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Faut-il commencer par écrire avec une série longue

Une vaste question à laquelle je m’efforce de répondre dans cette vidéo :

 

 

 

Malgré le titre un peu putaclic (my bad ^^) j’essaye de développer le propos et surtout, je le rappelle encore et encore, si vous avez d’écrire votre série en 14 tomes, faites le !

 

Je suis la preuve vivante que c’est possible de continuer sa carrière d’écrivaine malgré ça !

 

Quoi qu’il se passe, restez positifs et ayez confiance en vous et en vos capacités d’apprentissage. L’écriture c’est ça : on ne cesse jamais d’apprendre. 

Don’t Breathe, ou le bon équilibre des forces.

Comment bien équilibrer les forces et faiblesses de ses personnages ?

 

Comment faire pour qu’ils aient des compétences, mais aussi des faiblesses, sans que ça paraisse artificiel? 

Comment créer un bon antagoniste qui donne du fil à retordre aux protagonistes? 

 

Tant de questions que les écrivains se posent, et il se trouve que j’ai découvert des éléments de réponse dans le film Don’t Breathe, dont je vous livre ici mon analyse. 

 

 

 

Comme d’habitude, attention aux spoilers, et bon visionnage !

 

 

4 erreurs à éviter quand on écrit un combat

Aujourd’hui, on parle baston sur la chaîne !

Je vous explique les 4 erreurs à éviter quand on écrit un combat :

 

 

 

On résume donc :

  • Erreur 1 : Ne pas faire ses recherches

Quand on écrit en fantasy, on invente certes un monde, mais très souvent, celui-ci est inspiré du monde réel. Plus on est proche d’une période historique réelle, plus il faudra travailler. 

Mais même dans quelque chose de complétement inventé, l’histoire doit garder une cohérence interne et ça doit se ressentir dans l’armement et les combats. 

 

  • Erreur 2 : Négliger l’équipement

Un personnage se bat rarement à poil. Il va avoir des vêtements, qui vont le protéger, mais également de l’équipement (pièces d’armure et autres). 

Pensez à comment votre personnages est habillé et comment il est protégé !

 

  • Erreur 3 : Négliger le décor

On se bat toujours quelque part, que ce soit en intérieur ou en extérieur. Il a des obstacles, des choses qu’on peut utiliser pour se défendre ou se cacher. 

Bref, pensez à comment votre décor va impacter votre combat !

 

  • Erreur 4 : Ne pas doser

On a toujours tendance à en faire trop pou pas assez, à noyer le lecteur sous des détails, ou au contraire à ne pas assez en mettre. 

Et comme souvent en écriture, tout est affaire d’équilibre…

 

Voilà, j’espère que cette vidéo vous a plu. Si vous aimez mon travail, n’hésitez pas à le partager, c’est toujours apprécié !

 

 

Les ingrédients pour écrire un bon combat?

 

 

Nouvelle vidéo sur la chaîne : C’est quoi un bon combat? 

 

 

Pour ceux qui me suivent depuis un moment déjà, vous savez que je suis pratiquante d’escrime historique et que j’adooooooore tout ce qui a trait aux épées et aux combats. 

 

A travers ces vidéos, je souhaite partager ma passion et aussi donner aux auteurs les clés pour écrire les meilleurs combats possibles. 

 

On commence par se poser une question simple : Les ingrédients pour écrire un bon combat? Pour moi, ça se résume en trois points :

 

 1. Justifications et enjeux

Un combat arrive pour une raison particulière. Les personnages ont des motivations, des raisons qui les poussent à se taper dessus. Sans ces justifications, ça va tomber à plat. 

Un combat a aussi des enjeux : qu’on à perdre ou à gagner vos personnages? 

 

2. Plausibilité

Un bon combat reste plausible (pas forcément réaliste, comme j’en parle dans la vidéo). Il est surtout en accord avec les règles de l’univers que vous avez fixés. 

 

3. Du rythme

Un bon combat a des phases d’actions, mais aussi des phases de repos, de manière à garder le rythme. et à mantenir l’intérêt du lecteur. 

 

Voilà résumé très simplement le propos développé et analysé dans la vidéo. N’hésitez pas à aller la voir, à la liker, la partager et à commenter !

 

Bon visionnage et bonne écriture !

 

 

 

 

 

Relations entre personnages – La théorie « Kowal »

Aujourd’hui, nous allons parler écriture, et plus particulièrement relations entre les personnages.

J’aimerais vous faire découvrir une théorie découverte dans le podcast Writing Excuses.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Writing Excuses est un podcast en langue anglaise, animée par quatre auteurs : Brandon Sanderson, Howard Taylor, Dan Welles et Mary Robinette Kowal. Toutes les semaines depuis 14 ans maintenant (oui, je sais, une longévité impressionnante), ces quatre auteurs abordent en 15 minutes un sujet lié à l’écriture.

Dans un des épisodes, Mary Robinette Kowal a développé une théorie sur les relations entre les personnages.

