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Bilan de la décennie et projets 2020

L’année 2019 se termine, il est temps de faire le bilan comme chaque année. Mais si d’habitude je fais une rétrospective de l’année passée, cette fois, changement de décennie oblige, ce sera un bilan de la décade 2010/2019 (ça fait un peu mal de dire ça).

 

J’ai commencé à écrire en 2002, j’avais 17 ans. Même si je n’ai jamais vraiment arrêté, il y a eu des phases où j’ai moins écrit, notamment l’année 2009 où j’étais en école d’administration, soumise donc à beaucoup de pression.

2010 a marqué un tournant : j’ai eu mon premier travail et j’ai donc eu un peu plus de temps (pas de révision tard le soir et le week-end, plus besoin de jongler entre études et petit boulot). J’ai donc repris sérieusement l’écriture.

En 2011, j’ai rejoint un forum, l’Atelier d’écriture, et ça a été le tournant pour moi. J’ai rencontré d’autres auteurs (Rachel Fleurotte, Rainette, Louen, Hardkey, Cerise, Roxanne Tardel, Rima, Niko, et toute la bande). Ensemble, on a écrit, on a commenté les textes et grâce à eux, j’ai progressé.

J’ai aussi rencontré par ce forum Andréa Deslacs et l’équipe d’Etherval, chez qui j’ai publié ma première nouvelle, Le Déclin. Avec eux, j’ai expérimenté le travail éditorial et l’art des corrections (Merci à Julie Limoges, Iphégore Ossenoire, Raccoon, Anna Combelles, Audrey Aragnou, Hermine et à tous les autres).

 

Cela m’a montré que je pouvais publier des textes, que j’étais assez bonne pour ça. Cela m’a aussi montré que c’était du boulot ^^.

 

J’ai par la suite continué à écrire des nouvelles. Parce que le format me plaît, parce que c’est un bon moyen de me sortir des idées de la tête et de les coucher sur papier, et parce que c’est un entraînement pour l’écriture.

 

J’ai récemment fait les comptes, sur la décennie, j’ai écrit 75 nouvelles. Certaines sont très courtes (une ou deux pages, je les écrivais du temps où je participais aux concours sur l’atelier d’écriture) d’autres plus longues.

 

Certaines ont été publiées dans des magazines, des anthologies ou des webzines (vous avez un petit récap ici).

 

 

L’une d’entre elles est même au sommaire de Contes et Récits du Paris des merveilles. Je dois d’ailleurs remercier Rachel, Cerise et Rainette, qui m’ont poussé à candidater à cet appel à texte. Merci les filles !

 

 

 

 

D’autres de ces nouvelles n’ont pas eu autant de chance, mais l’une d’entre elles a eu son importance : La Ligue des ténèbres.

Il s’agissait au départ d’une nouvelle proposée à un appel à texte sur le thème « quand les ténèbres viendront ». La nouvelle n’avait pas été retenue, mais le comité avait apprécié les personnages et l’humour, tout comme mes bêtas lecteurs.

 

Suivant l’exemple de Rachel Fleurotte, j’ai tenté l’aventure de l’autoédition, d’abord en numérique, puis en papier. La Ligue des ténèbres s’est donc lancée à la conquête du monde !

La série est maintenant complète (et disponible ici), mais la Ligue n’a pas tout à fait dit son dernier mot, je vous en reparle plus tard ^^.

 

 

Outre les nouvelles, j’ai aussi écrit des romans. 14 sur la décennie en fait.

Certains sont encore en travail, en relecture, ou simplement à l’arrêt parce que je n’ai pas le temps/l’énergie/le bon état d’esprit (rayez la mention inutile) pour reprendre ces textes.

Quatre d’entre eux ont été plus chanceux que leurs petits camarades ^^

 

 

La trilogie Kerys

 

Au départ, cela a commencé par une chanson, Victorian Vigilante d’Abney Park, et une envie de créer un univers steampunk, vu que je venais de découvrir ce mouvement.

 

Kerys est un drôle de mélange : un univers steampunk résolument inspiré de la France de la Belle Époque, où se glissent des références lovecraftienne, le tout sous forme de comédie d’action.

 

Kerys est paru au sein du collectif Hydralune, et je remercie les Hydres de m’avoir tant aidée dans ce projet.

