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Lecture et visionnage – juin 2021

Bonjour à tous !

 

On se retrouve pour une nouvelle liste de lecture et de visionnage pour le mois de juin.

 

C’est parti !

 

Livres

 

La chose, John W. Campbell

 

 

En Antarctique, quelque part. Enfoui sous la glace, aux abords d’un artefact aux allures de vaisseau spatial, des scientifiques découvrent un corps congelé — gisant là, sans doute, depuis des millions d’années. Un corps résolument inhumain. Résolument… autre. Le choix est alors fait de ramener la stupéfiante découverte à la station pour étude. Douvement, la gangue de glace autour de la créature commence à fondre, libérant peu à peu cette totale étrangeté à l’aspect terrifiant. Et les questions de traverser l’équipe de chercheurs : qu’est-ce que cette chose ? Comment est-elle arrivée là ? Et après tout, est-elle seulement morte ? N’ont-ils pas mis au jour la plus épouvantable des abominations — une horreur proprement cosmique ?

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Je suis une grande fan du film de Carpenter, qui est une adaptation de cette novella, aussi quand j’ai vu qu’elle était rééditée par Le Belial dans leur collection Une Heure lumière, j’ai foncé.

 

C’est une novella assez dense, avec beaucoup de personnages, et j’ai eu du mal à m’y retrouver. Il y a des moments où c’est assez confus et où on ne comprend pas bien ce qui se passe (ou alors c’est moi qui suis vraiment crevée, ce qui est aussi une possibilité ^^)

 

Mais par contre, il y a deux aspects qui m’ont beaucoup plu.

Le premier, c’est cette lente montée de l’horreur et de la tension. Au fur et à mesure que la chose infecte animaux et humains, la paranoïa croit jusqu’au dénouement. C’est vraiment bien mené et on comprend en quoi cette novella est une des fondatrices de l’horreur SF.

Le deuxième, c’est les descriptions ciselées. En peu de mots, Campbell arrive à rendre une ambiance, décrire un lieu, ou un personnage à travers ses mimiques. Franchement, c’est bluffant et il y a vraiment des leçons à prendre de ce côté-là.

 

 

Encyclopédie du fantastique, Jacques Baudou

 

Ce qu’on peut en tirer

Un livre acheté pour la préparation d’une vidéo et que je recommande franchement si vous vous intéressez au fantastique et à son histoire. On a une présentation des thématiques les plus récurrentes et des monstres les plus connus ainsi qu’un historique du genre. Ma PAL a bien augmenté suite à la lecture de ce livre ^^

 

 

Yiu et Yiu Premières missions

 

En 2166, l’ère de l’apocalypse entre dans sa dernière phase, les Temps Derniers. Dans un monde envahi par les religions, dans une Jérusalem tentaculaire devenue le centre du monde, un dieu dévastateur est créé par un groupuscule religieux fanatique.

Un Antechrist artificiel, Yiu, une tueuse mercenaire à la solde du clergé, achève une mission en éliminant Shu Fat.

Sa dernière mission en cours, avant d’accepter de partir en chasse et d’éliminer le dieu naissant.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série de BD que j’aime vraiment beaucoup et que j’ai relu dans l’ordre chronologique de l’histoire (d’abord 1ères missions, puis la série mère).

 

Franchement, l’histoire est ouf. Pour le coup, le Spin off Premières mission apporte énormément à l’univers principal. C’est un des rares exemples que j’ai pu lire où la série dérivée apporte vraiment un complément. On approfondit l’univers et les personnages et c’est un régal.

 

C’est une série avec un univers qui est dingue, qui mélange SF, post-apo (encore que le monde ne s’est pas vraiment totalement écroulé. C’est juste bien entamé) et mysticisme religieux.

Que ce soit la série mère ou premières missions, le dessin est à tomber.

 

L’héroïne est une badass ultime, mais qui arrive à rester très touchante et humaine. Le personnage est très bien écrit et très complexe.

Je regrette un fan service un peu trop appuyé dans les premiers tomes, mais ça se calme par la suite.

 

La BD est dure à trouver : la série mère est encore en vente, par contre ce n’est pas le cas des premières missions (il me manque le tome sept, snif). Donc si vous les voyez en librairie, foncez !

