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Alice isn’t dead, Joseph Fink

Il y a quelque temps déjà, je vous parlais sur le site Hydralune du podcast Alice isn’t dead 

 

La troisième et dernière saison s’est terminée cet été, l’occasion pour moi de vous reparler de ce petit bijou.

 

Alice isn’t dead, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un podcast en anglais, créé par Joseph Fink, qui a déjà officié sur une autre série, Welcome to night vale, dont je vous parlais ici.

 

Le podcast est composé de trois saisons de 10 épisodes, qui durent chacun une trentaine de minutes. Cela vous fait donc quelques heures d’écoute.

 

Alice isn’t dead raconte l’histoire d’une jeune femme (dont on ne connaîtra le nom qu’à la fin de la première saison), lancée sur les routes des USA, au volant de son camion et qui cherche Alice, sa femme disparue qu’elle a longtemps cru morte. Mais voilà, comme l’indique le titre, Alice n’est pas morte et la narratrice cherche à la retrouver et surtout à savoir pourquoi elle a disparu comme ça du jour au lendemain.

 

La narration est particulière : la narratrice parle dans la radio de son camion et raconte à la fois ce qu’elle vit, ce qu’elle a découvert, mais aussi ses souvenirs de sa vie avec Alice.

Cela donne quelque chose de très planant, assez onirique par moment (l’héroïne a tendance à partir parfois dans de grands monologues rêveurs sur la condition humaine, ce que c’est d’aimer, ou d’être libre).

Mais petit à petit, l’histoire émerge : par touches successives, on en apprend plus sur Alice, sur Bay and creek shipping, ses mystérieux employeurs. On découvre le Thistle man, terrifiant antagoniste pas tout à fait humain. On comprend qu’Alice n’est pas la seule à avoir disparu, et que nombreux sont ceux qui se volatilisent le long des autoroutes des États-Unis.

J’aime beaucoup ce mode de narration, qui implique qu’on soit attentif à tout et qu’on reconstruise par nous-mêmes une partie du puzzle.

 

La première saison est axée sur la disparition d’Alice et sa recherche, sans spoiler, le final change vraiment la donne, et les deux saisons suivantes prennent des allures de thriller, avec mystères et conspirations à la clé.

Alice isn’t dead joue sur l’imagerie des grands espaces américains et sur les codes du road trip, mais réussi à créer aussi sa propre mythologie. Outre le Thistle man, on croise aussi les mystérieux oracles, au détour d’un dinner ou d’une station-service. La mystérieuse organisation Praxis revient aussi à intervalles réguliers, et ne révélera ses secrets que dans la saison 3.

Le rythme est bon, même si on garde une certaine lenteur qui convient bien au thème et au mode de narration, le podcast est très addictif. J’ai quand même trouvé que certains épisodes de la saison 3 étaient un peu plus mous, mais la série se rattrape amplement avec un combat final explosif et un épilogue plein de douceur, de rires et de larmes.

 

J’ai aussi aimé Alice isn’t dead pour ses personnages et son émotion. La narratrice est une femme en proie à des angoisses chroniques, elle est touchante dans sa fragilité et sa peine et pourtant, elle sait faire preuve d’un courage immense. Bien que terrifiée, elle se bat toujours. J’ai vraiment beaucoup aimé cette femme, et l’interprétation de Jasika Nicole y est pour beaucoup, j’ai vibré, espéré, ri et souffert avec elle.

À côté, on trouve Sylvia, adolescente fugueuse dont la mère a trouvé la mort le long d’une autoroute et qui depuis fuit la vérité qu’elle a découvert. D’apparence rugueuse, Sylvia est elle aussi très courageuse, débrouillarde et drôle. Son sort m’a vraiment émue.

La relation entre Alice et son épouse est aussi très touchante. Leur amour est profond et pourtant, les deux font des choix qui peuvent blesser l’autre. Une grosse partie de la série est axée sur la disparition, les mensonges et comment faire pour pardonner ou se faire pardonner.

 

Côté émotions, il y en a une autre qui n’est pas en reste : c’est la peur. Alice isn’t dead a une ambiance très inquiétante, assez souvent lourde, avec une angoisse insidieuse, qui explose par moments.

Les confrontations avec le Thistle man sont réellement flippantes (mention spéciale à l’épisode Nothing to see). Et il existe d’autres créatures et d’autres endroits qui sont également terrifiants : les épisodes Charlatan, Mouth of the water et Three night at the old motel m’ont vraiment filé les chocottes.

