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Escrime pour les écrivains – Décrire une combattante

Vous aimez les filles fortes et sexy à la fois ? Vous avez envie de créer votre personnage de guerrière ? En suivant ce guide, vous avez toutes les chances de construire un personnage réaliste, charismatique, réaliste et original !

 

 

 

Les armures, c’est bon pour les faibles

 

C’est vrai ça ! À quoi bon se planquer derrière des plaques d’acier ? Non, le charisme (et les nibards) pour une guerrière, ça suffit. Alors oubliez gambisons, brigandines, camails et plastrons et optez plutôt pour un bikini en cotte de mailles ! De toute manière, subjugués par la beauté de votre amazone, les ennemis oublieront de la frapper ou viseront à côté.

Franchement, de toute façon, les armures, c’est naze, comme j’en ai parlé dans cet article.

Ça ne servait à rien, ce n’était pas joli, bref, d’une inutilité totale. Et puis, ce n’est pas du tout féminin, comme le montre ce blog

 

Suivez plutôt l’exemple de cette vidéo

 

 

Pas besoin d’entraînement

 

Transpirer, répéter inlassablement les mêmes mouvements, enchaîner les séances d’entraînement, c’est inutile. Optez plutôt pour le vieux mentor, qui en quelques sessions transformera votre princesse en guerrière accomplie, capable d’affronter toutes les batailles. Qui a dit que ça prenait des années pour devenir bonne au combat ?

Elle est l’élue. Pas besoin de s’entraîner

D’ailleurs, c’est la même chose si votre héros est un jeune fermier : il sera instantanément expert.

J’en parlais ici, d’ailleurs

 

 

Les muscles, ça ne sert à rien

 

Sérieusement, qui a envie de lire les aventures d’une fille avec des bras de camionneurs, de bonnes cuisses athlétiques et les muscles du dos et des abdominaux dessinés par des années de pratique ? Non, pas besoin de tout ça. Votre guerrière peut tout à fait être frêle comme un roseau, peser 45 kg toute mouillée, et manier une épée plus grande qu’elle comme s’il s’agissait d’un fleuret. C’est tout à fait crédible.

Elle est belle, sexy, de haute naissance, elle n’a pas besoin de force physique ni d’endurance. Elle peut mettre au tapis des adversaires faisant trois fois sa taille sans être décoiffée.

Bon, ok, chez Clamp, même les garçons sont épais comme des spaghettis ^^

 

Qui aurait envie de voir des personnages comme ça. Tout le monde sait que les muscles, c’est moche.

 

 

Rester sexy en toute circonstances

 

Les filles normales connaissent les bleus, les bosses, les éraflures, les côtes fêlées, les doigts cassés, les plaies et les blessures. Les filles normales se salissent, se fatiguent, finissent leur combat rouge écarlate, le souffle court, totalement échevelée et puant la sueur. Mais pas votre guerrière, non. Elle est au-dessus de tout cela. Des jours à marcher dans la nature ne lui font pas peur, elle reste toujours fraîche. Et même après une bataille rangée épique, même sans armure, elle ressortira immaculée de la mêlée.

Prenez exemple sur Buffy. Même transformée en cro-magnon, elle reste sexy

 

Parce qu’après tout, elle est la meilleure et elle n’est pas une fille normale.

 

 

Vous avez bien compris la leçon, alors, à vos claviers et stylos maintenant !

 

Note : Article à ne surtout pas prendre au sérieux, que j’ai écrit parce que je pratique les arts martiaux, et notamment l’épée, depuis environ 12 ans, et que le traitement des personnages de combattantes m’agace très souvent. Les gamines qui en trois leçons savent manier à la perfection une épée, se lancent dans une bataille et en ressortent à peine décoiffées, ça a tendance à m’énerver.

Alors ok, je sais qu’il faut que le produit soit vendable un minimum, qu’il faut que le personnage ait un minimum de glamour pour faire rêver. Mais je maintiens qu’une dose de réalisme dans ce cliché ne ferait pas de mal. Et pour ceux qui ne sont pas d’accord et qui militent pour le bikini en cotte de mailles, moi et mes copines escrimeuses serons ravis de les rencontrer pour en discuter amicalement. Et avec une hache.

 

Mauvaises filles : incorrigibles et rebelles

J’avais déjà repéré ce livre dans la boutique des Machines de l’île à Nantes il y a quelques mois. Je ne l’avais pas pris à l’époque faute de budget, mais je me suis laissée tenter par un exemplaire d’occasion un peu plus abordable, parce que la thématique m’intéressait, et que le format m’intriguait.

 

En effet, « mauvaises filles » s’organise sous forme d’une vingtaine de portraits. À chaque fois, on découvre une jeune fille en marge de la société pour une raison ou une autre, qu’elle soit vagabonde, prostituée, fille-mère, hystérique, voleuse ou rebelle.

Chaque portrait comporte un court texte qui présente la jeune fille en question et pourquoi elle est en marge. Les autres pages compilent des témoignages, des photos, des caricatures, des extraits de journaux, de lois, illustrant le propos.

Le livre s’organise selon trois époques : le XIXe, le XXe jusqu’aux années soixante, et l’époque moderne, des années soixante-dix à maintenant.

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