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Writing excuses : l’émerveillement

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Writing Excuses revient pour une 11ème saison !

La dernière saison avait constitué une masterclass géante, abordant tous les mois un aspect différent de l’écriture d’un roman. Cette année, l’équipe de Writing excuses s’attaque aux différents genres élémentaux.

Chaque mois sera organisé en leçon, avec à chaque fois des épisodes traitant d’un genre donné, et un épisode « libre », sur un sujet donné.

Ce mois-ci, c’est le sentiment de merveilleux qui est discuté. 

 

Épisode 6 : L’émerveillement

 

Le sentiment d’émerveillement : lié à quelque chose d’énorme, qui nous dépasse. Ex : Star Wars, les scènes d’ouverture avec les vaisseaux qui se rendent sur une planète. Il prend du temps à passer, pour donner un sentiment de grandeur et d’écrasement.

L’émerveillement doit aussi comporter une part de rêve : ex. Coruscant dans Star wars est une ville qui fait la taille d’une planète et qui fait rêver. Chez William Gibson, dans Neuromancien, la ville a la même taille, mais c’est un enfer, sale et corrompu, qui ne donne pas le même sentiment d’émerveillement.

 

L’émerveillement donne envie de savourer, de se prélasser. Comment donner cette impression ?

― Par les descriptions, qui forcent à tourner les pages

― Le temps : laisser aux personnages, et au lecteur, le temps de profiter de ce qui se passe.

 

Exercice : décrire quelque chose d’ordinaire et essayer d’y insuffler un sentiment de merveilleux.

 

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Writing excuses : Introduction au concept de genre

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Writing Excuses revient pour une 11ème saison !

La dernière saison avait constitué une masterclass géante, abordant tous les mois un aspect différent de l’écriture d’un roman. Cette année, l’équipe de Writing excuses s’attaque aux différents genres élémentaux.

Chaque mois sera organisé en leçon, avec à chaque fois des épisodes traitant d’un genre donné, et un épisode « libre », sur un sujet donné.

On commence par le premier mois de cette master class : l’introduction au concept de genre.

 

Épisode 1 : une introduction aux différents genres

Les genres : pour beaucoup, c’est la fantasy, la SF…, les différents rayons qu’on trouve dans une librairie. Pour les auteurs, c’est un concept plus vaste, qui inclut des notions fines, comme le sens de l’émerveillement et le mystère. C’est ce qu’on va trouver dans les livres, mais pas dans les rayons (il y a un rayon fantasy, mais pas de rayon fantasy avec une touche de réalisme, ou fantasy polar…). Une histoire n’est jamais une seule chose. Ex. Avengers, c’est à la fois un film de super héros et un film d’ensemble de personnages.

Les genres qui seront traités : L’émerveillement, les idées, l’aventure, l’horreur, le mystère, le thriller, l’humour, les relations, le drama, les problèmes, les ensembles de personnages.

 

Exercice : Prendre l’histoire sur laquelle on travaille, identifier le genre principal et l’émotion principale.

 

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Writing excuses : le processus de soumission à un éditeur

 

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Contrairement aux autres saisons, cette saison de Writing excuses sera une master class d’écriture géante. Il y aura de la théorie et des exercices à faire, pour tous ceux qui veulent progresser en écriture.

Chaque mois sera consacré à un sujet, il y aura deux épisodes de théorie, un épisode d’exercice, et un épisode hors sujet.

On termine cette saison 10 avec le processus de soumission aux éditeurs. 

Épisode 49 : Qu’est-ce que je fais avec ce machin maintenant ?

Établir une liste d’éditeurs, et toujours soumettre son manuscrit d’abord au haut de la liste.

Ne pas prendre les lettres de rejet personnellement, ou comme un jugement de valeur. Pour savoir ce qu’on vaut, demander à ses bêtas lecteurs.

Pour sélectionner un éditeur, se demander : combien ils payent ? Quel public va-t-on toucher ? Est-on enthousiasmé par cet éditeur ?

Exercice : lister ce qu’on a écrit, et rechercher des histoires similaires, et voir chez qui ces histoires sont publiées.

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Writing excuses, les corrections

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Contrairement aux autres saisons, cette saison de Writing excuses sera une master class d’écriture géante. Il y aura de la théorie et des exercices à faire, pour tous ceux qui veulent progresser en écriture.

Chaque mois sera consacré à un sujet, il y aura deux épisodes de théorie, un épisode d’exercice, et un épisode hors sujet.

On attaque maintenant le sujet épineux des corrections

Épisode 44 : comment est-ce que je répare ce qui est cassé ?

Reprendre son histoire, et se demander pour commencer si l’histoire tient la route, si les personnages sont agréables, si la fin est satisfaisante… On se concentre sur la structure, pas sur le phrasé.

On peut relire le livre, noter ses propres réactions. Si notre propre histoire nous barbe, ou ne nous paraît pas crédible, il y a peu de chances pour que le lecteur l’apprécie.

Ne pas hésiter à faire appel à des bêtas lecteurs. Leur demander ce qu’ils pensent tout au long du texte.

Si on a pris des notes au fur et à mesure de l’écriture, on repart des notes qu’on a prises.

