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Lectures et visionnages – Janvier 2021

Bonjour à tous

 

On inaugure ce mois-ci un nouveau format sur le site : chaque mois, je listerai ce que j’ai lu comme livres et vu comme films et séries. Jusque-là, rien que du très classique, sauf que pour chaque œuvre, j’essaierai de vous dire ce qu’on peut en tirer niveau écriture.

 

Ça fait un moment que ce format me trotte dans la tête. J’ai réalisé il y a peu que chaque fois que je lis ou regarde quelque chose, j’analyse comment c’est écrit, j’essaye de voir ce que cette œuvre a de bon, etc. J’ai envie de partager ces expériences avec vous et je pense qu’écrire tout ça me permettra en plus de réfléchir plus en profondeur.

 

On commence donc avec la liste de janvier !

 

Livres

 

Au Guet, Terry Pratchett

 

Une société secrète d’encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d’Ankh-Morpork, et lui substituer un roi.

Enfin une affaire à la mesure du capitaine Vimaire, alcoolique frénétique, et de ses non moins brillants adjoints. Et lorsqu’on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l’enquête s’oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu.

Peut-être la collaboration du bibliothécaire de l’Université ne serait-elle pas inutile. Certes, il a depuis quelque temps été métamorphosé en singe, mais qui a vraiment remarqué la différence ?

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Je triche, c’est une relecture ^^. Je relis très souvent mes Terry Pratchett, ça me fait du bien. Il y a toujours quelque chose à apprendre chez lui. Pour ce tome, plusieurs choses.

 

C’est le premier tome d’un nouvel arc dans l’univers du Disque-monde, celui du Guet d’Ankh-Morpok. On a donc une présentation des personnages : Vimaire et son mal-être, Carotte et sa droiture, le duo Chicard/Côlon. C’est une leçon, car cette introduction est maîtrisée et sans temps mort. Pratchett se concentre sur l’essentiel des personnages et les présente en action, plutôt que de s’étendre en description.

 

Ça m’a fait plaisir de relire ce tome aussi, car on voit les jalons de l’évolution pour le guet ; et on admire l’évolution des personnages et de la ville d’Ankh-Morpok par la suite.

C’est d’ailleurs une des choses que j’aime beaucoup dans cette série : c’est un monde qui évolue (en même temps, on se trouve au siècle de la Roussette ^^).

 

 

L’étrange affaire de Spring Heeled Jack, Mark Hodder

 

 

Londres, 1861. Sir Richard Francis Burton, un grand explorateur et un érudit de talent. Sa réputation a été salie et sa carrière ruinée. Il est dans de sales draps. Algernon Charles Swinburne, Un jeune poète prometteur et avide de sensations fortes, disciple du marquis de Sade. Le cognac causera sa perte. C’est le cadet de ses soucis. Les deux hommes sont au cœur d’un empire déchiré par les conflits. D’extraordinaires machines envahissent un monde soumis à des lois des plus répressives. Tandis que certains défendent une société fondée sur le génie créateur, d’autres repoussent les limites de la conscience en ayant recours aux drogues, à la magie et à l’anarchie. Lorsque des loups-garous terrorisent l’East End londonien et que des jeunes filles deviennent la proie d’une effroyable créature nommée Spring Heeled Jack, le duo n’a plus d’autre choix que d’agir. Au plus vite. Tous deux se trouvent confrontés à l’un des événements les plus décisifs de cette époque. Mais la pire de leurs découvertes pourrait bien provoquer la fin du monde tel qu’ils le connaissent… Quand une poignée d’hommes changent l’Histoire, l’Histoire change tous les autres.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Relecture là aussi, parce que je vous prépare une vidéo sur le sujet, sur ma chaîne Youtube. J’y reviendrai dessus plus longuement. Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est un bon roman, qui a en plus une présentation magistrale de son univers.

 

 

Une cosmologie de monstres, Shaun Hamill

 

 

La Famille Turner, de Vandergriff (Texas), se tient sur le seuil d’un monde terrifiant dominé par une cosmologie de monstres. Est-ce le leur ou est-ce le nôtre ?

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Ce livre m’a été offert pour mon anniversaire par ma chère Andréa Deslacs, et je la remercie, car j’ai vraiment apprécié cette histoire.

C’est un livre assez inclassable qui mélange les genres : horreur, chronique familiale, journal intime et tranche de vie. Je le trouve vraiment réussi à ce titre : le mélange passe bien, et se fait de manière très fluide.

La narration est aussi originale : Noah nous raconte son histoire et parle donc à la première personne, mais il narre aussi l’histoire de sa famille et adopte le point de vue des autres membres à la troisième personne. Franchement, rien que pour ça, je vous conseille de le lire !