 

Le dernier Héro, Terry Pratchett

 

 

C’est une légende vivante, le plus grand héros du Disque-monde. Il se souvient encore du temps de la grande aventure. Il se souvient du temps où les héros n’avaient pas à se soucier de clôtures ni de procès ni des contraintes de la civilisation. Il se souvient du temps où l’on ne se faisait pas enguirlander pour avoir abattu des dragons. Mais il ne se souvient pas toujours où il a rangé son dentier. Et c’est agaçant. Alors, à la tête de ses vieux (très vieux) compagnons de la Horde d’Argent, Cohen le Barbare s’est mis en marche pour sa dernière quête. À l’assaut de Cori Celesti, le Moyeu du Disque-monde, la montagne où résident les dieux. Il leur rapporte, lui le dernier héros, ce que le premier leur a volé. Avec les intérêts. On frémit. La fin du monde est proche. Va encore falloir s’y coller. Avec une pléiade de vedettes confirmées, de l’ineffable et calamiteux Rincevent au capitaine Carotte du Guet municipal d’Ankh-Morpork, et l’exceptionnelle participation de Léonard de Quirm, artiste et inventeur génial. Une aventure qui vous entraînera tout autour du Disque et jusqu’à la demeure des dieux…

 

Ce qu’on peut en tirer

J’adore Terry Pratchett. Oui, je sais, à ce stade, ce n’est plus une surprise ^^

 

J’aime ce roman pour deux raisons. La première, c’est les illustrations de Paul Kidby. Je trouve qu’il a merveilleusement réussi à rendre l’univers de Pratchett et à faire exister les personnages (j’adore son Rincevent).

 

La deuxième raison, c’est que c’est un roman que je trouve touchant. Les personnages sont hyper attachants, notamment Cohen et sa horde d’argent.

Ces barbares qui ont vieilli mais qui restent badass, c’est pour moi une parfaite métaphore de la fantasy old school, à base de barbares en pagnes. Ça a vieilli, le monde a changé, mais on l’aime toujours, par Crôm !

 

 

Tuning Wars, Céline Badaroux

 

 

Tuner des navettes spatiales dans une station au fin fond de l’univers ne fait pas toujours rentrer beaucoup d’argent. Alors quand la commande du siècle arrive, Dink, la licorne mécano, et Fluff, le kobold comptable, ne réalisent pas encore que tout va aller de mal en pis… peu importe la quantité de paillettes !

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une aventure assez dingue, un complet mélange des genres comme je les aime : on a une licorne de l’espace, des truands très méchants, une navette à retaper et un kobold comptable.

 

C’est drôle, survitaminé, l’écriture est un vrai régal. Si vous voulez un style familier, mais qui reste littéraire, je vous invite vraiment à découvrir cette série. Franchement, j’ai beaucoup aimé !

 

 

Les Evaporées, Cécile Duquenne

 

Dans un monde post-apocalyptique, le destin croisé de deux femmes. Milla est enceinte et voudrait devenir mémoire vivante comme sa mère avant elle. Nox est une chasseuse, avec pour mission de ramener les femmes enceintes au Bunker pour préserver l’avenir de l’humanité. Mais les envies de la première sauront-elles résister aux convictions de la deuxième ?

 

Ce qu’on peut en tirer

Quelle écriture ! C’est beau, c’est fluide, c’est poétique et sombre en même temps.

Franchement, j’admire le style de Cécile Duquenne et je trouve que ça illustre merveilleusement bien son histoire.

 

L’histoire en question m’a beaucoup plu. On a un côté très glauque et désespéré mais en même temps plein d’espoir et d’envie pour le futur.

Les personnages m’ont énormément touchée. Chacune a ses motivations, ses envies, ses doutes, ça entre en conflit mais aussi en résonance.

 

J’admire aussi cette façon de faire exister un univers en si peu de mots. On découvre comment le monde s’est reconstruit. On comprend l’organisation, les dangers qui guettent les personnages.

C’est très riche : il y a toute une réflexion sur l’identité, les choix, le rapport à la maternité et la pression sociale qu’on impose aux femmes.

