelle de cet article: partie 1

… et sa séquelle : partie 3

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