 

 

Les Enfants de Cernunnos, Tiphaine Levillain

 

 

Le monde de Gaëlle s’effondre lorsque son fils de 17 ans disparaît. Alors que les autorités pensent à une fugue, elle décide d’enquêter par ses propres moyens, plongeant dans les eaux troubles d’une secte mystique dont l’adolescent aurait croisé le chemin.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

J’ai craqué, j’ai pris l’abonnement Rocambole, conseillée par Rachel Fleurotte. Les enfants de Cernunnos est la première série que je lis et qui fais écho à la série Zone Blanche, dont je vous parle plus bas (on scrolle, les amis, on scrolle ^^).

La série est intéressante pour son rythme, mais aussi pour son personnage de mère qui doit faire face à ses erreurs. Tout est très juste au niveau des émotions.

 

 

Films

 

Dans les hautes herbes, Vincenzo Natali

 

Un frère et sa sœur se retrouvent piégés dans un champ au Texas après avoir répondu à l’appel à l’aide d’un jeune garçon.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Un film qui retourne bien la tête, comme je les aime. Pour les connaisseurs, ça m’a un peu rappelé Triangle, de Christopher Smith.

La construction est maligne : on se concentre sur quelques personnages et événements, on limite les lieux, mais on complique avec des retours dans le temps.

Là où le film m’a marquée, ce que son style vient appuyer son propos. Le scénario du film est labyrinthe, et ça se ressent à l’écran : on ne sait jamais où sont les personnages, le champ de hautes herbes bifurque sans cesse… Si les personnages sont perdus à l’écran et doivent lire les indices pour se retrouver, c’est la même chose pour le spectateur, qui doit lui aussi être actif pour reconstituer le puzzle.

 

 

1922 de Zak Hilditch

 

Une série de phénomènes persuadent un homme qu’il est hanté par son épouse dont il a commis le meurtre.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Ce film est une adaptation d’une nouvelle de Stephen King et on ressent la patte du maître dans l’histoire. Le film fait la part belle aux détails et à la vie quotidienne des personnages. Il y a donc le versant horreur, avec cet homme qui a tué sa compagne et se croit hanté par elle, et d’un autre, une peinture de la vie paysanne du midwest dans les années 20.

Personnellement, j’aime beaucoup quand l’horreur est plus que de l’horreur, mais qu’elle dit quelque chose sur nous, notre société ou notre histoire. D’ailleurs, ce n’est pas limité à l’horreur, mais ça s’applique à tous les genres de l’imaginaire : l’une de leurs forces, c’est d’arriver à parler de sujets qui nous touchent à travers l’imaginaire.

J’ai aussi bien aimé l’ambiguïté des éléments fantastiques : on ne sait pas trop si le fantôme est réel ou si le personnage l’hallucine. Dans les deux cas, il y a des éléments.

 

 

Minuit dans l’univers, de George Clooney

 

Dans ce film post-apocalyptique, Augustine, scientifique solitaire basé en Arctique, tente l’impossible pour empêcher l’astronaute Sully et son équipage de rentrer sur Terre. Car il sait qu’une mystérieuse catastrophe planétaire est imminente…

 

Ce qu’on peut en tirer

Quelle déception que ce film ! La bande-annonce m’avait donné envie, ça partait bien, mais en réalité, il ne se passe rien, et je me suis franchement ennuyée (alors que j’aime bien le genre un peu contemplatif).

Pas d’exemple positif dans ce film, mais plutôt une illustration de ce qu’il ne faut pas faire : négliger les conflits et ne pas penser au rythme de son histoire.

Ah oui, et on rajoute : prendre le spectateur pour un idiot incapable d’additionner un et un (pour ceux qui l’ont vu : vous avez été surpris par les révélations ou pas? ).

 

 

In the shadow of the Moon, de Jim Mickle

 

 

Un policier de Philadelphie traque un tueur en série insaisissable dont les crimes suivent le cycle de la lune.

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est un thriller SF de bonne facture, avec un scénario éclaté. C’est bien parce que c’est une histoire en puzzle qu’il faut reconstituer et ça pique l’intérêt. D’un autre côté, cette construction a tendance à hélas éclater le rythme aussi. Si vous voulez travailler sur ce genre d’histoire, c’est un élément à prendre en compte, je pense.

Le retournement de fin était pour moi bien trop évident. C’est dommage, mais ça fait réfléchir aussi sur l’art de camoufler les pistes (là, très clairement, il manquait une ou deux fausses pistes sur l’identité de la jeune femme).

 

 

His House de Remi Weekes

 

 

Après avoir fui les horreurs de la guerre au Soudan du Sud, un jeune couple de réfugiés peine à s’adapter à la vie dans une ville anglaise rongée par un mal profond.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Comme pour 1922, ce film est de l’horreur qui parle de société.