 

La fin est absolument magnifique.

 

 

 

Films

 

Mad Max Fury Road, de George Miller

 

 

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Ce film est fou et franchement, il y a plein de leçons d’écriture à en tirer.

 

D’abord, c’est un film qui joue à fond la carte de son concept : du post apo démesuré. Tout est pensé pour mettre le spectateur en immersion dans cet univers : les décors, les costumes, les maquillages, et les véhicules bien sûr.

Il y a vraiment une attention aux détails et c’est bluffant.

 

C’est aussi un film qui joue pas mal sur le non-dit. On ne sait rien de l’histoire de Furiosa, ni de pourquoi elle aide les femmes d’Immortan Joe, à part un « pour la rédemption ». Pareil, on ignore tout de Max (enfin, si, on sait un peu ^^) et de ce qui a pu l’amener là.

Certaines choses dans l’univers ne sont pas vraiment expliquées, et c’est au spectateur de découvrir et de comprendre leur fonctionnement.

J’aime bien quand on ne me prend pas par la main et quand on me laisse me faire mon idée. Surtout avec un univers aussi riche.

 

Ce film est aussi une leçon sur les scènes d’action. C’est le bordel, ça part dans tous les sens, mais ça reste lisible. Toujours.

Franchement, je réfléchis à une manière de transcrire ça sur le papier, parce que ça m’a bluffée.

 

Le film est aussi féministe, ce qui m’a bien plu je dois dire. Ça parle de femmes combattantes, d’esclaves qui décident de prendre leur liberté, d’objectification du corps des femmes mais aussi de matriarcat. C’est une excellente manière de parler de sujets actuels et de société, sous le prisme de l’imaginaire et du divertissement.

 

 

Split de N. Shyamalan

 

 

Kevin a manifesté 23 personnalités devant son psychiatre de longue date, le Dr Fletcher, mais il en reste une, immergée, qui commence à se matérialiser et à dominer toutes les autres. Contraint d’enlever trois adolescentes, dont la volontaire Casey, Kevin se bat pour survivre parmi tous ceux qui évoluent en lui-même…

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bon, c’est pas le film du siècle, mais il faut lui reconnaître qu’il est très efficace.

 

Pas de grosses surprises pour moi, cependant l’intrigue se déroule bien, sans temps mort. Il y a de bons rebondissements et une bonne utilisation du fusil de Tchekhov (dont je vous parlais ici pour un autre film )

 

Malgré tout, ça reste pour moi un produit manufacturé, sans réelle âme, qui vaut le détour surtout pour l’interprétation de James Mc Avoy, qui est vraiment très, très bon. Je pense que rien que pour lui, je regarderai Glass ^^.

 

 

Séries

 

Le serpent, Richard Warlow, Toby Finlay

 

L’histoire de l’escroc Charles Sobhraj et les tentatives remarquables du diplomate néerlandais Herman Knippenberg pour le traduire en justice. Se faisant passer pour un négociant en pierres précieuses, Charles Sobhraj et sa compagne Marie-Andrée Leclerc voyagent à travers la Thaïlande, le Népal et l’Inde entre 1975 et 1976, commettant sur leur passage une série de crimes sur le « Hippie Trail » asiatique.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’ai regardé la série un peu par hasard, parce que j’en avais plutôt entendu du bien, et j’ai vraiment passé un bon moment.

 

La construction rend Le Serpent assez addictif : l’histoire n’est pas linéaire mais avec des flashbacks et des flashforwards. Ça force à rester concentré et on se prend au jeu à essayer de reconstituer les faits.

 

Le personnage principal est à la fois fascinant et répugnant et je pense qu’on peut saluer le jeu d’acteur de Tahar Rahim.

J’aime aussi beaucoup Jenna Coleman et je trouve qu’elle rend le personnage de Marie-Andrée très trouble : est-elle coupable ou simplement effrayée par Charles ?

Par contre, il faut qu’on discute de son accent. Autant elle a un accent français crédible quand elle parle en anglais, mais quand elle parle en français, ça ne va pas du tout ^^

 

Autrement, la série est séduisante parce qu’elle a un côté tranche de vie. On plonge dans le Bangkok des années 70, il y a vraiment un soin minutieux apporté à la reconstitution qui permet de se plonger dans cette époque.

