Writing excuses : l’émerveillement

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Writing Excuses revient pour une 11ème saison !

La dernière saison avait constitué une masterclass géante, abordant tous les mois un aspect différent de l’écriture d’un roman. Cette année, l’équipe de Writing excuses s’attaque aux différents genres élémentaux.

Chaque mois sera organisé en leçon, avec à chaque fois des épisodes traitant d’un genre donné, et un épisode « libre », sur un sujet donné.

Ce mois-ci, c’est le sentiment de merveilleux qui est discuté. 

 

Épisode 6 : L’émerveillement

 

Le sentiment d’émerveillement : lié à quelque chose d’énorme, qui nous dépasse. Ex : Star Wars, les scènes d’ouverture avec les vaisseaux qui se rendent sur une planète. Il prend du temps à passer, pour donner un sentiment de grandeur et d’écrasement.

L’émerveillement doit aussi comporter une part de rêve : ex. Coruscant dans Star wars est une ville qui fait la taille d’une planète et qui fait rêver. Chez William Gibson, dans Neuromancien, la ville a la même taille, mais c’est un enfer, sale et corrompu, qui ne donne pas le même sentiment d’émerveillement.

 

L’émerveillement donne envie de savourer, de se prélasser. Comment donner cette impression ?

― Par les descriptions, qui forcent à tourner les pages

― Le temps : laisser aux personnages, et au lecteur, le temps de profiter de ce qui se passe.

 

Exercice : décrire quelque chose d’ordinaire et essayer d’y insuffler un sentiment de merveilleux.

 

 

Épisode 7 : Les conventions

 

Épisode avec Gail Carriger.

 

Les choses à savoir sur les conventions :

 

― C’est un nid à bactérie, il est très facile de tomber malade. Penser à prendre du gel désinfectant pour les mains.

 

― Prendre ses propres stylos et les identifier pour éviter de se les faire faucher.

 

― Prendre des Post-its. Quand il y a la queue, demander aux gens qui sont derrière ceux à qui vous signez d’écrire leur nom. Ça gagne du temps et évite de faire des erreurs sur l’orthographe du nom.

 

― Prévoir quelque chose pour ranger les marque-pages, les cartes de visite, les flyers qu’on va recevoir…

 

― Un encart avec son nom, ça éviter les moments gênants quand on se rend compte que les organisateurs ne l’ont pas ou l’ont mal orthographié.

 

― Un exemplaire des couvertures de ses romans.

 

 

 

Épisode 8 : l’émerveillement comme sous-genre

 

Comment utiliser l’émerveillement dans une histoire, de manière à inciter le lecteur à continuer à lire ?

 

Ex. Harry Potter à l’école des sorciers. La première moitié du livre joue sur l’émerveillement, la découverte de lieux plus extraordinaires les uns que les autres.

 

― Faire une liste de ce qu’on trouve vraiment génial. Ordonner la liste du moins cool au plus cool. Ça permet d’organiser une progression dans l’émerveillement.

 

― Foreshadowing. Annoncer par petites touches, à l’avance, la chose merveilleuse qu’on veut montrer.

 

― Faire des recherches, notamment dans les manuels de maître de jeu. Ils donnent souvent de bons conseils pour donner les choses extraordinaires, de manière à maximiser leur impact.

 

― Réguler le sentiment d’émerveillement à travers les réactions des personnages.

 

― L’émerveillement n’est pas que pour des grandes choses épiques. L’émerveillement est aussi suscité par de petites choses. Ex. Harry Potter, encore et toujours. JK Rowling a réussi à créer un monde cohérent et a pensé à une foule de petits détails (notamment les bonbons) qui participent à ce sentiment d’émerveillement.

 

Attention, à ne pas trop en faire, ne pas créer d’attente qu’on ne peut pas satisfaire. Il n’y a rien de pire que de décevoir le lecteur qui attend d’être émerveillé.

 

Exercice : prendre une histoire sur laquelle on travaille, et ajouter un élément d’émerveillement dedans. Écrire un paragraphe ou deux où l’un des personnages expérimente le sentiment d’émerveillement.

 

 

Épisode 9 : Question et réponse sur l’émerveillement

 

Comment créer un sentiment de merveilleux sans recourir à des effets impressionnants style SF et fantasy ?

Le merveilleux est souvent lié aux émotions, comme l’amour, l’amitié… Il vient aussi de l’inconnu, de la nouveauté.

L’émerveillement est lié à la transcendance des passions pour quelque chose de plus grand.

L’émerveillement est aussi empathique : si le personnage ressent de l’émerveillement, le lecteur risque d’en ressentir aussi.

 

Comment faire pour émerveiller le lecteur avec quelque chose qui n’émerveille pas les personnages ?

On peut étendre les descriptions, s’attarder sur l’objet ou la chose qui doit susciter l’émerveillement. On peut jouer sur le vocabulaire, pour faire sentir à quel point quelque chose est beau, grand, exceptionnel, même si le personnage n’y fait pas attention.

 

Comment éviter l’ennui quand on montre l’émerveillement d’un personnage ?

Ne pas trop s’attarder sur quelque chose.

Éviter les descriptions qui ne mobilisent qu’un seul sens, utiliser les 5 sens pour enrichir les descriptions.

 

Quels sont les stades de l’émerveillement ?

Howard dit que tout le monde est différent et qu’il n’y a pas d’ordre. Mary propose un ordre général : ne pas croire ce que l’on voit ; le sentiment d’émerveillement ; une tentative de comprendre ; on accepte ce qu’on voit.

 

Doit-on annoncer l’effet d’émerveillement ?

Si on veut un effet maximum, il faut préparer par petites touches, laisser le lecteur penser que quelque chose d’énorme arrive.

Mais, il ne faut pas trop révéler, car l’émerveillement naît de la surprise de ce qu’on découvre.

 

Exercice

Prendre un personnage qui n’est pas en émerveillement devant le monde, mais arriver à faire ressentir de l’émerveillement au lecteur.

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