Ne pas hésiter à retourner l’histoire dans tous les sens, à mettre en couleur les interventions des différents personnages, ça peut permettre de voir ce qui cloche.

Exercice

Choisir 6 couleurs, une pour les 5 sens, une pour le mouvement, et colorer le manuscrit sur lequel on travaille, pour voir l’équilibre entre les différents sens et le mouvement.

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Writing excuses : les fins

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Contrairement aux autres saisons, cette saison de Writing excuses sera une master class d’écriture géante. Il y aura de la théorie et des exercices à faire, pour tous ceux qui veulent progresser en écriture.

Chaque mois sera consacré à un sujet, il y aura deux épisodes de théorie, un épisode d’exercice, et un épisode hors sujet.

Ce mois-ci, on parle de la fin d’un roman.

Épisode 40 : quelle est la différence entre s’arrêter et écrire une fin ?

S’arrêter : stopper, mais ça risque de ne pas être très satisfaisant.

Écrire une fin : répondre aux questions et aux promesses qu’on a lancées.

La différence entre la fin d’une nouvelle et d’un roman. Mary Kowal fait une analogie entre regarder les clips d’une compétition de gym (on s’attend à ce que ça commence quand la gymnaste entame sa séquence, et ça finit sur le dernier mouvement) et regarder la compet au complet (où on s’attend à voir l’échauffement, la préparation, avoir l’histoire de l’athlète et que ça finisse après sa séquence, quand on sait si elle a gagné ou pas.

Étude de la fin de Harry Potter et de pourquoi elle a divisé les fans.

Exercice : prendre un de ses romans, et écrire une fin à la Harry Potter, qui dit ce que sont devenus les personnages. Puis, revenir en arrière, retirer cette fin, réécrire un épilogue dans le présent mais qui permette au lecteur de se projeter dans le futur et d’imaginer ce que les personnages vont devenir.

Épisode 41 : Le compas moral d’un personnage

Au départ, la fantasy utilise beaucoup de personnages manichéens, mais au fil des ans, des personnages plus gris sont arrivés. Pour commencer, il faut déterminer où se situe le personnage : plutôt bon ou plutôt mauvais ? Veut-on nuancer ? Veut-on rester dans une opposition classique ?

Comment écrire un bon personnage avec des nuances de gris ? Comment le faire changer ?

Il faut réfléchir aux raisons pour que les personnages fassent des choses discutables (alors que c’est plutôt un gentil), ou des choses morales (alors que c’est plutôt un méchant). Les personnages sont confrontés à des choix, qui vont les changer.

Pour changer un personnage, on commence par de petites choses, où il se dit « non, c’est pas si grave », et qui vont préparer les changements plus profonds.

Exercice : prendre le personnage le plus moral et le mettre dans une situation qui le mette en danger, écrire ce qui vient.

Épisode 42 : comment est-ce que je relie ça ensemble ?

Comment sait-on que la fin n’est pas bonne ? Comment fait-on pour réparer ça ?

On sait que la fin n’est pas satisfaisante, parce qu’elle ne répond pas à toutes les questions, qu’elle laisse une sensation de non-satiété, parce que les lecteurs le font remarquer.

Pour réparer ça : regarder si on répond bien à toutes les questions suscitées dans le livre. Réfléchir à l’enchaînement des scènes de fin.

Comment faire pour une fin triste ?

Une fin triste se prépare : le héros prend des décisions qui vont amener à la fin. Une fin triste marche, si le héros gagne quand même quelque chose au passage, mais perd beaucoup (ex. Il bat le méchant, sauve les gens, mais perd l’amour de sa vie).

Exercice : prendre le texte sur lequel on travaille. Voir le 1er et le dernier paragraphe, et voir s’il y a des images qui se retrouvent, si les deux entrent en résonnance.

Épisode 43 : questions et réponses sur les fins

Pourquoi plus de nouvelles que de romans finissent sur une note tragique ?

Une nouvelle est plus courte, et la fin aura plus de résonnance.

Comme empêche-t-on une fin d’être trop prévisible ?

Que la fin soit prévisible n’est pas forcément une mauvaise chose, car on joue sur l’effet d’attente du lecteur. On peut surprendre le lecteur avec l’intensité de l’émotion

Comment écrire la fin d’un one-shot, mais en laissant de la place pour une suite, si on a envie ?

Établir que le monde est plus large que ce qu’on a vu dans le roman. Faire comprendre au lecteur que le/les personnage/s ont d’autres intérêts que ce qu’on a exploré dans le 1er tome. Laisser des questions non résolues.

Comment éviter l’info dump à la fin d’un livre ?

Réfléchir au moment où l’intrigue est vraiment résolue. S’arrêter là. Si on a le besoin d’expliquer la fin avec ça, c’est qu’elle était mal préparée.

Comment savoir si la fin est satisfaisante ou pas ?

Malheureusement, c’est dur à savoir seul. Il vaut mieux confier à un bêta lecteur de confiance.

Quelle différence entre la 1ère et la dernière ligne ?

Les 1ères lignes servent à « vendre » le livre, à accrocher le lecteur. La dernière doit résumer le livre, et éventuellement, donner envie de lire la suite.

C’est bien de faire un parallèle entre la 1ère et la dernière ligne.