 

 

Snowpiercer (Saison 2)

 

Avec la Belle Alice arrimée au Transperceneige, M. Wilford entreprend de reprendre le contrôle de son train, mais Mel et Layton ne l’entendent pas de cette oreille.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Alors, j’avais beaucoup aimé la première saison, que j’avais trouvé très efficace et percutante, mais là avec la deuxième, je suis plus mitigée. Malgré tout, il y a des leçons d’écriture à en tirer.

 

La série reste très juste au niveau des thèmes : la liberté, le choix, la lutte contre la tyrannie. Ça reste fort, même si parfois ce n’est pas toujours très habile. Il y a des moments de grâce où ça marche bien et d’autres où c’est artificiel et où le propos est assené sans subtilité.

 

Le rythme est bancal. Là aussi, il y a des moments haletants (je pense notamment aux deux derniers épisodes) mais aussi pas mal d’endroits où on a l’impression que la série se perd. La 1ère saison était très nerveuse, et celle-ci s’égare.

 

Côté personnages, c’est un peu le même constat. On a des personnages qui sont vachement approfondis : Till, Audrey, Ruth par exemple, et d’autres qu’on a perdus en route (Mélanie qui est cruellement absente, Miles qui disparaît, l’ex de Till aussi).

Je note tout de même une attention aux personnages féminins, avec des figures fortes et diverses, qui prennent des décisions, les assument et n’hésitent pas à combattre de toutes les manières possibles.

 

Sur Wilford, je suis partagée. Là aussi, il y a des moments où ça passe bien et où toute la démesure et la monstruosité du personnage apparaissent. Et des moments où c’est juste too much.

 

Voilà, ce qui résume la saison, c’est le déséquilibre, avec des moments vraiment bien et d’autres très poussifs.

J’attends de voir quand même ce que donnera la saison 3 et s’ils réussiront à conclure la série de manière satisfaisante.

 

 

 

 

L’irréel : incroyables témoignages

 

 

À travers des reconstitutions glaçantes, des gens ordinaires partagent avec leurs proches les histoires terrifiantes qui les hantent.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bon, on ne va pas se cacher, c’est un peu tout pourri ^^

Le principe est simple : des gens qui racontent à leurs proches les événements surnaturels auxquels ils ont été confrontés. Pas de preuves apportées, pas de mise en doute, juste leur parole (mais au moins, on échappe aux chasseurs de fantômes hystériques avec leurs spirits box et leurs détecteurs de PVE).

 

Mais, la série est intéressante d’un point de vue d’écrivain, parce qu’elle offre un panel assez large de trucs bizarres : fantômes en tout genre, démons, possession, même des aliens.

C’est une bonne manière de trouver de nouvelles idées.

 

Il y a aussi des schémas narratifs qui reviennent : la victime est un enfant, issu d’un foyer dysfonctionnel (c’est hallucinant le nombre de pères absents et/ou violents. Ils sont confrontés à du surnaturel, et leur famille ne les croit pas.

Il y a toujours un moment dans l’histoire où ça s’améliore, avant d’empirer d’un coup et chaque épisode se termine d’une manière ouverte [en gros, rien n’est réglé].

 

Ce qui m’a frappée aussi, c’est que beaucoup de ces cas pourraient être expliqués par des raisons tout à fait rationnelles [trauma psychologique notamment]. C’est une piste à creuser, à mon humble avis, pour donner un peu plus de relief à tout ça.

Et moi en tout cas, j’aurais envoyé tout ce petit monde chez le psy ^^

 

En vrac

 

Plaisir coupable : mon mari et moi on aime bien les nanars, et on a trouvé un nanar de compet sur Netflix. League of Gods.

 

C’est vraiment un bon nanar, parce qu’on sent que ça a été fait avec sérieux et avec âme. On ne s’ennuie pas, ça part dans tous les sens, c’est complètement WTF. Les acteurs sont ou blasés, ou surjouent, les dialogues sont… particuliers. La VF est aux fraises. Bref, tous les éléments d’un bon nanar.

