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Lecture et visionnage – Avril 2021

Bonjour à tous !

 

On repart pour un nouveau mois de lecture et de visionnage

 

Je pense que vous commencez à connaître le principe : je liste ce que j’ai pu lire ou voir au cours du moins et j’essaye d’en tirer des leçons d’écriture.

 

Vous avez déjà pu retrouver certaines des œuvres sur mes réseaux sociaux si vous me suivez (sinon, c’est par ici).

 

C’est parti pour le bilan du mois de mars !

 

 

Lecture

 

 

White Knight, de Sean Murphy

 

 

Dans un monde où Batman est allé trop loin, le Joker doit sauver Gotham ! Le Joker, ce maniaque, ce tueur, celui que l’on surnomme le Clown Prince du Crime… si Batman, le Chevalier Noir, sombre du côté obscur, pourquoi le Joker ne pourrait-il pas sortir de sa psychose et devenir le Chevalier Blanc ? C’est ce qui arrive après qu’un traitement inédit a guéri le Joker et le fait redevenir Jack Napier : un nouveau candidat à la mairie de Gotham !

 

Ce qu’on peut en tirer

On se refait les Gotham et la trilogie de Nolan, donc je tape aussi dans mes comics ^^

Celui-ci est particulier, parce qu’il est autant sur le Joker que sur Batman. Leurs personnalités sont ainsi mises en opposition, la folie de l’un questionne la violence de l’autre.

Le comics interroge sérieusement la question du vigilantisme et de l’impact qu’elle va avoir, à la fois sur la ville et sur la psychologie des super héros.

J’ai beaucoup aimé le traitement d’Harley Quinn dans ce tome : très ambiguë, car on ne sait jamais si elle est vraiment libérée de l’emprise du Joker.

 

 

L’hypnotiseur, Lars Kepler

 

Dans une maison de la banlieue de Stockholm, une famille est sauvagement assassinée. Seul un garçon échappe au massacre, mais il navigue entre la vie et la mort, inconscient. L’inspecteur Joona Linna décide alors de recourir à un hypnotiseur pour pénétrer le subconscient du garçon et tenter de revoir le carnage à travers ses yeux…

 

Ce qu’on peut en tirer

Avis mitigé sur ce roman. Je n’ai pas trop aimé les personnages, à part l’inspecteur Joona Linna, qui est assez sympathique, j’ai eu envie de mettre des baffes aux autres.

Il y a certaines choses qui m’ont paru un peu abusées, voire tirées par les cheveux. Très franchement, j’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois.

Là où le roman est bon, c’est sur son rythme. Ça s’enchaîne bien, c’est très addictif et la narration jongle avec habilité entre les différents points de vue.

 

L’ancre Noire, de Tina Bartoli

 

Clémence, qui rêve de devenir écrivaine, gagne un concours organisé par une célèbre maison d’édition : à la clé, trois semaines de coaching dans la propriété d’un célèbre auteur. Mais sa joie se transforme bientôt en inquiétude, quand elle découvre le mystérieux manoir et son propriétaire…

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est une série assez étrange, mais dans le bon sens du terme.

On commence comme un huis clos, avec des éléments d’enquête policière, pour aller plus vers le thriller dans les saisons 2 et 3. Le glissement est logique dans l’histoire, et ça m’a bien accrochée.

J’ai aussi aimé les personnages, notamment Octave que j’ai trouvé très touchant.

 

 

Les chats de hasard, d’Anny Duperey

 

 

Titi a choisi de vivre avec moi. C’est un petit chat gris, à la tête ronde, au regard doré et au poil court et laineux. De la race des chartreux. Doux, intelligent, rassurant, Titi, en plus d’être beau, a toutes les qualités. Compagnon à l’affection sans faille, Titi m’aime telle que je suis. Avec lui, je m’abandonne, sans peur, ni jeu ni séduction. Il est le premier de mes chats de hasard.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

C’est un très beau livre, sur les chats, mais pas que.

Ça parle de création, de deuil, de vies et de choix. C’est vraiment très bien écrit, très fluide et très juste dans les sentiments.

 

 

Films

 

House of the devil, de Tye West

 

 

Samantha est étudiante et a besoin d’argent. Elle accepte donc une offre de babysitting pour le moins étrange et se retrouve donc dans une gigantesque maison victorienne ayant comme propriétaire un vieux couple étrange avec des plans particuliers pour célébrer un événement rare : une éclipse lunaire qui aura lieu plus tard dans la nuit. Ayant désespérément besoin d’argent, Samantha accepte de rester en leur compagnie même lorsqu’elle se rend compte qu’il n’y a pas de bébé…

 

Ce qu’on peut en tirer

J’ai eu un peu de mal avec ce film, je crois que je n’étais pas vraiment son public cible.

En fait, il a été réalisé en 2009, mais il imite parfaitement les films des années 70/80, à tel point que mon mari a vraiment cru qu’il datait de cette période.

Techniquement, c’est impressionnant, on sent tout le travail qu’il y a derrière et tout l’hommage que le réalisateur a voulu rendre à ces films.

Malheureusement pour moi, le rythme est trop lent : le film dure 1 h 30 et on va dire que ça commence à vraiment bouger 20 minutes avant la fin.

Je retiens tout de même un « midpoint » assez bien fichu (le midpoint, pour rappel, c’est le basculement à mi-parcours, qui permet d’augmenter les enjeux de l’histoire) et une bonne montée de la tension à la fin.