 

 

Aiden Jones

 

Comme La Ligue des ténèbres, La Marque a commencé comme une nouvelle, avant que je me rende compte que ça allait être une très grosse nouvelle ^^. J’ai donc retravaillé le roman, qui est devenu le premier tome d’une trilogie, Aiden Jones.

 

 

La marque est paru le 01 octobre 2019 aux éditions Au Loup !

 

 

 

Et maintenant ?

 

Ce serait un peu étrange de faire les projets pour la décennie à venir. S’il y a bien une chose que ces dernières années m’ont appris, c’est que les plans de bataille, ça ne résiste jamais à la réalité du terrain.

 

Malgré tout, je garde mon habitude de fixer mes objectifs pour l’année 2020.

 

 

 

 

 

— Tome 2 de Aiden Jones

 

L’année 2020 sera d’abord consacrée à Aiden.

 

Le tome 2 de ses aventures, Le Collegium, a été écrit au cours du camp nanowrimo de juillet 2019, et le début de 2020 sera donc consacré aux corrections de ce manuscrit.

 

Je pense que le tome 3, Les Reines, sera mon projet pour le camp Nanowrimo de juillet 2020 (oui, je compte le refaire, parce que c’était vraiment bien !).

 

 

— Livret bonus de La Ligue des ténèbres

 

Deuxième projet phare pour 2020 : publier ce livret bonus.

 

Il s’agirait d’un livret regroupant les couvertures des épisodes et du contenu bonus.

 

Je me fixe comme date juin 2020, ce qui me laisse le temps de vous préparer une belle impression et qui laissera aussi à Sylvie de la marge pour nous préparer une couverture dont elle a le secret !

 

 

— La Guerre des Trois P

 

Si vous me suivez depuis un moment et que vous lisez mes nouvelles, les noms de Yorgl le gobelin et du roi Kild devraient vous être familiers.

Il s’agit de héros mis en scène dans trois nouvelles : Grakaash, conquérant des étoiles, paru chez le studio Babel, Les jeux de la glace et Un Bon gobelin, chez Etherval.

 

J’aime bien les gobelins et l’idée qu’ils mènent une guerre économique contre l’hégémonie elfe.

Pour 2020, je vais développer leurs aventures au sein d’un roman : la guerre des trois P (Pouvoir, prestige, pognon, la trinité si chère au roi Kild). Et je reviens donc à mes premières amours : la light fantasy et l’humour.

 

L’idée est de me faire plaisir et d’écrire ça à mon rythme, sans me prendre la tête.

 

 

 

— Corriger De murmures et d’ombres

 

Il s’agit d’un des 14 romans écrit au cours de la décennie passée. C’est un roman de fantasy qui me hante de puis près de 10 ans et qui, je l’espère, a enfin atteint la maturité.

 

En 2019, je suis venue à bout du premier jet du tome 1 (de oneshot, on est passé à diptyque ^^). En 2020, j’aimerais bien reprendre ce premier jet, le corriger, et l’envoyer en bêta lecture.

 

 

— Reprendre Le Cœur des Liris

 

Il s’agit d’un petit roman, une romance SF assez mignonne, avec de l’action et de l’aventure.

L’histoire me plaît bien comme elle est, il faut juste que je lisse un peu le manuscrit (comprenez que je termine de corriger les fautes ^^) avant de l’envoyer en beta lecture.

 

 

 

Voilà, le cap est fixé pour 2020, il n’y a plus qu’à s’y mettre !

 

Relations entre personnages – La théorie « Kowal »

Aujourd’hui, nous allons parler écriture, et plus particulièrement relations entre les personnages.

J’aimerais vous faire découvrir une théorie découverte dans le podcast Writing Excuses.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Writing Excuses est un podcast en langue anglaise, animée par quatre auteurs : Brandon Sanderson, Howard Taylor, Dan Welles et Mary Robinette Kowal. Toutes les semaines depuis 14 ans maintenant (oui, je sais, une longévité impressionnante), ces quatre auteurs abordent en 15 minutes un sujet lié à l’écriture.

Dans un des épisodes, Mary Robinette Kowal a développé une théorie sur les relations entre les personnages.

Elle est issue de conseils que sa belle-mère a donné à son fils concernant sa vie sentimentale, et se résume de la manière qui suit : il existe 6 axes qui définissent la personnalité et au plus nos propres axes ressemblent à celui d’une autre personne, au mieux on va s’entendre.