J’ai d’ailleurs fait un live tweet à ce sujet que vous pouvez retrouver ici 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures !!

 

Lecture et visionnage – Avril 2021

Bonjour à tous !

 

On repart pour un nouveau mois de lecture et de visionnage

 

Je pense que vous commencez à connaître le principe : je liste ce que j’ai pu lire ou voir au cours du moins et j’essaye d’en tirer des leçons d’écriture.

 

Vous avez déjà pu retrouver certaines des œuvres sur mes réseaux sociaux si vous me suivez (sinon, c’est par ici).

 

C’est parti pour le bilan du mois de mars !

 

 

Lecture

 

 

White Knight, de Sean Murphy

 

 

Dans un monde où Batman est allé trop loin, le Joker doit sauver Gotham ! Le Joker, ce maniaque, ce tueur, celui que l’on surnomme le Clown Prince du Crime… si Batman, le Chevalier Noir, sombre du côté obscur, pourquoi le Joker ne pourrait-il pas sortir de sa psychose et devenir le Chevalier Blanc ? C’est ce qui arrive après qu’un traitement inédit a guéri le Joker et le fait redevenir Jack Napier : un nouveau candidat à la mairie de Gotham !

 

Ce qu’on peut en tirer

On se refait les Gotham et la trilogie de Nolan, donc je tape aussi dans mes comics ^^

Celui-ci est particulier, parce qu’il est autant sur le Joker que sur Batman. Leurs personnalités sont ainsi mises en opposition, la folie de l’un questionne la violence de l’autre.

Le comics interroge sérieusement la question du vigilantisme et de l’impact qu’elle va avoir, à la fois sur la ville et sur la psychologie des super héros.

J’ai beaucoup aimé le traitement d’Harley Quinn dans ce tome : très ambiguë, car on ne sait jamais si elle est vraiment libérée de l’emprise du Joker.

 

 

L’hypnotiseur, Lars Kepler

 

Dans une maison de la banlieue de Stockholm, une famille est sauvagement assassinée. Seul un garçon échappe au massacre, mais il navigue entre la vie et la mort, inconscient. L’inspecteur Joona Linna décide alors de recourir à un hypnotiseur pour pénétrer le subconscient du garçon et tenter de revoir le carnage à travers ses yeux…

 

Ce qu’on peut en tirer

Avis mitigé sur ce roman. Je n’ai pas trop aimé les personnages, à part l’inspecteur Joona Linna, qui est assez sympathique, j’ai eu envie de mettre des baffes aux autres.

Il y a certaines choses qui m’ont paru un peu abusées, voire tirées par les cheveux. Très franchement, j’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois.

Là où le roman est bon, c’est sur son rythme. Ça s’enchaîne bien, c’est très addictif et la narration jongle avec habilité entre les différents points de vue.

 

L’ancre Noire, de Tina Bartoli

 

Clémence, qui rêve de devenir écrivaine, gagne un concours organisé par une célèbre maison d’édition : à la clé, trois semaines de coaching dans la propriété d’un célèbre auteur. Mais sa joie se transforme bientôt en inquiétude, quand elle découvre le mystérieux manoir et son propriétaire…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série assez étrange, mais dans le bon sens du terme.

On commence comme un huis clos, avec des éléments d’enquête policière, pour aller plus vers le thriller dans les saisons 2 et 3. Le glissement est logique dans l’histoire, et ça m’a bien accrochée.

J’ai aussi aimé les personnages, notamment Octave que j’ai trouvé très touchant.

 

 

Les chats de hasard, d’Anny Duperey

 

 

Titi a choisi de vivre avec moi. C’est un petit chat gris, à la tête ronde, au regard doré et au poil court et laineux. De la race des chartreux. Doux, intelligent, rassurant, Titi, en plus d’être beau, a toutes les qualités. Compagnon à l’affection sans faille, Titi m’aime telle que je suis. Avec lui, je m’abandonne, sans peur, ni jeu ni séduction. Il est le premier de mes chats de hasard.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est un très beau livre, sur les chats, mais pas que.

Ça parle de création, de deuil, de vies et de choix. C’est vraiment très bien écrit, très fluide et très juste dans les sentiments.