Il y a deux lectures possibles : une classique histoire de fantômes, avec ce couple qui est hanté par un esprit malin. Ou une métaphore des traumas qu’ils ont affrontés.

À travers ce prisme, le film met en scène la douleur d’être réfugié et la difficulté à s’adapter à un nouveau pays (qui n’est d’ailleurs guère accueillant).

Et à nouveau, l’élément fantastique est ambigu : le fantôme est-il réel ou bien résulte-t-il du stress post-traumatique dont semblent souffrir les deux personnages?

 

 

Vampires, de John Carpenter

 

 

Jack Crow est un chasseur de vampires. Après avoir vu ses parents succomber aux dents acérées de l’un d’entre eux, Crow a consacre sa vie a les chasser dans une traque impitoyable qu’il mène depuis des années en compagnie d’une poignée de mercenaires connus sous le nom de Team Crow. À la demande du cardinal Alba, émissaire du Vatican, Crow et ses hommes partent au Nouveau-Mexique avec pour mission de détecter les nids de vampires et de les détruire. Après un nettoyage dans une ferme infestée, la Team Crow se fait attaquer par le grand maitre des vampires, Valek.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Pas le meilleur Carpenter, mais il se laisse voir.

Je le trouve intéressant pour son mélange des genres. On a les codes du western, mais adaptés à une chasse aux vampires.

Il est aussi crucial pour l’historique du genre. Quand il est sorti en 1998, il était en pleine vague Entretien avec un vampire, qui donnait une image assez romantique des buveurs de sang. Ici, on repart vers un vampire plus sale et poisseux, plus proche du mythe originel également.

Bref, à voir si vous vous intéressez à nos amis les vampires.

 

 

Séries

 

Big mouth S1 et S2, de Nick Kroll, Marck Levine et Andrew Goldberg

Les aventures d’adolescents à l’heure de la puberté.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Un exemple parfait de comédie pour traiter de choses sérieuses.

Non, franchement, c’est le genre de séries que j’aurais adoré voir quand j’étais ado.

C’est méchamment barré, c’est trash, c’est drôle, mais en même temps, ça parle de sujets sérieux qui touchent tout le monde (la puberté, le sexe, la contraception, mais aussi la pression sociale, l’acceptation de soi, la dépression…).

Les personnages sont en plus très bien écrits. Chacun a sa personnalité et ils sont tous attachants à leur façon. Ils sont en plus très variés et du coup, on peut s’identifier au moins à l’un d’eux (moi j’ai un coup de coeur pour Missy).

 

 

 

 

Perdus dans l’espace S1 et S2 de Irwin Allen, Matt Sazama et Burk Sharpless

 

La famille Robinson a été sélectionnée pour avoir la possibilité de reconstruire leur vie dans un monde meilleur dans l’espace. Confrontés à des difficultés, les nouveaux colons vont devoir se serrer les coudes pour pouvoir survivre dans cet environnement hostile situé à des années-lumière.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

On a commencé à regarder ça avec mon mari un peu par curiosité (et parce qu’il avait envie de SF). On a vite continué, car on avait envie d’en savoir plus.

La construction de la série fait que celle-ci est extrêmement addictive. Je m’explique.

Les Robinson doivent résoudre un problème général : quitter la planète et retrouver le vaisseau mère qui les ramènera à la colonie. C’est le but de la saison 1.

Mais chaque épisode est découpé en “problèmes” plus concrets (sortir le vaisseau de la glace, trouver du carburant) et donne donc des objectifs aux personnages. Et au sein de ces objectifs, les personnages doivent résoudre d’autres problèmes, qui parfois s’accumulent.

Ça donne une série très dynamique et qui donne envie de connaître la suite, parce qu’on veut savoir comment ils vont résoudre le problème.

Ajoutez à cela que les personnages sont bien construits et crédibles. Chacun a sa personnalité, ses objectifs, ses forces et ses faiblesses. Mention spéciale au Dr Smith, qui joue le rôle de l’antagoniste.

 

 

Zone Blanche, saison 1, de Matthieu Missoffe

 

 

Villefranche est une petite ville isolée au cœur d’une forêt gigantesque, un labyrinthe vert de milliers d’hectares rendant toute télécommunication hasardeuse. Cet endroit pas tout à fait comme les autres a ses zones non cartographiées, ses crimes, ses disparitions et autres mystères à élucider, ainsi qu’un taux d’homicides six fois supérieur à la moyenne nationale… Mais à part ça, tout va bien. Pour veiller sur elle, la ville peut compter sur son « shérif », le major Laurène Weiss, une fille du pays forte en gueule et étrangement connectée à la nature.

