Writing excuses, Saison 3, 2ème partie

Writing excuses

Je poste ici les résumés du podcast « Writing excuses », animé par Dan Welles (« Je ne suis pas un serial killer »), Howard Tayler (webcomic Schlock mercenary), et Brandon Sanderson (trilogie des « fils de brume » et derniers volumes de « la roue du temps »)

Le principe est simple « 15 minutes long, because you’re in a hurry, and we’re not that smart ». En gros, en 15 minutes, on discute d’un sujet concernant l’écriture.

C’est simple, concis, et donne de très bonnes pistes pour les apprentis écrivains. personnellement, je suis fan, alors je partage avec vous la bonne parole.

Episode 17: characters and worldbuilding

Que faire quand on sent qu’un personnage ne va pas dans l’histoire ? Réponse, en changer.

 

 

Episode 18 : Repeating

Comment ne pas se répéter. Plus on écrit, plus on risque de se répéter, d’utiliser les mêmes thèmes, les mêmes types de personnages.

Important de se connaître et de réfléchir à son écriture. Si on a l’impression de se répéter, essayer de prendre du recul, se demander quels sont les thèmes qu’on aborde et comment on pourrait les traiter d’une autre manière.

Essayer de réfléchir à des thèmes qu’on a envie d’aborder et d’autres non, et tenter de mélanger les deux.

Répéter des thèmes : peut être une attente du lecteur (il lit de la fantasy, il s’attend à un certain nombre de choses), on peut utiliser des thèmes qu’on a déjà employé avant si on trouve un nouvel angle d’attaque ou qu’on introduit suffisamment de nouveauté

 

 

Episode 19 : Emotion in fiction

Résister à la dépression : prendre du recul. Processus cognitif, réfléchir à l’émotion qu’on projette, dans laquelle on se complait.

Ne pas se bloquer en se disant qu’on n’a pas le temps, essayer de le trouver plutôt.

Émotion dans la fiction : ne pas dire « tu dois avoir peur », montrer quelque chose qui fait peur.

Attachement aux personnages permet d’augmenter l’impact des émotions.

Se demander ce qui nous, nous affecterait.

 

 

Episode 20 : marketing for creators

marketing : savoir exactement ce qu’on écrit, à qui ça s’adresse et comment on peut le vendre à un éditeur.

 

 

Episode 21 : pitfalls of selfpublishing

L’autoédition : éviter si on peut, préférer les éditeurs traditionnels. Difficile car le public se dit que si ça passe par de l’autoédition, alors ça veut dire que l’œuvre est mauvaise car elle a été refusée par des éditeurs. Quelques succès en autoédition : des gens qui savent se vendre, ou qui avaient une bonne base de fans avant de commencer à s’autoéditer.

Les dangers de l’autoéditions

  • Penser qu’on a besoin de personne et qu’on peut éditer soi-même son roman. C’est faux : même si on ne passe pas par un éditeur traditionnel, il faut être sûr que l’œuvre a été relue, passée au crible…

  • Attention aux arnaqueurs : dans l’autoédition, on ne paye que les frais d’édition, attention à ceux qui demande plusieurs milliers d’euros pour de soit-disant services

  • Il faut être un homme d’affaire pour réussir dans l’autoédition, il faut avoir une base de fan, être capable de la cultiver et pouvoir se vendre.

 

 

Episode 22 : Idea to story

Comment transformer une idée en histoire?

Chercher les points de conflits qui découlent de l’idée, en quoi cette idée va poser problème.

Réfléchir aux implications : un problème surgit, comment on le résout ? (avec quel type de technologie ou quel type de magie?)

personnages : quel genre de personnes seront touchés par le problème et de quelle manière?

Faire des recherches : sur le sujet qu’on a choisi mais également sur ce qui a déjà été fait dans le genre où on a choisi d’écrire.

 

 

Episode 23 : writing without twists

Histoire sans retournement : histoire où tout se déroule comme on l’attend du début à la fin. Bien d’avoir des retournements car titille l’attention du lecteur, mais, le lecteur a aussi des attentes qu’il ne faut pas décevoir, donc une histoire où on s’attend à ce qui va se passer peut être réjouissante (cf. James Bond, on sait ce qui va se passer, on suit l’histoire quand même).