 

 

Films

 

House of the devil, de Tye West

 

 

Samantha est étudiante et a besoin d’argent. Elle accepte donc une offre de babysitting pour le moins étrange et se retrouve donc dans une gigantesque maison victorienne ayant comme propriétaire un vieux couple étrange avec des plans particuliers pour célébrer un événement rare : une éclipse lunaire qui aura lieu plus tard dans la nuit. Ayant désespérément besoin d’argent, Samantha accepte de rester en leur compagnie même lorsqu’elle se rend compte qu’il n’y a pas de bébé…

 

Ce qu’on peut en tirer

J’ai eu un peu de mal avec ce film, je crois que je n’étais pas vraiment son public cible.

En fait, il a été réalisé en 2009, mais il imite parfaitement les films des années 70/80, à tel point que mon mari a vraiment cru qu’il datait de cette période.

Techniquement, c’est impressionnant, on sent tout le travail qu’il y a derrière et tout l’hommage que le réalisateur a voulu rendre à ces films.

Malheureusement pour moi, le rythme est trop lent : le film dure 1 h 30 et on va dire que ça commence à vraiment bouger 20 minutes avant la fin.

Je retiens tout de même un « midpoint » assez bien fichu (le midpoint, pour rappel, c’est le basculement à mi-parcours, qui permet d’augmenter les enjeux de l’histoire) et une bonne montée de la tension à la fin.

 

 

Hush, de Mike Flanaghan

Une écrivaine sourde et muette se retrouve séquestrée dans son chalet par un tueur aussi sadique que déterminé…

 

Ce qu’on peut en tirer

J’aime beaucoup Mike Flanagan notamment pour sa série The Haunting (si vous ne l’avez pas vue, foncez !) alors j’ai décidé d’essayer de rattraper mon retard sur sa filmographie.

Hush est un bon thriller, servi par une héroïne vraiment badass. Franchement, le personnage de Maddie est top. Elle est sourde et muette, certes, en position de faiblesse, oui, mais ça ne veut pas dire qu’elle est faible. Tout au long du film, elle n’a de cesse d’essayer de trouver des solutions pour se sortir de ce traquenard.

Le film est d’ailleurs articulé autour d’une recette simple : soit elle réussit ce qu’elle entreprend, mais se retrouve confrontée à un autre problème qu’elle doit gérer ; soit elle échoue et doit assumer les conséquences et rebondir.

C’est un film prenant que je vous recommande !

 

 

Extinction, de Ben Young

 

Un père hanté par l’idée de perdre sa famille voit son pire cauchemar se réaliser quand une puissance destructrice venue d’une autre planète débarque sur Terre. Alors qu’il lutte pour leur survie, il se découvre une force inconnue pour protéger sa famille du danger.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Clairement pas le film du siècle, malgré un twist central plutôt bien amené et bien fichu. Le twist est bon car surprenant, mais logique dans le déroulement de l’histoire. Seulement, il intervient au milieu du film et il ne se passe plus grand-chose après.

J’ai eu aussi du mal avec les personnages, qui sont assez pénibles, notamment les enfants. Sérieux, je sais que les gosses ne réagissent pas comme les adultes, mais c’est pas une raison pour les écrire ultra débiles !

 

 

La Forêt, de Jason Sada

Une jeune américaine enquête sur la disparition mystérieuse de sa sœur jumelle. Elle est bientôt amenée à entrer dans la forêt d’Aokigahara, au Japon, celle où les gens partent finir leurs vies…

 

 Ce qu’on peut en tirer

 

Bon, j’aime beaucoup Nathalie Dormer et le pitch était alléchant, mais le film est pas ouf. J’ai l’impression qu’il y a plein de bonnes idées qui ne sont pas concrétisées.

Ça met une éternité à démarrer et quand la tension monte un peu, ben le film est fini. C’est dommage car il y aurait eu moyen d’aller vachement plus loin dans l’horreur et surtout dans la psychologie.

Même constat pour les personnages, ils sont esquissés, mais pas vraiment concrétisés, alors que là aussi, il y avait matière à creuser. Le décor n’est lui non plus pas exploité à fond : à aucun moment on ne ressent le côté oppressant de la forêt.