Au fur et à mesure de ses enquêtes, Laurène Weiss s’enfonce toujours plus loin parmi les arbres pour percer leurs secrets, notamment et en premier lieu celui de son propre enlèvement vingt ans plus tôt.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bonne surprise que cette série policière française de très bonne facture.

Elle se structure en épisodes, chacun développant sa propre enquête, avec toutefois un fil rouge dans la saison : la disparition de la fille du maire.

Si les enquêtes sont parfois un peu prévisibles (en même temps, en 50 minutes, dur de multiplier les fausses pistes) et que le retournement de dernier épisode m’a moyennement convaincue (manque de foreshadowing pour moi), la série est intéressante à deux niveaux.

Les personnages renouvellent les archétypes du genre. On a la fliquette sérieuse avec un lourd passé, le procureur un peu fantasque, le vieux flic qui a tout vu, le grand costaud un peu bourru. Bref, des archétypes qu’on a déjà vus. Mais ici, ils sont tous traités avec un petit twist. Laurène, la gendarme a un lien étrange avec la forêt et des intuitions fulgurantes, dont elle se sert pour résoudre les enquêtes. Le procureur a beau être fantasque, il est très cartésien et refuse de se laisser prendre au surnaturel. Le vieux gendarme est en réalité assez compétent (ce qui change agréablement !), il est la voie de la raison et est très bien intégré dans la communauté, ce qui lui offre un rôle non négligeable au sein de la brigade. Le grand costaud bourru est ouvertement gay dans cette petite ville. Bref, les personnages vont plus loin que ce qu’on a l’habitude de voir dans ce genre.

De plus, on comprend très vite l’attachement qu’ils ont les uns envers les autres. On les voit aussi beaucoup interagir avec les membres de la communauté et on comprend qu’ils font vraiment partie de ce territoire. Ils ont un bon capital sympathie.

Autre chose qui m’a plu dans cette série, c’est le traitement très subtil du fantastique.

Dès les premières images, on pressent que quelque chose de surnaturel habite la forêt qui entoure Villefranche. Cette présence se retrouve tout au long de la série, à travers la manière dont la forêt est filmée, à travers l’omniprésence des animaux, notamment des corbeaux. On a l’impression d’une présence invisible, mais qui a une influence cruciale sur la vie des habitants.

D’ailleurs, les habitants ont tous plus ou moins conscience de cet aspect magique de la forêt : c’est intégré dans leur vie quotidienne ou dans leurs coutumes.

La fin de la saison 1 laisse pressentir un virage plus surnaturel pour la saison 2, que j’ai hâte de découvrir.

 

 

Le jeu de la dame, de Scott Frank et Allan Scott

 

En pleine Guerre froide, le parcours de huit à vingt-deux ans d’une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.

 

Ce qu’on peut en tirer

Si on m’avait dit que j’allais adorer une série sur les échecs…

Très bon moment que cette série, extrêmement fine au niveau de l’écriture de ses personnages. Rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir et la série arrive à nous faire plonger dans la vie de cette jeune femme aussi géniale que troublée.

J’ai aussi beaucoup aimé la manière de mettre en scène les affrontements pour que ça reste compréhensible même si on y connaît rien en échecs (c’est mon cas). Je pense d’ailleurs faire une vidéo plus longue sur le sujet.

 

 

 

Russian Doll de Natasha Lyonne, Amy Poehler, Leslye Headland

 

 

Une femme prise au piège d’une mystérieuse boucle revit sans cesse une nuit de fête à l’issue de laquelle elle meurt… avant de se réveiller le lendemain, indemne.

 

Ce qu’on peut en tirer

J’étais un peu réticente sur cette série, car je craignais que ça soit vite répétitif, mais ce n’est pas le cas. Le format court (8 épisodes d’une trentaine de minutes) y est pour beaucoup, mais l’écriture est très maligne aussi. On suit les pas de Nadia qui se retrouve piégée dans une boucle temporelle. On découvre les règles de cette boucle et quand elle et le spectateur pensent avoir compris de quoi il retourne, un nouvel élément change la donne. Même si les événements se répètent, il y a toujours des variantes qui font qu’on ne s’ennuie jamais.

Les personnages sont aussi très bien écrits : ils sont attachants malgré leurs défauts (ou peut-être à cause de leurs défauts) et on a plaisir à les suivre.

La série exploite aussi très bien le comique de répétition. Quant aux dialogues, il y a de bonnes punchline et chaque personnage a sa voix.

 

 

Alice in Borderland

 

 

Un jeune homme passionné de jeux vidéo se retrouve avec ses deux amis dans un Tokyo alternatif où ils doivent disputer de dangereuses parties pour survivre.

