Tag: Romance

Beyond heaving bosoms, Sarah Wendell et Candy Tan

 

 

Résumé

La romance… Personne n’admet en lire, et pourtant, c’est l’un des genres qui se vend le mieux. Alors qu’en est-il vraiment ?

À travers cet essai, Sarah Wendel et Candy Tan du site Smart Bitches, trashy books se livrent à un tour d’horizon de la romance et essayant d’analyser les différentes tendances de ce genre décrié par les critiques mais aimé des lecteurs.

 

 

Mon avis

Une fois n’est pas coutume, je ne vous propose pas la chronique d’un roman, mais plutôt d’un essai.

J’ai entendu parler de ce livre en écoutant un épisode Writing Excuses, où Mary Robinette Kowal le mentionnait en bien, en disant que pour les gens qui s’intéressent à la romance, c’est un livre très complet et drôle. Et Beyond heaving bosoms (que l’on pourrait traduire par « derrière des poitrines frémissantes) ne m’a déçue.

Je vais l’avouer tout de suite : la romance, ce n’est pas mon truc. Mais, la manière dont Mary Robinette Kowal a présenté le livre m’a donné envie d’y jeter un coup d’œil. Et puis, c’est vrai que la romance, c’est genre dont on prédit régulièrement la belle mort (à défaut de la petite. Ha ha.). Et pourtant, les romances sont toujours là, elles emplissent les étagères et le succès de certains sous-genres [comme la bit-lit] ne semble pas se démentir.

Donc, autant éviter de mourir idiote et rester sur des idées préconçues.

Des préjugés, il y en a beaucoup qui collent à la romance : sous-genre, mal écrit, véhiculant des clichés sexistes… C’est en partie vrai, mais les deux auteurs s’attachent à montrer que la romance est bien plus vaste que ça.

Moi qui n’y connaissais pas grand-chose, j’ai vu avoir un tour d’horizon de l’évolution du genre, depuis les années 70 jusqu’à maintenant. Les smart bitches ont accompli un gros travail de réflexion, visant à cataloguer les différents types de héros et d’héroïnes, les situations « types » qu’on retrouve dans la romance, les archétypes de relations et de décor à la romance. C’est très fouillé, il y a beaucoup d’exemples, ce qui fait que même un néophyte peut s’y retrouver.

Les auteurs ne mâchent pas leurs mots. Certaines choses les agacent au plus haut point [notamment la persistance du héros violeur] et elles ne se gênent pas pour le faire savoir et surtout démontrer pourquoi cet élément leur pose problème.

À l’inverse, elles sont ferventes défenseurs de la romance comme un genre à part entière, très riche et foisonnant, et je dois dire qu’après avoir lu cet essai, quelques-uns des titres cités vont probablement rejoint ma PAL.

Ce qui m’a aussi vraiment plu dans ce livre, c’est le style des Smart bitches : c’est drôle à lire. Elles sont crues, imagées, vachardes et ironiques, à se tordre de rire souvent. Franchement, rien que le style vaut le détour !

Si je devais émettre un bémol, ce serait au niveau de la faction de l’ebook en lui-même. En effet, une partie des notes de bas de page ne fonctionne pas, et les illustrations et schémas ne sont pas lisibles (et impossibles de zoomer avec la liseuse…).

En conclusion : un très bon essai, ludique et fouillé, à recommander à tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, à la romance.

« Sans Ame » (Le protectorat de l’ombrelle T1), Gail Carriger

 

Résumé :

Mademoiselle Alexia Tarabotti a des problèmes. D’abord elle est vieille fille dans l’Angleterre victorienne. Il faut dire qu’avec sa peau sombre d’Italienne, son caractère bien trempé et sa langue acérée, elle n’est pas exactement le meilleur parti. De plus, Alexia Tarabotti est une Sans âme, une paranaturelle. À son contact, vampires et loups-garous perdent tous leurs pouvoirs. Autant dire qu’on l’évite soigneusement. Alors quand un vampire l’attaque pour la mordre, sans paraître savoir ce qu’elle est vraiment, Alexia est forcée de le tuer à coup d’ombrelle et d’épingle à cheveux pour se défendre. Sans le savoir, elle vient de mettre le doigt dans un drôle d’engrenage.

 

Mon avis :

Ça va être simple : j’ai adoré.

 

Pour développer un peu, au départ, j’avais quelques réticences avec le concept du personnage, la fille qui se juge moche (mais qui en réalité à une beauté exotique) et qui n’a pas la langue dans sa poche, je trouvais ça un peu cliché. Mais la narration est absolument irrésistible, et le personnage fort sympathique (une vieille fille, bonne vivante et qui manie l’ombrelle à la perfection que demander de plus). L’auteur n’hésite pas à nous faire partager les pensées d’Alexia, mais aussi à se moquer d’elle et de son fichu tempérament. C’est drôle à lire et très enlevé.

 

J’ai beaucoup aimé la relation avec Lord Maccon, Loup-garou écossais et protecteur de Sa Majesté. Dès qu’ils se voient, lui et Alexia ne peuvent s’empêcher de s’engueuler. Vous imaginez bien que cette inimitié cache bien d’autres sentiments. Sans vouloir spoiler la suite, nous avons droit à quelques scènes grivoises absolument hilarantes (mention spéciale à la « détransformation » de Lord Maccon par Alexia, un soir de pleine lune).

 

Entre le pas de deux de Lord Maccon et mademoiselle Tarabotti, et les mystérieuses disparitions de vampires et de loups-garous, on ne s’ennuie pas du tout (surtout quand le très flamboyant vampire lord Akeldama, ou l’encombrante famille d’Alexia se mêle de la partie).

 

En conclusion :

C’est drôle, malin, enlevé, très bien écrit, ça se savoure comme une friandise. Nul doute que je vais me ruer sur la suite.