 

 

Hush, de Mike Flanaghan

Une écrivaine sourde et muette se retrouve séquestrée dans son chalet par un tueur aussi sadique que déterminé…

 

Ce qu’on peut en tirer

J’aime beaucoup Mike Flanagan notamment pour sa série The Haunting (si vous ne l’avez pas vue, foncez !) alors j’ai décidé d’essayer de rattraper mon retard sur sa filmographie.

Hush est un bon thriller, servi par une héroïne vraiment badass. Franchement, le personnage de Maddie est top. Elle est sourde et muette, certes, en position de faiblesse, oui, mais ça ne veut pas dire qu’elle est faible. Tout au long du film, elle n’a de cesse d’essayer de trouver des solutions pour se sortir de ce traquenard.

Le film est d’ailleurs articulé autour d’une recette simple : soit elle réussit ce qu’elle entreprend, mais se retrouve confrontée à un autre problème qu’elle doit gérer ; soit elle échoue et doit assumer les conséquences et rebondir.

C’est un film prenant que je vous recommande !

 

 

Extinction, de Ben Young

 

Un père hanté par l’idée de perdre sa famille voit son pire cauchemar se réaliser quand une puissance destructrice venue d’une autre planète débarque sur Terre. Alors qu’il lutte pour leur survie, il se découvre une force inconnue pour protéger sa famille du danger.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Clairement pas le film du siècle, malgré un twist central plutôt bien amené et bien fichu. Le twist est bon car surprenant, mais logique dans le déroulement de l’histoire. Seulement, il intervient au milieu du film et il ne se passe plus grand-chose après.

J’ai eu aussi du mal avec les personnages, qui sont assez pénibles, notamment les enfants. Sérieux, je sais que les gosses ne réagissent pas comme les adultes, mais c’est pas une raison pour les écrire ultra débiles !

 

 

La Forêt, de Jason Sada

Une jeune américaine enquête sur la disparition mystérieuse de sa sœur jumelle. Elle est bientôt amenée à entrer dans la forêt d’Aokigahara, au Japon, celle où les gens partent finir leurs vies…

 

 Ce qu’on peut en tirer

 

Bon, j’aime beaucoup Nathalie Dormer et le pitch était alléchant, mais le film est pas ouf. J’ai l’impression qu’il y a plein de bonnes idées qui ne sont pas concrétisées.

Ça met une éternité à démarrer et quand la tension monte un peu, ben le film est fini. C’est dommage car il y aurait eu moyen d’aller vachement plus loin dans l’horreur et surtout dans la psychologie.

Même constat pour les personnages, ils sont esquissés, mais pas vraiment concrétisés, alors que là aussi, il y avait matière à creuser. Le décor n’est lui non plus pas exploité à fond : à aucun moment on ne ressent le côté oppressant de la forêt.

Bref, de ce visionnage, je tire une leçon : quand on a un concept, on le pousse à fond et on y va franco !

 

 

Under the shadow, de Babak Anvari

 

 

Téhéran, 1988. Shideh, mariée et mère d’une petite fille, va débuter une école de médecine. Son mari est appelé au front durant la Guerre entre l’Iran et l’Irak. Shideh se retrouve alors seule avec sa fille. Mais bien vite celle-ci commence à avoir un comportement troublant et semble malade. La mère se demande alors si sa fille n’est pas possédée par un esprit…

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est rare d’avoir un film d’horreur iranien, je n’ai pas souvenir d’en avoir vu.

Under the Shadow est intéressant d’un point de vue historique, car il traite d’une période dont j’ai entendu parler mais que je connais mal. Il commence avec un côté tranche de vie, car on voit beaucoup le quotidien de ces habitants frappés par la guerre.

J’ai trouvé le film un peu long, il met un bon moment à se mettre en place, et je me suis parfois demandé où il allait. Il est aussi pas très clair sur certains points : qu’est-il arrivé au mari ? Au gamin muet ? C’est quoi cette histoire de boule magique qu’il a donnée à la petite fille ? Je sens qu’il y a une dimension symbolique dans le film, comme dans His House dont je vous ai déjà parlé, mais j’avoue que c’est peu clair.

C’est un peu déroutant, mais pour avoir vu quelques films iraniens, j’ai l’impression que c’est une manière de raconter propre à ce pays.

Le personnage de Shideh, la mère, est assez réussi. On sent bien tout le poids des traditions, de son passé et des conventions sociales.

 

 

The Block Island sound, de Matthew Mc Manus

 

 

Une force mystérieuse, qui se cache au large des côtes de Block Island, influence le comportement des habitants et de la faune. Des poissons morts se tassent sur le rivage, des oiseaux tombent du ciel, et un pêcheur, Tom Lynch n’est plus le même depuis des semaines. Sa famille tente de comprendre qu’elle peut bien être la cause à tous ces événements…

 

Ce qu’on peut en tirer

Le film est lent et assez contemplatif, ce qui n’est pas gênant en soi, mais j’ai trouvé que le rythme restait un peu plat. On n’a pas vraiment de montée de l’horreur et de la tension, comme je l’espérais.

Les personnages sont plutôt pas mal et échappent aux écueils du genre, parce qu’on nous fait bien sentir, malgré les épreuves, l’attachement que le frère et la sœur ont.

La fin est un peu ésotérique, mais quelque part, elle est dans la lignée du film et de ses thématiques.

Je note aussi un travail intéressant sur le son, pour faire percevoir l’étrangeté. Je pense que ça aurait pu être plus poussé quand même.

