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Le prédicateur, Camilla Läckberg

9782742781799

Résumé

L’été est torride à Fjällbacka, Erika et son compagnon Patrik attendent avec impatience la fin de la grossesse de l’écrivaine. Mais la canicule estivale est troublée par une macabre découverte : le corps d’une femme, à côté des squelettes de deux jeunes filles disparues en 1979. Très vite les soupçons se portent sur la famille Hult, dont le patriarche Ephraïm Hult manipulait les foules avec ses deux petits garçons, Johannes et Gabriel. Mais depuis 1979 et le suicide de Johannes, la famille est divisée en deux branches qui se haïssent. L’affaire se complique encore plus lorsqu’une autre jeune fille disparait. Le compte à rebours a commencé.

 

Mon avis

On reprend les mêmes ingrédients que pour les autres livres de la série : un meurtre et une enquête, entremêlés avec des bribes de la vie quotidienne des personnages principaux et des autres personnes qu’ils vont croiser.

 

Erika est quelque peu absente de ce tome (d’un autre côté, la pauvre ne peut pas vraiment cavaler à droite et à gauche pour tenter de résoudre le meurtre à sa façon), et l’action se concentre surtout sur Patrik. Mais j’ai trouvé qu’au final, la famille Hult volait la vedette à ce petit monde. Entre le patriarche décédé mais dont l’ombre plane toujours sur sa famille, le fils comptable psychorigide, l’ancienne reine de beauté déchue, l’adolescente rebelle, les frères voyous, c’est un sacré nœud de vipères. La famille cultive les secrets et les non-dits, et ne lâchera la vérité ultime que dans les dernières pages.

 

J’ai trouvé l’intrigue de ce tome bien menée, riche en rebondissements. Contrairement aux autres tomes où j’arrive toujours à deviner une partie de la vérité, là, j’ai été bluffée par les derniers retournements de situation. C’est agréablement d’être surprise.

 

En résumé : une intrigue bien ficelée, des rebondissements et une famille dysfonctionnelle qui cultive le secret, que du bon !

Heartless, Gail Carriger

 Heartless

Résumé

Lady Alexia Maccon a beaucoup de problèmes : une attaque de porcs-épics mécaniques, des troubles de natures vampiriques, un nouveau venu dans la meute de Woolsey qui cause bien des problèmes, et pour couronner le tout, elle est enceinte de huit mois. Alors quand un fantôme vient l’avertir d’un complot visant la Reinte, les ennuis commencent pour de bon.

 

Mon avis

C’est toujours un plaisir de retrouver Alexia pour ses nouvelles aventures. Cette fois, Alexia est enceinte jusqu’aux yeux, et on peut dire que son caractère, déjà bien trempé, s’en ressent.

Après les événements de Blameless, Lady Maccon est redevenue Mujah et doit donc veiller à la sécurité de la Reine et à l’équilibre des forces entre vampires et loups-garous. Sans spoiler l’intrigue, Heartless va vraiment faire évoluer la situation et d’une manière assez inattendue.

 

On en apprend aussi plus sur le passé de Lord Maccon, mais aussi sur le professeur Lyall, qui révèle une facette inattendue.

 

Les autres personnages sont aussi au rendez-vous : Floote (toujours aussi mystérieux), Madame Lefoux, Ivy, Felicity (qui se révèle encore plus garce que ce qu’on aurait pu soupçonner).

 

J’ai trouvé l’intrigue de ce tome bien menée, riche en rebondissements, moins linéaire que celle des précédents opus, car elle s’autorise des fausses pistes et des retournements. L’écriture est toujours autant un régal, tout comme le caractère que Lord et Lady Maccon. La naissance de leur fille Prudence et la « particularité » du bébé laisse augurer du bon pour la suite.

 

Rendez-vous dans Timeless pour la conclusion de cette série !

 

En conclusion : un tome riche en rebondissements, toujours aussi réussi au niveau des personnages et de l’écriture. 

Les contes de l’ombre, collectif d’auteur

Les contes de l'ombre

Les contes de l’ombre

« Les contes de l’ombre » sont une anthologie éditée par Lune Ecarlate, qui réuni des nouvelles dans le plus pur style fantastique XIXe. Une de mes nouvelles est au sommaire de cette anthologie, c’est gage de qualité, non ? (Comment ça ma tête ne passe plus les portes ? Mais non, pas du tout voyons ! Par contre c’est marrant, je suis un peu serrée au niveau des chevilles). Bref, trêve de plaisanterie et petit tour d’horizon.

