Tag: Ecriture

Les ingrédients pour écrire un bon combat?

 

 

Nouvelle vidéo sur la chaîne : C’est quoi un bon combat? 

 

 

Pour ceux qui me suivent depuis un moment déjà, vous savez que je suis pratiquante d’escrime historique et que j’adooooooore tout ce qui a trait aux épées et aux combats. 

 

A travers ces vidéos, je souhaite partager ma passion et aussi donner aux auteurs les clés pour écrire les meilleurs combats possibles. 

 

On commence par se poser une question simple : Les ingrédients pour écrire un bon combat? Pour moi, ça se résume en trois points :

 

 1. Justifications et enjeux

Un combat arrive pour une raison particulière. Les personnages ont des motivations, des raisons qui les poussent à se taper dessus. Sans ces justifications, ça va tomber à plat. 

Un combat a aussi des enjeux : qu’on à perdre ou à gagner vos personnages? 

 

2. Plausibilité

Un bon combat reste plausible (pas forcément réaliste, comme j’en parle dans la vidéo). Il est surtout en accord avec les règles de l’univers que vous avez fixés. 

 

3. Du rythme

Un bon combat a des phases d’actions, mais aussi des phases de repos, de manière à garder le rythme. et à mantenir l’intérêt du lecteur. 

 

Voilà résumé très simplement le propos développé et analysé dans la vidéo. N’hésitez pas à aller la voir, à la liker, la partager et à commenter !

 

Bon visionnage et bonne écriture !

 

 

 

 

 

Dédramatiser le premier jet

Aujourd’hui, j’inaugure ma chaîne Youtube avec une vidéo sur le thème de l’écriture du premier jet. 

 

 

Qu’est-ce que c’est, le 1er jet ? Tout simplement, la première version d’une histoire.  

C’est une étape importante, parce que c’est la première brique d’un projet, c’est très facile de se mettre une pression de dingue et de vouloir que tout soit parfait. 

 

Le 1er jet, pour moi, il a un seul mérite : c’est d’exister.  Ça ne va pas plus loin.  

C’est une ébauche qui permet de se sortir l’histoire de la tête. Il  va y avoir des choses qui seront bonnes, d’autres moyennes, d’autre qui ne vont pas marcher. Et ce n’est pas grave si ce n’est pas parfait. 

 

Parce qu’écrire une bonne histoire, c’est compliqué et ça implique de maîtriser beaucoup de paramètres différents (il faut une intrigue qui tienne la route, du rythme, de bonnes descriptions, des personnages fouillés, etc). Ecrire une histoire parfaite, c’est impossible à réaliser du premier coup.  

 

Et ça, tous les écrivains le savent :  écrire, c’est aussi réécrire.  Donc, pas la peine de se mettre la pression et de chercher la perfection immédiate.  

 

Donc, soyez bienveillants avec vous-même.  Ne vous jugez pas trop durement. Ne vous dépréciez pas. Même si vous doutez, même si vous avez l’impression que ce vous écrivez c’est de la merde, ne laissez pas court à ces pensées négatives.  Vous faites du mieux que vous pouvez à un instant T. 

 

Et je vous promets qu’une fois que vous aurez posé le mot « fin », vous vous sentirez plus léger et que vous aurez déjà accompli une bonne partie du travail (ne restera « plus que » les corrections, mais chut, on en reparle une autre fois ^^). 

 

 

 

Bilan 2020 et projets 2021

Ça y est, cette fichue année 2020 est terminée et on espère que 2021 sera un peu moins compliqué.

 

2020 a été une année très compliquée, difficile à gérer sur un plan émotionnel (le combo famille/travail/confinement a fait des dégâts) mais je sors la tête de l’eau, en ayant appris pas mal de choses sur moi-même et sur ce que je dois faire pour aller bien.

