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La Routine de l’apocalypse

Que feriez-vous si anges et démons débarquaient un jour pour détruire la Terre? Comment survivre à ce monde dévasté? 

 

 

C’est à cette question qu’Isa et ses frères s’efforceront de répondre dans La Routine de l’apocalypse !

 

Je suis très heureuse que cette nouvelle figure au sommaire du dernier numéro de la revue Légende ! C’est une nouvelle que j’ai eu grand plaisir à écrire et qui rassemble des thèmes qui me sont chers : personnage féminin débrouillard, action et humour.

 

Pour la lire, et découvrir aussi les autres textes et articles, c’est par ici !

 

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, La Routine de l’apocalypse est aussi sélectionnée pour le tournoi des nouvellistes !

On souhaite bonne chance à Isa et à ses frangins, et que le meilleur gagne !

 

 

Lecture et visionnage – juin 2021

Bonjour à tous !

 

On se retrouve pour une nouvelle liste de lecture et de visionnage pour le mois de juin.

 

C’est parti !

 

Livres

 

La chose, John W. Campbell

 

 

En Antarctique, quelque part. Enfoui sous la glace, aux abords d’un artefact aux allures de vaisseau spatial, des scientifiques découvrent un corps congelé — gisant là, sans doute, depuis des millions d’années. Un corps résolument inhumain. Résolument… autre. Le choix est alors fait de ramener la stupéfiante découverte à la station pour étude. Douvement, la gangue de glace autour de la créature commence à fondre, libérant peu à peu cette totale étrangeté à l’aspect terrifiant. Et les questions de traverser l’équipe de chercheurs : qu’est-ce que cette chose ? Comment est-elle arrivée là ? Et après tout, est-elle seulement morte ? N’ont-ils pas mis au jour la plus épouvantable des abominations — une horreur proprement cosmique ?

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Je suis une grande fan du film de Carpenter, qui est une adaptation de cette novella, aussi quand j’ai vu qu’elle était rééditée par Le Belial dans leur collection Une Heure lumière, j’ai foncé.

 

C’est une novella assez dense, avec beaucoup de personnages, et j’ai eu du mal à m’y retrouver. Il y a des moments où c’est assez confus et où on ne comprend pas bien ce qui se passe (ou alors c’est moi qui suis vraiment crevée, ce qui est aussi une possibilité ^^)

 

Mais par contre, il y a deux aspects qui m’ont beaucoup plu.

Le premier, c’est cette lente montée de l’horreur et de la tension. Au fur et à mesure que la chose infecte animaux et humains, la paranoïa croit jusqu’au dénouement. C’est vraiment bien mené et on comprend en quoi cette novella est une des fondatrices de l’horreur SF.

Le deuxième, c’est les descriptions ciselées. En peu de mots, Campbell arrive à rendre une ambiance, décrire un lieu, ou un personnage à travers ses mimiques. Franchement, c’est bluffant et il y a vraiment des leçons à prendre de ce côté-là.

 

 

Encyclopédie du fantastique, Jacques Baudou

 

Ce qu’on peut en tirer

Un livre acheté pour la préparation d’une vidéo et que je recommande franchement si vous vous intéressez au fantastique et à son histoire. On a une présentation des thématiques les plus récurrentes et des monstres les plus connus ainsi qu’un historique du genre. Ma PAL a bien augmenté suite à la lecture de ce livre ^^

 

 

Yiu et Yiu Premières missions

 

En 2166, l’ère de l’apocalypse entre dans sa dernière phase, les Temps Derniers. Dans un monde envahi par les religions, dans une Jérusalem tentaculaire devenue le centre du monde, un dieu dévastateur est créé par un groupuscule religieux fanatique.

Un Antechrist artificiel, Yiu, une tueuse mercenaire à la solde du clergé, achève une mission en éliminant Shu Fat.

Sa dernière mission en cours, avant d’accepter de partir en chasse et d’éliminer le dieu naissant.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série de BD que j’aime vraiment beaucoup et que j’ai relu dans l’ordre chronologique de l’histoire (d’abord 1ères missions, puis la série mère).

 

Franchement, l’histoire est ouf. Pour le coup, le Spin off Premières mission apporte énormément à l’univers principal. C’est un des rares exemples que j’ai pu lire où la série dérivée apporte vraiment un complément. On approfondit l’univers et les personnages et c’est un régal.

 

C’est une série avec un univers qui est dingue, qui mélange SF, post-apo (encore que le monde ne s’est pas vraiment totalement écroulé. C’est juste bien entamé) et mysticisme religieux.

Que ce soit la série mère ou premières missions, le dessin est à tomber.

 

L’héroïne est une badass ultime, mais qui arrive à rester très touchante et humaine. Le personnage est très bien écrit et très complexe.

Je regrette un fan service un peu trop appuyé dans les premiers tomes, mais ça se calme par la suite.

 

La BD est dure à trouver : la série mère est encore en vente, par contre ce n’est pas le cas des premières missions (il me manque le tome sept, snif). Donc si vous les voyez en librairie, foncez !