Écrire sans retournement : il faut quand même que l’histoire ait des conflits pour alimenter la tension.

 

 

Episode 24 : writing comics

Comment écrire pour des comics (partie artistique)

 

 

Episode 25 : the business of writing comics

Comment on devient dessinateur de comics et peut-on en vivre?

 

 

Episode 26 : NaNoWriMo

National Novelist Writers month : tous les mois de novembre aux USA, consiste à écrire un roman d’environ 50 000 signes en un mois.

Questions/réponses avec le public sur des problèmes qu’ils rencontrent lors du NaNoWriMo.

 

 

Episode 27 : Humor and drama in horror

question d’équilibre : trop d’humour ruine la tension. (bon exemple de l’équilibre : saisons 2 et 3 de Buffy). L’humour marche si les personnages sont forts et que le lecteur s’identifie à eux.

 

 

Episode 28 : world building : gender roles

Rôle des femmes dans fantasy médiévale, attention à ne pas reproduire société du XXe.

Réfléchir à ce que rôle « traditionnel » pourrait donner en terme de ressort scénaristique.

Si on veut donner droits aux femmes, réfléchir à un événement qui justifierait ces droits.

Attention aux stéréotypes.

Si on veut changer répartition des rôles, faire quelques changements majeurs, mais attention à ne pas tout bouleverser.

Se rappeler que quand on construit un univers, on ne peut pas penser à tout, si la répartition des rôles n’est pas importante dans l’histoire, ne pas changer.

 

 

Episode 29 : antiheroes

Le « Frodon » : reflet du héros. Il suit le cheminement héroïque, mais au lieu de surmonter ses problèmes, il y succombe. Bon héros, très cathartique et suscite beaucoup d’empathie pour le lecteur.

Le « Punisher » : le sale gars, qui se comporte mal, mais pour le bien général.

Le plus populaire ces derniers temps. Résurgence des mythes du far west (cowboys, sherifs…). Personnages très sympathiques, malgré le fait qu’ils n’agissent pas selon la loi. Ils sont en général très drôles (wishfulfilment pour le lecteur).

Le « talented M. Ripley » : héros pas sympathique, pas héroïque du tout, horrible, mais qu’on suit avec intérêt (Ex : le parfum). Côté fascinant, transgressif du héros. On ne veut pas ressembler à ce personnage, mais il fascine.

 

 

 

Episode 30 : unreliable narrators

Narrateur qui ment, ou narrateur qui se trompe.

Mettre en perspective les différents points de vue : permet au lecteur de savoir quand un personnage se trompe, dit quelque chose qui n’est pas vrai.

Bien quand on a des points de vues qui s’opposent. Permet de montrer la différence entre les personnages.

Permet de créer de la sympathie pour les personnages, montrer qu’ils ont des faiblesses.

Permet de jouer avec le lecteur, l’impliquer dans l’histoire, le faire chercher la solution par lui-même plutôt que d’avoir la réponse par les personnages.

Attention à ne pas en cacher trop. Faut une bonne raison pour que le personnage cache des choses.

 

 

Episode 31 : Tragedy

Pourquoi aime-t-on la tragédie ? catharsis, terreur et pitié.

on sait que ça va mal, mais on a quand même envie que les personnages s’en sortent.

Un défaut tragique : crée une tension, on se demande si le personnage va succomber à cause de ce défaut ou s’en remettre.

 

 

Episode 32 : collaboration

Collaborations : écrire ensemble, ou écrire pour un dessinateur…

Collaborer nécessite de bien s’organiser, de se préparer et de communiquer.

Dangers de la collaboration pour les jeunes auteurs : se dire qu’on n’est pas bon à faire certaines choses et chercher un collaborateur pour les faire à notre place, au lieu d’apprendre à les faire par nous-même.

Ne pas croire que la collaboration, c’est deux fois moins de travail. Au contraire, c’est deux fois plus de travail.

Les règles

  • Ne pas faire de collaboration pour compenser une faiblesse, le faire pour m’améliorer

  • Établir des règles.

  • Décider le processus et l’organisation du travail.

 

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