Bref, de ce visionnage, je tire une leçon : quand on a un concept, on le pousse à fond et on y va franco !

 

 

Under the shadow, de Babak Anvari

 

 

Téhéran, 1988. Shideh, mariée et mère d’une petite fille, va débuter une école de médecine. Son mari est appelé au front durant la Guerre entre l’Iran et l’Irak. Shideh se retrouve alors seule avec sa fille. Mais bien vite celle-ci commence à avoir un comportement troublant et semble malade. La mère se demande alors si sa fille n’est pas possédée par un esprit…

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est rare d’avoir un film d’horreur iranien, je n’ai pas souvenir d’en avoir vu.

Under the Shadow est intéressant d’un point de vue historique, car il traite d’une période dont j’ai entendu parler mais que je connais mal. Il commence avec un côté tranche de vie, car on voit beaucoup le quotidien de ces habitants frappés par la guerre.

J’ai trouvé le film un peu long, il met un bon moment à se mettre en place, et je me suis parfois demandé où il allait. Il est aussi pas très clair sur certains points : qu’est-il arrivé au mari ? Au gamin muet ? C’est quoi cette histoire de boule magique qu’il a donnée à la petite fille ? Je sens qu’il y a une dimension symbolique dans le film, comme dans His House dont je vous ai déjà parlé, mais j’avoue que c’est peu clair.

C’est un peu déroutant, mais pour avoir vu quelques films iraniens, j’ai l’impression que c’est une manière de raconter propre à ce pays.

Le personnage de Shideh, la mère, est assez réussi. On sent bien tout le poids des traditions, de son passé et des conventions sociales.

 

 

The Block Island sound, de Matthew Mc Manus

 

 

Une force mystérieuse, qui se cache au large des côtes de Block Island, influence le comportement des habitants et de la faune. Des poissons morts se tassent sur le rivage, des oiseaux tombent du ciel, et un pêcheur, Tom Lynch n’est plus le même depuis des semaines. Sa famille tente de comprendre qu’elle peut bien être la cause à tous ces événements…

 

Ce qu’on peut en tirer

Le film est lent et assez contemplatif, ce qui n’est pas gênant en soi, mais j’ai trouvé que le rythme restait un peu plat. On n’a pas vraiment de montée de l’horreur et de la tension, comme je l’espérais.

Les personnages sont plutôt pas mal et échappent aux écueils du genre, parce qu’on nous fait bien sentir, malgré les épreuves, l’attachement que le frère et la sœur ont.

La fin est un peu ésotérique, mais quelque part, elle est dans la lignée du film et de ses thématiques.

Je note aussi un travail intéressant sur le son, pour faire percevoir l’étrangeté. Je pense que ça aurait pu être plus poussé quand même.

 

 

 

Série

 

 

Snowpiercer, saison 1, de Josh Friedman, Graeme Manson

 

Sept ans après que le monde soit devenu une vaste étendue glacée, les survivants ont trouvé refuge dans un train en perpétuel mouvement. Composé de 1001 wagons, l’engin fait le tour du globe à toute vitesse. À bord, la guerre des classes, l’injustice sociale et la politique interne sèment le trouble.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’avais lu la BD à la fac il y a… quelques temps maintenant et je l’avais beaucoup aimé. J’avais moins accroché au film, donc j’ai regardé la série sans trop en attendre grand-chose. J’avoue que j’ai bien aimé. On retrouve l’aspect de critique sociale et d’étude des mœurs qui m’avait plu dans la BD.

Globalement, le rythme est bon, même si je déplore quelques facilités : on n’a notamment pas l’impression que le train fait 1001 wagons de long, vu qu’on tourne toujours autour des mêmes lieux et des mêmes personnes et qu’il y a des fois de gros coups du hasard ou des évasions un peu fumeuses.

Ce que j’ai préféré, c’est les personnages et l’attention portée à leurs motivations. La série établit bien les buts de chacun, mais aussi leurs valeurs morales, qui expliquent leurs réactions et leurs décisions. Snowpiercer fait aussi la part belle aux rôles féminins, avec en tête Mélanie Cavill. J’ai beaucoup aimé ce personnage très ambigu et je trouve que la série (et l’interprétation de Jennifer Connelly) rend bien tous les dilemmes auxquels elle est confrontée.

