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Lecture et visionnage – mai 2021

Bonjour à tous !

 

On repart pour de nouvelles aventures en ce joli mois de mai.

 

Vous commencez à connaître la recette : pour chaque livre lu, série ou film vus, j’essayerai d’en tirer quelques leçons d’écriture.

 

Prêts ? Alors c’est parti.

 

Livres

 

Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante (L’amie prodigieuse 3)

 

Alors que les événements de 1968 s’annoncent, que les mouvements féministes et protestataires s’organisent, Elena, diplômée de l’École normale supérieure de Pise, se retrouve au premier rang. Elle vient de publier un roman inspiré de ses amours de jeunesse qui rencontre un certain succès tout en faisant scandale. Lila, elle, a quitté son mari Stefano et travaille dur dans une usine où elle subit le harcèlement des hommes et découvre les débuts de la lutte prolétaire. Pour les deux jeunes femmes, comme pour l’Italie, c’est le début d’une période de grands bouleversements.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’ai eu du mal à finir ce livre, non pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il est très noir.

 

On retrouve Elena et Lila, devenues adultes et qui tentent de gérer leurs vies respectives. Et autant dire que c’est compliqué.

 

De cette série, j’aime le côté tranche de vie. Je trouve aussi que c’est une peinture très juste d’une époque et d’un pays. On voit vraiment l’évolution de la société italienne à travers le destin de ces deux jeunes femmes.

 

Par contre, le livre m’a paru long. Il y a de gros moments où il ne se passe rien et où on suit juste les errances d’Elena (qui m’a d’ailleurs profondément agacée par moments !). Comme je le disais aussi, le livre est hyper sombre, et on va dire que ce n’était pas forcément le moment pour moi de lire ça ^^. Enfin, bon, on apprend de ses erreurs.

 

Les suppliciées du Rhône, Coline Gatel

 

Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle.

Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ?

Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au cœur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges. Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà de ses limites.

 

Ce qu’on peut en tirer

Bon, pas plus joyeux que l’Amie Prodigieuse. Il faut croire que je n’apprendrais jamais la leçon ^^.

 

C’est un polar intéressant à plusieurs titres et qui pour moi vaut la lecture.

 

D’abord, on a une plongée dans ce Lyon de la fin du XIXe qui est habilement mis en scène. J’ai trouvé que c’était vraiment bien dosé, on a assez d’éléments pour bien s’imaginer la ville, sans que ce soit lourd. Tout le côté historique sur les débuts de la criminologie est vraiment intéressant aussi.

 

L’intrigue est bien menée : franchement, il y a de bons retournements, des fausses pistes, c’est bien joué et très prenant. Bravo de ce côté-là.

 

Là où le roman pêche pour moi, c’est sur les personnages. Je les ai trouvés assez caricaturaux et pas vraiment développés. C’est dommage, parce qu’il y a matière à avoir des personnages vraiment complets et poussés, mais ça reste trop à la surface des choses.

 

 

Va-t’en guerre, Terry Pratchett

 

Une île a surgi entre Ankh-Morpok et le royaume de Klatch. Mais à qui appartient ce nouveau territoire ? La tension monte entre les deux peuples qui veulent se l’approprier. Les tentatives de négociation échouent, l’ambassadeur du Klatch est assassiné à son arrivée chez ses voisins. La guerre sera-t-elle la seule solution ? Le commissaire Vimaire tremble sous cette menace inédite et fera tout pour empêcher le conflit. Mais la folie s’est emparée des citoyens et des dirigeants d’Ankh-Morpok : haine, violence, meurtres… La peur de l’inconnu ? Vimaire est bien seul dans la tourmente. Enfin, il a toujours son équipe du Guet…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Oui, je sais, un autre Terry Pratchett, mais que voulez-vous ^^

 

J’aime ce roman parce qu’il est hyper drôle. Je l’ai lu un certain nombre de fois, mais il me fait toujours mourir de rire. J’aime les clins d’œil à Lawrence d’Arabie, les mésaventures de Vimaire et du guet, et le trio Côlon/Chicard/Vétérini est juste tordant, et j’avoue que c’était ce qu’il me fallait.

 

Avec ce tome, je trouve qu’on passe un cran dans la psychologie de certains personnages. Vétérini arrive à être surpris (ce qui est rare) et on voit un peu plus comment il fonctionne. Et surtout, je me suis interrogée sur Carotte : à quel point est-il naïf et à quel point est-il calculateur ?

 

Le roman est aussi très fin sur les mécanismes de la marche à la guerre. Ça parle aussi de racisme ordinaire et de manipulation politique, le tout enrobé d’aventure et d’humour.