 

Ce qu’on peut en tirer

Une série regardée un peu par hasard et qui s’est révélée assez addictive.

Même si les personnages sont un peu caricaturaux, que les acteurs surjouent et qu’il y a des moments un peu tirés par les cheveux, je recommande le visionnage. Outre qu’il s’agit d’un bon divertissement, la série utilise très bien le principe du “Midpoint”.

J’ai découvert ce principe dans le livre de John York, Into the woods (j’ai d’ailleurs fait un article sur le sujet). En gros, un bon midpoint, c’est il y a un événement vers le milieu de l’histoire qui va relancer l’intrigue et donner de nouveaux enjeux. Or, il se trouve que chaque épisode d’Alice in Borderland a ce midpoint et que la saison 1 en elle même a un midpoint (fin de l’épisode 3 et épisode 4).

Chaque épisode se termine aussi sur un élément qui relance en lui-même l’intrigue et prépare l’épisode suivant (ou la saison suivante). Très franchement, c’est hyper intéressant à voir mis en œuvre !

 

 

The mandalorian S2, de Jon Favreau

 

 

Après les événements de la saison 1, le mandalorien se retrouve à nouveau à protéger l’enfant et se trouve investi d’une nouvelle mission : chercher des jedis à qui confier ce dernier.

 

Ce qu’on peut en tirer

J’avais beaucoup aimé la saison 1 et la saison 2 continue sur la même lancée.

La série est très efficace niveau rythme : il n’y a pas de temps mort, il y a un fil rouge tout au long de la saison (retrouver les jedis), mais chaque épisode a sa cohérence interne (mon mari m’a fait remarquer que ça ressemblait un peu aux quêtes des jeux vidéos).

Là où The Mandalorian est très fort, c’est que la série parvient à la fois à contenter les fans de Star Wars (j’avoue, j’ai couiné quand Bo Katan dit à Mando d’aller retrouver Ahsoka Tano), sans perdre les non-fans pour autant. Pour revenir à mon mari, il n’est pas du tout fan de Star Wars, mais a eu plaisir à suivre la série (oui, je me sers de lui comme cobaye ^^)

Une autre chose qui m’a plu, c’est la diversité des personnages et le côté progressiste qu’on sent dans leur écriture. Il y a des rôles féminins badass, sans que leur compétence soit remise en question à aucun moment ou qu’elles soient sexualisées. Et ça, c’est cool. Et quant au Mandalorien, je trouve que c’est une figure paternelle originale et terriblement attachante. Et ça aussi, c’est cool.

 

 

 

En vrac

 

J’ai vu les deux derniers Jumanjis avec The Rock. Pas les films du siècle, mais d’honnêtes divertissements, bien ficelés et qui nous ont fait passer un bon moment.

 

On a abandonné la série “L’autre côté”. Ça partait bien pourtant, avec une Espagne dystopique sous junte militaire et le destin des différents membres d’une famille. Mais pour moi, il y a trop d’incohérences, c’était trop tiré par les cheveux et aucune surprise dans le déroulé. Donc, série abandonnée au bout de 4 épisodes.

 

On a aussi abandonné “Warrior Nuns”. Ça partait bien avec des nonnes qui tabassent du démon. Mais le personnage principal est vite agaçant et, passé un bon démarrage, l’intrigue patine et se concentre plus sur les états d’âmes de tout le monde que sur la résolution des conflits.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. J’espère que ce format d’article vous parle et vous plaît. Moi en tout cas, j’ai beaucoup apprécié de faire cette liste et d’essayer de réfléchir vraiment à ce qu’on peut tirer en leçon d’écriture de ce qu’on regarde et qu’on lit. 

 

Rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article !

 

 

Les oubliés d’Ushtar – Emilie Querbalec

Résumé

Ushtâr, planète-océan des confins.

Lorsque, après une guerre aussi brève qu’inégale, le Gouvernement tombe aux mains du régime autoritaire et ultra-patriarcal d’Albâr, Gul-Yan n’a d’autre choix que de fuir avec les autres Infants. Objectif : sauver la Gemme de Vie, dépositaire de la mémoire de son peuple. Mais cette évacuation ne se déroule pas comme prévu…

Dans les méandres d’une cité à moitié engloutie, la traque commence. Or, rien n’arrête les Nadjams, ces soldats programmés pour tuer.

Rien, sauf peut-être l’Arme-Vie. Mais celle-ci n’est-elle pas une simple légende ?

 

 

Mon avis

Je connais la plume d’Émilie Querbalec par le magazine Etherval. J’avoue que j’apprécie sa sensibilité et son côté à la fois très fluide et très ciselé.

J’ai été heureuse de la retrouver dans ce roman : c’est vraiment très bien écrit, sans jamais être lourd. Les descriptions sont splendides, délicates et poétiques, ça se lit tout seul.

