Writing excuses : saison 8, 31 à 52

Episode 32 : Microcasting

Compter les mots, ou le temps qu’on passe à écrire ?

Réponse : Certains auteurs préfèrent se fixer des objectifs de mots à écrire, ou de temps passé à écrire. Le tout est de savoir ce qui fonctionne le mieux.

Quid des concours d’écriture ?

Réponse : Se renseigner, certains valent le coup, d’autres sont des arnaques. Attention à ceux qui réclament des frais d’inscription, c’est souvent une arnaque.

Les concours sont bien pour ceux qui ont besoin d’une deadline artificielle pour mieux travailler.

Comment savoir quand faire une pause dans l’écriture ?

Réponse : Quand on ne s’amuse plus et qu’on n’a pas la pression d’une deadline

Quelle doit être la taille d’un premier livre ?

Réponse : la longueur que nécessite l’histoire pour être bonne. Mais il faut savoir qu’un gros livre coûtera plus cher à un éditeur (à éditer, à stocker…) et donc, pour un premier roman, un éditeur ne prendra peut-être pas le risque de se lancer dans l’édition d’un pavé.

Episode 33 : Non human characters

Comment faire pour que le lecteur puisse d’identifier aux personnages non-humains

Chercher les besoins, les envies, les buts, qui vont parler à un lecteur humain (la sécurité, de quoi se nourrir, l’amour…).

Attention à ne pas rendre ces créatures trop étranges (notamment par la manière de parler, et communiquer).

Pourquoi écrire des personnages non-humains ? Pour l’exotisme, pour montrer de nouvelles choses, pour l’opposer à l’Humain (et donc mieux définir par contraste ce qu’est l’Humain).

Episode 34 : survivorship bias

Survivorship bias : « le biais des survivants ». En gros, on est plus prompt à écouter la personne qui a « survécu » (ou réussi quelque chose). On va moins remettre en doute sa parole et tenter d’appliquer les méthodes qu’elle donne pour sa situation à notre propre situation, malgré les différences qui existent.

Les auteurs donnent des méthodes qui ont marché pour eux, mais admettent que ces méthodes pourraient ne plus fonctionner, car le marché de l’édition a changé.

Être connu via les médias sociaux : c’est bien, mais ce n’est pas l’essentiel. Le plus important : écrire de bonnes histoires.

Episode 35: Digging yourselves out holes

Ça y est, l’impensable est arrivé : on arrive à un point de l’histoire où on est coincé, on ne sait plus comment s’en sortir. Que faire ?

Il faut d’abord admettre que là, on est bien coincé, se poser un moment et réfléchir.

Une méthode : prendre un deck de cartes de JDR, prendre le paquet « action » (ou équivalent), tirer une carte et tenter d’appliquer à l’histoire l’action définie.

Si on a une idée pour s’en sortir, mais qui ne fonctionne pas avec le reste de l’histoire, se demander si en modifiant ce qui se passe avant on peut s’en sortir quand même.

Episode 36 : Transiting characters in prominence

Comment transformer un personnage secondaire en personnage plus important ?

Se dire pour commencer que ça risque de ne pas plaire à tout le monde. S’interroger sur les raisons de ce choix : que veut-on pour ce personnage ? A-t-on envie d’approfondir son caractère ? A-t-on une idée pour lui ? Va-t-il servir à dire quelque chose à propos d’un personnage principal ?

Episode 37 : when fails happens in your carrier

Que faire quand quelque chose se passe mal ?

Déjà, ne pas réagir à chaud, si on en a la possibilité. Se poser un moment et réfléchir à ce qui se passe. S’énerver un bon coup et surtout, ne pas réagir sous le coup de la colère.

Il est difficile de camoufler une erreur, autant essayer d’en faire quelque chose. Tenter de faire preuve d’humour.

Faire très attention à ce qu’on poste sur le net (ça a tendance à rester).

Épisode 38 : Questions and answers

L’autoédition ?

Plus simple maintenant avec les différentes plateformes, mais il faut pouvoir écrire beaucoup et trouver des lecteurs.

Les problèmes que les auteurs ont connu plus jeunes ?

Ne pas arriver à structurer ses histoires. Ne pas comprendre l’importance des révisions. Devoir jongler entre vie professionnelle, vie familiale et écriture.