 

 

 

Série

 

 

Snowpiercer, saison 1, de Josh Friedman, Graeme Manson

 

Sept ans après que le monde soit devenu une vaste étendue glacée, les survivants ont trouvé refuge dans un train en perpétuel mouvement. Composé de 1001 wagons, l’engin fait le tour du globe à toute vitesse. À bord, la guerre des classes, l’injustice sociale et la politique interne sèment le trouble.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’avais lu la BD à la fac il y a… quelques temps maintenant et je l’avais beaucoup aimé. J’avais moins accroché au film, donc j’ai regardé la série sans trop en attendre grand-chose. J’avoue que j’ai bien aimé. On retrouve l’aspect de critique sociale et d’étude des mœurs qui m’avait plu dans la BD.

Globalement, le rythme est bon, même si je déplore quelques facilités : on n’a notamment pas l’impression que le train fait 1001 wagons de long, vu qu’on tourne toujours autour des mêmes lieux et des mêmes personnes et qu’il y a des fois de gros coups du hasard ou des évasions un peu fumeuses.

Ce que j’ai préféré, c’est les personnages et l’attention portée à leurs motivations. La série établit bien les buts de chacun, mais aussi leurs valeurs morales, qui expliquent leurs réactions et leurs décisions. Snowpiercer fait aussi la part belle aux rôles féminins, avec en tête Mélanie Cavill. J’ai beaucoup aimé ce personnage très ambigu et je trouve que la série (et l’interprétation de Jennifer Connelly) rend bien tous les dilemmes auxquels elle est confrontée.

En tout cas, on va enchaîner avec la saison 2 très vite.

 

 

Tribes of Europa, de Philip Koch

 

 

En 2070, trois frères et sœurs luttent pour leur survie dans une Europe meurtrie, fracturée en plusieurs micro-États après une mystérieuse catastrophe mondiale. Chacune des tribus souhaite dominer l’ensemble du continent européen.

 

Ce qu’on peut en tirer

Pas totalement hypée par cette série, annoncée comme la révolution. J’avoue que j’ai trouvé l’intrigue très prévisible, comme si on enchaînait des passages obligés plutôt que de chercher une vraie originalité.

Il reste que sans être renversant, ça fait le taf. Les personnages sont pas mal, on sent qu’il y a de la construction de l’univers et du background, donc oui, ça se laisse voir.

J’ai quand même bien aimé le personnage de Lord Varvara, une femme qui s’est fait une place dans une société hyper violente et masculine. À travers elle, il y a une ébauche de critique de la masculinité toxique, qui malheureusement n’est pas assez poussée.

À voir ce que la série donnera au long terme, je pense lui laisser encore 1 saison pour me convaincre.

 

Zone blanche, saison 2, Mathieu Missoffe, Antonin Martin-Hilbert

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

J’avais bien aimé la saison 1 pour son ambiance et ses personnages originaux. On continue sur la même lancée. La photo est toujours superbe, la série mêle avec habilité les éléments fantastiques. J’aime beaucoup cette atmosphère à la fois onirique et très ancrée dans le quotidien, avec la vie de ce village.

La série n’est pas parfaite : certains personnages sont un peu tête à claques, il y a des détours et au contraire des moments où c’est presque trop rapide. Malgré tout, ça reste prenant, la série distille bien ses indices, ça donne envie de savoir la suite. J’espère vraiment qu’il y aura une saison 3, parce que j’ai vraiment envie d’en savoir plus sur cette créature des bois et sur les mystères de Villefranche.

 

Ghoul, de Patrick Graham

 

Dans une Inde futuriste et totalitaire, une nouvelle interrogatrice arrive dans un centre de détention secret et découvre que certains des terroristes qui s’y trouvent ne sont pas de ce monde.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bonne surprise que cette mini-série dégottée sur Netlix. Elle est courte, 3 épisodes de 45 minutes. Le rythme est bon, elle ne perd pas son temps en détours inutiles.

Ghoul arrive aussi à poser ses éléments rapidement : on comprend tout de suite le contexte : une Inde futuriste qui a viré dans le totalitarisme, et ses enjeux : Nida, tiraillée entre sa loyauté envers son pays et sa culpabilité vis-à-vis de son père.

On est sur un huis clos à l’ambiance poisseuse, toute l’action ou presque se déroule dans un centre d’interrogation, où l’on découvre très vite que les prisonniers sont torturés et exécutés. Il y a à la fois l’horreur de la ghoul, qui vient chercher vengeance et l’horreur bien réelle de la dictature. Le revirement de Nida est peut-être un peu rapide (on a envie de lui dire, quand elle découvre la vérité : non mais tu t’en doutais un peu quand même ?).

La fin de la série est bien, parce qu’elle boucle la métaphore. Finalement, ce sont les méthodes totalitaires et brutales qui ont créé la goule, comme elles ont créé les activistes qu’elles combattent.

 

 

En vrac

 

J’ai re-regardé la saison 1 de Code Lyoko. C’est mon moment Madeleine de Proust, j’avoue. Sans être renversante, car elle reste très répétitive, la série a plutôt bien vieilli niveau animation. Je suis aussi agréablement surprise des personnages, qui sont bien écrits et très attachants.

 

On a aussi regardé Le manoir, comédie d’horreur française. Le scénario est pas ouf, mais l’humour fonctionne assez bien. Pas inoubliable, mais bien pour un dimanche soir.