 

J’ai aussi aimé l’univers décrit, il est très riche et assez original (inspiré des philosophies orientales, il me semble).

On sent que c’est travaillé et qu’il y a eu des heures de recherches et de réflexion pour livrer un tout cohérent : il y a une attention aux détails, notamment de la vie quotidienne, à la philosophie, qui fait vraiment exister Ushtar.

 

J’ai eu un peu plus de mal à accrocher aux personnages principaux : j’ai trouvé que Gul-Yan et Illâan étaient un peu lisses, un peu trop archétypaux.

J’ai trouvé les personnages secondaires plus intéressants, notamment la matria Pi-Yan et le clone Joon-One. La matria est une femme forte, qui se retrouve à devoir naviguer en politique à choisir entre ses croyances et son but final. Ses doutes et ses peurs sont très bien rendus.

Joon-One est un clone dévoué fanatiquement à l’empire d’Albâr. Mais il entre en contact avec une gemme-mémoire et récupère une voix qui va le faire douter et remettre en question ce en quoi il croit. De tous les personnages, j’ai trouvé que c’était celui qui évoluait le plus et qui m’a le plus touché.

 

Malgré un départ très fort, l’histoire se déroule de manière assez lente, sans que ce soit une critique, car cet aspect un peu contemplatif sert les thèmes généraux du roman (la mémoire d’un peuple, le choix, la place d’un individu dans une société).

Je regrette quand même que l’intrigue manque un peu de surprise et de rebondissements. Je regrette aussi que beaucoup des noms aient des consonances similaires, ce n’est pas évident pour se repérer !

Les meurtres de Molly Southborne – Thade Thompson

 

Résumé

Molly est frappée par la pire des malédictions. Aussi les règles sont-elles simples, et ses parents les lui assènent depuis son plus jeune âge. Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bas-toi. Ne saigne pas. Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent. Si tu trouves un trou, va chercher tes parents. Molly se les récite souvent. Quand elle s’ennuie, elle se surprend à les répéter sans l’avoir voulu… Et si elle ignore d’où lui vient cette terrible affliction, elle n’en connaît en revanche que trop le prix. Celui du sang.

 

Mon avis

Pour un voyage en train, j’avais sélectionné cette novella de la collection « Une heure lumière » du Belial, parce que le résumé m’inspirait.

 

Le texte est effectivement assez court et se lit en un peu plus d’une heure. C’est donc très prenant et sans temps mort.

 

On découvre donc l’histoire de Molly, qui est victime d’une étrange affliction : dès qu’elle saigne, elle crée un clone d’elle-même qui va chercher à la tuer. Heureusement pour elle, elle peut compter sur ses parents, notamment sur sa mère, une femme au passé trouble experte en combat et en armes.

 

Le début décoiffe, on ne sait pas trop ce qui se passe et d’où vient cette malédiction. On suit Molly au fur et à mesure qu’elle en découvre l’ampleur et qu’elle et ses parents établissent des règles pour survivre.

C’est brut de décoffrage, assez gore par moment et ça a un côté à la fois film d’horreur et conte de fées.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette partie.

 

J’avoue avoir moins accroché au dernier tiers, j’ai trouvé que l’intérêt retombait un peu et je n’ai pas entièrement était convaincue par la fin (il y a un retournement que j’avais vu venir dès le début) et par l’explication de cette malédiction.

 

Malgré tout, c’est un texte que je recommande si vous cherchez une histoire courte et palpitante.

Killjoys

Aujourd’hui, il ne sera pas question de livres, mais plutôt d’une série télévisée que j’ai vraiment envie de faire connaître : Killjoys.

 

Killjoys est une série de science-fiction qui a débuté en 2015 et vient de se terminer. Elle est réalisée par Michelle Lovretta et compte 5 saisons de 10 épisodes chacune.

 

Ma chronique du jour aura pour but de vous expliquer pourquoi cette série est vraiment chouette et pourquoi il faut la voir.

 

Une histoire prenante

 

 

Killjoys se déroule dans un système planétaire fictif : le Quad, composé de 4 planètes (d’où le nom). On suit les aventures d’un trio de Killjoys (les chasseurs de prime locaux) chargés de retrouver des criminels en fuite. Il y a Dutch, belle jeune femme experte en combat au passé très mystérieux, Johnny, son partenaire un peu geek et D’Avin, le frère de ce dernier, ex-militaire à la carrière très mouvementée.

 

Le début de l’histoire est assez convenu, et je craignais d’avoir une énième histoire avec des héros badass et méchants, mais tout au fond avec un cœur d’or.