 

Le dernier Héro, Terry Pratchett

 

 

C’est une légende vivante, le plus grand héros du Disque-monde. Il se souvient encore du temps de la grande aventure. Il se souvient du temps où les héros n’avaient pas à se soucier de clôtures ni de procès ni des contraintes de la civilisation. Il se souvient du temps où l’on ne se faisait pas enguirlander pour avoir abattu des dragons. Mais il ne se souvient pas toujours où il a rangé son dentier. Et c’est agaçant. Alors, à la tête de ses vieux (très vieux) compagnons de la Horde d’Argent, Cohen le Barbare s’est mis en marche pour sa dernière quête. À l’assaut de Cori Celesti, le Moyeu du Disque-monde, la montagne où résident les dieux. Il leur rapporte, lui le dernier héros, ce que le premier leur a volé. Avec les intérêts. On frémit. La fin du monde est proche. Va encore falloir s’y coller. Avec une pléiade de vedettes confirmées, de l’ineffable et calamiteux Rincevent au capitaine Carotte du Guet municipal d’Ankh-Morpork, et l’exceptionnelle participation de Léonard de Quirm, artiste et inventeur génial. Une aventure qui vous entraînera tout autour du Disque et jusqu’à la demeure des dieux…

 

Ce qu’on peut en tirer

J’adore Terry Pratchett. Oui, je sais, à ce stade, ce n’est plus une surprise ^^

 

J’aime ce roman pour deux raisons. La première, c’est les illustrations de Paul Kidby. Je trouve qu’il a merveilleusement réussi à rendre l’univers de Pratchett et à faire exister les personnages (j’adore son Rincevent).

 

La deuxième raison, c’est que c’est un roman que je trouve touchant. Les personnages sont hyper attachants, notamment Cohen et sa horde d’argent.

Ces barbares qui ont vieilli mais qui restent badass, c’est pour moi une parfaite métaphore de la fantasy old school, à base de barbares en pagnes. Ça a vieilli, le monde a changé, mais on l’aime toujours, par Crôm !

 

 

Tuning Wars, Céline Badaroux

 

 

Tuner des navettes spatiales dans une station au fin fond de l’univers ne fait pas toujours rentrer beaucoup d’argent. Alors quand la commande du siècle arrive, Dink, la licorne mécano, et Fluff, le kobold comptable, ne réalisent pas encore que tout va aller de mal en pis… peu importe la quantité de paillettes !

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une aventure assez dingue, un complet mélange des genres comme je les aime : on a une licorne de l’espace, des truands très méchants, une navette à retaper et un kobold comptable.

 

C’est drôle, survitaminé, l’écriture est un vrai régal. Si vous voulez un style familier, mais qui reste littéraire, je vous invite vraiment à découvrir cette série. Franchement, j’ai beaucoup aimé !

 

 

Les Evaporées, Cécile Duquenne

 

Dans un monde post-apocalyptique, le destin croisé de deux femmes. Milla est enceinte et voudrait devenir mémoire vivante comme sa mère avant elle. Nox est une chasseuse, avec pour mission de ramener les femmes enceintes au Bunker pour préserver l’avenir de l’humanité. Mais les envies de la première sauront-elles résister aux convictions de la deuxième ?

 

Ce qu’on peut en tirer

Quelle écriture ! C’est beau, c’est fluide, c’est poétique et sombre en même temps.

Franchement, j’admire le style de Cécile Duquenne et je trouve que ça illustre merveilleusement bien son histoire.

 

L’histoire en question m’a beaucoup plu. On a un côté très glauque et désespéré mais en même temps plein d’espoir et d’envie pour le futur.

Les personnages m’ont énormément touchée. Chacune a ses motivations, ses envies, ses doutes, ça entre en conflit mais aussi en résonance.

 

J’admire aussi cette façon de faire exister un univers en si peu de mots. On découvre comment le monde s’est reconstruit. On comprend l’organisation, les dangers qui guettent les personnages.

C’est très riche : il y a toute une réflexion sur l’identité, les choix, le rapport à la maternité et la pression sociale qu’on impose aux femmes.

 

La fin est absolument magnifique.

 

 

 

Films

 

Mad Max Fury Road, de George Miller

 

 

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Ce film est fou et franchement, il y a plein de leçons d’écriture à en tirer.

 

D’abord, c’est un film qui joue à fond la carte de son concept : du post apo démesuré. Tout est pensé pour mettre le spectateur en immersion dans cet univers : les décors, les costumes, les maquillages, et les véhicules bien sûr.

Il y a vraiment une attention aux détails et c’est bluffant.

 

C’est aussi un film qui joue pas mal sur le non-dit. On ne sait rien de l’histoire de Furiosa, ni de pourquoi elle aide les femmes d’Immortan Joe, à part un « pour la rédemption ». Pareil, on ignore tout de Max (enfin, si, on sait un peu ^^) et de ce qui a pu l’amener là.

Certaines choses dans l’univers ne sont pas vraiment expliquées, et c’est au spectateur de découvrir et de comprendre leur fonctionnement.

J’aime bien quand on ne me prend pas par la main et quand on me laisse me faire mon idée. Surtout avec un univers aussi riche.

 

Ce film est aussi une leçon sur les scènes d’action. C’est le bordel, ça part dans tous les sens, mais ça reste lisible. Toujours.

Franchement, je réfléchis à une manière de transcrire ça sur le papier, parce que ça m’a bluffée.

 

Le film est aussi féministe, ce qui m’a bien plu je dois dire. Ça parle de femmes combattantes, d’esclaves qui décident de prendre leur liberté, d’objectification du corps des femmes mais aussi de matriarcat. C’est une excellente manière de parler de sujets actuels et de société, sous le prisme de l’imaginaire et du divertissement.

 

 

Split de N. Shyamalan

 

 

Kevin a manifesté 23 personnalités devant son psychiatre de longue date, le Dr Fletcher, mais il en reste une, immergée, qui commence à se matérialiser et à dominer toutes les autres. Contraint d’enlever trois adolescentes, dont la volontaire Casey, Kevin se bat pour survivre parmi tous ceux qui évoluent en lui-même…

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bon, c’est pas le film du siècle, mais il faut lui reconnaître qu’il est très efficace.