Episode 39 : Dystopian fiction

Dystopie : un « mauvais endroit ». Une dystopie = une fiction où un groupe de personnes luttent contre une forme d’oppression ou pour leur survie dans un monde détruit.

La dystopie n’est pas nouvelle (cf. Voltaire et cie, 1984). Elle connait un regain depuis quelques années (Uglies, Hunger games…). Pourquoi ? Peut-être parce que nous connaissons une aisance matérielle, qui nous permet de consacrer du temps à la réflexion, et parce que les bouleversements du monde nous inquiètent.

Ce qui est intéressant dans la dystopie : ce qui maintient la société actuelle n’existe plus, de nouvelles règles prévalent. Très riche en terme de conflits (et donc très intéressant pour un écrivain).

Épisode 40 : publishing

Rencontre avec Bill Schafer, co-éditeur de subterraen press.

Episode 41 : Microcasting

Comment trouver des bêtas lecteurs ? Sur son propre site Internet (si on a une bonne communauté de fan). Dans son entourage.

Doit-on mettre un copyright sur son œuvre avant de la soumettre ? Non, ce n’est pas nécessaire, le fait qu’on ait créé l’œuvre est en lui-même un copyright.

Comment faire quand on écrit sans plan et qu’on est coincé ? Essayer d’écrire différemment. Écrire les scènes qu’on a déjà en tête, et puis, les bouger, les réarranger, jusqu’à ce que la structure fasse sens (et qu’on n’ait plus qu’à boucher les trous).

Comment rémunérer au mieux son auteur préféré ? Acheter les livres, mais surtout, en parler autour de soi, faire connaître l’auteur.

Les chapitres peuvent-ils être trop courts ? Non, si c’est une question de choix stylistique, et surtout, que ça sert le livre. Ne pas se focaliser sur les chapitres, penser plutôt en terme de scène et de découpage.

Combien de temps les auteurs passent-ils à lire ? Cela dépend, en général, ils se ménagent un moment tous les jours.

Episode 42 : Inner Heckler vs Inner editor

 

Internal heckler (le perturbateur) : la voix intérieure qui vous dit « tu crains, tu es incapable d’écrire ! ».

Internal editor : la voix intérieure qui vous dit « Mouais, tu pourrais quand même améliorer ça je trouve. Ce passage craint à mort, il faut le réécrire ».

La différence entre les deux : le perturbateur ne produit aucun bon résultat, il ne fait que bloquer l’auteur, alors que l’éditeur permet d’avancer dans l’histoire.

L’éditeur se rend souvent compte que quelque chose ne fonctionne pas, mais sans savoir pourquoi. Pour arriver à comprendre et reconnaître les erreurs, il faut beaucoup lire (et avoir une lecture critique) et aussi beaucoup, beaucoup écrire.

Attention à ne pas laisser le perturbateur prendre les rênes : à force de se dire qu’on craint, on ne fait plus rien. Or, il vaut toujours mieux avoir une histoire complète (même si elle est nulle) qu’une histoire à moitié écrite.

Comment faire pour ne pas laisser le perturbateur nous bouffer la vie ?

  • Ne pas l’écouter, ou se forcer à faire une pause et prendre du recul.
  • Faire appel à la Cherleader intérieure, et se dire à quel point on est génial.
  • Quand on déprime vraiment, qu’on se dit qu’on est vraiment nul, aller voir les critiques pour son livre préféré, regarder les mauvaises critiques pour se dire que même des livres géniaux sont considérés comme nuls par certains.
  • Reprendre les livres qu’on a aimés, et se demander pourquoi on les a aimés, qu’est-ce qu’ils ont de bons.

Episode 43 : realistic fighting

Les erreurs à ne pas commettre quand on parle de combat dans un roman

  • Le temps d’apprentissage

On ne devient pas un expert en combat du jour au lendemain, cela prend des années.

  • Le manque de réalisme

Ne pas faire les recherches sur les armes, ne pas prendre en compte le poids, la fatigue physique, la condition physique…

  • Les blessures

Un personnage peut encaisser des coups, des blessures, mais il arrive un moment où il va devoir gérer ses blessures et les conséquences. Il ne faut pas les oublier.

  • Le temps du combat

Un vrai combat à mort est brutal et rapide, il ne dure pas des heures.

Quelques pistes à méditer

  • Ne pas oublier qu’on écrit une histoire, pas une thèse sur le combat

Se demander donc quels éléments on veut pour l’histoire, qu’est-ce qu’on veut raconter.