Assez rapidement, j’ai été conquise. Le passé de Dutch revient la hanter sous la forme de boîtes rouges laissées à son intention par Khlyen, son ancien mentor/figure paternelle avec qui elle entretient des rapports très conflictuels, mêlés d’amour et de haine.

Son  histoire, et celle de D’Avin, ont des points communs et se dessine petit à petit une trame plus grande.

Sans spoiler, disons qu’au fil des épisodes et des saisons, on approfondit l’univers et surtout ce qui s’est passé dans le Quad des siècles auparavant, et qui revient hanter les personnages dans le présent.

C’est bien addictif,  notamment la dernière saison, qui abandonne le format « monster of the week » qui prévalait jusque là pour livrer un feuilleton où on n’a qu’une seule envie : savoir la suite.

 

 

Des personnages attachants

 

L’histoire m’a plu dès le début, mais ce qui m’a vraiment poussée à continuer la série, c’est les personnages. Ils sont vraiment réussis.

 

Si on reprend le postulat de départ, on pourrait se retrouver avec de gros stéréotypes, mais non.

Dutch est une femme d’action, mais aussi une princesse, élevée dans un milieu où on lui a appris l’art de tuer et d’épouser des rois (si, si). Elle est à la fois forte et très féminine, elle a ses fêlures, ses moments de doute et un attachement viscéral à son équipe, qui la rendent très humaine.

Johnny est un geek, qui a une drôle de relation avec l’IA de son vaisseau (l’amour de sa vie, presque), mais il est aussi un homme d’action qui sait se débrouiller et qui de temps à autre, sauve même les autres (et qui s’en vante beaucoup par la suite).

 

D’Avin aurait peu être la caricature de héros sombre et tourmenté, mais malgré son passé compliqué, il est ouvert, bon vivant avec la tête sur les épaules et il a un humour assez féroce, dont son frère Johnny est la première cible.

 

Autour du trio central gravitent un certain nombre de personnages assez colorés : Pree le gérant du bar local (qui lui aussi a un passé assez mouvementé), Zeph, scientifique de génie qui a un peu de mal avec les interactions sociales, Della Seya, une vraie garce de la noblesse de Qresh, le mystérieux Khlyen, qui aime sincèrement Dutch mais n’hésitera pas à la faire souffrir.

Pree dans toute sa splendeur

Les personnages sont tous travaillés et tous attachants à leur manière. Même les méchants et les méchantes. Si, si.

J’avoue que mes coups de cœur vont à Johnny, Pree (qui est absolument fabuleux), Delle Seya (une vraie saloperie, mais tellement jouissive à regarder) et Aneela (celle-là, je ne peux pas vous en parler sans spoiler, mais elle est magique et son actrice est exceptionnelle).

De l’humour

 

Killjoys est certes une série SF bourrée d’action et de retournements, mais c’est aussi une comédie.

 

L’humour passe principalement par les personnages, qui ont une fâcheuse tendance à se vanner allégrement, ou à commenter les situations où ils se trouvent de manière très piquante.

C’est parfois très humour noir (ce que j’apprécie), c’est vraiment drôle et vif et franchement, je me suis payé plusieurs fou-rires au cours de cette série.

 

Un fanservice égalitaire

 

La série Killjoys, comme beaucoup de séries, joue pas mal sur le fanservice. Mais, ce que j’apprécie, c’est qu’il ne se fait jamais au détriment de l’histoire, et qu’il est égalitaire. Les filles comme les hommes assurent le fanservice, et il y en a pour tous les goûts.

 

Que vous aimiez les guerrières, les nobles arrogantes, les médecins de terrain ou les geekettes, vous aurez de quoi faire.

Si vous êtes plus gay flamboyant, homme en uniforme, jeune garçon timide ou silver fox, il y aura forcément quelque chose pour vous plaire. Si, si, je vous l’assure.

 

C’est vraiment chouette que le fanservice ne soit pas uniquement destiné à un public mâle hétérosexuel. Ça repose.

 

Un souci de représentativité

 

Derrière ce fanservice égalitaire, on distingue aussi un souci de représentativité dans la série.

 

Les personnages féminins sont bien représentés et ne servent pas qu’à faire joli.

L’équipe des Killjoys est dirigé par Dutch, et les deux garçons lui obéissent sans que ça soit discuté, c’est un état de fait.

Les autres personnages ne sont pas en reste : Pawter est une médecin qui intervient dans les endroits les moins recommandables du Quad, Delle Seya est la chef d’une importante famille, Zeph commence comme apprentie Killjoy avant de prendre du galon. Bref, pas de potiche, vous l’aurez compris.

J’ai lu à ce titre un article qui faisait un parallèle entre Killjoys et d’autres séries comme Dark Matter ou Orphan Black, et où là aussi les femmes avaient un rôle prédominant (et assuraient des rôles de leader sans que personne y trouve rien à redire). C’est une évolution qui fait plaisir à voir.  