 

 

Amor in Sempiternum, Nicolas Saintier

Une belle nouvelle sur une histoire d’amour qui transcende la mort, le ton et le thème m’ont assez rappelé la nouvelle « Vera » de Villiers de L’Isle-Adam. J’ai beaucoup aimé.

 

 

Aliénation, Fanny Rieubon

Une école anglaise abrite de biens sombres secrets…

Je suis un peu plus mitigée sur cette nouvelle, j’ai trouvé que l’intrigue était trop touffue pour une simple nouvelle, l’histoire aurait mérité d’être développée sur un format plus long (genre novella), d’autant plus que l’écriture est vraiment très travaillée (typiquement XIXe, un régal) et que l’auteur arrive à bien camper ses personnages et à planter un décor mystérieux et intrigant.

 

 

La comptine, Xian Moriarty

Un groupe de pilleurs de tombes en visite dans un cimetière va faire une terrible rencontre.

J’ai bien aimé ce texte, notamment à cause de son ambiance morbide. L’apparition est assez effrayante, sa comptine macabre reste bien en tête.

 

 

La plume noire, Nicolas Kempf

Un écrivain en mal d’inspiration fait une terrible rencontre qui change sa vie.

Direction les cercles artistiques, pour cette nouvelle. Nous suivons les pas d’un écrivain qui peine à écrire ce qu’il pense être l’œuvre de sa vie. La rencontre avec une mystérieuse femme va faire basculer sa vie, pas forcément dans le bon sens. J’ai bien aimé la plume de l’auteur et apprécié la chute de ce texte.

 

 

L’Ankou, Yann Pernel

Dans une ville du Far West, un vieux Marshall est confronté à une horrible série de meurtres.

Petit tour en Amérique pour une ambiance western ce coup-ci, j’ai beaucoup aimé l’angle d’approche de cette nouvelle (assez original, et très bien rendu au niveau de l’ambiance, on sent presque le soleil écrasant et la poussière en lisant le texte). L’intrigue est bien menée de bout en bout, un très bon texte.

 

 

Un beau mariage, Henry Bé

Emily vient de se marier, elle aime son époux et sa nouvelle vie, tout va pour le mieux. Jusqu’à ce que des rêves étranges peuplés d’airs de piano et de jeunes femmes mutilées viennent la hanter.

Une de mes nouvelles préférées du recueil : bien écrite, très bien menée, angoissante, et avec une fin grandiose.

 

 

Le bruit étrange, Ruffié Lacas

Un vieil homme est hanté par des bruits étranges qui résonnent dans son appartement. Est-ce le fantôme de sa femme décédée qui tente de communiquer ?

Je suis partagée pour cette nouvelle : j’ai bien aimé l’écriture, la manière qu’a l’auteur de nous emmener là où il le désire, j’ai beaucoup aimé la chute. Mais d’un autre côté, avec son contexte plus moderne, j’ai trouvé qu’elle détonnait un peu dans le recueil. Un bon texte malgré tout, qui vaut le détour notamment pour sa fin.

 

 

Le Cysgodion, Gaëlle Dupille

Mais quelle est cette étrange créature qui rampe sous le lit de Simon ? Et que veut-elle, au juste ?

Qu’est-ce qui se cache sous le lit, une question qu’on s’est tous posée étant enfant et à laquelle cette nouvelle répond de manière effrayante. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle où l’horreur monte graduellement, même si j’ai trouvé que le plus terrifiant n’était pas le Cysgodion, mais plutôt la facilité qu’a Simon de sacrifier ses amis et sa famille pour ne pas être mangé.

 

Le pyramidion, Frédéric Bouix

Lisa, en vacances dans le Luberon, trouve avec sa sœur et son cousin l’entrée d’un vieux puits et un mystérieux artefact en forme de pyramide. Mais quelle est cette créature qui guette dans l’ombre du puits ?

Je pense que c’est ma nouvelle préférée du recueil. J’ai beaucoup aimé la forme (les mails de Lisa envoyés à son ami, racontant les évènements) qui renouvelle agréablement le genre épistolaire. L’intrigue est bien menée, les personnages attachants, et il fleure sur cette nouvelle un parfum de Lovecraft qui ne saurait me déplaire.