Jusqu’ici, rien de révolutionnaire. La théorie est intéressante quand on l’applique en écriture. Plus on se ressemble et mieux on va s’entendre, mais l’inverse est vrai. On peut se rejoindre sur certains points et diverger sur d’autres. De ces différences vont justement naître les frictions et donc les conflits si chers à nos petits cœurs d’écrivains.

À noter que cette charte peut être appliquée pour de la romance, mais également pour les autres types de relations (amitié, rivalité, relations professionnelles…).

Voyons maintenant quels sont ces fameux six axes, les six « M », si l’on garde leur dénomination anglaise :

Mind / L’intelligence

Il s’agit d’avoir le même degré d’intelligence, mais aussi le même type.

Comme exemple, je citerai Mulder et Scully de la série X Files. Il est intuitif et ouvert au paranormal. Elle est scientifique et rationnelle. Beaucoup de conflits dans la série sont issus de la confrontation entre leurs deux manières d’aborder les choses.

Pour moi, l’intelligence regroupe aussi les centres d’intérêts : on s’entend toujours mieux avec des personnes qui écoutent la même musique, regardent les mêmes films et séries ou lisent les mêmes livres que nous.

Money / L’argent

Il n’est pas forcément question d’avoir la même quantité d’argent, mais d’avoir le même rapport à l’argent : quelle quantité on en veut, ce qu’on est prêt à faire pour en avoir, ce qu’on veut en faire…

Un exemple qui me vient en tête est celui de la série The Haunting of Hill House, où l’argent est une question centrale.

Sans spoiler, l’un des personnages a écrit un livre sur sa famille et a proposé de partager les dividendes avec ses frères et sœurs. Chacun a une réaction différente à ce sujet, entre ceux qui ont besoin de cet argent et ceux qui pourraient faire sans, mais aussi entre ceux qui sont prêts à l’accepter et ceux qui ne veulent pas en entendre parler. La famille est déjà dysfonctionnelle sans cela, mais cette question ajoute encore aux conflits déjà présents.

Morals / Les valeurs morales

Qu’est-ce qui est bien ?  Qu’est-ce qui est mal ? Qu’est-ce qu’on poursuit dans la vie ? Quel est le but de l’existence ?

Je pense que la fantasy fourmille d’exemples de personnages qui se rejoignent pour une même cause (la lutte contre le mal, souvent) ou s’opposent à ce sujet.

En littérature classique, on peut citer Les Misérables, avec Javert et Jean Valjean. Chacun de ses personnages a un code moral assez strict, qui entre en conflit avec celui de l’autre.

Manners / Les bonnes manières

Qu’est-ce qui est poli et qui ne l’est pas ? Comment se comporte-t-on en société ?

À noter que la moralité et les bonnes manières sont deux choses différentes. Le podcast cite comme exemple L’arme fatale : les deux protagonistes veulent la même chose (la poursuite de la vérité et le respect de la loi) mais s’opposent sur la manière de le faire.

Pour moi, cette opposition entre moralité et manière est l’un des ressorts des cops movies.

Monogamy / Monogamie

Il est question ici de savoir si les deux personnages attendent la même chose d’une relation.

Cela marche pour la romance : l’un des deux peut vouloir s’engager, l’autre non. Mais cela fonctionne aussi pour d’autres types de relations : une personne qui pense être très amie avec une autre, alors que la personne en question considère la première comme une simple connaissance.

C’est le moteur principal de la pièce Couple ouvert à deux battants, de Dario Fo. Un mari et une femme qui ne s’entendent plus décident de rester ensemble, mais dans une relation libre. Seulement, si la femme a l’habitude que son mari ait des maîtresses, le mari n’est en réalité pas prêt à voir son épouse batifoler.

Un autre exemple me vient à l’esprit, c’est Littlefinger dans A Song of Ice and Fire de GRR Martin, amoureux de Catelyn Stark, alors qu’elle ne l’a jamais vu que comme un ami (au mieux un petit frère). Et ceux qui ont lu les livres ou vu la série savent à quel point cet amour incompris a façonné la personnalité de Littlefinger.

Marx Brothers / L’humour

Est-ce que les deux personnes rient de la même chose ?

