Writing excuses, Saison 4, 2ème partie

Writing excuses

Je poste ici les résumés du podcast « Writing excuses », animé par Dan Welles (« Je ne suis pas un serial killer »), Howard Tayler (webcomic Schlock mercenary), et Brandon Sanderson (trilogie des « fils de brume » et derniers volumes de « la roue du temps »)

Le principe est simple « 15 minutes long, because you’re in a hurry, and we’re not that smart ». En gros, en 15 minutes, on discute d’un sujet concernant l’écriture.

C’est simple, concis, et donne de très bonnes pistes pour les apprentis écrivains. personnellement, je suis fan, alors je partage avec vous la bonne parole.

Episode 18 : stealing for fun and profit

« Good artists borrow, great artists steal »

Marge faible entre copie et influence. Réfléchir à ce qu’on peut emprunter aux autres genres, et comment on pourrait l’adapter à ce qu’on écrit. Ne pas hésiter à emprunter à l’histoire, la mythologie…

Hommages : difficulté : l’histoire risque de manquer de personnalité.

Intertextualité : lorsque les textes se font référence.

 

 

Episode 19 : Discovery Writing

2 types d’écritures : prévoir, écrire un scénario détaillé, ou se laisser aller et partir à l’aventure.

On peut utiliser les deux types d’écriture : planifier une partie de l’histoire et se laisser porter pour la suite.

Trouver ce qu’on a besoin de planifier et ce qu’on a envie de découvrir au fur et à mesure de l’écriture.

Ne pas hésiter à se laisser porter par l’histoire, mais surtout, finir son histoire (même si on fait prendre une tournure à l’histoire qui est en contradiction avec le début). De toute manière, quand on écrit à l’instinct comme ça, on a besoin de réécrire et de corriger.

 

 

Episode 20 : strategies for getting published

Web, réseaux sociaux, blog : Utile pour faire sa promo, mais attention à la course à la popularité (nombre d’amis…)

Gratuité : peu attirer l’attention des lecteurs.

Bon plan : créer un blog pour fidéliser un public. Parler de tout et de rien, pas forcément d’écriture, mais de ses centres d’intérêts. Bon moyen de créer un cercle.

Mais, de toute manière, meilleure des chances d’être publié, c’est d’avoir un bon manuscrit à présenter.

 

Episode 21 : Writing practical fantasy

Ecrire de la fantasy réaliste.

Les plus grandes erreurs : oublier qu’une société a une économie, que tout le monde ne peut pas être magicien, qu’il faut des marchands, des paysans… Créer une cité ou un monde sans penser aux moyens de subvenir aux besoins de la population. Se planter en beauté sur les chevaux (non, un cheval ne s’utilise pas comme une voiture).

Solutions : recherches, recherches, recherches… Trouver des experts (ou au moins des gens qui s’y connaissent) dans le domaine où on a quelques doutes et leur faire relire. Se poser les questions de base : de quoi la société aurait-elle besoin, qui le produit, pour quoi, contre quoi ?

Si on se rend compte qu’un monde imaginé ne fonctionne pas : méthode « mythbusters » : ajouter des éléments jusqu’à ce que ça marche (ou que ça explose)

 

 

Episode 22 : Questions and answers

Question : Les plus grandes erreurs des écrivains qui décrivent des militaires ?

Réponse: l’erreur la plus fréquente : des militaires indisciplinés, qui se permettent de répondre à leurs chefs.

Question ; Comment écrire une bonne scène d’action et de bataille ?

Réponse ; réfléchir aux points de vu des personnages (ce sont eux qui importent vraiment dans l’histoire), se dire qu’en réalité, une bataille, c’est 99 % d’attente et d’ennui, et 1 % de pure action et de terreur complète.

Question : comment écrire un bon antagoniste ?

Réponse : réfléchir aux forces et aux faiblesses de son personnage et créer un personnage « miroir », qui sera bon dans ce en quoi le héros est mauvais. Choisir un problème auquel ils sont tous les deux confrontés, mais tentent de le résoudre de manière différentes.

Question : comment écrire des dialogues en donnant une voix propre à chaque personnage ?

Réponse : réfléchir à la personnalité des personnages et comment ça va impacter leur manière de parler (niveau d’éducation, rapport à la langue…)

Réfléchir à des expressions que le personnage va employer

 

 

Episode 23 : How to break in the market of young adults

Expérience de deux auteurs récemment publiés. Comment ont-ils percé ?

 

 

Episode 24 : random storytelling

Exercices d’écritures : différents éléments dont on doit faire une histoire cohérente.

 

 

Episode 25 : mating plumage

Le plumage : la couverture du livre, le titre du livre, les premières lignes

La couverture : c’est l’éditeur et le service marketing qui la décident. L’auteur n’a très souvent pas son mot à dire.