Elle est issue de conseils que sa belle-mère a donné à son fils concernant sa vie sentimentale, et se résume de la manière qui suit : il existe 6 axes qui définissent la personnalité et au plus nos propres axes ressemblent à celui d’une autre personne, au mieux on va s’entendre.

Jusqu’ici, rien de révolutionnaire. La théorie est intéressante quand on l’applique en écriture. Plus on se ressemble et mieux on va s’entendre, mais l’inverse est vrai. On peut se rejoindre sur certains points et diverger sur d’autres. De ces différences vont justement naître les frictions et donc les conflits si chers à nos petits cœurs d’écrivains.

À noter que cette charte peut être appliquée pour de la romance, mais également pour les autres types de relations (amitié, rivalité, relations professionnelles…).

Voyons maintenant quels sont ces fameux six axes, les six « M », si l’on garde leur dénomination anglaise :

Mind / L’intelligence

Il s’agit d’avoir le même degré d’intelligence, mais aussi le même type.

Comme exemple, je citerai Mulder et Scully de la série X Files. Il est intuitif et ouvert au paranormal. Elle est scientifique et rationnelle. Beaucoup de conflits dans la série sont issus de la confrontation entre leurs deux manières d’aborder les choses.

Pour moi, l’intelligence regroupe aussi les centres d’intérêts : on s’entend toujours mieux avec des personnes qui écoutent la même musique, regardent les mêmes films et séries ou lisent les mêmes livres que nous.

Money / L’argent

Il n’est pas forcément question d’avoir la même quantité d’argent, mais d’avoir le même rapport à l’argent : quelle quantité on en veut, ce qu’on est prêt à faire pour en avoir, ce qu’on veut en faire…

Un exemple qui me vient en tête est celui de la série The Haunting of Hill House, où l’argent est une question centrale.

Sans spoiler, l’un des personnages a écrit un livre sur sa famille et a proposé de partager les dividendes avec ses frères et sœurs. Chacun a une réaction différente à ce sujet, entre ceux qui ont besoin de cet argent et ceux qui pourraient faire sans, mais aussi entre ceux qui sont prêts à l’accepter et ceux qui ne veulent pas en entendre parler. La famille est déjà dysfonctionnelle sans cela, mais cette question ajoute encore aux conflits déjà présents.

Morals / Les valeurs morales

Qu’est-ce qui est bien ?  Qu’est-ce qui est mal ? Qu’est-ce qu’on poursuit dans la vie ? Quel est le but de l’existence ?

Je pense que la fantasy fourmille d’exemples de personnages qui se rejoignent pour une même cause (la lutte contre le mal, souvent) ou s’opposent à ce sujet.

En littérature classique, on peut citer Les Misérables, avec Javert et Jean Valjean. Chacun de ses personnages a un code moral assez strict, qui entre en conflit avec celui de l’autre.

Manners / Les bonnes manières

Qu’est-ce qui est poli et qui ne l’est pas ? Comment se comporte-t-on en société ?

À noter que la moralité et les bonnes manières sont deux choses différentes. Le podcast cite comme exemple L’arme fatale : les deux protagonistes veulent la même chose (la poursuite de la vérité et le respect de la loi) mais s’opposent sur la manière de le faire.

Pour moi, cette opposition entre moralité et manière est l’un des ressorts des cops movies.

Monogamy / Monogamie

Il est question ici de savoir si les deux personnages attendent la même chose d’une relation.

Cela marche pour la romance : l’un des deux peut vouloir s’engager, l’autre non. Mais cela fonctionne aussi pour d’autres types de relations : une personne qui pense être très amie avec une autre, alors que la personne en question considère la première comme une simple connaissance.

C’est le moteur principal de la pièce Couple ouvert à deux battants, de Dario Fo. Un mari et une femme qui ne s’entendent plus décident de rester ensemble, mais dans une relation libre. Seulement, si la femme a l’habitude que son mari ait des maîtresses, le mari n’est en réalité pas prêt à voir son épouse batifoler.

Un autre exemple me vient à l’esprit, c’est Littlefinger dans A Song of Ice and Fire de GRR Martin, amoureux de Catelyn Stark, alors qu’elle ne l’a jamais vu que comme un ami (au mieux un petit frère). Et ceux qui ont lu les livres ou vu la série savent à quel point cet amour incompris a façonné la personnalité de Littlefinger.

Marx Brothers / L’humour

Est-ce que les deux personnes rient de la même chose ?

Comme exemple, je prendrai bien la série Castle. Beckett et Castle ne rient vraiment des mêmes choses, et les blagues de l’écrivain ont tendance à agacer la policière.

A l’inverse, dans La Mallorée de David Eddings, on sait que Silk et Liselle s’entendent (et se plaisent mutuellement) parce qu’ils ont le même humour acerbe et caustique.

En conclusion

J’ai franchement beaucoup aimé cet épisode de Writing Excuses et je trouve que l’outil proposé ici est synthétique et utile.

Que ce soit pour savoir ce qui va rapprocher deux personnages ou au contraire, sur quoi ils vont s’opposer, cette théorie donne de bonnes pistes de réflexions pour permettre de créer des relations crédibles et pleines de sens.

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