Comme exemple, je prendrai bien la série Castle. Beckett et Castle ne rient vraiment des mêmes choses, et les blagues de l’écrivain ont tendance à agacer la policière.

A l’inverse, dans La Mallorée de David Eddings, on sait que Silk et Liselle s’entendent (et se plaisent mutuellement) parce qu’ils ont le même humour acerbe et caustique.

En conclusion

J’ai franchement beaucoup aimé cet épisode de Writing Excuses et je trouve que l’outil proposé ici est synthétique et utile.

Que ce soit pour savoir ce qui va rapprocher deux personnages ou au contraire, sur quoi ils vont s’opposer, cette théorie donne de bonnes pistes de réflexions pour permettre de créer des relations crédibles et pleines de sens.

Bilan 2017 et projets 2018

L’année 2017 s’est terminée et 2018 se profile, c’est l’heure du bilan et des bonnes résolutions !

 

 

L’année 2017 a pour moi été très remplie. Sur le plan personnel, mon mari et moi avons acheté une maison, avec tout ce que ça comporte de paperasses, coup de stress, tracas, emballage, déballage et travaux d’installation. Mais nous sommes maintenant installés dans notre petit cocon !

 

Côté écriture, j’avais prévu pour 2017 :

 

— Mettre le point final à la Ligue des ténèbres

 

C’est chose faite ! La saison 3 a été publiée début novembre. Elle est disponible d’ailleurs en numérique sur les plateformes habituelles (Amazon, Fnac, Kobo et Google play) et en papier sur ma boutique ! (L’une des nouveautés de cette année, d’ailleurs).

 

La version papier Amazon sera d’ailleurs très bientôt disponible.

 

 

— Terminer les corrections de Ceux du dehors et avancer sur Celles dont le nom fait frémir

 

Ah, Kerys… Mon nouveau bébé qui m’a bien occupée au cours de cette année 2017.

 

Ceux du mercure, le premier tome est paru en septembre chez Hydralune ! (Disponible en numérique et en papier).

 

Nouvelles de Kerys, situé dans le même univers, est quant à lui paru en juin, toujours chez Hydralune (Là aussi, disponible en papier et gratuitement en numérique !).

 

Pour Ceux du dehors, le tome 2 de Kerys, les corrections sont presque achevées (j’attends encore la relecture orthographe grammaire sur les derniers chapitres). Puis, on pourra attaquer la maquette pour la publication !

 

Celles dont le nom fait frémir, le tome 3, est parti à la bêta lecture chez Hydralune !

 

 

— Écrire le premier jet de Myriade

 

Il s’agit d’un projet de dark fantasy assez ambitieux et complexe (5 histoires entremêlées). J’ai terminé d’écrire le 1er jet en septembre !

 

 

— Faire évoluer ce site

 

J’ai ouvert récemment une boutique sur laquelle vous pouvez commander La Ligue des ténèbres. Pour le reste, je n’ai pas trop eu le temps d’y retravailler…

 

Une année bien remplie, donc…

 

 

Projets pour 2018

 

— Publier Ceux du dehors

 

Si tout se passe bien et que j’avance comme je veux, le tome 2 de Kerys, Ceux du dehors, devrait sortir en juin 2018.

 

— Travailler sur une intégrale illustrée de la Ligue des ténèbres

 

C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis un petit moment déjà : regrouper les trois saisons de la Ligue dans une belle intégrale avec les superbes couvertures de la Ligue des ténèbres.

 

Affaire à suivre…

 

 

— Terminer Myriade

 

J’aimerais cette année relire et retravailler ce roman et le faire partir en bêta lecture. Il y a du boulot, mais on y croit.

 

 

— Une novella de fantasy victorienne jeunesse

 

C’est un projet qui m’est tombé dessus alors que je travaillais sur un appel à texte sur le thème de la fantasy victorienne : l’histoire d’un jeune garçon dans un Londres alternatif qui chasse les créatures féériques pour vivre, et qui va découvrir quelque chose d’inconnu dans les souterrains de Londres.

Initialement, le texte devait être une nouvelle, mais l’univers et les personnages me plaisent bien et l’histoire a suffisamment de potentiel pour être développée en quelque chose de plus consistant.

 

 

— Réécrire des nouvelles

 

Depuis que j’ai terminé d’écrire la Ligue des ténèbres, je n’ai presque plus touché au format court. J’ai bien envie de m’y remettre un peu !

