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Les Brigades fantômes – John Scalzi

Résumé

Lors d’une intervention, Jane Sagan, membre des brigades fantômes, apprend qu’un humain, Charles Boutin, a trahi les siens, feint sa mort, et a vendu des secrets sur les technologies des forces coloniales aux aliens.

Afin de savoir ce qui a pu pousser cet homme à trahir, et surtout ce qu’il a pu révéler, sa conscience est implantée dans le corps d’un des nouveau-nés des brigades fantômes. Jared Dirac voit ainsi le jour, ignorant tout du dessein que les autorités ont pour lui.

Restera-t-il fidèle à la race humaine ou, à l’instar de son modèle, trahira-t-il ?

 

Mon avis

J’avais bien aimé le premier tome de cette série, Le vieil homme et la guerre, je rempile donc pour la suite.

 

Changement de programme, car on quitte la narration à la première personne, pour passer sur une narration à la troisième personne qui alterne entre les points de vue.

Ça m’a fait un peu drôle, mais j’ai trouvé que ce mode de narration est adapté pour ce tome.

 

L’histoire se partage donc principalement entre Jane Sagan, rencontrée dans le tome 1, qui supervise le projet Boutin, et Jared Dirac, qui abrite la conscience de Boutin et sert de cobaye aux militaires pour tenter de comprendre ce qui a bien pu se passer.

 

Comme pour le tome 1, j’ai trouvé que l’histoire mettait un peu de temps à démarrer. Il y a pas mal de mise en place, des éléments qui m’ont paru peut-être un peu superflus, l’histoire fait des circonvolutions et je me suis parfois demandé où l’auteur nous emmenait.

C’est quand même plaisant à lire, car ce second tome approfondit énormément l’univers. On voit vraiment le fonctionnement des brigades fantômes de l’intérieur, avec leur utilisation toute particulière des Amicerveaux. On en apprend plus sur la géopolitique de l’univers, sur les relations avec les autres races et la position de l’humanité dans la guerre qui fait rage.

 

L’humour noir et grinçant reste présent dans ce tome, bien qu’un peu moins que dans le premier.

 

Là où je l’ai trouvé très percutant, c’est au niveau des implications philosophiques. On parle de transhumanisme, à travers l’exemple des brigades fantômes. Sont-ils encore humains, sachant qu’ils sont nés avec un amicerveau et qu’ils sont génétiquement modifiés ? Certains ont des corps qui ne ressemblent même plus à des corps d’humains et pourtant, ils se revendiquent toujours comme appartenant à la race humaine. Comment définir cette dernière ?

On parle aussi beaucoup de l’héritage, de l’inné et de l’acquis, et surtout de la notion de choix.

Celle-ci, mise en relation avec les notions d’esclavage, est une question centrale. Les soldats des brigades fantômes sont créés pour défendre l’humanité. On ne leur laisse pas le choix d’aller combattre. Sont-ils des esclaves ? Dans quelle mesure ont-ils une personnalité ? Un véritable libre arbitre ?

J’ai vraiment aimé tout le questionnement induit dans ce roman, d’autant plus que John Scalzi soulève les questions, mais donne la parole ensuite à différents personnages, avec chacun un point de vue sur la question. C’est riche et ça fait réfléchir.

 

Je pense donc que le tome 3 va rapidement rejoindre ma PAL.

 

Le vieil homme et la guerre – John Scalzi

Résumé

J’ai fait deux choses le jour de mes soixante-quinze ans : je suis allé sur la tombe de ma femme. Puis je me suis engagé.

À soixante-quinze ans, l’âge requis, John Perry n’est pas le seul à intégrer les Forces de défense coloniale, billet pour les étoiles, mais sans retour. Rien ne le retient plus sur Terre. Combien d’années peut-il espérer vivre ? S’engager, c’est protéger l’expansion de l’humanité dans la Galaxie, retrouver une seconde jeunesse et, à l’issue du service, obtenir le statut de colon sur une planète nouvelle. Mais qu’advient-il réellement de ces recrues ?

Mon avis

Sur les conseils de Roxanne Tardel, je me suis laissée tenter par ce roman de SF militariste.

Comme elle, je ne suis pas une très grande lectrice de SF et j’ai un peu de mal avec les univers trop militaires. Mais j’avoue que le concept m’a séduite et cette lecture m’a bien plu.

J’ai bien aimé les personnages et je me suis attachée à eux. Ils font vrai, et c’est l’une des grandes forces du roman. Ce sont des gens normaux (dans une enveloppe génétiquement modifiée et ultra performante, il est vrai, mais des gens normaux quand même). Ils ont eu une vie bien remplie, des déceptions, des joies et ils s’engagent dans l’armée et vont être confrontés à l’horreur des combats.

Leurs réactions sont vraiment bien vues, il y a de la peur, de l’incompréhension, mais aussi de la joie et pas mal d’humour. John Perry se fait assez rapidement un groupe d’amis, qui se surnomme les « vieux cons » et ils sont vraiment attachants.

J’ai aussi apprécié l’univers décrit par Scalzi. Dans ce futur lointain, les humains ont colonisé d’autres planètes, mais se heurtent à d’autres races pour qui l’humanité est un rival à éliminer, un ennemi à massacrer, ou un délicieux snack qu’il faut boulotter.

John et ses compagnons se trouvent donc balancés dans des enveloppes ultra améliorées et sont chargés de protéger au mieux les colons.