 

 

On a tenté The OA, mais ni moi ni mon mari n’avons accroché à l’intrigue et aux personnages.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci ! Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures ^^

Lectures et visionnages – Janvier 2021

Bonjour à tous

 

On inaugure ce mois-ci un nouveau format sur le site : chaque mois, je listerai ce que j’ai lu comme livres et vu comme films et séries. Jusque-là, rien que du très classique, sauf que pour chaque œuvre, j’essaierai de vous dire ce qu’on peut en tirer niveau écriture.

 

Ça fait un moment que ce format me trotte dans la tête. J’ai réalisé il y a peu que chaque fois que je lis ou regarde quelque chose, j’analyse comment c’est écrit, j’essaye de voir ce que cette œuvre a de bon, etc. J’ai envie de partager ces expériences avec vous et je pense qu’écrire tout ça me permettra en plus de réfléchir plus en profondeur.

 

On commence donc avec la liste de janvier !

 

Livres

 

Au Guet, Terry Pratchett

 

Une société secrète d’encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d’Ankh-Morpork, et lui substituer un roi.

Enfin une affaire à la mesure du capitaine Vimaire, alcoolique frénétique, et de ses non moins brillants adjoints. Et lorsqu’on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l’enquête s’oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu.

Peut-être la collaboration du bibliothécaire de l’Université ne serait-elle pas inutile. Certes, il a depuis quelque temps été métamorphosé en singe, mais qui a vraiment remarqué la différence ?

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Je triche, c’est une relecture ^^. Je relis très souvent mes Terry Pratchett, ça me fait du bien. Il y a toujours quelque chose à apprendre chez lui. Pour ce tome, plusieurs choses.

 

C’est le premier tome d’un nouvel arc dans l’univers du Disque-monde, celui du Guet d’Ankh-Morpok. On a donc une présentation des personnages : Vimaire et son mal-être, Carotte et sa droiture, le duo Chicard/Côlon. C’est une leçon, car cette introduction est maîtrisée et sans temps mort. Pratchett se concentre sur l’essentiel des personnages et les présente en action, plutôt que de s’étendre en description.

 

Ça m’a fait plaisir de relire ce tome aussi, car on voit les jalons de l’évolution pour le guet ; et on admire l’évolution des personnages et de la ville d’Ankh-Morpok par la suite.

C’est d’ailleurs une des choses que j’aime beaucoup dans cette série : c’est un monde qui évolue (en même temps, on se trouve au siècle de la Roussette ^^).

 

 

L’étrange affaire de Spring Heeled Jack, Mark Hodder

 

 

Londres, 1861. Sir Richard Francis Burton, un grand explorateur et un érudit de talent. Sa réputation a été salie et sa carrière ruinée. Il est dans de sales draps. Algernon Charles Swinburne, Un jeune poète prometteur et avide de sensations fortes, disciple du marquis de Sade. Le cognac causera sa perte. C’est le cadet de ses soucis. Les deux hommes sont au cœur d’un empire déchiré par les conflits. D’extraordinaires machines envahissent un monde soumis à des lois des plus répressives. Tandis que certains défendent une société fondée sur le génie créateur, d’autres repoussent les limites de la conscience en ayant recours aux drogues, à la magie et à l’anarchie. Lorsque des loups-garous terrorisent l’East End londonien et que des jeunes filles deviennent la proie d’une effroyable créature nommée Spring Heeled Jack, le duo n’a plus d’autre choix que d’agir. Au plus vite. Tous deux se trouvent confrontés à l’un des événements les plus décisifs de cette époque. Mais la pire de leurs découvertes pourrait bien provoquer la fin du monde tel qu’ils le connaissent… Quand une poignée d’hommes changent l’Histoire, l’Histoire change tous les autres.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Relecture là aussi, parce que je vous prépare une vidéo sur le sujet, sur ma chaîne Youtube. J’y reviendrai dessus plus longuement. Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est un bon roman, qui a en plus une présentation magistrale de son univers.

 

 

Une cosmologie de monstres, Shaun Hamill

 

 

La Famille Turner, de Vandergriff (Texas), se tient sur le seuil d’un monde terrifiant dominé par une cosmologie de monstres. Est-ce le leur ou est-ce le nôtre ?

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Ce livre m’a été offert pour mon anniversaire par ma chère Andréa Deslacs, et je la remercie, car j’ai vraiment apprécié cette histoire.

C’est un livre assez inclassable qui mélange les genres : horreur, chronique familiale, journal intime et tranche de vie. Je le trouve vraiment réussi à ce titre : le mélange passe bien, et se fait de manière très fluide.

La narration est aussi originale : Noah nous raconte son histoire et parle donc à la première personne, mais il narre aussi l’histoire de sa famille et adopte le point de vue des autres membres à la troisième personne. Franchement, rien que pour ça, je vous conseille de le lire !

 

 

Les Enfants de Cernunnos, Tiphaine Levillain

 

 

Le monde de Gaëlle s’effondre lorsque son fils de 17 ans disparaît. Alors que les autorités pensent à une fugue, elle décide d’enquêter par ses propres moyens, plongeant dans les eaux troubles d’une secte mystique dont l’adolescent aurait croisé le chemin.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

J’ai craqué, j’ai pris l’abonnement Rocambole, conseillée par Rachel Fleurotte. Les enfants de Cernunnos est la première série que je lis et qui fais écho à la série Zone Blanche, dont je vous parle plus bas (on scrolle, les amis, on scrolle ^^).

La série est intéressante pour son rythme, mais aussi pour son personnage de mère qui doit faire face à ses erreurs. Tout est très juste au niveau des émotions.