 

Mais malgré tout, j’ai réussi à avancer et, pour commencer, je vous proposer un retour sur mes objectifs et mes réalisations pour 2020 :

 

 

  • Aiden Jones

 

J’ai terminé les corrections du tome 2, Le Collegium. J’attends maintenant le retour de l’éditrice et une date de parution. Mais ça, ça dépend et cette foutue épidémie…

 

Le 1er jet du tome 3, Les Reines, est bouclé et je laisse reposer un peu avant de corriger.

 

 

Cette année a été belle pour Aiden Jones, vu que Encore une fois, merci au jury, merci à mon équipe de relecteurs, merci à la maison d’édition et merci aux lecteurs !

 

 

 

  • Dans les Coulisses de la Tédesplen

 

Il est enfin sorti ! Avec encore une superbe couverture de Sylvie Sabater.

 

Pour les distraits, il s’agit d’un livret bonus à ma série La Ligue des ténèbres, qui regroupe pour chaque épisode la couverture et des bonus.

 

Le livret, comme le reste de la série, est à retrouver chez Hydralune. Eh oui, il s’agit d’une des infos de l’année : La Ligue des ténèbres rejoint ses frères et sœurs kerysiens chez Hydralune !

 

 

  •  Prestige, Pouvoir et Pognon

 

C’est un roman de light fantasy, mettant en scène les gobelins en guerre économique contre les elfes.

Le premier jet a été écrit, comme pour Aiden Jones, je laisse reposer avant de corriger.

 

 

  • De murmures et d’ombres

 

Pour celui-là, je peux dire merci au confinement ^^

Vu que je n’avais pas grand-chose d’autre à faire, je me suis botté les fesses et j’ai enfin corrigé ce roman.

Pour les curieux, il est disponible en lecture sur Wattpad.

 

 

  •  Rhenna

 

La petite Rhenna est partie chez ses bêtas lecteurs, qui ont bien aimé cette romance space opera. Plus que quelques corrections et elle sera prête pour partir chez les éditeurs !

 

 

 Globalement, j’ai mené à bien les projets que je m’étais fixés, mais pour l’an prochain, j’ai envie de procéder différemment et de moins me mettre la pression.

 

Voici donc ce que j’ai prévu

 

 

  • Aiden Jones

 

Bien évidemment, terminer les corrections du tome 2 et commencer celles du tome 3. Le tome 1 ayant été couronné par un prix, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin ^^

 

  • De Fer et de Sang

 

Il s’agit de la suite de De Murmures et d’ombres, une partie est déjà écrite, un gros morceau reste à faire et j’ai vraiment envie de m’y atteler. Poster le tome 1 sur Wattpad m’a permis d’avoir des retours des lecteurs et pas mal de commentaires. J’avoue que ça m’a bien boostée et que ça m’a donner l’énergie et la passion pour me mettre à écrire cette suite.

Le temps est venu pour cette histoire de sortir de ma tête et de rencontrer les lecteurs.

 

  • Rhenna

 

Comme je l’ai dit plus que quelques corrections à faire, et ce roman pourra chercher une nouvelle maison d’édition.

 

 

 

  • Chaîne YouTube

 

Eh oui, ça y est, je me décide. Je lance début 2021 une chaîne YouTube, où je parlerai d’écriture. Alors, surveillez bien ça !

 

 

 

Voilà globalement les projets où je m’engage, sachant que pour le reste, je me laisse carte blanche en fonction de mes envies et de mon emploi du temps. Voici les possibilités :

 

— Pouvoir, prestige et Pognon : entamer les corrections et envoyer ça en bêta lecture

 

— La Corrosion des cieux : un mélange entre uchronie XIXe et horreur lovecraftienne. 1er jet à écrire

 

— Projet supersteam : nom de code pour une uchronie, toujours se passant au XIXe, mais mettant cette fois en scène des super héros. J’en suis pour l’instant à faire des recherches, défricher l’univers et l’histoire.