  • Décrire les combats du point de vue d’un personnage.

C’est mieux de se concentrer sur le ressenti d’un personnage, sur ses sensations, ce qu’il voit, ce qu’il entend, cela donne plus de vie.

Épisode 44 : Publishing

Différence entre « publisher » (équivalent d’un manager général) et « editor » (celui qui va vraiment relire le bouquin, aider l’auteur à l’améliorer).

Comment écrire des livres qui vont se vendre ? Comment anticiper les tendances ? Le piège quand on cherche à anticiper les tendances, c’est qu’au final, la tendance change totalement quand on a fini d’écrire le livre, ou qu’on se retrouve coincé à écrire quelque chose qu’on n’aime pas. Il faut d’abord écrire quelque chose qui nous plait, pour lequel on va se mobiliser.

Épisode 45 : Questions and answers

 

Comment écrire un autre genre que le sien ?

Comme quand on écrit un personnage qui n’est pas nous, on se renseigne, on lit, on fait des recherches, et surtout, on s’intéresse au personnage en lui-même : qu’est-ce qu’il aime ? Qu’est-ce qu’il déteste ? Quelles sont ses motivations ?

Comment se motiver pour écrire ?

Se fixer des plages horaires chaque jour où on sait qu’on va écrire.

Trouver des amis et se faire des « sessions écriture », soit en physique, soit via Internet.

Comment faire pour rajouter des mots quand l’histoire est trop courte ?

Attention, quand l’histoire est courte, mais qu’elle fonctionne, pas la peine de rajouter des choses, ça risque de la dénaturer (et félicitation, vous avez écrit une nouvelle ou une novella au lieu d’un roman).

Mais, si on sent qu’il manque quelque chose, on peut ajouter des descriptions (mais attention à ne pas faire de remplissage), ou se demander ce qui manque l’histoire : un personnage ? Des péripéties ? Des conflits ?

Comment faire pour que sa prose transmette les émotions des personnages ?

Réfléchir aux émotions qu’on veut transmettre, au degré d’émotion. Et puis, pratiquer, écrire encore et encore.

Episode 46 : Editing with Aeryn Rudel

Aeryn Rudel : éditeur à Privateer press (éditeur de jeux, qui édite aussi des romans et des nouvelles dans les univers développés).

Pour écrire pour ce genre de marché : il faut d’abord bien connaître l’univers et les demandes de l’éditeur.

Pour éditer, comment distinguer quelque chose qui est le style de l’auteur, de quelque chose qui ne fonctionne pas du tout ? Réfléchir à ce que le lectorat attend, se demander si ça sert l’histoire ou la dessert.

Épisode 47 : Roguishness

Comment créer un personnage qui soit en dehors des lois et des normes sociales ?

Ces personnages sont intéressants, car nous avons envie de transgression, de briser les règles. Ils s’en tirent en faisant des choses qu’on aurait envie de faire, mais qu’on ne peut pas.

Ces personnages fonctionnent mieux s’ils sont charmants et charismatiques, car ils font oublier leurs défauts.

Episode 48 : Long form story

Expériences de Sam Logan et Howard Tayler, deux auteurs de Webcomics depuis plus de 10 ans.

Leurs avis : commencer petit, pour construire un public et s’entraîner, puis augmenter, introduire de nouveaux personnages…

Planifier les grandes lignes, mais ne pas hésiter à changer quand il faut.

Épisode 49 : Hard SF story

Dans la SF, on s’intéresse beaucoup aux avancées technologiques, en mettant de côté tout l’aspect social.

Les personnes ont des motivations internes (ce qu’elles veulent…) mais aussi des motivations externes (ce en quoi elles croient, leur éducation). Les motivations externes permettent de créer des conflits, des personnages qui ne soient pas en une dimension.

Pour écrire de la hard SF sociale : faire des recherches, lire la presse, se tenir au courant de l’actualité. Se demander quelles sont les tendances actuelles et comment on pourrait les faire évoluer pour un roman de SF.

Les erreurs à ne pas commettre : essayer de faire passer un message politique dans le roman. Les lecteurs s’en fichent, ils sont là pour l’histoire.

Episode 50: Questions and answers with Mercedes Lackey

Comment a-t-elle réussi à rester au top de la fantasy et de la SF ?