 

 

Films

 

Dans les hautes herbes, Vincenzo Natali

 

Un frère et sa sœur se retrouvent piégés dans un champ au Texas après avoir répondu à l’appel à l’aide d’un jeune garçon.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Un film qui retourne bien la tête, comme je les aime. Pour les connaisseurs, ça m’a un peu rappelé Triangle, de Christopher Smith.

La construction est maligne : on se concentre sur quelques personnages et événements, on limite les lieux, mais on complique avec des retours dans le temps.

Là où le film m’a marquée, ce que son style vient appuyer son propos. Le scénario du film est labyrinthe, et ça se ressent à l’écran : on ne sait jamais où sont les personnages, le champ de hautes herbes bifurque sans cesse… Si les personnages sont perdus à l’écran et doivent lire les indices pour se retrouver, c’est la même chose pour le spectateur, qui doit lui aussi être actif pour reconstituer le puzzle.

 

 

1922 de Zak Hilditch

 

Une série de phénomènes persuadent un homme qu’il est hanté par son épouse dont il a commis le meurtre.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Ce film est une adaptation d’une nouvelle de Stephen King et on ressent la patte du maître dans l’histoire. Le film fait la part belle aux détails et à la vie quotidienne des personnages. Il y a donc le versant horreur, avec cet homme qui a tué sa compagne et se croit hanté par elle, et d’un autre, une peinture de la vie paysanne du midwest dans les années 20.

Personnellement, j’aime beaucoup quand l’horreur est plus que de l’horreur, mais qu’elle dit quelque chose sur nous, notre société ou notre histoire. D’ailleurs, ce n’est pas limité à l’horreur, mais ça s’applique à tous les genres de l’imaginaire : l’une de leurs forces, c’est d’arriver à parler de sujets qui nous touchent à travers l’imaginaire.

J’ai aussi bien aimé l’ambiguïté des éléments fantastiques : on ne sait pas trop si le fantôme est réel ou si le personnage l’hallucine. Dans les deux cas, il y a des éléments.

 

 

Minuit dans l’univers, de George Clooney

 

Dans ce film post-apocalyptique, Augustine, scientifique solitaire basé en Arctique, tente l’impossible pour empêcher l’astronaute Sully et son équipage de rentrer sur Terre. Car il sait qu’une mystérieuse catastrophe planétaire est imminente…

 

Ce qu’on peut en tirer

Quelle déception que ce film ! La bande-annonce m’avait donné envie, ça partait bien, mais en réalité, il ne se passe rien, et je me suis franchement ennuyée (alors que j’aime bien le genre un peu contemplatif).

Pas d’exemple positif dans ce film, mais plutôt une illustration de ce qu’il ne faut pas faire : négliger les conflits et ne pas penser au rythme de son histoire.

Ah oui, et on rajoute : prendre le spectateur pour un idiot incapable d’additionner un et un (pour ceux qui l’ont vu : vous avez été surpris par les révélations ou pas? ).

 

 

In the shadow of the Moon, de Jim Mickle

 

 

Un policier de Philadelphie traque un tueur en série insaisissable dont les crimes suivent le cycle de la lune.

 

Ce qu’on peut en tirer

C’est un thriller SF de bonne facture, avec un scénario éclaté. C’est bien parce que c’est une histoire en puzzle qu’il faut reconstituer et ça pique l’intérêt. D’un autre côté, cette construction a tendance à hélas éclater le rythme aussi. Si vous voulez travailler sur ce genre d’histoire, c’est un élément à prendre en compte, je pense.

Le retournement de fin était pour moi bien trop évident. C’est dommage, mais ça fait réfléchir aussi sur l’art de camoufler les pistes (là, très clairement, il manquait une ou deux fausses pistes sur l’identité de la jeune femme).

 

 

His House de Remi Weekes

 

 

Après avoir fui les horreurs de la guerre au Soudan du Sud, un jeune couple de réfugiés peine à s’adapter à la vie dans une ville anglaise rongée par un mal profond.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Comme pour 1922, ce film est de l’horreur qui parle de société.

Il y a deux lectures possibles : une classique histoire de fantômes, avec ce couple qui est hanté par un esprit malin. Ou une métaphore des traumas qu’ils ont affrontés.

À travers ce prisme, le film met en scène la douleur d’être réfugié et la difficulté à s’adapter à un nouveau pays (qui n’est d’ailleurs guère accueillant).

Et à nouveau, l’élément fantastique est ambigu : le fantôme est-il réel ou bien résulte-t-il du stress post-traumatique dont semblent souffrir les deux personnages?

 

 

Vampires, de John Carpenter

 

 

Jack Crow est un chasseur de vampires. Après avoir vu ses parents succomber aux dents acérées de l’un d’entre eux, Crow a consacre sa vie a les chasser dans une traque impitoyable qu’il mène depuis des années en compagnie d’une poignée de mercenaires connus sous le nom de Team Crow. À la demande du cardinal Alba, émissaire du Vatican, Crow et ses hommes partent au Nouveau-Mexique avec pour mission de détecter les nids de vampires et de les détruire. Après un nettoyage dans une ferme infestée, la Team Crow se fait attaquer par le grand maitre des vampires, Valek.

 

 

Ce qu’on peut en tirer

Pas le meilleur Carpenter, mais il se laisse voir.

Je le trouve intéressant pour son mélange des genres. On a les codes du western, mais adaptés à une chasse aux vampires.

Il est aussi crucial pour l’historique du genre. Quand il est sorti en 1998, il était en pleine vague Entretien avec un vampire, qui donnait une image assez romantique des buveurs de sang. Ici, on repart vers un vampire plus sale et poisseux, plus proche du mythe originel également.