 

Pas de grosses surprises pour moi, cependant l’intrigue se déroule bien, sans temps mort. Il y a de bons rebondissements et une bonne utilisation du fusil de Tchekhov (dont je vous parlais ici pour un autre film )

 

Malgré tout, ça reste pour moi un produit manufacturé, sans réelle âme, qui vaut le détour surtout pour l’interprétation de James Mc Avoy, qui est vraiment très, très bon. Je pense que rien que pour lui, je regarderai Glass ^^.

 

 

Séries

 

Le serpent, Richard Warlow, Toby Finlay

 

L’histoire de l’escroc Charles Sobhraj et les tentatives remarquables du diplomate néerlandais Herman Knippenberg pour le traduire en justice. Se faisant passer pour un négociant en pierres précieuses, Charles Sobhraj et sa compagne Marie-Andrée Leclerc voyagent à travers la Thaïlande, le Népal et l’Inde entre 1975 et 1976, commettant sur leur passage une série de crimes sur le « Hippie Trail » asiatique.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’ai regardé la série un peu par hasard, parce que j’en avais plutôt entendu du bien, et j’ai vraiment passé un bon moment.

 

La construction rend Le Serpent assez addictif : l’histoire n’est pas linéaire mais avec des flashbacks et des flashforwards. Ça force à rester concentré et on se prend au jeu à essayer de reconstituer les faits.

 

Le personnage principal est à la fois fascinant et répugnant et je pense qu’on peut saluer le jeu d’acteur de Tahar Rahim.

J’aime aussi beaucoup Jenna Coleman et je trouve qu’elle rend le personnage de Marie-Andrée très trouble : est-elle coupable ou simplement effrayée par Charles ?

Par contre, il faut qu’on discute de son accent. Autant elle a un accent français crédible quand elle parle en anglais, mais quand elle parle en français, ça ne va pas du tout ^^

 

Autrement, la série est séduisante parce qu’elle a un côté tranche de vie. On plonge dans le Bangkok des années 70, il y a vraiment un soin minutieux apporté à la reconstitution qui permet de se plonger dans cette époque.

 

 

Snowpiercer (Saison 2)

 

Avec la Belle Alice arrimée au Transperceneige, M. Wilford entreprend de reprendre le contrôle de son train, mais Mel et Layton ne l’entendent pas de cette oreille.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Alors, j’avais beaucoup aimé la première saison, que j’avais trouvé très efficace et percutante, mais là avec la deuxième, je suis plus mitigée. Malgré tout, il y a des leçons d’écriture à en tirer.

 

La série reste très juste au niveau des thèmes : la liberté, le choix, la lutte contre la tyrannie. Ça reste fort, même si parfois ce n’est pas toujours très habile. Il y a des moments de grâce où ça marche bien et d’autres où c’est artificiel et où le propos est assené sans subtilité.

 

Le rythme est bancal. Là aussi, il y a des moments haletants (je pense notamment aux deux derniers épisodes) mais aussi pas mal d’endroits où on a l’impression que la série se perd. La 1ère saison était très nerveuse, et celle-ci s’égare.

 

Côté personnages, c’est un peu le même constat. On a des personnages qui sont vachement approfondis : Till, Audrey, Ruth par exemple, et d’autres qu’on a perdus en route (Mélanie qui est cruellement absente, Miles qui disparaît, l’ex de Till aussi).

Je note tout de même une attention aux personnages féminins, avec des figures fortes et diverses, qui prennent des décisions, les assument et n’hésitent pas à combattre de toutes les manières possibles.

 

Sur Wilford, je suis partagée. Là aussi, il y a des moments où ça passe bien et où toute la démesure et la monstruosité du personnage apparaissent. Et des moments où c’est juste too much.

 

Voilà, ce qui résume la saison, c’est le déséquilibre, avec des moments vraiment bien et d’autres très poussifs.

J’attends de voir quand même ce que donnera la saison 3 et s’ils réussiront à conclure la série de manière satisfaisante.

 

 

 

 

L’irréel : incroyables témoignages

 

 

À travers des reconstitutions glaçantes, des gens ordinaires partagent avec leurs proches les histoires terrifiantes qui les hantent.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bon, on ne va pas se cacher, c’est un peu tout pourri ^^

Le principe est simple : des gens qui racontent à leurs proches les événements surnaturels auxquels ils ont été confrontés. Pas de preuves apportées, pas de mise en doute, juste leur parole (mais au moins, on échappe aux chasseurs de fantômes hystériques avec leurs spirits box et leurs détecteurs de PVE).

 

Mais, la série est intéressante d’un point de vue d’écrivain, parce qu’elle offre un panel assez large de trucs bizarres : fantômes en tout genre, démons, possession, même des aliens.

C’est une bonne manière de trouver de nouvelles idées.

 

Il y a aussi des schémas narratifs qui reviennent : la victime est un enfant, issu d’un foyer dysfonctionnel (c’est hallucinant le nombre de pères absents et/ou violents. Ils sont confrontés à du surnaturel, et leur famille ne les croit pas.

Il y a toujours un moment dans l’histoire où ça s’améliore, avant d’empirer d’un coup et chaque épisode se termine d’une manière ouverte [en gros, rien n’est réglé].

 

Ce qui m’a frappée aussi, c’est que beaucoup de ces cas pourraient être expliqués par des raisons tout à fait rationnelles [trauma psychologique notamment]. C’est une piste à creuser, à mon humble avis, pour donner un peu plus de relief à tout ça.