 

— La Perle d’ambre : premier tome d’une quadralogie YA. J’aimerais le relire et le peaufiner, avant de rebosser sur les tomes suivants (le tome 2 était écrit mais pas encore corrigé).

 

— La Collection : une anthologie d’histoires d’horreur qui me trotte dans la tête depuis un bon moment maintenant… Je réfléchis à la forme adéquate à lui donner.

 

 

En plus de tout ça, j’aimerais vraiment, mais alors vraiment, pouvoir refaire des salons. Ça me manque énormément.

 

Mais bon, on va croiser les doigts et espérer que 2021 se passe mieux !

 

En attendant, prenez soin de vous et de vos proches et à très bientôt, j’espère.

Ecriture, mémoire d’un métier, Stephen King

 

 

Ce livre est assez étrange et inclassable par certains côtés.

 

Il s’agit certes d’un livre sur l’écriture, d’un essai sur le rapport à la création, mais aussi des mémoires d’un auteur qui tente de déterminer comment il en est venu à écrire.

 

Ce n’est pas du tout un manuel d’écriture, même si Stephen King y délivre un certain nombre de conseils (si vous cherchez un livre de technique pure, passez votre chemin).

 

La première partie est plutôt une sorte de mémoire. King y détaille ses souvenirs d’enfance et d’adolescence, puis explique son parcours d’écrivain à l’âge adulte.

C’est vraiment plaisant à lire, c’est assez drôle, touchant également. C’est un témoignage sur le temps passé (King est né en 1947).

On y apprend pas mal de choses sur sa vie, notamment qu’il vient d’un milieu plutôt modeste, qu’il a été élevé par une mère célibataire et qu’il a vraiment (mais alors vraiment) galéré au début de sa carrière.

Franchement, j’ai beaucoup aimé cette partie, on y trouve le talent de King pour conter les choses de la vie quotidienne.

 

La deuxième partie est plutôt consacrée à l’écriture proprement dite.

Il y a des généralités, notamment sur les corrections et le style (pas révolutionnaire, mais une piqûre de rappel de temps en temps ne fait pas de mal).

Il y a des choses qui ne concernent pas vraiment les auteurs français (notamment sur les fanzines et tout le système des agents, encore peu répandu en France).

 

Sur certaines choses, je ne me suis pas retrouvée : King conseille d’écrire le premier jet d’une traite (là ok) et ensuite de réduire tout ça au moment des corrections. Moi personnellement, j’ai toujours tendance à étoffer un peu ma 2ème version, probablement parce que j’écris le 1er jet très rapidement.

Bon après, je suis moins bavarde que King, qui est quand même spécialiste des pavés ^^.

 

Mais il y a d’autres choses qui m’ont plus parlé. 

L’un des conseils qui m’a le plus marquée, c’est « écrivez porte fermée, corrigez porte ouverte ». Ça correspond tout à fait à ma manière de travailler.

J’écris le 1er jet rapidement, comme je l’ai dit, et je le fais avant tout pour moi, pour me sortir l’histoire de la tête et la coucher sur le papier.

Quand je corrige par contre, je le fais déjà pour rendre l’histoire compréhensible, puis par la suite, en suivant l’avis de lecteurs extérieurs (merci, mes beta-lecteurs que je chéris).

J’aime beaucoup la maxime de King, parce qu’elle est percutante et parlante.

 

En résumé

Un livre que je conseille aux fans du maître, ou à ceux qui auraient envie de se frotter à un essai sur l’écriture.

Escrime pour les écrivains – Décrire une combattante

Vous aimez les filles fortes et sexy à la fois ? Vous avez envie de créer votre personnage de guerrière ? En suivant ce guide, vous avez toutes les chances de construire un personnage réaliste, charismatique, réaliste et original !