Bref, à voir si vous vous intéressez à nos amis les vampires.

 

 

Séries

 

Big mouth S1 et S2, de Nick Kroll, Marck Levine et Andrew Goldberg

Les aventures d’adolescents à l’heure de la puberté.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Un exemple parfait de comédie pour traiter de choses sérieuses.

Non, franchement, c’est le genre de séries que j’aurais adoré voir quand j’étais ado.

C’est méchamment barré, c’est trash, c’est drôle, mais en même temps, ça parle de sujets sérieux qui touchent tout le monde (la puberté, le sexe, la contraception, mais aussi la pression sociale, l’acceptation de soi, la dépression…).

Les personnages sont en plus très bien écrits. Chacun a sa personnalité et ils sont tous attachants à leur façon. Ils sont en plus très variés et du coup, on peut s’identifier au moins à l’un d’eux (moi j’ai un coup de coeur pour Missy).

 

 

 

 

Perdus dans l’espace S1 et S2 de Irwin Allen, Matt Sazama et Burk Sharpless

 

La famille Robinson a été sélectionnée pour avoir la possibilité de reconstruire leur vie dans un monde meilleur dans l’espace. Confrontés à des difficultés, les nouveaux colons vont devoir se serrer les coudes pour pouvoir survivre dans cet environnement hostile situé à des années-lumière.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

On a commencé à regarder ça avec mon mari un peu par curiosité (et parce qu’il avait envie de SF). On a vite continué, car on avait envie d’en savoir plus.

La construction de la série fait que celle-ci est extrêmement addictive. Je m’explique.

Les Robinson doivent résoudre un problème général : quitter la planète et retrouver le vaisseau mère qui les ramènera à la colonie. C’est le but de la saison 1.

Mais chaque épisode est découpé en “problèmes” plus concrets (sortir le vaisseau de la glace, trouver du carburant) et donne donc des objectifs aux personnages. Et au sein de ces objectifs, les personnages doivent résoudre d’autres problèmes, qui parfois s’accumulent.

Ça donne une série très dynamique et qui donne envie de connaître la suite, parce qu’on veut savoir comment ils vont résoudre le problème.

Ajoutez à cela que les personnages sont bien construits et crédibles. Chacun a sa personnalité, ses objectifs, ses forces et ses faiblesses. Mention spéciale au Dr Smith, qui joue le rôle de l’antagoniste.

 

 

Zone Blanche, saison 1, de Matthieu Missoffe

 

 

Villefranche est une petite ville isolée au cœur d’une forêt gigantesque, un labyrinthe vert de milliers d’hectares rendant toute télécommunication hasardeuse. Cet endroit pas tout à fait comme les autres a ses zones non cartographiées, ses crimes, ses disparitions et autres mystères à élucider, ainsi qu’un taux d’homicides six fois supérieur à la moyenne nationale… Mais à part ça, tout va bien. Pour veiller sur elle, la ville peut compter sur son « shérif », le major Laurène Weiss, une fille du pays forte en gueule et étrangement connectée à la nature.

Au fur et à mesure de ses enquêtes, Laurène Weiss s’enfonce toujours plus loin parmi les arbres pour percer leurs secrets, notamment et en premier lieu celui de son propre enlèvement vingt ans plus tôt.

 

Ce qu’on peut en tirer

 

Bonne surprise que cette série policière française de très bonne facture.

Elle se structure en épisodes, chacun développant sa propre enquête, avec toutefois un fil rouge dans la saison : la disparition de la fille du maire.

Si les enquêtes sont parfois un peu prévisibles (en même temps, en 50 minutes, dur de multiplier les fausses pistes) et que le retournement de dernier épisode m’a moyennement convaincue (manque de foreshadowing pour moi), la série est intéressante à deux niveaux.

Les personnages renouvellent les archétypes du genre. On a la fliquette sérieuse avec un lourd passé, le procureur un peu fantasque, le vieux flic qui a tout vu, le grand costaud un peu bourru. Bref, des archétypes qu’on a déjà vus. Mais ici, ils sont tous traités avec un petit twist. Laurène, la gendarme a un lien étrange avec la forêt et des intuitions fulgurantes, dont elle se sert pour résoudre les enquêtes. Le procureur a beau être fantasque, il est très cartésien et refuse de se laisser prendre au surnaturel. Le vieux gendarme est en réalité assez compétent (ce qui change agréablement !), il est la voie de la raison et est très bien intégré dans la communauté, ce qui lui offre un rôle non négligeable au sein de la brigade. Le grand costaud bourru est ouvertement gay dans cette petite ville. Bref, les personnages vont plus loin que ce qu’on a l’habitude de voir dans ce genre.

De plus, on comprend très vite l’attachement qu’ils ont les uns envers les autres. On les voit aussi beaucoup interagir avec les membres de la communauté et on comprend qu’ils font vraiment partie de ce territoire. Ils ont un bon capital sympathie.

Autre chose qui m’a plu dans cette série, c’est le traitement très subtil du fantastique.

Dès les premières images, on pressent que quelque chose de surnaturel habite la forêt qui entoure Villefranche. Cette présence se retrouve tout au long de la série, à travers la manière dont la forêt est filmée, à travers l’omniprésence des animaux, notamment des corbeaux. On a l’impression d’une présence invisible, mais qui a une influence cruciale sur la vie des habitants.