Et moi en tout cas, j’aurais envoyé tout ce petit monde chez le psy ^^

 

En vrac

 

Plaisir coupable : mon mari et moi on aime bien les nanars, et on a trouvé un nanar de compet sur Netflix. League of Gods.

 

C’est vraiment un bon nanar, parce qu’on sent que ça a été fait avec sérieux et avec âme. On ne s’ennuie pas, ça part dans tous les sens, c’est complètement WTF. Les acteurs sont ou blasés, ou surjouent, les dialogues sont… particuliers. La VF est aux fraises. Bref, tous les éléments d’un bon nanar.

J’ai d’ailleurs fait un live tweet à ce sujet que vous pouvez retrouver ici 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures !!

 

Lectures et visionnages – Janvier 2021

Bonjour à tous

 

On inaugure ce mois-ci un nouveau format sur le site : chaque mois, je listerai ce que j’ai lu comme livres et vu comme films et séries. Jusque-là, rien que du très classique, sauf que pour chaque œuvre, j’essaierai de vous dire ce qu’on peut en tirer niveau écriture.

 

Ça fait un moment que ce format me trotte dans la tête. J’ai réalisé il y a peu que chaque fois que je lis ou regarde quelque chose, j’analyse comment c’est écrit, j’essaye de voir ce que cette œuvre a de bon, etc. J’ai envie de partager ces expériences avec vous et je pense qu’écrire tout ça me permettra en plus de réfléchir plus en profondeur.

 

On commence donc avec la liste de janvier !

 

Livres

 

Au Guet, Terry Pratchett

 

Une société secrète d’encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d’Ankh-Morpork, et lui substituer un roi.

Enfin une affaire à la mesure du capitaine Vimaire, alcoolique frénétique, et de ses non moins brillants adjoints. Et lorsqu’on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l’enquête s’oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu.

Peut-être la collaboration du bibliothécaire de l’Université ne serait-elle pas inutile. Certes, il a depuis quelque temps été métamorphosé en singe, mais qui a vraiment remarqué la différence ?

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Je triche, c’est une relecture ^^. Je relis très souvent mes Terry Pratchett, ça me fait du bien. Il y a toujours quelque chose à apprendre chez lui. Pour ce tome, plusieurs choses.

 

C’est le premier tome d’un nouvel arc dans l’univers du Disque-monde, celui du Guet d’Ankh-Morpok. On a donc une présentation des personnages : Vimaire et son mal-être, Carotte et sa droiture, le duo Chicard/Côlon. C’est une leçon, car cette introduction est maîtrisée et sans temps mort. Pratchett se concentre sur l’essentiel des personnages et les présente en action, plutôt que de s’étendre en description.

 

Ça m’a fait plaisir de relire ce tome aussi, car on voit les jalons de l’évolution pour le guet ; et on admire l’évolution des personnages et de la ville d’Ankh-Morpok par la suite.

C’est d’ailleurs une des choses que j’aime beaucoup dans cette série : c’est un monde qui évolue (en même temps, on se trouve au siècle de la Roussette ^^).

 

 

L’étrange affaire de Spring Heeled Jack, Mark Hodder

 

 

Londres, 1861. Sir Richard Francis Burton, un grand explorateur et un érudit de talent. Sa réputation a été salie et sa carrière ruinée. Il est dans de sales draps. Algernon Charles Swinburne, Un jeune poète prometteur et avide de sensations fortes, disciple du marquis de Sade. Le cognac causera sa perte. C’est le cadet de ses soucis. Les deux hommes sont au cœur d’un empire déchiré par les conflits. D’extraordinaires machines envahissent un monde soumis à des lois des plus répressives. Tandis que certains défendent une société fondée sur le génie créateur, d’autres repoussent les limites de la conscience en ayant recours aux drogues, à la magie et à l’anarchie. Lorsque des loups-garous terrorisent l’East End londonien et que des jeunes filles deviennent la proie d’une effroyable créature nommée Spring Heeled Jack, le duo n’a plus d’autre choix que d’agir. Au plus vite. Tous deux se trouvent confrontés à l’un des événements les plus décisifs de cette époque. Mais la pire de leurs découvertes pourrait bien provoquer la fin du monde tel qu’ils le connaissent… Quand une poignée d’hommes changent l’Histoire, l’Histoire change tous les autres.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Relecture là aussi, parce que je vous prépare une vidéo sur le sujet, sur ma chaîne Youtube. J’y reviendrai dessus plus longuement. Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est un bon roman, qui a en plus une présentation magistrale de son univers.

 

 

Une cosmologie de monstres, Shaun Hamill

 

 

La Famille Turner, de Vandergriff (Texas), se tient sur le seuil d’un monde terrifiant dominé par une cosmologie de monstres. Est-ce le leur ou est-ce le nôtre ?

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Ce livre m’a été offert pour mon anniversaire par ma chère Andréa Deslacs, et je la remercie, car j’ai vraiment apprécié cette histoire.

C’est un livre assez inclassable qui mélange les genres : horreur, chronique familiale, journal intime et tranche de vie. Je le trouve vraiment réussi à ce titre : le mélange passe bien, et se fait de manière très fluide.

La narration est aussi originale : Noah nous raconte son histoire et parle donc à la première personne, mais il narre aussi l’histoire de sa famille et adopte le point de vue des autres membres à la troisième personne. Franchement, rien que pour ça, je vous conseille de le lire !