Juste un petit bémol pour la fin qui est curieusement optimiste, compte tenu de la tonalité de la nouvelle et de la chose tapie dans les ténèbres qui guettait les enfants.

 

Le sauveur, Catherine Loiseau

Griffin et Louis sont deux étudiants en peinture à Paris, pour qui tout bascule quand Louis croise la route d’une belle baronne. Qui est-elle réellement ? Et que veut-elle à Louis ?

Pour découvrir cette nouvelle, le mieux est encore de lire le recueil (qui vaut le détour) que vous pouvez vous procurer ici. N’hésitez-pas, vous ne serez pas déçus.

Challenge « La roue du temps », Tome 3

La roue du temps, c’est l’une des œuvres les plus massives de la fantasy : 14 tomes et une préquelle. Le cycle a été commencé par Robert Jordan et terminé par Brandon Sanderson à la mort de ce dernier.

Mon challenge : arriver à lire cette saga en un temps raisonnable (pas en 10 ans quoi)

 

Tome 3 : The Dragon reborn

Mat a sonné dans le cor de Valère et réveillé les anciens héros, Rand a accepté qu’il est le Dragon Réincarné. Mais leurs ennuis sont loin d’être terminés. Terrorisé par ses pouvoirs, Rand fuit ses amis, obsédé par un rêve où il brandit l’épée légendaire Callandor. Ceux-ci se lancent à sa poursuite. Pendant ce temps, Egwene, Nynaeve et Elayne font face à  une terrible vérité : l’Ajah Noir, une faction d’Aes Sedai loyale au Ténèbreux, a noyauté la Tour Blanche.

 

Pour l’instant, c’est le tome que j’ai préféré. J’ai trouvé l’intrigue mieux géré, avec moins de longueur que les tomes précédents.

Mat, guéri de l’influence néfaste de la dague maudite, se révèle un personnage intéressant, joueur invétéré doté d’une chance folle. Perrin peine toujours à accepter son lien avec les loups, et voit sa situation se compliquer avec l’arrivée d’une jeune Quêteuse : Faile.

Egwene, Elayne et Nynaeve forment un trio de choc qui à mon avis à un gros potentiel.

L’intrigue progresse pas mal et bien qu’on voit très peu Rand, c’est au final lui qui fait le plus progresser les choses en acceptant totalement son héritage de Dragon. J’espère que ça laisse présager une bonne évolution pour ce personnage.

 

Challenge « La roue du temps », Tome 2

La roue du temps, c’est l’une des œuvres les plus massives de la fantasy : 14 tomes et une préquelle. Le cycle a été commencé par Robert Jordan et terminé par Brandon Sanderson à la mort de ce dernier.

Mon challenge : arriver à lire cette saga en un temps raisonnable (pas en 10 ans quoi)

 

Tome 2, The great hunt

On le sait désormais, Rand est le dragon réincarné, il ne sait comme réagir, ses amis non plus. Mat est toujours sous l’emprise de la dague de Shayol Gul, Perrin lutte pour accepter ses nouveaux pouvoirs de frère des loups, Nynaeve et Egwene se préparent à rejoindre la Tour Blanc afin de devenir Aes Sedai. Tout bascule lorsque le cor de Valère est volé par des suppôts des Ténèbres. Rand, Perrin et Mal se lancent à leur poursuite.

 

Ça y est, les natifs de Deux rivières se séparent, les garçons partent à la poursuite du cor de Valère, tandis que les filles partent à la Tour Blanche.

Je dois avouer que j’ai préféré l’arc de ces dernières à celui des garçons. J’ai bien aimé découvrir cette fameuse Tour Blanche et en savoir plus sur les Aes Sedai. Le passage où Egwene est capturée et forcée d’utiliser ses pouvoirs via une laisse magique est intéressant, car il permet d’approfondir les personnages d’Egwene et Nynaeve.

J’ai moins aimé toute la partie sur le cor, en partie parce que j’avais envie de coller des baffes à Rand (bon, ok, le pauvre n’est pas gâté, car ses pouvoirs risquent de le rendre fou, mais quand même ce n’est pas une raison pour se comporter comme une andouille !). Le pauvre Mat passe son temps à agoniser et ne fait pas grand-chose. J’ai plus accroché au personnage de Perrin.