Le titre : créé par l’auteur, important d’y réfléchir car il doit attirer le lecteur et refléter la tonalité et le genre du livre. Mais, l’éditeur peut demander de le changer s’il ne lui convient pas.

Les premières lignes : très importantes, car elles donnent la tonalité du livre, posent l’enjeu, les conflits… Mais, ne pas se focaliser sur les premières lignes lorsqu’on écrit. Écrire d’abord, et revenir à ces premières lignes ensuite.

 

 

Episode 26 : Avoid stilted dialogs

Comment faire pour que les dialogues sonnent juste.

Étudier le langage, la manière dont les gens parlent. Ne disent pas tout (on ne dit pas « je me sens très heureux aujourd’hui » mais plutôt « je suis content »)

attention à ne pas tomber dans l’excès inverse et reproduire tous les hum et ah des conversations.

 

 

Episode 27 : major overhauls for broken stories

Que faire quand on réalise que le livre qu’on a écrit ne remplit pas toutes ses promesses.

Une solution : faire lire et demander aux lecteurs quels étaient leurs attentes et en quoi l’histoire les a déçus.

Quand on se rend compte à mi-parcours que ça ne fonctionne pas : reprendre le début et décider ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas et surtout, ce qu’on veut que l’histoire soit. Surtout, chercher ce qui ne vas pas, est-ce l’écriture ? Les personnages ? L’univers ?

 

 

Episode 28 : brainstorming endings

Trouver de bonnes fins. Deux écoles : ceux qui préparent par avance, qui ont d’abord la fin, et ceux qui écrivent et qui cherchent la fin au fil de l’écriture. Pas de meilleures méthodes, juste savoir ce qui nous convient le mieux.

Une bonne fin : celle qui répond aux attentes du lecteurs, ou qui n’y répond pas directement, mais donne des réponses que le lecteur trouvera meilleures que celles qu’il avait imaginé.

Doit-on surprendre le lecteur à tout prix ?

Oui car cela permet de maintenir l’intérêt, la curiosité, d’éviter d’être trop prévisible.

Non, car une fin que le lecteur attend suscite de l’émotion de sa part. Il sera heureux de voir qu’il avait deviné juste, ou c’est peut-être la fin qu’il attend pour les personnages.

 

 

Episode 29 : Line editing

Exemple de relecture critique d’un texte pour en améliorer le style.

 

 

Episode 30: World building, future

Extrapoler et imaginer le pire d’une technologie actuelle

la variable humaine

Le meilleur scénario : qu’est-ce qui est un problème maintenant et qui pourrait ne plus l’être.

 

 

Episode 31 : Line editing : Dialogs

Exemple de relecture critique et de réécriture d’un dialogue

 

 

Episode 32 : First paragraphs

Exemples et critiques de premiers paragraphes.

 

 

Episode 33 : Trunk novels

Trunk novels : les romans qui traînent dans les tiroirs et qu’on décide de réécrire.

Se demander pourquoi on veut réécrire un roman : qu’est-ce qu’on a aimé et qu’on ne veut pas perdre ? Qu’est-ce qu’on trouve mauvais ?

Surtout, quand on a de nouvelles idées, ne pas les garder dans un coin pour des livres futurs. Les intégrer dans l’histoire et se faire un peu confiance : si le livre est publié et qu’on écrit d’autres tomes, on trouvera d’autres idées.

Le danger des réécritures : ne faire que ça. Réécrire encore et encore la même histoire, sans jamais avancer. Ne pas hésiter à se donner le temps d’évoluer entre deux réécritures. Écrire quelque chose d’autre avant de revenir à son premier roman.

 

 

Episode 34 : questions and answers

Comment organiser son temps quand on n’est pas un auteur pro ? Écrire tôt le matin ou tard le soir, se réserver du temps, établir des priorités et faire des sacrifices.

Comment être publié quand on est un auteur débutant ? Écrire, encore et encore et dès qu’on a quelque chose de prêt, l’envoyer à des éditeurs. Et puis continuer à écrire.

Comment, quand on a un groupe de personnage, les rendre distincts ? Établir pour chacun des buts (complémentaires ou opposés à d’autres membres du groupe), leur donner un passé, les différencier par le physique, la manière de parler, de réagir. Réfléchir au rôle que va avoir chaque personnage sur l’histoire.

Comment faire souffrir un perso sans le tuer, mais sans que ce soit chiant pour le lecteur ? Réfléchir à ce qui nous fait peur, ce qu’on ne voudrait pas qui nous arrive.

A quel point faut-il rester proche de ses lecteurs ? Important de maintenir une communauté, ne jamais s’énerver, toujours rester poli (même avec les cons)

 

 

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