En tout cas, on va enchaîner avec la saison 2 très vite.

 

 

Tribes of Europa, de Philip Koch

 

 

En 2070, trois frères et sœurs luttent pour leur survie dans une Europe meurtrie, fracturée en plusieurs micro-États après une mystérieuse catastrophe mondiale. Chacune des tribus souhaite dominer l’ensemble du continent européen.

 

Ce qu’on peut en tirer

Pas totalement hypée par cette série, annoncée comme la révolution. J’avoue que j’ai trouvé l’intrigue très prévisible, comme si on enchaînait des passages obligés plutôt que de chercher une vraie originalité.

Il reste que sans être renversant, ça fait le taf. Les personnages sont pas mal, on sent qu’il y a de la construction de l’univers et du background, donc oui, ça se laisse voir.

J’ai quand même bien aimé le personnage de Lord Varvara, une femme qui s’est fait une place dans une société hyper violente et masculine. À travers elle, il y a une ébauche de critique de la masculinité toxique, qui malheureusement n’est pas assez poussée.

À voir ce que la série donnera au long terme, je pense lui laisser encore 1 saison pour me convaincre.

 

Zone blanche, saison 2, Mathieu Missoffe, Antonin Martin-Hilbert

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’avais bien aimé la saison 1 pour son ambiance et ses personnages originaux. On continue sur la même lancée. La photo est toujours superbe, la série mêle avec habilité les éléments fantastiques. J’aime beaucoup cette atmosphère à la fois onirique et très ancrée dans le quotidien, avec la vie de ce village.

La série n’est pas parfaite : certains personnages sont un peu tête à claques, il y a des détours et au contraire des moments où c’est presque trop rapide. Malgré tout, ça reste prenant, la série distille bien ses indices, ça donne envie de savoir la suite. J’espère vraiment qu’il y aura une saison 3, parce que j’ai vraiment envie d’en savoir plus sur cette créature des bois et sur les mystères de Villefranche.

 

Ghoul, de Patrick Graham

 

Dans une Inde futuriste et totalitaire, une nouvelle interrogatrice arrive dans un centre de détention secret et découvre que certains des terroristes qui s’y trouvent ne sont pas de ce monde.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bonne surprise que cette mini-série dégottée sur Netlix. Elle est courte, 3 épisodes de 45 minutes. Le rythme est bon, elle ne perd pas son temps en détours inutiles.

Ghoul arrive aussi à poser ses éléments rapidement : on comprend tout de suite le contexte : une Inde futuriste qui a viré dans le totalitarisme, et ses enjeux : Nida, tiraillée entre sa loyauté envers son pays et sa culpabilité vis-à-vis de son père.

On est sur un huis clos à l’ambiance poisseuse, toute l’action ou presque se déroule dans un centre d’interrogation, où l’on découvre très vite que les prisonniers sont torturés et exécutés. Il y a à la fois l’horreur de la ghoul, qui vient chercher vengeance et l’horreur bien réelle de la dictature. Le revirement de Nida est peut-être un peu rapide (on a envie de lui dire, quand elle découvre la vérité : non mais tu t’en doutais un peu quand même ?).

La fin de la série est bien, parce qu’elle boucle la métaphore. Finalement, ce sont les méthodes totalitaires et brutales qui ont créé la goule, comme elles ont créé les activistes qu’elles combattent.

 

 

En vrac

 

J’ai re-regardé la saison 1 de Code Lyoko. C’est mon moment Madeleine de Proust, j’avoue. Sans être renversante, car elle reste très répétitive, la série a plutôt bien vieilli niveau animation. Je suis aussi agréablement surprise des personnages, qui sont bien écrits et très attachants.

 

On a aussi regardé Le manoir, comédie d’horreur française. Le scénario est pas ouf, mais l’humour fonctionne assez bien. Pas inoubliable, mais bien pour un dimanche soir.

 

 

On a tenté The OA, mais ni moi ni mon mari n’avons accroché à l’intrigue et aux personnages.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci ! Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures ^^

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