 

Autre représentativité : il y a des personnages de couleur : l’actrice principale, Hannah John-Kamen est d’origine nigériane et norvégienne, Pree est joué par un acteur noir. Fancy Lee par un acteur d’origine coréenne, Delle Seyah par une actrice d’origine vietnamienne. Le casting est loin d’être tout blanc ici.

 

L’univers de Killjoys apparaît aussi comme assez tolérant au niveau de la sexualité. La prostitution n’est pas stigmatisée, les « kinks » comme le BDSM ont l’air aussi de ne pas susciter de foudres des gardiens moraux.

La série présente aussi plusieurs personnages LGBT. Il y a un personnage bisexuel, un couple gay (qui reste ensemble jusqu’à la fin et ne meurt pas !) et aussi une relation lesbienne. Celle-ci est très intéressante parce que l’amour de ces deux femmes les transcende et les fait toutes les deux évoluer pour le meilleur (la scène finale qu’elles partagent est vraiment très belle).

Killjoys met aussi en scène l’homoparentalité, avec un enfant qui a donc deux mères biologiques et un père (ça fait sens dans le contexte, je vous le promets) et mis à part des circonstances un peu particulière pour la conception et la naissance, cette parentalité ne pose aucun problème. Et le garçon en question est très fier de ses deux mamans (il faut dire qu’elles sont badass).

Voilà, j’espère avec cette chronique vous avoir donné envie de voir cette série. En tout moi je me suis régalée à la voir !

 

La dernière colonie, John Scalzi

 

Résumé

Je m’appelle John Perry. J’ai quatre-vingt-huit ans, dont soixante-quinze passés sur Terre, six dans les Forces de défense coloniale et bientôt huit comme colon sur la planète où je vis avec ma femme Jane, ex-lieutenant des Brigades fantômes, et ma fille adoptive Zoé. Ce monde, nous le quittons demain pour nous en aller fonder la nouvelle colonie de Roanoke. Étrange colonie, Roanoke, condamnée à l’isolement, un pion dans le jeu que mène l’arrogante Union coloniale contre les quatre cent douze espèces extraterrestres du Conclave. L’enjeu ? La survie d’une communauté de pionniers, mais aussi l’avenir de l’espèce humaine dans la Galaxie.

 

Mon avis

 

J’avais bien aimé le premier tome de cette série et beaucoup le deuxième, on repart pour le troisième tome, qui reprend le héros du premier : John Perry.

 

Suite aux événements de Brigades Fantômes, Jane Sagan a pris sa retraite et a épousé John. Ensemble, ils ont adopté Zoé, la fille du traître Charles Boutin, et tout ce petit monde coule des jours heureux sur une nouvelle colonie.

Mais le répit est de courte durée : la famille est recrutée pour superviser une nouvelle colonie humaine : Roanoke.

Sans spoiler l’un des twists de l’histoire, disons que cette aventure ne va pas être de tout repos et que John va réaliser très vite qu’en plus des dangers de la colonisation, ils vont devoir affronter ceux de la politique.

 

Le début est un peu long, mais c’est une critique que j’avais déjà fait pour les tomes précédents. Il faut le temps que l’intrigue s’installe, qu’on présente les nouveaux personnages ainsi que les enjeux de cette colonisation.

Une fois que l’intrigue est lancée par contre, ça s’enchaîne bien et sans temps mort. On découvre en même temps que Perry à quel  point lui et ses colons sont dans la panade. Le jeu de l’UC se dévoile petit à petit et c’est une véritable course contre la montre pour survivre.

 

L’univers s’approfondit un peu plus avec ce tome, qui explore vraiment les magouilles de l’UC ainsi que le rôle du Conclave (dont l’existence a été dévoilée dans le tome 2).

 

On découvre aussi Zoé, qui est ici une adolescente et qui doit gérer à la fois le stress de la colonisation et celui d’être une sorte de déesse vivante pour les Obins. Elle s’en tire plutôt bien et est assez équilibrée, sûrement grâce à ses parents adoptifs. Leur relation est très juste et touchante en tout cas.

Dans les nouveaux venus, j’ai beaucoup aimé Savitri, secrétaire de John Perry, à la fois caustique et hyper efficace, j’espère qu’on la reverra.

 

La fin ouvre de nouvelles possibilités sur la série, quelques questions pour moi restent en suspens (notamment l’histoire des bestioles sur la planète qui boulottent les colons) et j’ai hâte de voir comment ça va évoluer.

Prochaine lecture donc, Zoé, qui raconte une partie des événements du point de vue de la fille adoptive de John !

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