 

 

Les Enfants de Cernunnos, Tiphaine Levillain

 

 

Le monde de Gaëlle s’effondre lorsque son fils de 17 ans disparaît. Alors que les autorités pensent à une fugue, elle décide d’enquêter par ses propres moyens, plongeant dans les eaux troubles d’une secte mystique dont l’adolescent aurait croisé le chemin.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

J’ai craqué, j’ai pris l’abonnement Rocambole, conseillée par Rachel Fleurotte. Les enfants de Cernunnos est la première série que je lis et qui fais écho à la série Zone Blanche, dont je vous parle plus bas (on scrolle, les amis, on scrolle ^^).

La série est intéressante pour son rythme, mais aussi pour son personnage de mère qui doit faire face à ses erreurs. Tout est très juste au niveau des émotions.

 

 

Films

 

Dans les hautes herbes, Vincenzo Natali

 

Un frère et sa sœur se retrouvent piégés dans un champ au Texas après avoir répondu à l’appel à l’aide d’un jeune garçon.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Un film qui retourne bien la tête, comme je les aime. Pour les connaisseurs, ça m’a un peu rappelé Triangle, de Christopher Smith.

La construction est maligne : on se concentre sur quelques personnages et événements, on limite les lieux, mais on complique avec des retours dans le temps.

Là où le film m’a marquée, ce que son style vient appuyer son propos. Le scénario du film est labyrinthe, et ça se ressent à l’écran : on ne sait jamais où sont les personnages, le champ de hautes herbes bifurque sans cesse… Si les personnages sont perdus à l’écran et doivent lire les indices pour se retrouver, c’est la même chose pour le spectateur, qui doit lui aussi être actif pour reconstituer le puzzle.

 

 

1922 de Zak Hilditch

 

Une série de phénomènes persuadent un homme qu’il est hanté par son épouse dont il a commis le meurtre.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Ce film est une adaptation d’une nouvelle de Stephen King et on ressent la patte du maître dans l’histoire. Le film fait la part belle aux détails et à la vie quotidienne des personnages. Il y a donc le versant horreur, avec cet homme qui a tué sa compagne et se croit hanté par elle, et d’un autre, une peinture de la vie paysanne du midwest dans les années 20.

Personnellement, j’aime beaucoup quand l’horreur est plus que de l’horreur, mais qu’elle dit quelque chose sur nous, notre société ou notre histoire. D’ailleurs, ce n’est pas limité à l’horreur, mais ça s’applique à tous les genres de l’imaginaire : l’une de leurs forces, c’est d’arriver à parler de sujets qui nous touchent à travers l’imaginaire.

J’ai aussi bien aimé l’ambiguïté des éléments fantastiques : on ne sait pas trop si le fantôme est réel ou si le personnage l’hallucine. Dans les deux cas, il y a des éléments.

 

 

Minuit dans l’univers, de George Clooney

 

Dans ce film post-apocalyptique, Augustine, scientifique solitaire basé en Arctique, tente l’impossible pour empêcher l’astronaute Sully et son équipage de rentrer sur Terre. Car il sait qu’une mystérieuse catastrophe planétaire est imminente…

 

Ce qu’on peut en tirer

Quelle déception que ce film ! La bande-annonce m’avait donné envie, ça partait bien, mais en réalité, il ne se passe rien, et je me suis franchement ennuyée (alors que j’aime bien le genre un peu contemplatif).

Pas d’exemple positif dans ce film, mais plutôt une illustration de ce qu’il ne faut pas faire : négliger les conflits et ne pas penser au rythme de son histoire.

Ah oui, et on rajoute : prendre le spectateur pour un idiot incapable d’additionner un et un (pour ceux qui l’ont vu : vous avez été surpris par les révélations ou pas? ).

 

 

In the shadow of the Moon, de Jim Mickle

 

 

Un policier de Philadelphie traque un tueur en série insaisissable dont les crimes suivent le cycle de la lune.

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est un thriller SF de bonne facture, avec un scénario éclaté. C’est bien parce que c’est une histoire en puzzle qu’il faut reconstituer et ça pique l’intérêt. D’un autre côté, cette construction a tendance à hélas éclater le rythme aussi. Si vous voulez travailler sur ce genre d’histoire, c’est un élément à prendre en compte, je pense.

Le retournement de fin était pour moi bien trop évident. C’est dommage, mais ça fait réfléchir aussi sur l’art de camoufler les pistes (là, très clairement, il manquait une ou deux fausses pistes sur l’identité de la jeune femme).

 

 

His House de Remi Weekes

 

 

Après avoir fui les horreurs de la guerre au Soudan du Sud, un jeune couple de réfugiés peine à s’adapter à la vie dans une ville anglaise rongée par un mal profond.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Comme pour 1922, ce film est de l’horreur qui parle de société.

Il y a deux lectures possibles : une classique histoire de fantômes, avec ce couple qui est hanté par un esprit malin. Ou une métaphore des traumas qu’ils ont affrontés.

À travers ce prisme, le film met en scène la douleur d’être réfugié et la difficulté à s’adapter à un nouveau pays (qui n’est d’ailleurs guère accueillant).

Et à nouveau, l’élément fantastique est ambigu : le fantôme est-il réel ou bien résulte-t-il du stress post-traumatique dont semblent souffrir les deux personnages?