D’ailleurs, les habitants ont tous plus ou moins conscience de cet aspect magique de la forêt : c’est intégré dans leur vie quotidienne ou dans leurs coutumes.

La fin de la saison 1 laisse pressentir un virage plus surnaturel pour la saison 2, que j’ai hâte de découvrir.

 

 

Le jeu de la dame, de Scott Frank et Allan Scott

 

En pleine Guerre froide, le parcours de huit à vingt-deux ans d’une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.

 

Ce qu’on peut en tirer

Si on m’avait dit que j’allais adorer une série sur les échecs…

Très bon moment que cette série, extrêmement fine au niveau de l’écriture de ses personnages. Rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir et la série arrive à nous faire plonger dans la vie de cette jeune femme aussi géniale que troublée.

J’ai aussi beaucoup aimé la manière de mettre en scène les affrontements pour que ça reste compréhensible même si on y connaît rien en échecs (c’est mon cas). Je pense d’ailleurs faire une vidéo plus longue sur le sujet.

 

 

 

Russian Doll de Natasha Lyonne, Amy Poehler, Leslye Headland

 

 

Une femme prise au piège d’une mystérieuse boucle revit sans cesse une nuit de fête à l’issue de laquelle elle meurt… avant de se réveiller le lendemain, indemne.

 

Ce qu’on peut en tirer

J’étais un peu réticente sur cette série, car je craignais que ça soit vite répétitif, mais ce n’est pas le cas. Le format court (8 épisodes d’une trentaine de minutes) y est pour beaucoup, mais l’écriture est très maligne aussi. On suit les pas de Nadia qui se retrouve piégée dans une boucle temporelle. On découvre les règles de cette boucle et quand elle et le spectateur pensent avoir compris de quoi il retourne, un nouvel élément change la donne. Même si les événements se répètent, il y a toujours des variantes qui font qu’on ne s’ennuie jamais.

Les personnages sont aussi très bien écrits : ils sont attachants malgré leurs défauts (ou peut-être à cause de leurs défauts) et on a plaisir à les suivre.

La série exploite aussi très bien le comique de répétition. Quant aux dialogues, il y a de bonnes punchline et chaque personnage a sa voix.

 

 

Alice in Borderland

 

 

Un jeune homme passionné de jeux vidéo se retrouve avec ses deux amis dans un Tokyo alternatif où ils doivent disputer de dangereuses parties pour survivre.

 

Ce qu’on peut en tirer

Une série regardée un peu par hasard et qui s’est révélée assez addictive.

Même si les personnages sont un peu caricaturaux, que les acteurs surjouent et qu’il y a des moments un peu tirés par les cheveux, je recommande le visionnage. Outre qu’il s’agit d’un bon divertissement, la série utilise très bien le principe du “Midpoint”.

J’ai découvert ce principe dans le livre de John York, Into the woods (j’ai d’ailleurs fait un article sur le sujet). En gros, un bon midpoint, c’est il y a un événement vers le milieu de l’histoire qui va relancer l’intrigue et donner de nouveaux enjeux. Or, il se trouve que chaque épisode d’Alice in Borderland a ce midpoint et que la saison 1 en elle même a un midpoint (fin de l’épisode 3 et épisode 4).

Chaque épisode se termine aussi sur un élément qui relance en lui-même l’intrigue et prépare l’épisode suivant (ou la saison suivante). Très franchement, c’est hyper intéressant à voir mis en œuvre !

 

 

The mandalorian S2, de Jon Favreau

 

 

Après les événements de la saison 1, le mandalorien se retrouve à nouveau à protéger l’enfant et se trouve investi d’une nouvelle mission : chercher des jedis à qui confier ce dernier.

 

Ce qu’on peut en tirer

J’avais beaucoup aimé la saison 1 et la saison 2 continue sur la même lancée.

La série est très efficace niveau rythme : il n’y a pas de temps mort, il y a un fil rouge tout au long de la saison (retrouver les jedis), mais chaque épisode a sa cohérence interne (mon mari m’a fait remarquer que ça ressemblait un peu aux quêtes des jeux vidéos).

Là où The Mandalorian est très fort, c’est que la série parvient à la fois à contenter les fans de Star Wars (j’avoue, j’ai couiné quand Bo Katan dit à Mando d’aller retrouver Ahsoka Tano), sans perdre les non-fans pour autant. Pour revenir à mon mari, il n’est pas du tout fan de Star Wars, mais a eu plaisir à suivre la série (oui, je me sers de lui comme cobaye ^^)

Une autre chose qui m’a plu, c’est la diversité des personnages et le côté progressiste qu’on sent dans leur écriture. Il y a des rôles féminins badass, sans que leur compétence soit remise en question à aucun moment ou qu’elles soient sexualisées. Et ça, c’est cool. Et quant au Mandalorien, je trouve que c’est une figure paternelle originale et terriblement attachante. Et ça aussi, c’est cool.

 

 

 

En vrac

 

J’ai vu les deux derniers Jumanjis avec The Rock. Pas les films du siècle, mais d’honnêtes divertissements, bien ficelés et qui nous ont fait passer un bon moment.

 

On a abandonné la série “L’autre côté”. Ça partait bien pourtant, avec une Espagne dystopique sous junte militaire et le destin des différents membres d’une famille. Mais pour moi, il y a trop d’incohérences, c’était trop tiré par les cheveux et aucune surprise dans le déroulé. Donc, série abandonnée au bout de 4 épisodes.