L’univers décrit est assez sombre et désespérés. Les forces coloniales résonnent en termes de nombre (que ce soit pour les morts chez les colons que pour les pertes chez les soldats) et leur organisation louche quand même vers la dictature. Les humains sont en lutte perpétuelle avec les autres races, sans grand espoir de l’emporter, et les morts que risquent les soldats sont assez horribles.

Malgré tout, il y a beaucoup d’humour dans la narration, de l’humour noir, certes, mais quand même. J’avoue avoir bien rigolé avec les Amicerveaux, des ordinateurs implantés directement dans le cerveau des soldats et qui héritent de doux noms comme Fumier, Sale garce ou Satan. Je crois que j’aurais appelé le mieux Connard ou Saloperie ^^.

Si je faisais un reproche à ce livre, c’est au niveau du rythme : le début est assez long, le temps de mettre tous les éléments en place, et inversement, la fin m’a semblé un peu expédiée.

L’auteur utilise aussi beaucoup les coïncidences. Une fois je veux bien, mais plusieurs fois de suite c’est un peu gros.

Malgré ces bémols, l’histoire et les personnages m’ont plu et je pense m’attaquer au tome 2 très bientôt.

Au sommaire de l’Indé Panda 6

J’ai l’immense plaisir de vous informer que ma nouvelle « Dan » est au sommaire du nouveau numéro du magazine Indé Panda !

 

Vous pourrez donc retrouver gratuitement cette nouvelle de SF, histoire d’un robot un peu trop humain, racontée sous forme de logs informatiques.

 

Le magazine est disponible en téléchargement sur :

 

Amazon

Fnac

Bookeen

Bookelis

 

 

 

Bonne lecture à tous !

L’héritier de Clamoria – Bénédicte Taffin

Résumé

L’intrépide capitaine Akatz Ielena est appelée sur la planète Clamoria. La reine se meurt et le prince héritier a disparu. Dans ce royaume matriarcal, monter sur le trône exige d’être une femme. Le prince doit changer de sexe. Mais la colère gronde chez les hommes, ces citoyens de seconde classe. Ont-ils enlevé le prince pour le soustraire à son terrible destin ? C’est ce qu’Akatz est chargée de découvrir.

 

 

Mon avis

J’ai découvert la plume de Bénédicte Taffin avec La Pucelle et le démon, que j’avais bien aimé. Alors quand je suis tombée sur ce livre, avec une héroïne féline, je me suis laissée tenter.

J’avoue avoir passé un bon moment avec la capitaine Akatz, son IA Polaris et son jeune matelot naïf Isidore (qui porte apparemment très bien le short moulant ^^).

L’univers dépeint ici est assez typique des space operas : un empire galactique, des planètes, des hors-la-loi, une force chargée de faire régner l’ordre. Sauf qu’ici, les femmes dominent la société, depuis qu’on a découvert qu’une particularité physique leur interdisait les voyages spatiaux. Du coup, les femmes sont en position de force et ça se ressent partout, notamment dans le langage, où beaucoup de termes sont féminisés et où, niveau grammaire, le féminin l’emporte sur le masculin.

C’est assez bien vu de l’auteur (ou auteure, ou autrice, faites votre choix), parce que ça amène à réfléchir sur le langage et sur la place du masculin et féminin. Ça désarçonne un peu au début, et puis on s’y fait.

Les hommes sont donc sur la planète Clamoria des citoyens de seconde zone, qu’on soupçonne d’avoir enlevé le prince Arthur afin d’empêcher son changement de sexe.

Je dois dire que je craignais un peu cet axe du roman, j’avais peur que ce soit trop manichéen, mais c’est écrit avec beaucoup de justesse. Les personnages masculins opposés au régime sont assez nuancés, chacun a ses revendications et ses raisons propres pour réclamer plus de droits.

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Le tour de l’univers en 10 puissance – 43 secondes

Résumé

Sareth est Pharaon sur une planète perdue à l’extrémité d’un bras de la Voie lactée. Alors qu’il y fait régner un despotisme pur et dur, il est accidentellement téléporté au centre de la galaxie. Perdu, Sareth va se réfugier dans une bibliothèque de la ville pour tenter de comprendre ce qui lui arrive. Mais sur le point de découvrir le sens de la vie, celui-ci disparaît sous ses yeux…

Mon avis

J’ai entendu parler de ce livre sur Twitter et FB, une de mes amies l’a lu et aimé, alors je me suis lancée, et je ne suis pas déçue de ma lecture.

C’est un livre de SF méchamment barré, dans la lignée de H2G2. Si vous n’aimez pas les aventures déjantées, les personnages hauts en couleur et l’humour décalé, passez votre chemin. Mais, si vous aimez l’absurde, alors ce livre devrait vous parler.

On suit donc Sareth et sa petite bande à la recherche du sens de la vie, jusque-là conservé dans une bibliothèque, qui vient de disparaître. Le groupe va donc sillonner l’univers pour retrouver ce sens de la vie, et ce voyage va les amener à des rencontres plus bizarres les unes que les autres.

On ne s’ennuie donc pas avec ce roman, structuré comme un road trip. Les héros vont de péripéties en péripéties, ça s’enchaîne sans temps morts.

J’aurais presque aimé que l’auteur prenne parfois un peu plus son temps pour planter le décor, et nous laisser une occasion de souffler, mais autrement, je ne me suis vraiment pas ennuyée.

J’ai beaucoup aimé les clins d’œil disséminés partout dans le texte, moi qui suis fan de SF, ça m’a bien fait rire.