 

 

Vampires, de John Carpenter

 

 

Jack Crow est un chasseur de vampires. Après avoir vu ses parents succomber aux dents acérées de l’un d’entre eux, Crow a consacre sa vie a les chasser dans une traque impitoyable qu’il mène depuis des années en compagnie d’une poignée de mercenaires connus sous le nom de Team Crow. À la demande du cardinal Alba, émissaire du Vatican, Crow et ses hommes partent au Nouveau-Mexique avec pour mission de détecter les nids de vampires et de les détruire. Après un nettoyage dans une ferme infestée, la Team Crow se fait attaquer par le grand maitre des vampires, Valek.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Pas le meilleur Carpenter, mais il se laisse voir.

Je le trouve intéressant pour son mélange des genres. On a les codes du western, mais adaptés à une chasse aux vampires.

Il est aussi crucial pour l’historique du genre. Quand il est sorti en 1998, il était en pleine vague Entretien avec un vampire, qui donnait une image assez romantique des buveurs de sang. Ici, on repart vers un vampire plus sale et poisseux, plus proche du mythe originel également.

Bref, à voir si vous vous intéressez à nos amis les vampires.

 

 

Séries

 

Big mouth S1 et S2, de Nick Kroll, Marck Levine et Andrew Goldberg

Les aventures d’adolescents à l’heure de la puberté.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Un exemple parfait de comédie pour traiter de choses sérieuses.

Non, franchement, c’est le genre de séries que j’aurais adoré voir quand j’étais ado.

C’est méchamment barré, c’est trash, c’est drôle, mais en même temps, ça parle de sujets sérieux qui touchent tout le monde (la puberté, le sexe, la contraception, mais aussi la pression sociale, l’acceptation de soi, la dépression…).

Les personnages sont en plus très bien écrits. Chacun a sa personnalité et ils sont tous attachants à leur façon. Ils sont en plus très variés et du coup, on peut s’identifier au moins à l’un d’eux (moi j’ai un coup de coeur pour Missy).

 

 

 

 

Perdus dans l’espace S1 et S2 de Irwin Allen, Matt Sazama et Burk Sharpless

 

La famille Robinson a été sélectionnée pour avoir la possibilité de reconstruire leur vie dans un monde meilleur dans l’espace. Confrontés à des difficultés, les nouveaux colons vont devoir se serrer les coudes pour pouvoir survivre dans cet environnement hostile situé à des années-lumière.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

On a commencé à regarder ça avec mon mari un peu par curiosité (et parce qu’il avait envie de SF). On a vite continué, car on avait envie d’en savoir plus.

La construction de la série fait que celle-ci est extrêmement addictive. Je m’explique.

Les Robinson doivent résoudre un problème général : quitter la planète et retrouver le vaisseau mère qui les ramènera à la colonie. C’est le but de la saison 1.

Mais chaque épisode est découpé en “problèmes” plus concrets (sortir le vaisseau de la glace, trouver du carburant) et donne donc des objectifs aux personnages. Et au sein de ces objectifs, les personnages doivent résoudre d’autres problèmes, qui parfois s’accumulent.

Ça donne une série très dynamique et qui donne envie de connaître la suite, parce qu’on veut savoir comment ils vont résoudre le problème.

Ajoutez à cela que les personnages sont bien construits et crédibles. Chacun a sa personnalité, ses objectifs, ses forces et ses faiblesses. Mention spéciale au Dr Smith, qui joue le rôle de l’antagoniste.

 

 

Zone Blanche, saison 1, de Matthieu Missoffe

 

 

Villefranche est une petite ville isolée au cœur d’une forêt gigantesque, un labyrinthe vert de milliers d’hectares rendant toute télécommunication hasardeuse. Cet endroit pas tout à fait comme les autres a ses zones non cartographiées, ses crimes, ses disparitions et autres mystères à élucider, ainsi qu’un taux d’homicides six fois supérieur à la moyenne nationale… Mais à part ça, tout va bien. Pour veiller sur elle, la ville peut compter sur son « shérif », le major Laurène Weiss, une fille du pays forte en gueule et étrangement connectée à la nature.

Au fur et à mesure de ses enquêtes, Laurène Weiss s’enfonce toujours plus loin parmi les arbres pour percer leurs secrets, notamment et en premier lieu celui de son propre enlèvement vingt ans plus tôt.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bonne surprise que cette série policière française de très bonne facture.

Elle se structure en épisodes, chacun développant sa propre enquête, avec toutefois un fil rouge dans la saison : la disparition de la fille du maire.

Si les enquêtes sont parfois un peu prévisibles (en même temps, en 50 minutes, dur de multiplier les fausses pistes) et que le retournement de dernier épisode m’a moyennement convaincue (manque de foreshadowing pour moi), la série est intéressante à deux niveaux.

Les personnages renouvellent les archétypes du genre. On a la fliquette sérieuse avec un lourd passé, le procureur un peu fantasque, le vieux flic qui a tout vu, le grand costaud un peu bourru. Bref, des archétypes qu’on a déjà vus. Mais ici, ils sont tous traités avec un petit twist. Laurène, la gendarme a un lien étrange avec la forêt et des intuitions fulgurantes, dont elle se sert pour résoudre les enquêtes. Le procureur a beau être fantasque, il est très cartésien et refuse de se laisser prendre au surnaturel. Le vieux gendarme est en réalité assez compétent (ce qui change agréablement !), il est la voie de la raison et est très bien intégré dans la communauté, ce qui lui offre un rôle non négligeable au sein de la brigade. Le grand costaud bourru est ouvertement gay dans cette petite ville. Bref, les personnages vont plus loin que ce qu’on a l’habitude de voir dans ce genre.

De plus, on comprend très vite l’attachement qu’ils ont les uns envers les autres. On les voit aussi beaucoup interagir avec les membres de la communauté et on comprend qu’ils font vraiment partie de ce territoire. Ils ont un bon capital sympathie.