 

On a aussi abandonné “Warrior Nuns”. Ça partait bien avec des nonnes qui tabassent du démon. Mais le personnage principal est vite agaçant et, passé un bon démarrage, l’intrigue patine et se concentre plus sur les états d’âmes de tout le monde que sur la résolution des conflits.

 

 

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. J’espère que ce format d’article vous parle et vous plaît. Moi en tout cas, j’ai beaucoup apprécié de faire cette liste et d’essayer de réfléchir vraiment à ce qu’on peut tirer en leçon d’écriture de ce qu’on regarde et qu’on lit. 

 

Rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article !

 

 

La survie de Molly Southborne, Tade Thompson

La survie de Molly Southborne, Tade Thompson

Résumé

Qui est Molly ? Une jeune femme frappée de la pire des malédictions, morte dans l’incendie de son domicile… Et pourtant là. Semblable mais différente. Qui est cette Molly ? Certains veulent la voir disparaître. D’autres brûlent de la capturer, de percer à jour les secrets de sa nature étrange.

L’objet d’enjeux qui la dépassent, voilà ce qu’est Molly. Condamnée à fuir, à tenter de survivre. Avant de peut-être, enfin, apprendre à vivre…

 

Mon avis

J’avais bien aimé Les meurtres de Molly Southbourne, mis à part une petite réserve sur la fin de l’histoire. Quand j’ai vu que le 2ème tome était sorti, je me suis laissée tenter (en plus, mon gentil libraire m’a offert un livre en cadeau ^^).

Verdict.

 

L’histoire reprend là où les Meurtres de Molly Southbourne s’était arrêté. Sauf qu’on ne suivra plus la Molly originale, mais une de ses copies.

Celle-ci doit à la fois faire croire aux organisations qui surveillaient Molly et ses copies qu’elle est l’originale, et comprendre qui elle est vraiment.

 

On a donc un tome qui garde la partie action du premier volet, mais qui fait également la part belle à l’introspection.

Le mélange est pour moi réussi, c’est addictif à lire, on se prend au jeu de suivre cette copie, qui développe au fur et à mesure sa propre personnalité.

 

Le tome approfondit aussi l’histoire des doubles et permet d’en savoir un peu plus à ce sujet. Le premier volume m’ayant laissée sur ma faim à ce niveau, les explications sont les bienvenues.

 

Là où Les Meurtres de Molly Southbourne fonctionnait comme un oneshot, La Survie de Molly Southbourne ouvre vers une suite.

 

En tout cas, j’ai hâte de la lire !

L’Afghan, Frédéric Forsyth

L'Afghan

 

Résumé

 

Les services secrets britanniques et américains en ont la preuve : Al Qaeda prépare un nouvel attentat. Infiltrer la nébuleuse ? Impossible. À moins que… L’Afghan, c’est Izmat Khan, un chef taliban détenu à Guantanamo. Ce sera aussi le colonel Mike Martin, vétéran des SAS, rescapé de tous les conflits. Élevé en Irak, il est le seul à pouvoir passer pour un Arabe, à pouvoir être substitué au Khan…

 

 

Mon avis

 

Un grand merci à ma maman, immense fan de Forsyth, pour m’avoir offert ce livre. J’avais déjà lu plusieurs titres de cet auteur, mais je pense que celui-là est mon favori. 

 

Tout d’abord, un petit mot pour vous prévenir : si vous chercher un thriller qui va à 100 à l’heure, où l’on échange des coups de feu et des explosions, passez votre chemin, car vous serez déçus. L’Afghan, malgré le titre, c’est plus l’histoire d’un groupe de personne, et d’une opération, que le récit des exploits d’un seul homme

 

J’ai beaucoup aimé le côté choral du livre, et l’attachement de Forsyth à décrire tous les personnages, même les terroristes. Chacun a sa personnalité, son histoire et ses motivations. J’ai trouvé que ça donnait de la profondeur à l’histoire. Tout n’est jamais tout blanc, ni tout noir. 

Sont également beaucoup décrits les événements qui ont amené à la création des talibans, au 11 septembre… Là aussi, c’est très riche, et on évite du coup l’écueil des méchants musulmans tous terroristes (quelque chose qu’il faut malheureusement rappeler ces temps-ci).

 

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King’s game, Nobuaki Kanazawa

King's game

Résumé

Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange SMS qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. Le mystérieux expéditeur du message prétend que la classe entière participe à un « King’s Game’. Jour après jour, les défis se succèdent, et les lycéens sont bien obligés de se rendre à l’évidence : ils ont 24 heures pour s’exécuter et la sanction en cas de désobéissance est la mort. Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? Où qu’elles soient, quoi qu’elles tentent pour s’échapper, la mort vient trouver ses jeunes victimes, infaillible. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à découvrir la vérité avant qu’il ne s’abatte ? 1 classe, 32 élèves, 24 heures pour obéir. Une seule sanction : la mort.

 

Mon avis

Il ne m’a pas fallu longtemps pour venir à bout de ce roman, à la fois parce qu’il est assez court (350 pages, imprimées gros), mais aussi parce qu’il est terriblement addictif.

 

Ça démarre plutôt sagement, avec ce défi lancé aux élèves de la classe, et puis rapidement, les défis s’enchaînent et deviennent de plus en plus machiavéliques. Les gages font écho les uns aux autres, et les élèves se retrouvent pris au piège.

J’ai beaucoup aimé la structure, très bien menée et haletante, jusqu’au bout, on se demande quel sera le prochain défi, qui va succomber, ce que le roi va inventer et surtout, qui est ce fameux roi. Une fois l’intrigue lancée, plus moyen de lâcher le livre.

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