Parce qu’elle aime se renouveler, qu’elle ne veut pas s’ennuyer, donc elle essaye à chaque fois d’écrire dans les nouvelles tendances.

Comment choisit-elle ses titres ?

Elle y réfléchit en écrivant le scénario, et cherche quelque chose qui reflète bien les thématiques du roman.

La méthode de Mary Kowal : quand elle ne trouve pas, elle va sur un site de citations littéraires, tape la thématique majeure de son roman, regarde les citations et essaye de faire un mix entre tout ça.

Quand on veut écrire une longue série, faut-il commencer le marketing avant d’écrire la série ?

Le PDV de Howard Tayler : non, il faut d’abord avoir un produit de qualité à vendre. Le marketing commence par se demander ce qu’on aime, ce qu’on a envie d’écrire. Une fois qu’on sait et qu’on se lance dans le projet, on peut commencer à réfléchir à comment le vendre, vu que c’est quelque chose qu’on aime. De toute façon, le temps qu’on ait fini le projet, les outils de marketing auront probablement évolué. Et si on est plus intéressé par le côté business que par le côté écriture, on a probablement loupé sa vocation.

Quelle longueur pour les chapitres, et où les arrêter ?

Mercedes Lackey aime les arrêter lors de la conclusion d’une scène. Pour la longueur, deux choses à prendre en compte : pour qui on écrit (des chapitres pour un roman jeunesse seront plus courts) ; et combien de temps on pense pouvoir tenir en haleine le lecteur avant qu’il se lasse.

Comment savoir dans un roman quand les personnages se regardent trop le nombril, ou qu’on passe trop de temps à expliquer l’univers ?

Faire lire à quelqu’un d’autre. Relire soi-même et chercher les passages redondants.

Comment arriver à écrire régulièrement alors qu’on est au lycée ?

Se forcer à écrire au moins 4 pages par jour.

Le PDV de Mary : Le lycée délivre des connaissances, mais apprend aussi à faire deux choses : tenir des deadlines et faire des tâches qu’on n’a pas envie d’accomplir. On peut considérer les devoirs comme le boulot quotidien qu’on fera plus tard, qu’il faut faire pour gagner sa vie, tout en apprenant à se ménager du temps libre pour écrire.

Se donner des récompenses : si je finis mes devoirs, j’ai le droit d’écrire, une fois que j’ai fini d’écrire, je peux jouer aux jeux vidéos ou traîner sur FB. Une fois que cette routine est installée, on prend l’habitude d’écrire régulièrement.

Quels sont les mauvais aspects de la vie d’écrivain ?

Les mauvaises critiques, les mails haineux

La technique : ne pas les lire. Se concentrer sur son opinion, et celle des gens qui comptent vraiment.

La jalousie professionnelle

Se rappeler de ce qu’on a, et en être fier.

Devoir tenir une deadline, écrire quelque chose pour lequel on n’est pas motivé.

Il faut aborder ça de la manière la plus pro possible.

Episode 51 : Creative non-fiction

Une narration non-fictive, mais qui emploie des techniques littéraires de fiction.

On décrit des évènements réels, mais en essayant de donner un relief à ces évènements. On essaye de faire ressentir au lecteur des émotions.

Episode 52 : You think you don’t have time to write

Pourquoi se dit-ton qu’on n’a pas le temps d’écrire ?

On laisse les autres nous dire à quoi on doit occuper notre temps. Il faut savoir ce qu’on peut et s’y tenir.

On ne considère pas l’écriture sérieusement, du coup, notre entourage ne considère pas l’écriture comme autre chose que comme un loisir. Si on s’y met sérieusement, ça passera mieux.

On oublie de se créer un espace réservé pour écrire, et on se laisse bouffer par le quotidien, ou par le net, les réseaux sociaux…

On préfère aider les autres à régler leurs problèmes au lieu d’écrire. Il faut se rappeler qu’on peut aider les autres, mais qu’au final, il y a des moments où il vaut mieux les laisser se débrouiller seuls et garder du temps pour soi.

On se dit qu’on aura du temps plus tard pour écrire. C’est faux, il faut apprendre le plus rapidement possible à se ménager du temps pour écrire, pour habituer son entourage.

On se laisse déborder par l’urgent. On ne peut pas gérer tout le quotidien, mais on peut se faire une liste de tâches à effectuer au quotidien, une fois que c’est fait, s’occuper de l’imprévu, et écrire.

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