Du grand Pratchett.

 

 

Kappa Thêta Upsilon, de Nicolas Koch

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Série lue sur Rocambole et qui m’a bien plu.

On a à la fois une ambiance film noir, avec ce Chicago des années 30, des cultistes et du Cthulhu. Une série très efficace, à la plume ciselée.

 

 

Film

 

Dernier train pour Busan, de Sang-Ho Yeon

 

Alors qu’un virus inconnu transformant les gens en zombies se répand en Corée, les passagers d’un train vont devoir lutter pour leur survie

 

Ce qu’on peut en tirer

J’avais beaucoup entendu parler de ce film en bien et je pense que sa hype l’a desservi pour moi.

 

Ce n’est pas un mauvais film. C’est un bon film de zombie, efficace et rythmé. Il est bien prenant, même si on voit venir les retournements.

 

Côté personnages, je les ai trouvés un peu archétypaux : les lycéens, l’homme d’affaires qui néglige sa gamine, celui qui va chercher à trahir tout le monde pour sa survie.

Par contre, là aussi, c’est hyper maîtrisé et efficace.

 

Voilà, en résumé, c’est efficace, c’est bien mené, mais il m’a manqué quelque chose pour vraiment adorer ce film et m’enthousiasmer.

 

 

Army of the dead, Zack Snyder

 

Profitant d’une attaque de zombies à Las Vegas, un groupe de mercenaires fait le pari fou de s’aventurer dans la zone de quarantaine pour tenter le braquage le plus spectaculaire de tous les temps.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Sans le faire exprès, je suis dans une thématique Zombie ce mois-ci ^^

 

Le film a une arène du récit qui est très cool : un Las Vegas zombifié, avec à la fois des zombies lambdas, mais aussi des alphas bien plus intelligents et dangereux.

 

Il y a aussi un mélange des genres prometteurs : On a à la fois du survival horror zombie et un film de casse. C’est assez original et curieusement, ça passe bien.

 

Malheureusement, tout le reste du film est ultra prévisible. Pas de surprise dans le déroulé, on a des personnages assez archétypaux et on sait d’avance qui va mourir et quand.

C’est dommage d’avoir un pitch de départ hyper prometteur et de livrer quelque chose d’aussi convenu.

 

 

 

Séries

 

Jessica Jones (saison 3), de Melissa Rosenberg

 

Après la mort de sa mère, Jessica a coupé les ponts avec Trish. Celle-ci apprend à utiliser ses nouveaux pouvoirs et cherche un but à sa vie. Un événement traumatique va les rapprocher

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’avais bien aimé les deux premières saisons pour leurs personnages féminins riches et complexes et pour la justesse des sentiments dépeints, mais je les avais trouvées un peu longues.

 

Même constat pour cette saison 3 : les personnages sont hyper travaillés. Plein de failles et de contradictions, ils restent quand même attachants et la série s’attache bien à dépeindre leurs différentes motivations. De ce côté-là, rien à redire.

 

Par contre, au niveau du rythme, ça pêche. La série fait 13 épisodes et je pense qu’elle aurait été plus percutante avec 10 épisodes. Il faut au moins 2 épisodes pour que ça démarre vraiment, et le dernier est assez lent (même s’il offre une belle conclusion à la série).

 

 

Les Irréguliers de Baker Street, de Thom Bidwell

 

 

Bienvenue dans le Londres du XIXe siècle, où les Irréguliers, un gang de jeunes marginaux, élucident des crimes surnaturels pour le compte du Dr Watson et de son mystérieux associé, Sherlock Holmes.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série qui a pas mal été critiquée et qui n’a pas bien marché (à tel point qu’elle n’aura pas de saison 2) mais moi j’ai trouvé qu’elle avait des qualités.

 

L’univers est cool. J’ai entendu pour la décrire le terme « historico-pop » et c’est tout à fait ça. C’est pop et complètement assumé, à la fois dans les décors, les costumes, les personnages le style.

Pour moi, ça marche, parce que la série suit un concept et n’en dévie pas.

 

Les personnages sont sympas. A la fois parce qu’ils sont plutôt bien campés (sans être révolutionnaires), qu’ils ont un rôle dans l’histoire et le jouent à fond. Mais aussi parce qu’ils sont attachants.

C’est aussi plaisant de voir que le lead de la bande est une jeune femme asiatique, plutôt que l’éternel jeune homme blanc, ça change agréablement ;

 

Là où ça bloque pour moi, c’est malheureusement au niveau de l’histoire. On commence avec un format Monster of the Week, pour dériver vers quelque chose de plus sériel. Mais du coup, j’ai trouvé qu’on restait sur notre faim et pas mal de choses ne sont pas exploitées à fond.