 

— Projets annexes

 

Si j’ai le temps et l’énergie, j’essayerai d’avancer sur Rhenna, tome 1 d’une trilogie mêlant romance et space opera. J’ai déjà écrit le 1er jet, il faudra que je retravaille tout ça et que je réfléchisse à la suite.

 

Sinon, j’essayerai peut-être de me pencher sur les Efenters, une quadralogie jeunesse. Le 1er tome est écrit et corrigé, le 2e écrit pour un premier jet, mais va nécessiter pas mal de corrections.

 

On verra lequel de ces bébés j’ai envie de reprendre…

 

 

 

Voilà ! Encore une année bien occupée en perspective ^^

Comment trouver le temps d’écrire ?

trouver-temps

Difficile avec le quotidien de se ménager du temps pour écrire.

On court après les minutes, il y a toujours un imprévu qui nous tombe sur le coin de la figure et qui remet tout en cause. Je partage donc avec vous quelques méthodes pour écrire qui ont fait leurs preuves.

Méthode 1 : se bloquer une plage

Regardez votre emploi du temps et déterminez à quel moment vous êtes le plus susceptible d’être tranquille. Bloquez ensuite cette plage horaire, ce sera votre temps dédié à l’écriture.

Cette plage pourra être plus ou moins longue, en fonction du temps dont vous disposez et surtout du temps où vous pourrez être le plus efficace. Je sais qu’il me faut minimum une demi-heure si je veux pouvoir avancer sur quelque chose, mais qu’au-delà d’une heure et demi, ma concentration commence à vaciller.

Déterminez ce qui marche le mieux pour vous, trouvez-vous un coin au calme et lancez-vous. Écrivez/relisez/corrigez à fond durant ce laps de temps, il est fait pour ça.

Les plus

― Vous créez ainsi un espace « sécurisé », où vous savez que vous pourrez avancer sur vos projets. C’est du temps dédié, qui n’appartient qu’à vous et vos personnages.

― Le fait de savoir à l’avance qu’à un instant T vous allez pouvoir écrire permet de préparer à l’avance la session d’écriture (on réfléchit à son plan, on se met en condition) et donc, pour moi, limite le risque de blocage.

Les moins

― C’est parfois compliqué de maintenir une plage horaire fixe, surtout quand le quotidien s’en mêle (personne n’est à l’abri d’un imprévu).

― Cette méthode implique en plus que l’entourage joue vraiment le jeu, que votre conjoint, vos enfants, ou autre ne vous dérangent pas durant ce temps.

Méthode 2 : Écrire en fractionné

Autrement nommé « voler du temps ».

Le principe est simple : ayez toujours avec vous un carnet, un téléphone avec Evernote ou toute autre application vous permettant d’écrire, votre ordinateur portable. Personnellement, j’aime bien Google Drive, parce que la synchronisation entre les différents appareils se fait facilement, que le correcteur n’est pas trop débile, et qu’on peut travailler hors connexion.

Apprenez à écrire partout, sur un coin de table dans un café, dans les transports en commun…

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter Rachel Fleurotte (sur Twitter ou via son site) : elle a écrit une grande partie de sa saga La septième prophétie dans le bus pour aller au travail.

Alors oui, c’est difficile à mettre en place, il faut un peu d’entraînement pour arriver à se mettre en condition d’écrire en quelques minutes. Mais une fois qu’on s’y est habitué, ça devient un réflexe.

Profitez du moindre instant libre pour écrire, même si c’est seulement trois lignes ou quelques mots.

Note annexe : c’est dans ce genre de circonstances que je trouve que les Word Wars sont efficaces. Les word wars, qu’est-ce que c’est ? En résumé, c’est un petit défi qu’on se lance : écrire le maximum de mots en un temps donné. On peut le faire seul, ou à plusieurs.

Les plus

― Petit bout par petit bout, on avance mine de rien. Les petites rivières font les grands ruisseaux, comme on dit.

― Cette méthode est plus simple à appliquer quand le quotidien devient un peu chaotique. Dès qu’on a un moment de libre, hop, une petite session d’écriture.

― Prendre l’habitude d’écrire en fractionné force aussi à toujours garder ses idées d’écriture dans un coin de sa tête et apprend à se plonger dans l’écriture assez rapidement et sans tergiverser.

