Critique « L’alchimiste des ombres », Pierre Pevel

Les lames du cardinal : l’alchimiste des ombres (T2), Pierre Pevel 

L’alchimiste des ombres

 

Résumé

Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.

Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d’Europe. Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d’élite, une compagnie clandestine d’aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d’élégance et d’astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal.

Mais alors qu’ils ont rendez-vous, par une nuit d’orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d’un complot à venir, ils sont loin d’imaginer l’ampleur de la tragédie qui va s’abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l’Alchimiste des ombres…

 

2ème tome de la trilogie « les lames du cardinal », « L’alchimiste des ombres » est pour moi le digne successeur du 1er livre, que j’avais beaucoup aimé.

 

 

On retrouve la même qualité d’écriture, à la fois fluide et travaillée, les dialogues sont toujours aussi bons, à la fois vifs, et sonnant « d’époque » (sans jamais trop en faire). On retrouve aussi les descriptions émaillées de faits historiques qui donnent une réalité à cet univers et permettent (au passage) d’approfondir un peu sa culture générale.

 

Côté intrigue, on nage justement en plein milieu d’une série d’intrigues de cour assez complexe. J’ai beaucoup aimé la peinture de la vie de la noblesse, des alliances qui se font et de défont autour du Roi et de la Reine.

Ce 2ème tome est moins centré sur l’action et plus sur les jeux de pouvoir, malgré quelques moments de bravoure et quelques combats épiques. L’intrigue est très subtile, il faut être attentif car Pierre Pevel lâche au fil du texte des informations précieuses qui permettent de comprendre le dénouement (personnellement, je n’ai commencé à entrevoir la vérité qu’à la dernière partie du livre).

 

Côté personnages, le roman approfondit le passé de certains, même si de grosses zones d’ombres subsistent pour la plupart (pourquoi Agnès n’a-t-elle pas fini son noviciat ? Comment Leprat a-t-il attrapé la Ranse ? Qui est vraiment Saint Lucq, le sang-mêlé ?). De ce côté-là, je trouve que le livre est assez frustrant, car j’aurais aimé qu’il réponde à certaines de mes questions.

 

Heureusement pour moi, il y a un tome 3, et j’attends beaucoup de la conclusion de ce cycle, d’autant plus que « L’alchimiste des ombres » se termine sur un gros cliffhanger.

 

En résumé : Une lecture agréable, qui confirme la bonne surprise du 1er tome. Je lirai la suite avec grand plaisir.

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