Dommage, parce qu’il y avait du potentiel.

 

 

 

En vrac

 

On a regardé Central Intelligence, avec The Rock. C’est un plaisir coupable : j’aime bien The Rock ^^. Le film est assez drôle et péchu, même s’il ne révolutionnera pas le genre et est plaisant grâce au cabotinage des acteurs.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci, rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures ^^

Les Ch’tis hommes libres – Terry Pratchett

Résumé

Tiphaine Patraque, 9 ans, apprentie magicienne, part à la recherche de son petit frère, enlevé par la Reine des fées. Comme si elle n’avait pas assez de soucis à la ferme avec le monstre dans la rivière et un cavalier sans tête qui se balade dans le coin…

Tiphaine, armée d’une poêle à frire et d’un livre de magie emprunté à Mémé, demande de l’aide aux Nac Mac Feegle, des petits êtres hargneux à la peau bleue, virés du royaume des fées pour débauche et alcoolisme aigu. Que la fête commence !

 

Mon avis

Les Terry Pratchett que je n’ai pas encore lu ne sont pas nombreux, et la liste vient encore de diminuer ^^

 

Après m’être relu Carpe Jugulum cet été, j’ai eu envie de retrouver les Nac Mac Feegle, et j’ai donc enchaîné sur les Ch’tis hommes libres.

 

C’est un roman assez différent de ce que Pratchett peut faire d’ordinaire, car il est destiné à un public plus jeune (même si je pense qu’il est quand même assez ardu). On suit donc la jeune Tiphaine Patraque, neuf ans, qui découvre qu’elle est une sorcière.

Mais, son apprentissage prend un tour nouveau quand son petit frère est enlevé par la reine des fées et qu’elle doit faire alliance avec les Nac Mac Feegle pour le retrouver.

 

Je commencerai par ce que j’ai le moins aimé dans le roman : le rythme. Je l’ai trouvé assez décousu, l’histoire met un bon moment à se lancer, et j’ai eu l’impression de ne pas trop savoir où Pratchett voulait en venir.

 

Là où le roman est très bon, c’est sur les personnages. Tiphaine est une jeune fille futée, doté de première vue et de second sens. Elle réfléchit beaucoup, analyse. J’ai eu l’impression de voir une jeune mémé Ciredutemps (et la fin ne m’a pas contredite à ce sujet). J’ai vraiment aimé ce personnage, fort, mais avec ses faiblesses et ses angoisses. Tiphaine est maline, débrouillarde et on prend plaisir à la suivre.

Bonne surprise aussi de retrouver les Nac Mac Feegle, toujours aussi hauts en couleur. Leur dialecte a été simplifié par rapport à Carpe Jugulum, et c’est tant mieux, c’est plus simple à lire !

Mais pour moi, le personnage le plus marquant est celui de Mémé Patraque, personnage posthume, mais de très grande importance. Elle est vraiment géniale, et j’ai adoré la relation que Tiphaine et elle ont, je trouve que Pratchett a mis les mots sur ce qu’on peut ressentir pour une grand-mère (avec les bons moments, les mauvais, les souvenirs précieux et les regrets, les choses qu’on ne comprend qu’une fois qu’on a un peu grandi).

 

En résumé : encore un bon cru, je suivrai avec plaisir les aventures de la jeune Tiphaine.

Jeu de nains, Terry Pratchett

Jeu-de-nains

Résumé

La vallée de Koom ? C’est là que les trolls ont tendu une embuscade aux nains, ou peut-être les nains aux trolls. Dans un pays reculé. En des temps reculés. Mais, s’il ne résout pas le meurtre d’un unique nain, le commissaire Vimaire du Guet d’Ankh-Morpork assistera à la réédition de cette bataille, là dehors, sous les fenêtres de son bureau. Alors que son Guet se fissure autour de lui et que résonnent les tambours de guerre, il lui faut débrouiller chaque indice, se montrer plus malin que chaque assassin et braver les ténèbres. Des ténèbres qui le suivent. Oh… et à 18 heures tous les jours sans faute — aucune excuse ne sera tolérée — il doit rentrer chez lui. On n’échappe pas à certains devoirs.

 

Mon avis

Un Terry Pratchett, ça fait toujours plaisir à lire, d’autant plus s’il s’agit d’une des aventures du disque-monde, qui se déroule à Ankh Morpok dans le guet.

De tous ses héros, j’ai toujours eu une préférence pour Mémé Ciredutemps et Sam Vimaire, je trouve que les livres les mettant en scène sont les meilleurs de la série, et « jeu de nains ne fait pas exception à la règle ».

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