Les moins

― C’est une bonne méthode quand on va écrire un premier jet, à condition de ne pas être regardant sur la qualité du premier jet en question, car écrire par épisodes comme ça favorise les erreurs de continuité, de scénario… Cette méthode implique en outre qu’on sache vraiment où l’on va, de peur de se perdre.

― C’est un technique qui fonctionne quand on relit de courts passages, mais qui est plus compliqué pour une relecture plus vaste (parce qu’on n’a pas le temps de vraiment se plonger dans l’œuvre pour en voir les tenants et les aboutissants).

― Cela peut être très frustrant de ne travailler que petit bout par petit bout : on ne se voit pas vraiment avancer, des fois, on doit s’interrompre alors qu’on commençait vraiment à avoir un bon feeling à propos d’une scène.

Méthode 3 : le marathon/le défi

Fixez-vous un objectif, une deadline, et lancez-vous.

Ce peut-être pour un gros défi comme le Nanowrimo (rappel : défi qui a lieu tous les mois de novembre et qui consiste à écrire un roman de 50 000 mots en un mois). Mais vous pouvez aussi vous lancer sur des défis plus courts : écrire, relire et corriger une nouvelle sur un mois, ou la même chose pour un roman, mais pour six mois.

L’intérêt du défi est qu’il est ponctuel : pour le tenir, vous allez sûrement devoir cravacher, sacrifier quelques loisirs peut-être, mais ce n’est que pour un laps de temps donné (une journée, une semaine, un mois…).

De mon expérience, c’est mieux de le faire à plusieurs (ou alors d’avoir des groupies qui vous soutiennent), parce qu’on se motive plus de cette manière et qu’on peut s’épauler en cas de coups durs.

Les plus

― On avance vraiment durant un défi, on peut abattre une quantité phénoménale de travail.

― Quand on a un quotidien un peu erratique, c’est plus simple de se bloquer une période donnée. On peut préparer le défi en amont, ou s’arranger pour le faire durant des vacances par exemple, et une fois que c’est fini, on reprend un rythme plus normal.

Les moins

― Un défi peut se révéler très fatigant et usant pour les nerfs. Mine de rien, ça colle une certaine pression (c’est pourquoi j’insiste particulièrement sur le fait qu’il vaut mieux ne pas le faire seul).

― Comme pour la méthode 1, cette technique implique un minimum de soutien de son entourage.

― Comme je l’ai dit, avec cette méthode, on avance bien, mais attention tout de même à ne pas bâcler son travail. On aura tendance à vouloir avancer à tout prix, parfois au détriment de la qualité (c’est pourquoi je ne recommanderai pas cette méthode pour des corrections finales, par exemple).

 

Et vous, quelles sont vos méthodes pour vous dégager du temps pour écrire ?

Structurer un roman – Relire

structure-5

ça y est, vous avez trouvé une idée qui vous plaît, vous l’avez laissé mûrir, vous avez établi un plan, et fait des recherches, il ne vous reste plus qu’une seule chose à faire :

 

 

Cinquième partie : relire

 

 

 

Là aussi, cette étape peut être sautée pour ceux qui écrivent sans plan. Pour ceux qui auraient pondu un joli scénario, il s’agit de la dernière étape.

 

Relisez votre plan en vous posant les questions suivantes :

 

Est-ce que l’histoire vous motive toujours ?

Soyez objectif. Si vous vous dites « mouais, bof », prenez un peu de temps pour réfléchir, pour reprendre des forces, il y a peut-être un peu d’effet ras-le-bol. Mais si après ça, la réponse est toujours « bof », je ne vous conseille pas de vous lancer dans l’écriture.

 

Est-ce que vous pouvez toujours identifier les grandes lignes ?

N’hésitez pas à demander un avis extérieur. Est-ce qu’une personne qui lit votre synopsis pourra vous dire de quoi parle l’histoire et grosso modo, ce qu’il se passe ?

 

Est-ce que le déroulé vous semble logique ?

Pareil, soyez un peu critique avec votre plan, et demandez à un bêta lecteur de vous relire tout ça et de vous signaler les moments où il trouve que ce n’est pas logique.

 

Est-ce que chaque personnage a quelque chose à faire tout au long du roman ?

Parce qu’il n’y a rien de pire qu’un personnage qui passe son temps à se tourner les pouces à ne rien faire ^^

 

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