Autre chose qui m’a plu dans cette série, c’est le traitement très subtil du fantastique.

Dès les premières images, on pressent que quelque chose de surnaturel habite la forêt qui entoure Villefranche. Cette présence se retrouve tout au long de la série, à travers la manière dont la forêt est filmée, à travers l’omniprésence des animaux, notamment des corbeaux. On a l’impression d’une présence invisible, mais qui a une influence cruciale sur la vie des habitants.

D’ailleurs, les habitants ont tous plus ou moins conscience de cet aspect magique de la forêt : c’est intégré dans leur vie quotidienne ou dans leurs coutumes.

La fin de la saison 1 laisse pressentir un virage plus surnaturel pour la saison 2, que j’ai hâte de découvrir.

 

 

Le jeu de la dame, de Scott Frank et Allan Scott

 

En pleine Guerre froide, le parcours de huit à vingt-deux ans d’une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.

 

Ce qu’on peut en tirer

Si on m’avait dit que j’allais adorer une série sur les échecs…

Très bon moment que cette série, extrêmement fine au niveau de l’écriture de ses personnages. Rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir et la série arrive à nous faire plonger dans la vie de cette jeune femme aussi géniale que troublée.

J’ai aussi beaucoup aimé la manière de mettre en scène les affrontements pour que ça reste compréhensible même si on y connaît rien en échecs (c’est mon cas). Je pense d’ailleurs faire une vidéo plus longue sur le sujet.

 

 

 

Russian Doll de Natasha Lyonne, Amy Poehler, Leslye Headland

 

 

Une femme prise au piège d’une mystérieuse boucle revit sans cesse une nuit de fête à l’issue de laquelle elle meurt… avant de se réveiller le lendemain, indemne.

 

Ce qu’on peut en tirer

J’étais un peu réticente sur cette série, car je craignais que ça soit vite répétitif, mais ce n’est pas le cas. Le format court (8 épisodes d’une trentaine de minutes) y est pour beaucoup, mais l’écriture est très maligne aussi. On suit les pas de Nadia qui se retrouve piégée dans une boucle temporelle. On découvre les règles de cette boucle et quand elle et le spectateur pensent avoir compris de quoi il retourne, un nouvel élément change la donne. Même si les événements se répètent, il y a toujours des variantes qui font qu’on ne s’ennuie jamais.

Les personnages sont aussi très bien écrits : ils sont attachants malgré leurs défauts (ou peut-être à cause de leurs défauts) et on a plaisir à les suivre.

La série exploite aussi très bien le comique de répétition. Quant aux dialogues, il y a de bonnes punchline et chaque personnage a sa voix.

 

 

Alice in Borderland

 

 

Un jeune homme passionné de jeux vidéo se retrouve avec ses deux amis dans un Tokyo alternatif où ils doivent disputer de dangereuses parties pour survivre.

 

Ce qu’on peut en tirer

Une série regardée un peu par hasard et qui s’est révélée assez addictive.

Même si les personnages sont un peu caricaturaux, que les acteurs surjouent et qu’il y a des moments un peu tirés par les cheveux, je recommande le visionnage. Outre qu’il s’agit d’un bon divertissement, la série utilise très bien le principe du “Midpoint”.

J’ai découvert ce principe dans le livre de John York, Into the woods (j’ai d’ailleurs fait un article sur le sujet). En gros, un bon midpoint, c’est il y a un événement vers le milieu de l’histoire qui va relancer l’intrigue et donner de nouveaux enjeux. Or, il se trouve que chaque épisode d’Alice in Borderland a ce midpoint et que la saison 1 en elle même a un midpoint (fin de l’épisode 3 et épisode 4).

Chaque épisode se termine aussi sur un élément qui relance en lui-même l’intrigue et prépare l’épisode suivant (ou la saison suivante). Très franchement, c’est hyper intéressant à voir mis en œuvre !

 

 

The mandalorian S2, de Jon Favreau

 

 

Après les événements de la saison 1, le mandalorien se retrouve à nouveau à protéger l’enfant et se trouve investi d’une nouvelle mission : chercher des jedis à qui confier ce dernier.

 

Ce qu’on peut en tirer

J’avais beaucoup aimé la saison 1 et la saison 2 continue sur la même lancée.

La série est très efficace niveau rythme : il n’y a pas de temps mort, il y a un fil rouge tout au long de la saison (retrouver les jedis), mais chaque épisode a sa cohérence interne (mon mari m’a fait remarquer que ça ressemblait un peu aux quêtes des jeux vidéos).

Là où The Mandalorian est très fort, c’est que la série parvient à la fois à contenter les fans de Star Wars (j’avoue, j’ai couiné quand Bo Katan dit à Mando d’aller retrouver Ahsoka Tano), sans perdre les non-fans pour autant. Pour revenir à mon mari, il n’est pas du tout fan de Star Wars, mais a eu plaisir à suivre la série (oui, je me sers de lui comme cobaye ^^)

Une autre chose qui m’a plu, c’est la diversité des personnages et le côté progressiste qu’on sent dans leur écriture. Il y a des rôles féminins badass, sans que leur compétence soit remise en question à aucun moment ou qu’elles soient sexualisées. Et ça, c’est cool. Et quant au Mandalorien, je trouve que c’est une figure paternelle originale et terriblement attachante. Et ça aussi, c’est cool.

 

 

 

En vrac

 

J’ai vu les deux derniers Jumanjis avec The Rock. Pas les films du siècle, mais d’honnêtes divertissements, bien ficelés et qui nous ont fait passer un bon moment.