 

 

 

Les armures, c’est bon pour les faibles

 

C’est vrai ça ! À quoi bon se planquer derrière des plaques d’acier ? Non, le charisme (et les nibards) pour une guerrière, ça suffit. Alors oubliez gambisons, brigandines, camails et plastrons et optez plutôt pour un bikini en cotte de mailles ! De toute manière, subjugués par la beauté de votre amazone, les ennemis oublieront de la frapper ou viseront à côté.

Franchement, de toute façon, les armures, c’est naze, comme j’en ai parlé dans cet article.

Ça ne servait à rien, ce n’était pas joli, bref, d’une inutilité totale. Et puis, ce n’est pas du tout féminin, comme le montre ce blog

 

Suivez plutôt l’exemple de cette vidéo

 

 

Pas besoin d’entraînement

 

Transpirer, répéter inlassablement les mêmes mouvements, enchaîner les séances d’entraînement, c’est inutile. Optez plutôt pour le vieux mentor, qui en quelques sessions transformera votre princesse en guerrière accomplie, capable d’affronter toutes les batailles. Qui a dit que ça prenait des années pour devenir bonne au combat ?

Elle est l’élue. Pas besoin de s’entraîner

D’ailleurs, c’est la même chose si votre héros est un jeune fermier : il sera instantanément expert.

J’en parlais ici, d’ailleurs

 

 

Les muscles, ça ne sert à rien

 

Sérieusement, qui a envie de lire les aventures d’une fille avec des bras de camionneurs, de bonnes cuisses athlétiques et les muscles du dos et des abdominaux dessinés par des années de pratique ? Non, pas besoin de tout ça. Votre guerrière peut tout à fait être frêle comme un roseau, peser 45 kg toute mouillée, et manier une épée plus grande qu’elle comme s’il s’agissait d’un fleuret. C’est tout à fait crédible.

Elle est belle, sexy, de haute naissance, elle n’a pas besoin de force physique ni d’endurance. Elle peut mettre au tapis des adversaires faisant trois fois sa taille sans être décoiffée.

Bon, ok, chez Clamp, même les garçons sont épais comme des spaghettis ^^

 

Qui aurait envie de voir des personnages comme ça. Tout le monde sait que les muscles, c’est moche.

 

 

Rester sexy en toute circonstances

 

Les filles normales connaissent les bleus, les bosses, les éraflures, les côtes fêlées, les doigts cassés, les plaies et les blessures. Les filles normales se salissent, se fatiguent, finissent leur combat rouge écarlate, le souffle court, totalement échevelée et puant la sueur. Mais pas votre guerrière, non. Elle est au-dessus de tout cela. Des jours à marcher dans la nature ne lui font pas peur, elle reste toujours fraîche. Et même après une bataille rangée épique, même sans armure, elle ressortira immaculée de la mêlée.

Prenez exemple sur Buffy. Même transformée en cro-magnon, elle reste sexy

 

Parce qu’après tout, elle est la meilleure et elle n’est pas une fille normale.

 

 

Vous avez bien compris la leçon, alors, à vos claviers et stylos maintenant !

 

Note : Article à ne surtout pas prendre au sérieux, que j’ai écrit parce que je pratique les arts martiaux, et notamment l’épée, depuis environ 12 ans, et que le traitement des personnages de combattantes m’agace très souvent. Les gamines qui en trois leçons savent manier à la perfection une épée, se lancent dans une bataille et en ressortent à peine décoiffées, ça a tendance à m’énerver.

Alors ok, je sais qu’il faut que le produit soit vendable un minimum, qu’il faut que le personnage ait un minimum de glamour pour faire rêver. Mais je maintiens qu’une dose de réalisme dans ce cliché ne ferait pas de mal. Et pour ceux qui ne sont pas d’accord et qui militent pour le bikini en cotte de mailles, moi et mes copines escrimeuses serons ravis de les rencontrer pour en discuter amicalement. Et avec une hache.

 

Ne manquez aucune info en vous abonnant à la newsletter