 

À noter qu’en octobre 2018, le roman Alice isn’t dead est paru. Joseph Fink a assuré qu’il s’agissait d’une réécriture de l’histoire, mais j’avoue que pour le moment, je ne sais pas si je vais le lire, car le podcast est tellement bon que j’ai peur d’être déçue. À voir si le roman explicite certaines choses, notamment sur les actions de Sylvia dans la saison 3. Je me laisserai peut-être tenter à l’occasion.

 

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir ce podcast. Franchement, je le recommande, c’est une bonne histoire, originale et addictive !

Writing excuses, les descriptions

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Contrairement aux autres saisons, cette saison de Writing excuses sera une master class d’écriture géante. Il y aura de la théorie et des exercices à faire, pour tous ceux qui veulent progresser en écriture.

Chaque mois sera consacré à un sujet, il y aura deux épisodes de théorie, un épisode d’exercice, et un épisode hors sujet.

 

Juin : Les descriptions

 

 

Épisode 23 : peux-tu me montrer comment on raconte ?

Show, don’t tell – Montre, ne raconte pas. Comment utiliser les mots pour bien montrer ce qui arrive ?

― Utiliser le personnage point de vue et sa sensibilité pour colorer la narration. Un personnage a son histoire, sa sensibilité, il va employer un vocabulaire particulier, noter des détails…

― Limiter les adverbes, qui au final ne veulent souvent pas dire grand-chose.

― On peut jouer sur la longueur des phrases, sur leur rythme pour créer une respiration dans le texte, qui va donner des émotions et impliquer le lecteur.

 

Exercice d’écriture : Se poser dans une pièce durant 30 minutes et décrire tout ce qu’on peut.

Faire une pause, puis redécrire la pièce, mais comme si on faisait une description dans un genre particulier (policier, SF…).

Faire une pause, puis décrire de nouveau la pièce, du point de vue d’un personnage d’une histoire qu’on est en train d’écrire.

 

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Writing excuses : peindre un paysage

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Contrairement aux autres saisons, cette saison de Writing excuses sera une master class d’écriture géante. Il y aura de la théorie et des exercices à faire, pour tous ceux qui veulent progresser en écriture.

Chaque mois sera consacré à un sujet, il y aura deux épisodes de théorie, un épisode d’exercice, et un épisode hors sujet. 

 

Mai : peindre un paysage

 

Épisode 18 : construire un monde au complet. Êtes-vous cinglé ?

Podcast pour ceux qui créent des mondes, les raffinent à l’infini, mais sans jamais rien écrire dessus, parce que leur monde n’est jamais assez complet.

Il faut se rappeler qu’une bonne histoire est en général une histoire avec de bons personnages, et un environnement. Si on a que l’environnement, c’est une encyclopédie

Pour bien construire un monde :

– Réfléchir à la magie, ou à la technologie qu’on veut, qui va rendre le monde unique. Réfléchir aux implications, pour la société, pour l’économie…

– Réfléchir aux spécificités, à la géographie…

– Réfléchir à l’histoire qu’on veut, à ce que le héros va rencontrer. Développer ces aspects du monde, ce seront les plus importants.

– On n’a pas besoin de tout détailler, il faut juste donner l’illusion qu’on sait tout ce qu’il y a à savoir pour ce monde.

– Pour les recherches, ne pas hésiter à multiplier les sources. Lire de tout, chercher les grandes tendances du comportement humain, plutôt que des exemples culturels.

– Ne pas hésiter à chercher des experts dans le domaine où on veut écrire.

 

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Writing excuses : saison 8, 31 à 52

Writing excuses

Clôture de la saison 8 du podcast « writing excuses », animé par Brandon Sanderson, Howard Tayler, Dan Welles et Mary Kowal. Rendez-vous pour la saison 9 pour de nouveaux épisodes !

 

 

Episode 31 : dialog blocking and discussions

Comment bien intercaler les dialogues et les descriptions dans que ça bloque ?

Les descriptions : permets au lecteur de bien situer l’action. Mais mal placé, ça plombe un dialogue. L’inverse est vrai pour les dialogues qui coupent l’action. Les pauses sont nécessaires

De bons dialogues : penser aux actions des personnages (sans en faire trop) et à la manière dont les personnages parlent.

De bonnes descriptions : penser aux petits détails que le personnage va remarquer (un peintre ne sera pas sensible aux mêmes choses qu’un boulanger).

Les pauses dans le dialogue : penser au rythme du dialogue, relire à voix haute pour identifier les passages qui ont besoin d’une pause.

 

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