 

On a abandonné la série “L’autre côté”. Ça partait bien pourtant, avec une Espagne dystopique sous junte militaire et le destin des différents membres d’une famille. Mais pour moi, il y a trop d’incohérences, c’était trop tiré par les cheveux et aucune surprise dans le déroulé. Donc, série abandonnée au bout de 4 épisodes.

 

On a aussi abandonné “Warrior Nuns”. Ça partait bien avec des nonnes qui tabassent du démon. Mais le personnage principal est vite agaçant et, passé un bon démarrage, l’intrigue patine et se concentre plus sur les états d’âmes de tout le monde que sur la résolution des conflits.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. J’espère que ce format d’article vous parle et vous plaît. Moi en tout cas, j’ai beaucoup apprécié de faire cette liste et d’essayer de réfléchir vraiment à ce qu’on peut tirer en leçon d’écriture de ce qu’on regarde et qu’on lit. 

 

Rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article !

 

 

Les oubliés d’Ushtar – Emilie Querbalec

Résumé

Ushtâr, planète-océan des confins.

Lorsque, après une guerre aussi brève qu’inégale, le Gouvernement tombe aux mains du régime autoritaire et ultra-patriarcal d’Albâr, Gul-Yan n’a d’autre choix que de fuir avec les autres Infants. Objectif : sauver la Gemme de Vie, dépositaire de la mémoire de son peuple. Mais cette évacuation ne se déroule pas comme prévu…

Dans les méandres d’une cité à moitié engloutie, la traque commence. Or, rien n’arrête les Nadjams, ces soldats programmés pour tuer.

Rien, sauf peut-être l’Arme-Vie. Mais celle-ci n’est-elle pas une simple légende ?

 

 

Mon avis

Je connais la plume d’Émilie Querbalec par le magazine Etherval. J’avoue que j’apprécie sa sensibilité et son côté à la fois très fluide et très ciselé.

J’ai été heureuse de la retrouver dans ce roman : c’est vraiment très bien écrit, sans jamais être lourd. Les descriptions sont splendides, délicates et poétiques, ça se lit tout seul.

 

J’ai aussi aimé l’univers décrit, il est très riche et assez original (inspiré des philosophies orientales, il me semble).

On sent que c’est travaillé et qu’il y a eu des heures de recherches et de réflexion pour livrer un tout cohérent : il y a une attention aux détails, notamment de la vie quotidienne, à la philosophie, qui fait vraiment exister Ushtar.

 

J’ai eu un peu plus de mal à accrocher aux personnages principaux : j’ai trouvé que Gul-Yan et Illâan étaient un peu lisses, un peu trop archétypaux.

J’ai trouvé les personnages secondaires plus intéressants, notamment la matria Pi-Yan et le clone Joon-One. La matria est une femme forte, qui se retrouve à devoir naviguer en politique à choisir entre ses croyances et son but final. Ses doutes et ses peurs sont très bien rendus.

Joon-One est un clone dévoué fanatiquement à l’empire d’Albâr. Mais il entre en contact avec une gemme-mémoire et récupère une voix qui va le faire douter et remettre en question ce en quoi il croit. De tous les personnages, j’ai trouvé que c’était celui qui évoluait le plus et qui m’a le plus touché.

 

Malgré un départ très fort, l’histoire se déroule de manière assez lente, sans que ce soit une critique, car cet aspect un peu contemplatif sert les thèmes généraux du roman (la mémoire d’un peuple, le choix, la place d’un individu dans une société).

Je regrette quand même que l’intrigue manque un peu de surprise et de rebondissements. Je regrette aussi que beaucoup des noms aient des consonances similaires, ce n’est pas évident pour se repérer !

Les meurtres de Molly Southborne – Thade Thompson

 

Résumé

Molly est frappée par la pire des malédictions. Aussi les règles sont-elles simples, et ses parents les lui assènent depuis son plus jeune âge. Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bas-toi. Ne saigne pas. Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent. Si tu trouves un trou, va chercher tes parents. Molly se les récite souvent. Quand elle s’ennuie, elle se surprend à les répéter sans l’avoir voulu… Et si elle ignore d’où lui vient cette terrible affliction, elle n’en connaît en revanche que trop le prix. Celui du sang.

 

Mon avis

Pour un voyage en train, j’avais sélectionné cette novella de la collection « Une heure lumière » du Belial, parce que le résumé m’inspirait.

 

Le texte est effectivement assez court et se lit en un peu plus d’une heure. C’est donc très prenant et sans temps mort.

 

On découvre donc l’histoire de Molly, qui est victime d’une étrange affliction : dès qu’elle saigne, elle crée un clone d’elle-même qui va chercher à la tuer. Heureusement pour elle, elle peut compter sur ses parents, notamment sur sa mère, une femme au passé trouble experte en combat et en armes.

 

Le début décoiffe, on ne sait pas trop ce qui se passe et d’où vient cette malédiction. On suit Molly au fur et à mesure qu’elle en découvre l’ampleur et qu’elle et ses parents établissent des règles pour survivre.

C’est brut de décoffrage, assez gore par moment et ça a un côté à la fois film d’horreur et conte de fées.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette partie.

 

J’avoue avoir moins accroché au dernier tiers, j’ai trouvé que l’intérêt retombait un peu et je n’ai pas entièrement était convaincue par la fin (il y a un retournement que j’avais vu venir dès le début) et par l’explication de cette malédiction.

 

Malgré tout, c’est un texte que je recommande si vous cherchez une histoire courte et palpitante.

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